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Petit lexique du travail social

De
162 pages
Présentation du livre : A l'aide de mots, d’expressions, de sigles et de quelques notions théoriques, les auteures proposent de donner des clés de lecture pour identifier, repérer et utiliser le vocabulaire social de manière adéquate. Grâce à la simplicité du vocabulaire choisi et aux exemples qui l’accompagnent, cet ouvrage est facile d’utilisation et sera une aide précieuse pour tous les nouveaux travailleurs sociaux.

Atouts : Les clés de lecture pour identifier, repérer et utiliser le vocabulaire du secteur social, une aide précieuse pour les travailleurs sociaux en formation.


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Petit lexique
du travail social

Corinne Verdu
&
Isabelle Lorenzi-Sonnet

 

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© Champ social éditions

34bis, rue Clérisseau – 30000 Nîmes

 

La numérisation de cet ouvrage a reçu le soutien du CNL

 

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Et de la région Languedoc Roussillon

 

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Présentation du livre : A l'aide de mots, d’expressions, de sigles et de quelques notions théoriques, les auteures proposent de donner des clés de lecture pour identifier, repérer et utiliser le vocabulaire social de manière adéquate. Grâce à la simplicité du vocabulaire choisi et aux exemples qui l’accompagnent, cet ouvrage est facile d’utilisation et sera une aide précieuse pour tous les nouveaux travailleurs sociaux.

Atouts : Les clés de lecture pour identifier, repérer et utiliser le vocabulaire du secteur social, une aide précieuse pour les travailleurs sociaux en formation.

Les auteures : Corinne Verdu est formatrice et référente de groupes d'assistants familiaux(240h) à l'IRTESS de bourgogne, à l'IRTS de Melun et à l'EPE de Paris, elle est également responsable de projet pour l'accompagnement des assistants familiaux via la VAE à l'ETSUP de Paris.
Isabelle Lorenzi-Sonnet est psychologue clinicienne à Dijon, elle est formatrice référente de groupes d’assistants familiaux à l’IRTESS de Bourgogne.  Elle est également animatrice de groupes d’analyse de la pratique auprès des étudiants Educateurs Spécialisés, Assistants Sociaux et Moniteurs Educateurs, ainsi que des travailleurs sociaux engagés dans le dispositif de protection de l’enfance.

 

F

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L

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– Sigles –

– A –

– B –

– C –

– D –

– E –

– F –

– G –

– H –

– I –

– J –

– L –

– M –

– O –

– P –

– Q –

– R –

– S –

– T –

– U –

– V –

– Z –

 

Niveaux 4 et 5

Moniteur éducateur, moniteur d’atelier, brevet professionnel de la Jeunesse et de l’Éducation populaire et sociale, animateur socio-éducatif, animateur technicien de l’éducation populaire et de la jeunesse, aide médico-psychologique, auxiliaire de vie sociale, assistant de vie scolaire, assistant familial, surveillant de nuit, maîtresse de maison, aide à domicile, auxiliaires de crèche, technicien d’intervention sociale et familial.

Avant Propos

Conçu comme un aide-mémoire, ce lexique s’attache aux définitions des termes employés dans le secteur social. Nous avons sélectionné les mots susceptibles d’être utilisés lors des formations, des réunions de synthèse, des commissions techniques et des analyses émises dans le cadre des réunions d’équipe. Ce petit lexique répond d’abord à un besoin d’information et grâce à la simplicité de ses définitions, il entend présenter sous une forme réduite l’essentiel des notions utiles à la compréhension de l’usager. 

Cet ouvrage permettra aux travailleurs sociaux de toutes catégories de s’exprimer de manière juste, et de pouvoir employer un langage approprié. Nous le destinons aux étudiants des écoles de travail éducatif et social, aux étudiants étrangers ainsi qu’aux formateurs. Tous y trouveront des centaines de mots, sigles et expressions illustrés de remarques, d’exemples ou de métaphores.

Ce petit lexique d’initiation peut servir de point d’appui pour orienter la recherche des étudiants ou des professionnels vers des ouvrages plus spécialisés dans le travail conceptuel.

Introduction

L’intention du « petit lexique » est de donner des repères, de tracer une voie dans le vocabulaire professionnel du travail social souvent opaque pour les personnes qui entrent en formation et parfois source de questionnement pour des professionnels plus aguerris.

Lorsque Corinne Verdu et Isabelle Lorenzi-Sonnet m’ont informée de leur projet de répertorier les sigles et les mots utilisés en travail social pour les professionnels de niveau 4 et 5, je les ai encouragées dans cette démarche d’écriture tout en pensant que cet ouvrage pourrait concerner l’ensemble des professionnels du travail social sans distinction de niveau de formation.

