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Philosophie de la médecine

184 pages
Comment définir la philosophie de la médecine? À quoi sert un tel enseignement? Quel contenu et quels objectifs peut-on lui donner? Cet essai pédagogique est une tentative de réponse à toutes ces questions. Les étudiants en médecine dans leur aspiration à être des médecins accomplis posent et se posent des questions qui invitent à réfléchir profondément sur les problèmes que soulève la construction des connaissances médicales et leur mise en pratique. Apprendre aux futurs médecins l'art de guérir, c'est aussi les préparer à être des "praticiens réflexifs", des "cliniciens créatifs", c'est-à-dire des professionnels capables de réflexivité dans leur pratique.
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Olivier Nkulu Kabamba
LA PHILOSOPHIE DE LA MÉDECINE E s s a i p é d a g o g i q u e
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Olivier Nkulu Kabamba, philosophe et médecin, vient de soutenir à l’Université de Montréal (Québec) au Canada, une thèse de doctorat en bioéthique – sciences humaines appliquées – intitulée «L’assistance mé-dicalisée pour mourir demandée dans le cadre des soins de vie : enjeux d’une éthique réflexive et critique pour l’humanisation de la mort». Il participe à l’animation des ateliers de formation à l’éthique médicale pour les méde-cins stagiaires de l’Université de Montréal à l’Hôpital Rosemont-Maison-neuve. Il a publié notamment aux Éditions Académia-Bruylant de Lou-vain-la-Neuve (Belgique)Rire : bénéfice pour la santé(2005) ;L’homme à travers les sciences(2005) et, en collaboration avec Paul De Bruyne, aux Éditions L’Harmattan à Paris (France) :La gouvernance nationale et locale en Afrique subsaharienne(2001).
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D/2011/4910/44 © Harmattan-Academia s.a. Grand-Place 29 B- 1348 Louvain-la-Neuve
ISBN 978-2 -8061-0048-1
Tous droits de reproduction, d’adaptation ou de traduction, par quelque procédé que ce soit, réservés pour tous pays sans l’autorisation de l’édi-teur ou de ses ayants droit.
www.editions-academia.be
’idée d’écrire cet essai pédagogique sur la philosophie de la médecine a germé pendant que j’animais, sous forLmation en éthique médicale pour les médecins stagiaires la supervision de Danielle Laudy, les ateliers de à l’Hôpital Rosemont-Maisonneuve (centre hospitalier affilié à l’Université de Montréal). Par leur curiosité et leur soif de connaître, les médecins stagiaires m’ont encouragé à leur offrir un enseignement sur la philosophie de la médecine. Telle est la genèse et le contexte de cet ouvrage. Enseigner un cours de philosophie de la médecine est un exercice académique intéressant dans la mesure où les étudiants, dans leur aspiration à être des médecins accomplis, posent et se posent des questions qui invitent à réfléchir profondément avec sagesse sur les problèmes que soulèvent les connaissances médicales et leur mise en pratique. Dans l’encadrement des médecins stagiaires de l’Université de Montréal (Québec) au Canada, où je participe en tant qu’animateur d’ateliers de formation en éthique médicale, il m’a donc semblé important de proposer un survol pédagogique des quelques éléments de base de la philosophie de la médecine. Apprendre aux futurs médecins l’art de guérir, c’est aussi les préparer à être des « praticiens réflexifs », des « cliniciens créatifs », c’est-à-dire des professionnels capables de réflexivité dans leur pratique. Aujourd’hui dans les programmes des facultés de médecine à travers le monde il existe plusieurs modules d’enseignement des sciences humaines telles que la philosophie, l’éthique, l’anthropologie, la psychologie, le droit, et même pour certains, les sciences religieuses. Chaque pays ou chaque institution universitaire dans sa politique d’enseignement impose, à titre obligatoire, ces quelques programmes d’enseignement qui favorisent une fondamentale ouverture
