Pour une écologie citoyenne

De
Publié par

La gestion des cours d'eau devient un enjeu d'importance internationale en terme de sécurité mais aussi de biodiversité. Les zones alluviales fonctionnent comme un indicateur exemplaire d'un objet environnemental qui nécessite la prise de dispositions urgentes. A l'aide de cet exemple l'ouvrage montre comment s'élaborent des dispositifs qui organisent des interventions réunissant de nombreux acteurs: responsables politiques, spécialistes dans les administrations, associations, entrepreneurs agricoles, du tourisme, résidents et scientifiques, etc.
Publié le : lundi 1 mai 2006
Lecture(s) : 240
EAN13 : 9782336266947
Nombre de pages : 187
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat

Pour une écologie citoyenne

Collection Questions Sociologiques
dirigée par François Hainard et Franz Schultheis

Questions sociologiques rassemble des écrits théoriques, méthodologiques et empiriques relevant de l'observation du changement social. Elle reprend à la fois des travaux élaborés dans le cadre de l'Institut de sociologie de l'Université de Neuchâtel et émanant du réseau de différentes institutions partenaires. Cette collection se veut délibérément ouverte à une grande diversité d'objets d'étude et de démarches méthodologiques.

Déjà parus

BARTH, GAZARETH, perspective, 2001

HENCHOZ

et al, Le chômage

en

FLEURY, GROS et TSCHANNEN, Inégalités et consommation. Analyse sociologique de la consommation des ménages en Suisse, 2003 NEDELCU, Mihaela (sous la direction de), La mobilité internationale des compétences. Situations récentes, approches nouvelles, 2004 PLOMB, Fabrice, Faire entrer le travail dans sa vie. Vers de nouvelles modalités d'intégration professionnelle des jeunes, 2005

Mihaela Nedelcu et François Hainard

Pour une écologie citoyenne
Risques environnementaux, médiations et politiques publiques

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique; FRANCE
L'Hannattan Hongrie Kônyvesbolt Kossuth L. u. 14-16 1053 Budapest Espace L'Harmattan Kinshasa

75005 Paris

L'Harmattan

ltalia
15

L'Harmattan
12B2260

Burkina Faso
vina 96 12

Fac. Sciences. Soc, Pol. et Adm. BP243, KIN XI Université de Kinshasa - RDC

Via Degli Artisti, 10124 Torino ITALIE

1200 logements

Ouagadougou FASO

BURKINA

www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr @L'Harmattan,2006 ISBN: 2-296-00782-1 BAN: 9782296007826

Remerciements

Cet ouvrage est le fruit du volet sociologique d'une recherche interdisciplinaire - «Les plaines alluviales de l'Arc alpin, entre sécurité et biodiversité: changement des représentations, des décisions et des pratiques d'intervention» (Flood' Alps) - menée dans le cadre du programme national de recherche PNR48 «Paysage et habitat dans l'arc alpin» (www.pnr48.ch) du Fond National Suisse de la Recherche Scientifique (FNS). A ce titre, nos remerciements vont au FNS pour le soutien financier et logistique qui a permis l'aboutissement de cette recherche ainsi qu'à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l'Université de Neuchâtel. Notre gratitude va aussi à tous nos collègues de cette vaste aventure (Jean-Michel Gobat, Elena Havlicek, André Musy, Dominique Guex, Géraldine Weber, Christian Roulier, Gabriele Carraro) qui, lors des nombreuses séances de travail et sorties sur le terrain, ont nourri notre réflexion autour de la problématique de la sécurité et de la biodiversité des plaines alluviales suisses. Enfin, nous savons gré à nos collègues Malika Wyss et Pascale Gazareth, sociologues à l'Institut de Sociologie de Neuchâtel, et à Marc Soutter, hydrologue à l'EPFL, d'avoir bien voulu relire le manuscrit et nous faire part de leurs idées, remarques et suggestions.