À ce moment, je me suis souvenue de mon entrée à l’école d’assistante sociale et à l’incompréhension de nombreuses abréviations dont je n’osais demander la signification par peur du ridicule.

Un outil tel que le « petit lexique » aurait pu m’assister et me permettre une plus grande autonomie.

En référence à mon expérience d’assistante sociale, puis de responsable de centre social et pour finir de formatrice, je leur ai aussi suggéré de préciser en introduction l’importance d’utiliser un vocabulaire précis, souvent référé à des textes législatifs et réglementaires relatifs aux politiques publiques ou issus de disciplines venant éclairer le travail social.

Elles m’ont alors tout naturellement sollicitée pour l’écriture de cette introduction.

Notre niveau de langage, les expressions que nous employons situent nos origines sociales et professionnelles. Les plus petits d’entre nous en font parfois les frais, leurs dires n’étant pas toujours pris au sérieux faute du vocabulaire communément « autorisé » pour exprimer leurs idées.

Les travailleurs sociaux de niveau 4 et 5 exercent des métiers complexes dans le quotidien de personnes en difficulté en institution, au domicile de celles-ci ou bien encore à leur propre domicile dans le cas des assistants familiaux qui accueillent des enfants au sein même de leur famille.

Par nature il est difficile de rendre compte de ce quotidien, de savoir observer et nommer ces petites choses, marques de changement dans la vie des personnes accompagnées. Ces travailleurs sociaux sont dans une relation de proximité où leur affect est fortement mobilisé.

La description des situations, l’analyse qu’elles en font à la place qui est la leur permet une première distanciation. Le choix des mots pour rendre compte de ces situations, les partager avec une équipe pluridisciplinaire et les inscrire dans les missions de l’institution, nécessite un vocabulaire approfondi et commun à l’ensemble des professionnels concernés par ces situations.

 Prenons par exemple le sigle AEMO qu’il faut traduire par Action Éducative en Milieu Ouvert.

En référence à l’article 375-1 du code civil « des mesures d’assistance éducative peuvent être ordonnées par la justice ». L’AEMO compte parmi ces mesures possibles. C’est une mesure judiciaire.

Selon que nous allons entendre le « A » comme Assistance, Action ou Aide, la représentation de notre intervention auprès des bénéficiaires de cette mesure sera différente. L’accompagnement éducatif que nous exercerons auprès des personnes, la considération que nous porterons à celles ci ne sera pas la même. Notre intention de travailleur social à leur égard ne sera pas soutenue par les mêmes valeurs.

Comprendre le vocabulaire du travail social, l’utiliser au plus juste, de la place que nous occupons dans une organisation professionnelle, concourent à la reconnaissance de notre professionnalité, à la qualité de nos interventions et participent grandement au respect des personnes que nous accompagnons dans le cadre de la mission qui nous est confiée.

Connaître, maîtriser une langue signe la compréhension que nous avons du monde, nous donne prise sur celui-ci et nous ouvre les voies de la culture et de la liberté.

Je souhaite que ce « petit lexique » participe pour partie à la formation des travailleurs sociaux et à la construction de leur identité professionnelle. J’espère que cet ouvrage, au-delà de répondre à des questions sur tel ou tel terme ouvrira de nouvelles interrogations plus fondamentales sur les actes professionnels, les fondements et les valeurs du travail social.

Chantal REVAILLOT

Responsable de la Filière Assistants Familiaux

IRTESS de Dijon

Remerciements

Pour leur soutien et leur participation: Catherine Baudon, Régine Bordier, Bruno Chevreau, Chantal Revaillot.

Pour la richesse de nos rencontres: les Assistants Familiaux et les travailleurs sociaux engagés dans la formation.

Merci Corinne de m’avoir appelée…

Merci Isabelle d’avoir répondu…

– Définitions –

A

Abandon. Fait de délaisser ou de renoncer à quelqu’un ou à quelque chose.

Abandonnique. Se dit d’une personne redoutant l’abandon.

L’abandonnique craint par-dessus tout qu’on arrête de s’occuper de lui. Il ressent dans ce manque d’intérêt une privation d’amour vécue comme frustrante. Il éprouve un besoin continu de certitude et de réassurance constante ne pouvant venir que des personnes choisies par lui pour nourrir sa sécurité. Par ce type de relation trop exclusive, il peut provoquer de la part de l’autre une forme de rejet et ainsiun réel abandon.