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d’esprit des futurs médecins. Cela pour leur montrer que l’art de guérir qu’est la médecine qu’ils apprennent ne s’exerce pas en vase clos. Au contraire, cet art se déroule dans un espace ouvert à l’interdisciplinarité et à l’apport des autres sciences. « L’exercice de la médecine implique plus que jamais une connaissance de soi, une appréhension de l’autre, des autres. Il s’appuie sur des notions essentielles de psychologie, de sociologie, d’anthropologie, d’économie, de droit, d’éthique 1 et de philosophie. » Selon le philosophe belge Jean François Malherbe : « La philosophie de la médecine, entendue non pas au sens anglo-saxon de réflexion générale sur la santé et la médecine, mais au sens gréco-latin de réflexion critique synthétique au tri-ple plan de l’épistémologie, de l’anthropologie et de l’éthi-que médicales, est une discipline peu développée. Il existe de nombreuses publications s’inscrivant dans ce domaine ; elles traitent le plus souvent de points très particuliers. Mais les ouvrages de synthèse ou d’introduction sont pratiquement inexistants. Si l’on excepte les livres non techniques, destinés au grand public et écrits par des médecins célèbres, les publi-cations en français sur ces questions ne sont pas abondantes, 2 mais elles sont de très grande qualité. » Effectivement, il est connu et même parfois reproché à « La Société européenne pour la philosophie de la médecine et de soins de santé » European Society for Philosophy of Medicine and Health-3 care» ou «ESPMH») de ne s’intéresser qu’à des sujets à la
1 – Annexe à l’arrêté ministériel (France) du 19 octobre 1993. Bulletin officiel du 2 décembre 1993. 2 – MALHERBE, J.F.,Sujet de vie ou objet de soin ? Introduction à la pratique de l’éthique clinique, Montréal, Fides, 2008. 3 – Quelques informations à propos de « La Société européenne pour la philosophie de la méde-cine et des soins de santé » fondée en août 1987, sa première conférence a eu lieu à Maastricht, aux Pays-Bas, avec comme sujet principal : « La croissance des connaissances médicales ». http://www.espmh.cm-uj.krakow.pl/?q=node/3 Ses objectifs : stimuler et promouvoir le développement et la méthodologie dans le domaine
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pointe de la recherche médicale au détriment de la vulgarisa-tion des notions de base dans cette discipline. Que peuvent être aujourd’hui les lignes de base d’un en-seignement, d’un cours de philosophie de la médecine ? Je propose cet essai pédagogique comme réponse à cette ques-tion. Pour besoin de vulgarisation de mes enseignements en philosophie de la médecine, j’ai choisi d’articuler, dans une démarche pédagogique, huit leçons principalement tirées de mes propres notes de cours destinées, en rappel des notions de base de philosophie de la médecine, aux médecins stagiai-res et aux étudiants en philosophie des sciences. Pour besoin de clarté, voici le plan de mon élaboration dans cet essai pé-dagogique de philosophie de la médecine :
1/ Définition et nature de la philosophie de la médecine ; 2/ Les courants philosophiques constituant les bases épis-témologiques et méthodologiques de la connaissance médicale ; 3/ Hippocrate : coupure épistémologique entre la pratique médicale et les pratiques magico-mythologiques ; 4/ Galien : l’alliance pratique de la médecine et de la phi-losophie ;
de la philosophie de la médecine et de soins de santé; être un centre de contact pour les chercheurs européens dans ce domaine; promouvoir les relations internationales entre les membres des différents pays en Europe et ailleurs. Ses activités : l’organisation des conférences annuelles qui se tiennent successivement dans différents pays européens. La publication d’un journal : « Médicament, santé et la philo-sophie ». Une revue européenne, publié par Kluwer Academic Publishers depuis 1998. Ce journal a succédé à la « Newsletter de ESPMH ». Ce journal qui est un stimulant certain pour le domaine de la philosophie de la médecine et de la bioéthique, met en particulier l’accent sur les approches européennes. Les orientations spécifiques de la revue sont : (1) l’accent sur les perspectives européennes, (2) l’interrelation de la philosophie et la méde-cine. L’éditeur publie trois numéros par an. Ses membres : la société est ouverte à toute personne qui souhaite participer à ses activités ou être informé de l’évolution dans le domaine de la philosophie de la médecine et de soins de santé, par voie de souscription à la “Charte de la Société”.
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