TABLE DES MA TIERES
Préambule PREMIÈRE PARTIE: ASPECTS THÉORIQUES ET CONTEXTE MACROSOCIÉT AL
1. Introduction 1.1 Les enjeux sociaux de l'environnement 1.2 Sciences sociales et environnements: les raisons des préoccupations 2. Sociologie du risque et changement de paradigme 2.1 Le risque moderne 2.2 Pour une sociologie évolutive du risque Il

17
19 19 26 43 44 47

3. Principes renouvelés de gestion environnementale et changement de paradigme 51 3.1 Le principe de précaution et le devoir d'anticipation 51 3.2 De la précaution à la gouvernance 54 3.3 Les zones alluviales - un indicateur pertinent pour l'action environnementale 55 4. Valeurs, représentations sociales et processus de catégorisation 4.1 La valeur heuristique de la représentation sociale 4.2 La représentation sociale: une connaissance profane légitime 5. Objectifs et enjeux de recherche 5.1 Questions de recherche 5.2 Hypothèses de travail 5.3 Méthodologie de recherche 5.4 Les terrains de la recherche 59 59 62 65 66 67 68 70

DEUXIÈME PARTIE: INTERROGER BIODIVERSITÉ-SÉCURITÉ

LE RAPPORT 73

6. Nouvelle hiérarchisation des risques 75 6.1 Représentations sociales des risques globaux: entre ignorance, scientificité et réactions multiples 75 6.2 Les traits de la menace globale 77

7

6.3 Les dangers naturels inquiètent-ils? 6.4 Les risques liés à l'eau 7. Représentations et constructions sociales de la nature 7.1 La complexité des représentations sociales de la nature 7.2 Le besoin d'une gestion systémique de la nature 7.3 De la nature à l'environnement 8. Effets de connectivité et de rupture 8.1 La rivière: une importante connexion géomorphologique et sociale 8.2 Ange et démon? Le dialogisme de l'eau, source de représentations contradictoires 8.3 Des pratiques de continuité aux pratiques de rupture 8.4 Une revitalisation peut-elle encore reconstruire le lien?

81 82 87 87 95 97 105 105 107 108 110

TROISIÈME PARTIE: ENJEUX ET MODES D'ACTION DANS LA GESTION DES ZONES ALLUVIALES 113
9. Exigences objectives et limites subjectives de l'agir 9.1 Les exigences écologiques 9.2 Les exigences hydrologiques 9.3 Les contraintes culturelles (ou de complexité sociale) 115 115 118 122

10. Une pluralité d'acteurs, d'usages et de logiques 127 10.1 Confrontation et agencement d'intérêts contrastés et de logiques d'action plurielles 127 10.2 Les conflits d'usage 130 Il. Vers une gestion intégrée et co-disciplinaire? 135 135 Il.1 Régulation citoyenne versus régulation technocratique 136 11.2 Régulation étatique et complexité sociale Il.3 La négociation et le compromis - deux facteurs clé dans la gestion suisse des plaines alluviales 140 Il.4 La création de sphères de discussion publique interdisciplinaire 141 146 Il.5 Le rôle des structures intermédiaires de médiation 149 Il.6 Des « bonnes procédures» aux « bonnes pratiques»

8

QUATRIÈME PARTIE: LES ITINÉRAIRES D'APPRENTISSAGE COLLECTIF
12. Le retour d'expériences: l'exemple de Pascoletto 12.1 Trouver les bons arguments 12.2 L'après-projet: entre rejets et réappropriations 13. Une exigence de responsabilisation et de participation 13.1 La responsabilité est « à nous toUS» 13.2 L'éducation à l'environnement 13.3 Pour une recherche-action participative Annexe Bref aperçu de l'évolution du cadre législatif en Suisse pour la protection des eaux et de la nature Bibliographie