Abasie. Perte de la faculté de marcher, d’origine nerveuse, sans altération du tonus, de la force musculaire ni de la coordination.

Abattement. Diminution des forces physiques et des fonctions psychiques. Sensation de grande fatigue et d’incapacité à penser.

Aboulie. Trouble psychologique réduisant la capacité à agir, pouvant se manifester par une absence de volonté ou une incapacité à prendre une décision.

Abus sexuel. Tout contact physique par lequel une personne utilise la vulnérabilité d’un plus jeune ou d’un plus faiblepour sa propre stimulation sexuelle ou celle d’une tierce personne, sous la contrainte ou par le biais de la manipulation.

Définition adoptée par les associations de sauvegarde de l’enfance: Par abus sexuel on entend « toute utilisation du corps d’un enfant pour le plaisir d’une personne plus âgée que lui, quelles que soient les relations entre eux, même sans contraintes ni violences ».

Accessibilité. En septembre 2006, le Ministère des Affaires Sociales et la Délégation Interministérielle aux Personnes Handicapées définissent ainsi l’accessibilité: « l’accessibilité permet l’autonomie et la participation des personnes ayant un handicap, en réduisant, voire en supprimant, les discordances entre les capacités, les besoins et les souhaits d’une part et les différentes composantes physiques, organisationnelles et culturelles de leur environnement d’autre part. L’accessibilité requiert la mise en œuvre des éléments complémentaires, nécessaires à toute personne en incapacité permanente ou temporaire pour se déplacer et accéder librement et en sécurité, au cadre de vie ainsi qu’à tous les lieux, services, produits et activités. La société, en s’inscrivant dans cette démarche d’accessibilité, fait progresser également la qualité de vie de tous ses membres. »

Accommodation. Action de s’accommoder. Changement effectué par un être vivant pour s’adapter hors de son milieu naturel.

Accompagnement. À l’origine, accompagner c’est « se joindre à quelqu’un pour aller où il va ». C’est également d’une relation d’aide dans diverses situations de vie. L’accompagnement consiste en une posture professionnelle qui suppose l’aptitude à faire confiance à l’autre et à croire en ses capacités à choisir son avenir. La loi du 2 janvier 2002 rend obligatoire la contractualisation des actes d’accompagnement, impliquant de ce fait les usagers dans leurs projets.

Cette notion est très présente dans les professions de la relation d’aide. Il existe plusieurs types d’accompagnement, consistant en des actes précis:

> Accompagnement éducatif: C’est une aide aux devoirs et aux leçons, d’un renforcement de la pratique des langues vivantes, de l’étude dirigée, de la pratique d’activités culturelles ou sportives, d’une aide méthodologique. Les intervenants sont des enseignants volontaires, des assistants d’éducation, pédagogique, de langue, des intervenants d’associations agréées, des artistes et des étudiants. Cet accompagnement s’adresse à des élèves volontaires, de la maternelle au baccalauréat.

> Accompagnement scolaire. Ensemble d’action et d’acteurs hors environnement familial, favorisant le réinvestissement ou la réussite scolaire. L’accompagnement scolaire peut être individualisé ou de groupe. Il a lieu sur les temps scolaires et comporte des apports méthodologiques, des soutiens dans les matières où l’enfant est en difficulté ainsi qu’un accompagnement physique. Il peut s’adresser aux enfants en difficulté scolaire ou sociale ainsi qu’aux enfants en situation de handicap. Il peut être réalisé par un Auxiliaire de Vie Scolaire (AVS), ou par des Associations agréées.

> Accompagnement familial. Cet accompagnement s’exerce dans plusieurs domaines: soutien du parent dans sa fonction parentale, médiation familiale, favorisation des relations parent-enfant, thérapie familiale, aide financière… cet accompagnement peut être réalisé par des Assistants de Service Social, des éducateurs, des psychologues, des médiateurs…

> Accompagnement thérapeutique. Ce type d’accompagnement est effectué par un thérapeute (profession médicale ou paramédicale, psychologue, psychiatre, sophrologue, art thérapeute…) auprès de personnes en souffrance physique ou psychique. C’est une rencontre au cours de laquelle va se créer une alliance entre la personne et le thérapeute. Cela permet que s’installe une relation de confiance, favorisant le cheminement de la personne. Les actions d’accompagnement font partie de l’éducation thérapeutique (article L1161-3 de la loi HPST dans le code de la santé publique). Elles ont pour but d’apporter assistance et soutien au patient ou à son entourage dans la prise en charge de la souffrance ou de la maladie.

