Pour une politique d'aménagement des territoires ruraux

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Publié le : vendredi 1 janvier 1993
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EAN13 : 9782296280250
Nombre de pages : 128
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POUR UNE POLITIQUE
D'AMENAGEMENT
DES TERRI1~OIRES RURAUXDans la collection" Alternatives rurales"
Dirigle par Dominique Desjeux
Dernières parutions:
Jean-Paul Billaud, Marais poitevins. Rencontres de la terre et de l'eau.
Rémi Mangeard, Paysan.r africains. Des Africains s'unissent pour
améliorer leurs villages au Togo. .
Philippe Bernardet, Association agriculture-élevage en ~ique. Les
Peuls semi-transhumants de Côte d'ivoire.
François Beslay, Les Réguibats. De la paix française au front Polisa-
no.
Adrian Adams, Sé1légal. La terre et les gens du fleuve. Jalons, balises.
Anne-Marie Hochet, Afrique de l'Ouest. Les paysans, ces "ignorants
efficaces" .
Jean-Pierre Darré, La parole et la technique. L'univers de pensée des
éleveurs du Temois.
Pierre Vallin, Paysans rouges du Limousin.
Dominique Desjeux (sous la direction de), L'Eau. Quels enjeux pour
les sociétés rurales?
Jean-Claude Guesdon, Par/ans vaches... Lait et viande en France.
Aspects économiques et régionaux.
David Sheridan, L'irrigation. Promesses et dangers. L'eau contre la
faim?
Nicole Eimer, Les paradoxes de l'agriculture française.
Lloyd Timberlake, L'Afrique en crise. La banqueroute de l' environne-
.ment.
Anne Cadoret (sous la direction de), Protection de /a nature.' histoire
et idéologie. De la nature à l'environnement.
Etienne Beaudoux, Marc Nieuwerk, Groupements paysans d'Afrique.
Dossier pour l'action.
P. Maclouf (textes réunis par), La pauvreté dans le monde rural.
Jean Clément, Sylvain Strasfogel, Di.rparition de la forêt. Quelles
solutions à la crise du bois de feu?
R. Verdier, A. Rochegude (sous la direction de), Systèmes fonciers à
la ville et au village. Afrique noire francophone.
H. Lamarche (Sous la coordination de), L'Agriculture familiale T.I.
Une réalité polymorphe.
B. Henieu (Etudes rassemhlcSes par), Les agriculteurs français aux
urnes.
B. Sali, Modernité paysanne ('IIAfrique IIoire. Le Sénégal.
@ L'Harmattan, 1993
ISBN: 2-7384-2049-4Groupe d'Etude et de Mobilisation
présidépar
René CARRON
POUR UNE POLITIQUE
D'AMENAGEMENT
DES TERRITOIRES RURAUX
Préface d'Edith CRESSON
Éditions L'Harmattan
5-7, rue de l'École-Polytechnique
75005 ParisSOMMAIRE
Préface d'Edith Cresson 9
Questions à René Carron 15
Rapport d'étape du Groupe d'Etude et de
Mobilisation "Espaces ruraux", remis le 17 mars
1992 à Madame Edith Cresson, Premier Ministre,
par Monsieur René Carron, président du G.E.M.
39
Introduction du Président 41
I. L'état des lieux, les postulilts et les priorités 43
II. Les recommandations et les propositions 55
III. Pour une politique d'aménagement des territoires
ruraux 87
IV. Liste exhaustive des propositions p~lfatelier 93
V. Liste des membres du GEM 111
La mise en page a été réalisée par Raymonde ScafartoPREFACE
D'Édith CRESSONConvaincue que nous avons trop longtemps identifié les
problèmes du développement rural aux questions posées par les
mutations agricoles, j'ai tenu à mettre en place un Groupe d'Etude et
de Mobilisation sur l'organisation des espaces ruraux afin de susciter
des propositions, des recommandations et des orientations propres à
l'espace rural.
Certes, les agriculteurs, par leur poids économique et social
sont évidemment les premiers acteurs du développement rural. Mais
plus du tiers de la population active des communes rurales est
ouvrière, un autre tiers est formé d'employés. Les retraités y sont
nombreux et représentent 40% des ménages résidant dans ces
communes. Tous doivent avoir leur place dans la vie locale.
Nous sommes confrontés au problème aigu que constitue le
déséquilibre croissant de notre territoire national: non seulement nous
assistons à une hypertrophie de la région parisienne, mais nous
voyons se développer, à l'intérieur même des régions, des déséquilibres
entre les métropoles et leur environnement. Les communes rurales
elles-mêmes connaissent des dynamiques démographiques extrêmement
contrastées puisque la moitié d'entre elles croissent plus rapidement
que la moyenne nationale, tandis que l'autre s'amenuise et vieillit.
Ceci interdit des vues trop simplistes.
Les processus de concentration de notre industrie joints à des
choix d'urbanisme qui ont été pris il y a plusieurs décennies, et dont
on mesure le caractère discutable, ont totalement bouleversé le paysage
français.
Comment réagir face à ces phénomènes dont nous refusons la
fatalité mais dont nous connajssons la force dévastatrice.
11A mes yeux, pour que les espaces ruraux soient vivants, nous
devons chercher à atteindre au moins cinq objectifs:
II faut d'abord que ces espaces soient porteurs de projets
collectifs, de projets partagés. Ce n'est pas à l'aune de la densité de
population que l'on pourra juger de la vitalité de ces espaces; c'est à la
densité des projets sérieux et réfléchis qu'ils seront capables de mettre
en oeuvre que se dessinera leur avenir. Se projeter dans l'avenir, agir
dans le présent en pensant le territoire à l'échelle européenne, telle doit
être l'ambitiondu monderural.
Second objectif: assurer une coopération de l'ensemble de
nos communes avec le bourg-centre. Le développement de notre espace
rural passe par l'appui aux actions de développement local
structurantes portées par ces petits bourgs et les communes qui les
entourent dans le cadre de la coopération intercommunale; que ces
projets soient économiques, culturels, éducatifs, touristiques ou
commerciaux. J'ai pris en ce sens, à Matignon, des dispositions
fiscales innovantes.
En troisième lieu, il ne peut pas y avoir de milieu rural
vivant dans nos sociétés modernes si la population n'a pas accès aux
services que chacun de nous est en droit d'attendre aujourd'hui. Mais il
convient de faire un grand effort d'imagination, de solidarité et de
souplesse. Etendons la notion de service public à la notion de service à
la population. Passons de la notion de service sur place à la notion
d'accessibilité et de qualité. Il faut donc réfléchir en termes de réseaux
et de fonctions.
Je veux souligner en quatrième point que notre culture
contemporaine est une culture imprégnée par la mobilité; nos espaces
ruraux doivent participer de cette mobilité. Leurs habitants
revendiquent de pouvoir communiquer, se déplacer, se rencontrer, bref
d'êlre reliés, de faire partie de ces réseaux qui se croisent,
12

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