151 153 156 161 163 163 164 168 175 175 179

9

Préambule
Depuis la nuit des temps, les montagnes et tout particulièrement les Alpes ont suscité des peurs, certaines justifiées, d'autres irrationnelles et alimentant pour une bonne part l'imaginaire du risque. Entre les hauteurs sommitales et les fonds de vallées, les menaces ne sont pourtant pas les mêmes. Les vallées alpines zones naturelles précieuses écologiquement par leur capital considérable en espèces végétales et animales - sont devenues des lieux soumis à de fortes pressions, puisqu'à la fois objets de grands enjeux et convoitises pour l'économie agraire, le tourisme et la production énergétique. Les crues périodiques et parfois dévastatrices que ces régions ont connues dans le passé ont imposé une préoccupation constante des gestionnaires de l'époque pour assurer la sécurité à la fois hydrologique, alimentaire et sanitaire des populations concentrées en proximité des cours d'eau (Vischer, 2003). Par ailleurs, le paradigme sécuritaire de gestion des cours d'eau et des plaines alluviales 1 se construit au XIXe siècle sur une réalité socioéconomique spécifique, à savoir une période d'industrialisation accélérée et de croissance démographique des sociétés occidentales. Gagner une sécurité alimentaire et énergétique représentait un impératif pour garantir le développement économique de celles-ci. De ce fait, depuis le milieu du XIXe siècle et jusqu'aux années soixante-dix du XXe siècle, la gestion des zones alluviales a été quasi exclusivement orientée par ce principe sécuritaire. Les travaux d'endiguement et de drainage entrepris en Suisse dès sa constitution en 1848, puis de manière plus systématique à partir de 1877, ont ouvert le chemin à une série de corrections et d'aménagements importants des cours d'eau2. Fondés sur le principe de prévention de la catastrophe, ces travaux ont renforcé
1 Dans ce livre, nous nous référerons souvent aux plaines et zones alluviales. Nous entendons par plaine alluviale l'ensemble d'un fond de vallée compris entre deux versants, quelle que soit l'utilisation des sols ou l'état de naturalité. qui présente une végétation et une faune indicatrices, à des degrés divers, des processus hydrologiques de sédimentation, d'érosion et d'inondation. 2 Les premiers travaux systématiques ont été entamés après l'inondation catastrophique de 1868 (Schmid, 2002). Il

Quant à la zone alluviale,elle est au sein de la plaine alluviale - une région

le sentiment que la nature peut être ainsi contrôlée et domestiquée. Mais, en même temps, ils ont contribué à une transformation profonde et de longue durée de la morphologie et de la dynamique des cours d'eau. L'exploitation agricole, l'extension périurbaine et le développement des activités de loisir ont exercé une pression continue sur les ressources naturelles. Les effets négatifs de cette pression sont multiples: la contraction et l'abaissement du lit des rivières, la disparition des bancs de graviers et des chenaux multiples ayant comme conséquence une simplification morphologique de la rivière, etc. Par conséquent, les cours d'eau se résument très souvent aujourd'hui à des chenaux uniques, domestiqués et appauvris dans leurs fonctions écologiques. Disposant d'un espace réduit d'écoulement, sans possibilité de dissiper son énergie dans des bassins alluvionnaires, la rivière s'incise davantage, en mettant en danger la stabilité des infrastructures qui y sont liées: ponts, digues, routes riveraines. Le danger n'est diminué que localement, car il est en général reporté plus en aval. L'abaissement des nappes phréatiques entraîné par l'incision des cours d'eau conduit à la modification des conditions hydriques optimales pour le maintien d'une végétation alluviale typique, en entraînant une perte de la diversité des habitats. Les pressions anthropiques sur les plaines alluviales - et en particulier les mesures de protection contre les crues mentionnées ci-dessus - se sont avérées ainsi très agressives à l'égard de la nature. Elles ont contribué à «mettre en ordre» les zones alluviales, c'est-à-dire à les rendre plus statiques3. La connectivité, propriété vitale pour le bon fonctionnement écologique des zones humides, des vraies interfaces entre terres et eaux, a été ainsi durablement compromise.
3 Les zones alluviales sont «naturel1ement» des milieux instables, dont la dynamique est la principale caractéristique. Le « désordre» qui caractérise ces zones, souvent perçu négativement par la population (à savoir des bancs de sable emportés par la crue, de nouveaux dépôts qui modifient soudainement les configurations paysagères, des végétations pionnières qui s'installent pour y disparaître avec la première crue, des troncs d'arbres charriés et déposés sur les berges, etc.) est pourtant signe de bon fonctionnement écologique. L'eau est l'élément par lequel les zones alluviales s'interconnectent, en communiquant à travers des bras morts, des prairies inondables, etc. 12