> Accompagnement social. action constitutive du travail social visant à soutenir une personne ou un groupe de personnes en tentant de trouver un juste équilibre entre implication et prise de distance, implication et neutralité. L’accompagnement est une construction qui ne peut être qu’interactive.

Une personne pour laquelle est organisé un accompagnement social peut bénéficier d’une aide à domicile, d’une AMP (Aide Médico Psychologique) ou d’une TISF (Technicienne en Intervention Sociale et Familiale), d’une tutelle, d’une curatelle, d’une AEMO (action Éducative en Milieu Ouvert), d’une Aide Éducative à Domicile (AED)…

Accordage: Lien d’entente entre deux personnes.

Accordage affectif. 1/ Attachement à une figure qui fournit régulièrement les réponses adéquates aux besoins de l’enfant et qui lui permet de fonder sa confiance dans la vie. 2/ C’est la capacité des êtres humains à reconnaître les émotions, les sentiments qu’éprouve une autre personne.

Quand une mère a la capacité de reconnaître, voire d’anticiper les besoins de son enfant et d ‘y répondre de façon adaptée, on peut parler d’accordage affectif.

Accoutumance. C’est le processus par lequel l’organisme s’habitue à l’absorption de certaines substances. Pour continuer à en ressentir les effets, il faudra augmenter régulièrement les doses. Le sujet deviendra dépendant.

Accueil. C’est l’action de recevoir, accompagner, encourager quelqu’un, l’accepter dans ses limites et ses différences.

Cette rencontre du professionnel avec une personne peut représenter la première phase de l’intervention de tout travailleur social. En cela, on peut considérer qu’il constitue en soi une pratique, une fonction essentielle dans la relation à l’autre.

Il s’agit de la manière de recevoir toute personne dans un cadre institué. Ce peut être un espace réservé à l’accueil du public, ou une organisation sociale (service d’accueil) s’adressant à un public particulier.

L’accueil est aussi une fonction concernant une équipe. Chaque membre d’une équipe doit se sentir concerné par cette fonction qui va déterminer la qualité des interactions ultérieures.

Accueil d’urgence. Cette forme d’accueil est prévue dans les situations de danger pour assurer sans délai les accueils urgents et de courte durée. Cette prise en charge spécifique peut être faite par les maisons ou les foyers de l’enfance ainsi que les services de placement.

Ces services peuvent faire appel à des assistants familiaux voire en spécialiser certains dans cette forme d’accueil spécifique. Ces derniers s’engagent à recevoir immédiatement les enfants présentés par le service pour une durée déterminée. En contrepartie, ils perçoivent une indemnité de disponibilité pendant les périodes où aucun enfant ne leur est confié.

Accueil séquentiel. Accueil par intermittence, en vue d’une période d’adaptation ou d’un changement de projet pour l’enfant.

La loi 2007 prévoit une diversité dans les modes d’accueil parmi lesquels s’inscrit l’accueil séquentiel qui consiste en une prise en charge intermittente de l’enfant, par exemple un retour progressif dans sa famille naturelle afin de vérifier la capacité de l’enfant et de ses parents à revivre ensemble. Il peut également se construire lors de la prise en charge d’un enfant nécessitant un partenariat multiple.

Accueil relais. C’est la fonction d’accueillir un enfant pendant une période relativement courte.

Il s’agit le plus souvent de relayer un(e) assistant(e) familial(e)pendant une période de congés annuels, de congé de maternité ou d’arrêt maladie. Il peut également s’agir d’accueil complémentaire d’une prise en charge de l’enfant relevant d’un autre établissement (Institut Médico-Éducatif (IME), internat scolaire…)

Acte manqué: L’acte manqué révèle un désir inconscient.

Toute personne peut être sujette à des actes manqués. Par exemple, se tromper de route pour aller au travail, se tromper de destinataire dans l’envoi d’un mail, composer un mauvais numéro pour appeler une personne…

Action éducative en milieu ouvert (AEMO) : Ensemble d’actions exercées par un travailleur social auprès d’un mineur maintenu dans son milieu familial. Cette mesure est décidée par un juge.

Lorsque les difficultés rencontrées par une famille dans l’accompagnement d’un enfant ne sont pas de l’ordre d’une mise en danger de l’enfant ou de la famille, le juge, afin de prévenir une mesure de placement, peut décider que soit mise en place une AEMO. En cas d’échec de cette mesure, le retrait de l’enfant sera alors envisagé.