Placez gagnant

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Vous disposez de revenus confortables et vous avez le souci de compléter votre future retraite, mais, comme tout le monde, vos connaissances en matière d’épargne sont limitées.


En outre, depuis 2013, l’univers des placements a subi deux révolutions :

- la première est fiscale : la plupart des revenus ou des plus-values sur votre patrimoine sont désormais taxés de manière confiscatoire ;

- la seconde concerne les taux d’intérêt de la zone euro : ils sont aujourd'hui tombés pratiquement à zéro et pourraient bien rester à ce niveau un certain temps.


Que faire ? Lire ce livre.


Il vous donnera des informations utiles et surprenantes sur votre future vie de retraité ainsi que les quelques éléments de mathématique à connaitre si vous ne voulez pas épargner idiot.

Il vous indiquera les cinq règles d’or qui doivent impérativement guider toute démarche patrimoniale.

Il vous dira quels placements éviter, à commencer par les actions.

Et il vous prouvera pourquoi votre patrimoine doit reposer sur un double socle, l’immobilier de droit commun (surtout pas défiscalisé !) et l’assurance-vie, ce couteau suisse irremplaçable.


Bénéficiant à eux deux de quatre-vingts ans de pratique patrimoniale, François de Witt et Gyuri Nemes savent de quoi ils parlent. Et notamment que la tranquillité de vos jours dépend des choix que vous allez faire aujourd'hui en matière de placements. Avec ce livre, ils vous proposent de faire ces choix dans la sérénité.
Publié le : vendredi 1 mai 2015
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782297006019
Nombre de pages : 150
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Introduction
Pour vous décomplexer
En juin 2011, le Crédoc (Centre de Recherches et de Documentation sur la Consommation) effectuait un sondage auprès de 1 500 personnes, soit un gros échantillon, sur la « culture financière des Français ». Parmi les questions posées figurait la suivante : « Imaginez que vous placiez 100 euros sur un compte rémunéré à 2 % par an. Vous ne faites plus aucun versement et vous ne retirez pas non plus d’argent. Combien avezvous au bout d’un an, une fois les intérêts versés ? » On pourrait imaginer que la réponse sautait aux yeux. Eh bien, pas du tout ! 51 % des Français ont donné la bonne réponse : 102 euros, bien entendu. 54 % des Malaisiens avaient répondu correctement à la même question, contre 61 % des Tchèques, 62 % de Britanniques, 64 % des Allemands et 76 % des Irlandais. La France se situait même dans les profondeurs du classement des pays de l’OCDE. 11 % seulement de nos concitoyens savent qu’un patrimoine qui a progressé de 200 % a été multiplié par trois (et non par deux). Il est vrai que 80 % d’entre eux avouent s’y connaître plutôt mal sur les placements. Ils sont néanmoins presque aussi nombreux à se dire « à l’aise en calcul ». À vérifier…
Les lycéens ne choisissant pas tous la section ES (Économique et Sociale) et tous les diplômés de l’enseignement supérieur n’ayant pas l’obligation de suivre des cours d’économie (au demeurant davantage orientés vers la doctrine économique que vers l’étude des marchés), il n’est pas étonnant que le fameux « besoin » évoqué plus haut ne soit
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jamais satisfait. Et pourtant, à défaut sans doute d’être indispensables à la réussite nos vies, des connaissances économiques de base sont absolument nécessaires dans notre quotidien, ne seraitce que pour comparer les prix de deux voitures, de deux séjours linguistiques ou de deux forfaits téléphoniques. Près de deux Français sur trois se livrent à de telles comparaisons en ce qui concerne le matériel informatique, près de trois sur cinq pour les voitures, et plus de un sur deux pour les vacances, comme le montre un autre sondage TNSSofres réalisé en 2006 pour la société de gestion de capitaux Fidelity. Les grosses dépenses sont en effet des affaires sérieuses.
La gestion de notre épargne ne l’estelle pas au moins autant ? Si elle permet de financer certaines dépenses importantes, comme celles que nous venons d’évoquer (et, de plus en plus souvent, les études de nos enfants), elle est surtout destinée à compléter nos futures pensions de retraite, que nous imaginons en peau de chagrin. Épargner est donc en principe un acte mobilisateur, qui demande à la fois connaissances et réflexion. Or, dans ce domaine, les enquêtes d’opinion nous indiquent plutôt le contraire. Un sondage TNSSofresFidelity de 2009 nous apprend que seuls 26 % des détenteurs de contrats d’assurancevie comparent les offres. Les commanditaires de cette enquête estimaient même qu’environ 6 % seulement des millions d’assurésvie savent « se servir vraiment » de ce qui est pourtant le placement préféré des Fran çais. L’angoisse ! Les 94 % restants investiraientils à l’aveugle ?
On imagine volontiers que les cadres et les dirigeants d’entreprise ou les « professions libérales », ces fameuses « CSP + », cibles des as du marke ting, sont, dans ce domaine, beaucoup plus compétents que l’homme de la rue. N’ontils pas la réputation justifiée d’être extrêmement talen tueux dans leurs métiers respectifs ? Tout paraît indiquer au contraire qu’une fois troqué le costume trois pièces ou la blouse pour le jeans et les baskets, les informaticiens pointus, les chirurgiens virtuoses ou les patrons de PME toujours sur la brèche trouvent davantage de plaisir à lireL’ÉquipequeMieux Vivre Votre Argentet davantage d’énergie pour jouer au golf que pour simuler leur prochain impôt sur le revenu. Bref, on peut être expert dans sa profession, mais devenir analphabète pour ce qui touche à la gestion de son argent. Cet argent, autant on sait le gagner, autant on est incapable de l’épargner correctement, sinon rationnellement.