Nous constatons aujourd'hui que la surface des zones alluviales suisses a diminué de 90% et que leurs fonctions naturelles ont été fortement perturbées pendant les deux derniers siècles (MüllerWenk et al., 2003). Cependant, même si elles ne représentent qu'à peine 0.55% de la surface nationale, pas loin de la moitié de la flore suisse a été observée dans les zones alluviales d'importance nationale4. Au regard des transformations radicales que ces zones ont connues et de leur importance écologique évidente, la mise en place de nouveaux concepts de gestion devient nécessaire. Ainsi, les responsables de cette dernière, les scientifiques et une partie des utilisateurs sont d'accord à présent sur le fait que les mesures de protection contre les crues - conçues au XIXe siècle comme une réponse unilatérale à un danger naturel déclaré - sont à l'origine de nombreux autres effets connexes, générant des dommages à l'environnement. Une mise en question progressive de ces types d'aménagements témoigne d'un changement des préoccupations et des besoins en sécurité de nos sociétés actuelles. Des ouvrages sécuritaires autrefois efficaces n'apparaissent plus aujourd'hui comme appropriés ou indispensables. La nature même des risques se transforme, ils se généralisent et se globalisent; les effets en chaîne se multiplient et exigent une prise en charge différente. Par conséquent, à partir des années soixante-dix, le principe de sécurité à l'œuvre dans les politiques de gestion des cours d'eau est constamment questionné; un nouveau paradigme de gestion est en train de se mettre en place, articulant dans un soucis de complémentarité la sécurité et la conservation de la biodiversité5.
4

Les plaines et/ou les zones alluviales actives sont caractérisées par une

morphologie fluviale dynamique. Les crues remanient périodiquement ou épisodiquement l'espace fluvial par le jeu des processus de submersion, de sédimentation et d'érosion. Elles contribuent à maintenir la richesse des niches écologiques. Ainsi, « la végétation est caractérisée par une perpétuelle recolonisation, par un vieillissement progressif et par la présence côte à côte de différents stades de développement. Les groupements végétaux sont nombreux dans un espace restreint [...], des espèces à germination et à croissance rapides s'installent promptement sur toutes les surfaces dénudées» (Thielen et al. 2002 : 17). 5 On entend souvent par biodiversité la diversité d' écosystèmes (variétés d'habitat qui abritent des organismes vivants dans une région géographique particulière), la diversité d' espèces (variétés d'espèces propres à un 13

