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Pierre de Hauteville

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« Elle est gentille et aimable et de gracieuse déférence, la coutume nouvelle qu’ont adoptée nos jeunes poètes de se choisir un prince parmi leurs aînés ».

C’est ainsi que commençait, dans le Gaulois, l’article dans lequel M. Jules Case annonçait l’élection, par des poètes souvent peu connus, de M. Léon Dierx, à la succession de M. Stéphane Mallarmé.

Mais cette coutume n’est pas aussi nouvelle qu’on veut bien le dire et, à la fin du moyen âge et pendant la Renaissance, beaucoup de poètes plus ou moins illustres ont, surtout dans les villes du nord de la France et de la Belgique, .

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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À propos de Collection XIX

Collection XIX est éditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bibliothèque nationale de France.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse…

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Arthur de Marsy

Pierre de Hauteville

Dit le Mannier, seigneur d'Ars en Beauvaisis, surnommé le Prince d'Amour

PIERRE DE HAUTEVILLE
dit LE MANNIER
Seigneur d’Ars en Beauvaisis
SURNOMMÉ
LE PRINCE D’AMOURS

« Elle est gentille et aimable et de gracieuse déférence, la coutume nouvelle qu’ont adoptée nos jeunes poètes de se choisir un prince parmi leurs aînés ».

C’est ainsi que commençait, dans le Gaulois1, l’article dans lequel M. Jules Case annonçait l’élection, par des poètes souvent peu connus, de M. Léon Dierx, à la succession de M. Stéphane Mallarmé.

Mais cette coutume n’est pas aussi nouvelle qu’on veut bien le dire et, à la fin du moyen âge et pendant la Renaissance, beaucoup de poètes plus ou moins illustres ont, surtout dans les villes du nord de la France et de la Belgique, . reçu ce titre, décerné par les membres de confréries littéraires comme celles de Notre-Dame-du-Puy à Amiens et à Abbeville, des Palinods de Rouen et par les nombreuses Sociétés de Rhétorique qui florissaient dans la plupart des villes de Flandre, réunissant les écrivains et les artistes.

Tous étaient-ils poètes parmi ces princes et n’en était-il pas un grand nombre dont on eût pu, comme de Mallarmé, célébrer surtout « la magnificence des poèmes qu’ils auraient pu écrire ». Chanoines, seigneurs et riches bourgeois, beaucoup paraissent avoir dû surtout leur élection à leur qualité de Mécènes ; et si la bourse des rimeurs de ce temps n’était pas beaucoup mieux garnie que celle de la plupart de nos contemporains, il ne faut pas s’étonner de ces derniers choix, car il en coûtait gros pour avoir l’honneur de voir son nom figurer dans un refrain palinodique ou un chant royal, au bas de quelque beau tableau comme ceux de la Confrérie du Puy d’Amiens ou sur les portes d’une église, telle que la collégiale de Saint-Vulfran d’Abbeville.

Toutefois, presque tous savaient rimer quelques lignes, soit en l’honneur de Dieu, de la Vierge et des Saints, soit à l’adresse de la dame de leurs pensées ou à celle de leurs compagnons de plaisir.

Parmi ces princes d’amour, il en est un qui se rattache au département de l’Oise, Pierre le Mannier, dit de Hauteville, seigneur d’Ars en Beauvoisis, petit hameau aujourd’hui dépendant de la commune de Cambronne-lès-Clermont, dans le canton de Mouy.

« Ars, écrit Graves (1), était, vers 1830, un hameau au sud-est de Cambronne, comprenant environ cinquante habitations. C’était, ajoute-t-il, une seigneurie particulière qui dépendait du Comté de Clermont et appartenait, dans le XVe siècle, à la maison de la Bretonnière, originaire d’Artois, d’où elle passa par alliance à la maison d’Hédouville. Ceux-ci la cédèrent en 1610 à Charles La Plessis, seigneur de Liancourt. Cette famille d’Hédouville a sa sépulture dans l’église de Cambronne ».

L’Epinois ajoute à ces indications qu’Ars comptait, en 1303, 583 habitants et qu’à l’époque où il écrivait (vers 1875) il n’y en avait plus que 1452.

A la liste fort incomplète des seigneurs donnée par Graves, il ajoute, en 1352, la dame de Muret, d’Ars, qui figurait parmi les fieffés du comté de Clermont.

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