Prenez le cas d’Antoine M., Parisien de 55 ans, deux enfants en études supérieures et grandissime professionnel de l’immobilier d’entreprise. Curieusement, Antoine est toujours resté locataire. Il trouvait les prix
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parisiens « trop chers ». Début 2007, un ami promoteur lui présente enfin l’occasion de rattraper le temps perdu. Antoine a accumulé, en actions et en sicav monétaires, de quoi couvrir largement son achat de standing. Mais que vendre ? La Bourse est encore dynamique, même si la hausse s’essouffle, depuis trois ans qu’elle dure. Aussi Antoine vendil ses monétaires. Mauvaise pioche : un an et demi plus tard, son portefeuille d’actions avait perdu plus de 60 % alors que ses monétaires auraient légèrement progressé.
Notre professionnel immobilier a manqué de… professionnalisme patrimonial. JeanPierre G., vétérinaire à Nancy, se veut, quant à lui, rationnel dans ses choix. Il a l’intention de faire un investisse ment immobilier pour diminuer sa charge fiscale, mais il hésite. On lui explique qu’il dispose de trois semaines pour se désengager sans pénalité. « Il y a une liste d’attente et je ne sais pas si je serai retenu », objecte le véto, un peu tendu. Il cherche sur Internet des informations qui pourraient le tranquilliser et découvre qu’il n’a plus que trois jours pour se désister. On lui produit le Code de la consommation et le Code de la construction pour le rassurer. Rien n’y fait ; dans le doute, il renonce. Il a été désinformé.
Il faut dire qu’en dépit de packagings sophistiqués (et nécessairement simplificateurs), l’acte d’épargne est une affaire qui revêt une certaine complexité ; il implique en effet d’opérer des choix stratégiques, souvent de long terme, et d’acquérir une certaine connaissance des marchés sur lesquels on compte opérer, comme les règles juridiques et fiscales (changeantes) qui en régissent le fonctionnement. C’est trop pour un seul homme !
Le mot même d’épargne respire l’ennui et l’effort. Comment éprouver des sentiments violents pour un taux d’intérêt ? Que celuici puisse être « brut », « réel », voire « actuariel » (quel vilain mot !) ne fait qu’ajouter à la confusion et précipite son inévitable rejet. Économiser, en épargnant, 10 000 euros d’impôts provoque certes une poussée d’adrénaline, mais le soufflé retombe bien vite. L’achat d’une toile contemporaine ou l’aménagement d’une longère dans le Perche procu rent des émotions autrement plus durables.
Et pourtant, l’épargne est un mal nécessaire, un acte incontournable pour qui veut assurer ses arrières et préparer ses années d’inactivité. D’ailleurs, autant nous sommes diligents (et plutôt compétents) pour financer dans les conditions les plus avantageuses nos achats immo biliers à crédit, autant nous paraissons démunis et hésitants lorsqu’en fin de prêt, il s’agit de remplacer l’épargne « forcée » de nos rembour
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sements d’emprunt par une épargne volontaire. La finance est plus abstraite que la pierre. De plus, il faut savoir manier les chiffres, alors que la plupart d’entre nous avouent une certaine aversion pour la mathématique. L’ennui, c’est que les vrais professionnels qui nous abordent savent, eux, jouer de leurs calculettes et trouver les arguments de vente auxquels nous sommes sensibles. Que ce soit par manque d’intérêt, par rejet, par peur des chiffres ou par incompétence mal vécue, des adultes sensés et compétents rede viennent des élèves de CM2 dès qu’il s’agit de placer ce qu’ils ne dépensent pas. Ils achètent des produits bien présentés sur la foi de simulations sur quinze ans, d’autant plus dérisoires que la fiscalité ne cesse d’être modifiée. Ils s’engagent à long terme, puis, à la moindre infortune, paniquent. D’autant plus, d’ailleurs, qu’ils ne sont pas tout à fait certains d’avoir compris la subtile mécanique qui leur a été présentée. Ces grands professionnels dans leurs affaires ont besoin d’être décom plexés dans leur relation à l’argent qu’ils placent. Les auteurs de ce guide ont, à eux deux, plus de quatrevingts ans d’expérience dans les mécanismes de l’épargne et du patrimoine, l’un par le biais de la presse, l’autre par le conseil direct aux particuliers. Nous savons que nos lecteurs n’ont guère de temps à consacrer à ce sujet, si important soitil. Aussi nous efforceronsnous d’être brefs et terre à terre. Nous savons aussi que, dans ce domaine, les idées reçues sont aussi abon dantes que les arrièrepensées mercantiles des marchands d’épargne de tout poil. Des exemples ? Notre longue pratique nous permet d’af firmer, comme on le verra, que vous n’avez pas tous vocation à devenir propriétaires de votre résidence principale, que vous allez encore payer pas mal d’impôts une fois à la retraite, que la visibilité d’un placement en actions n’est plus ce qu’elle a été, que tout avantage apparent a un prix, que les engagements trop longs sont dangereux, pour ne citer que quelques exemples. Vous n’avez pas besoin de tout savoir, tout connaître, tout comparer, pour placer votre argent. Mais il y a sans doute un « minimum légal » qui fait encore défaut à beaucoup. Cet ouvrage a pour vocation de vous apporter ce minimum, de manière aussi intelligible et lisible que possible.
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