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Période d'adolescence (Tome 2)

De
326 pages
Cet ouvrage se propose de s'intéresser davantage aux processus inconscients de la vie psychique qu'aux étiquettes diagnostiques, car figeant l'adolescent dans des "cases", bien que par essence à cette période de la vie tout reste évolutif. Alors que des symptômes semblent affecter des jeunes de manière identique, il convient de saisir la singularité de l'histoire de l'adolescent au sein de sa propre trajectoire à la lumière des embrouilles de sa famille, pour penser la "crise" avec le Sujet.
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Stéphane Lelong
PÉRIODE D’ADOLESCENCE
TOME II
Figures de sourance
Clinique Psychanalytique et Institutions
Période d’adolescence Tome II Figures de souffrance
CollectionClinique psychanalytique et institutions Dirigée par Stéphane Lelong Aujourd’hui, la question d’une clinique psychanalytique populaire est le défi que doivent relever tous les soignants et intervenants confrontés à la souffrance, la crise voire la détresse du Sujet. Qu’est-ce que ces professionnels demandent au psychanalyste ? De quelle manière l’épistémologie psychanalytique s’articule dans les institutions avec les autres champs que sont : le soin, l’éducatif et la pédagogie ? Quel est le désir du psychanalyste pour la pluralité des transferts institutionnels ? Sans être des praticiens qui accompagnent des « cures » à l’écart de l’équipe, ces cliniciens chercheurs se risquent à inventer en temps réel un compagnonnage pour pointer, au moment venu, la répétition d’événements de vie dans un cadre spécifique qui convient pour contenir d’éventuels débordements. Tels sont les enjeux de cettepraxisqui cisèle, au balcon de l’humanité, un « style » singulier régulièrement à remettre sur le métier. Voilà l’originalité de la question qui fait débat pour les auteurs dans cette collection. Déjà parus Période d’adolescence, Tome I, L’ère de famille, L’Harmattan, coll. Clinique psychanalytique et Institutions, Paris 2013.
Stéphane LELONG Période d’adolescence Tome II Figures de souffrance
DU MÊME AUTEUR « La métaphore délirante paranoïaque et l’institution hospitalière », in Pratiques institutionnelles et théorie des psychoses, collectif, L’Harmattan, coll. Logiques sociales, Paris, 1995. « L’évanouissement du désir dans la psychose », inTrauma et devenir psychique, collectif, PUF, coll. Psychopathologie, Paris, 1995. Fantasme maternel et folie, L’Harmattan, coll. Etudes Psychanalytiques, Paris, 1998. Un psychanalyste dans le secteur psychiatrique – Sur le fil,L’Harmattan, coll. Psychanalyse et civilisations, Paris, 2005. L’inceste en question – Secret et Signalement, L’Harmattan, coll. Etudes Psychanalytiques, Paris, 2009. Période d’adolescence, Tome I, L’ère de famille, L’Harmattan, coll. Clinique psychanalytique et Institutions, Paris 2013. © L'HARM ATTAN, 2013 5-7, rue de l'École-Polytechnique, 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-01241-4 EAN : 9782343012414
À mes parents qui m’ont donné au-delà du nécessaire.
À Brigitte dont l’éclectisme m’a laissé le temps d’écrire cet essai.
À Isabelle et Guillaume pour leur leçon sur l’adolescence.
PROLEGOMENES
L’actualité livre à longueur de temps les drames que vivent les ados : drogue, violences, viols, SIDA, suicide, délires, etc. au point que la « période d’adolescence » en vient à se confondre, à tort, avec ses «Figures de souffrance». Ce Tome II veut rendre compte de la patine spécifique à cet âge de la vie lorsque se révèlent des ornières dont le sillon a commencé à se creuser dès la toute petite enfance. Tous les adolescents retraversent les interdits fondamentaux humanisants avec cette fois-ci une maturité sexuelle ; pour une minorité d’entre eux, j’insiste, des « fractures » suivant les lignes de fragilité antérieure peuvent apparaître à la faveur de la reviviscence de conflits infantiles. Certains adolescents qui consultent aujourd’hui donnent corps à un réel non suffisamment œdipifié lorsqu’ils sont pris en tenailles entre des idéaux insaisissables en raison de l’intolérance à la frustration et l’attrait d’une jouissance à portée de main résumée par la formule «tout, tout de suite». Ranger ces jeunes – distants des résolutions œdipiennes statistiquement les plus probables pourvoyeuses de névroses – dans des fourre-tout tels queborderline, personnalitéas if, fauxself, états limites, etc. ne trancherait nullement le nœud gordien supposé séparer l’expression symptomatique de conflits internes de la psychose dite « blanche » parce que « pauci-symptomatique ». C’est la raison pour laquelle je ne saurais me définir comme « spécialiste » du bébé, de l’enfant, de l’adolescent ou de l’adulte et encore moins « expert » d’une pathologie particulière au sein d’une même tranche d’âge (exemples : anorexie, obésité, dépression, délinquance, etc.) car la psychopathologie liée à l’adolescencene modifie pas la structuredu Sujet. Prendre le parti d’être « généraliste» de la condition humaine c’est, à dessein, tourner le dos aux prétendus services dits « pointus » qui cloisonnent la souffrance en entités cliniques supposées être en tout cas suffisamment spécifiques et autonomes pour rentrer dans des cadres nosographiques « classiques », comme si elles ne prolongeaient pas les conflits psychiques antérieurs en préfigurant les difficultés à venir ! Il en est ainsi de certains « grands » services hospitalo-universitaires qui s’enorgueillissent d’être spécialisés dans des prises en charge « protocolisées » concernant un même symptôme qui se retrouverait dans des groupes suffisamment « homogènes » pour que soient développées des « stratégies » thérapeutiques pour ces « cohortes » (Par exemple, développer des « armes » contre les anorexiques pour combattre ces « indomptables » !
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