Au terme d'une recherche interdisciplinaire conduite pendant trois ans6 et au vu de ces considérations générales, l'objet de cet ouvrage est d'interroger et d'analyser le processus de changement de paradigme de gestion des cours d'eau, afin de comprendre quels sont les exigences de société et les systèmes de valeurs qui le sous-tendent, sur quelles légitimités d'action repose-t-il, mais aussi quels nouveaux dispositifs de gestion nécessite sa mise en œuvre. Pour ce faire, l'ouvrage est structuré en quatre parties s'articulant comme suit: une première partie expose les bases théoriques de la recherche. Elle correspond à l'étape initiale de notre travail qui nous a permis de construire la problématique et d'affiner hypothèses et questions de recherche. Nous construisons notre démarche principalement autour des concepts de risque et d'environnement et proposons un modèle évolutif de construction sociale du risque qui constituera par la suite le cadre d'analyse permettant une compréhension des processus de changement du paradigme sécuritaire. L'étude des représentations sociales autour de cette problématique fournit des clés de lecture aux résistances sociales et aux contraintes qui limitent le passage à l'acte dans la mise en œuvre du nouveau paradigme. L'analyse est centrée autour de trois sites d'étude, qui sont décrits à la fin de cette partie. Dans la deuxième partie nous examinons le rapport entre sécurité et biodiversité dans les zones alluviales à partir des représentations sociales de la nature, de l'environnement et du risque en général et, plus particulièrement, des représentations sociales des rivières, des zones alluviales et des risques liés à
écosystème) et la diversité génétique (la complexité d'information génétique codée dans l'ADN de la population d'une seule espèce qui détermine la capacité de l'organisme à s'adapter aux changements d'environnement) (Hannigan 1995 ; Lévèque, 1997). alpin entre sécurité et biodiversité:

6 Il s'agit de la recherche interdisciplinaire - «Les plaines alluviales de l'arc
changement des représentations, des

du programme national de recherche PNR48 «Paysage et habitat dans l'arc alpin» du Fond National Suisse de la Recherche Scientifique (www.pnr48.ch). Cette recherche a réuni trois disciplines - sociologie, hydrologie et pédologie autour d'une thématique commune: l'évolution des principes de gestion des zones alluviales suisses.

décisions et des pratiques d'intervention» (Flood'Alps) - menée dans le cadre

14

l'eau. L'analyse de ces représentations nous aide à mettre en perspective la complexité des systèmes de valeurs, des attitudes et des opinions qui sous-tendent les comportements des acteurs face à cette problématique. Elle permet aussi de dégager des pistes d'interprétation des situations souvent antagoniques qui mettent en tension représentations et modes d'action dans la gestion des zones alluviales. Les enjeux de gestion et les différentes modalités d'action dégagés de nos études de terrain sont analysés dans la troisième partie. Dans un premier temps, la rationalité des actions et des comportements est considérée par rapport à des contraintes extérieures et des motivations subjectives. Ensuite, nous identifions les différents acteurs qui interviennent dans le fonctionnement des zones alluviales, ainsi que les logiques plurielles qui guident leurs actions. Enfin, dans un troisième et dernier temps, notre but est de comprendre et d'expliciter comment chaque acteur agence ses rapports avec les autres partenaires, en fonction de sa culture, de sa représentation de la réalité, de sa position socio-institutionnelle et de ses intérêts. Nous démontrons que le changement de paradigme suppose également une transformation des modes de régulation de l'action publique. Nous nous intéressons à la manière dont s'échafaudent les légitimités des mesures prises et celles des acteurs qui les décident. Déchiffrer les processus de négociation sociale dans la gestion des risques revient ainsi à repérer les mécanismes de régulation sociale et à analyser les stratégies de positionnement et de partenariat mises en place par ces acteurs. Le rôle de la science et de l'expert est également questionné afin de pouvoir comprendre les prises de responsabilités, les légitimités à répondre aux défis de gestion des plaines alluviales, ainsi que la délégation des pouvoirs. La quatrième partie dresse les lignes-forces de notre recherche en permettant de tirer des enseignements sur la base des expériences concrètes et spécifiques de nos études de terrain. L'objectif ici est de suggérer des pistes d'action qui mettent en valeur les aspects positifs d'un nouveau modèle de gestion apte à surmonter les difficultés et les inerties qui pèsent encore sur lui. Elle pose aussi 15

la question du rôle des sciences sociales, d'une part à travers la lecture qu'elles font des problèmes environnementaux et, d'autre part, des capacités de médiation et d'intervention qu'elles offrent avec des démarches qui s'apparentent à la recherche-action.

16

Première partie: Aspects théoriques et contexte macrosociétal

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.