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Pouvoir, ressources et développement dans le delta central d

De
205 pages
Le delta central du Niger, encore appelé Macina, se distingue par ses immenses potentialités, son cheptel inquantifiable, sa réticence à l'école des Blancs, et surtout par ses stratifications sociales, immuables depuis l'Empire théocratique peul. Au travers du regard informé d'un opérateur en développement, c'est une sociologie du delta qui se dessine, riche de pistes de réflexion et de schémas pour l'action.
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POUVOIR, RESSOURCES ET DÉVELOPPEMENT
dans le delta central du Niger

Boubacar BA

POUVOIR, RESSOURCES ET DÉVELOPPEMENT
dans le delta central du Niger

Boubacar BA

1re édition : L'Harmattan/La Sahélienne, 2008. © La Sahélienne, tous droits réservés. Siège social : Bako Djikoroni Ouest, Bamako (Mali) E-mail : sahelienneedition@yahoo.fr Tél. : + 223 66 79 24 40 Pour contacter l'auteur : baboubacar88@yahoo.fr ISBN : 978-99952-54-07-0 Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Mali, 2010. Correction et mise en page : Ségolène Roy Conception graphique de couverture :

© L'Harmattan, 2010 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-12885-9 EAN : 9782296128859

50 VOIX

À l’heure du cinquantenaire des indépendances africaines, certains esprits sont en train de tenter de capturer l’énergie des sociétés civiles et des moindres groupes organisés pour les engager dans une « année de festivités ». Nous proposons de laisser la fête là où elle est. De sortir la tête de la fête. Pour nous interroger, débattre, capitaliser, regarder l’Afrique droit dans… ses réalités, construire des projets de société portés par le livre et l’écrit ! «  50 voix  » est une collection pour les textes littéraires, les comptes rendus de travaux de recherches, les témoignages, les biographies, la réflexion critique et la protestation citoyenne.

Appel à manuscrits
Si vous avez un projet de ce type à soumettre aux éditions La Sahélienne, envoyeznous-en un court descriptif par e-mail à l’adresse suivante  : collection50voix@ yahoo.fr. Si vous avez des difficultés pour passer au stade de l’écriture, demandez-nous conseil ou faites-vous aider en rejoignant notre atelier d’écriture. Vous pourrez enregistrer vos témoignages oraux et les structurer avec l’appui de professionnels. Pour plus d’information sur nos activités, contactez-nous à cette même adresse e-mail ou consultez la page Facebook de La Sahélienne (onglet « Articles »).

L’auteur remercie vivement Ismaïla Samba Traoré, spécialiste en analyse situationnelle, directeur des éditions La Sahélienne ; Oumar Traoré, professeur de lettres, chargé de communication à l’académie d’enseignement de Mopti ; et Koffi Alinon, chercheur à l’université Mandé-Bukari de Bamako, pour leur contribution de qualité à la réalisation de cet ouvrage. Il exprime aussi sa gratitude à tous ceux qui ont aidé à l’aboutissement de ce projet par leurs encouragements et leurs suggestions : Madame Bâ Aïché Bâ, professeur d’anglais au lycée Hammadoun-Dicko de Sévaré ; Baréma Bâ, conseiller communal de Korombana ; Zakariya Abdou, directeur régional de la fondation Stromme en Afrique de l’Ouest ; Mary Allen, directrice de Sahel Éco au Mali ; Moussa Léo Sidibé, coordinateur du projet d’appui aux processus et aux institutions démocratiques (APID) ; Gaoussou Traoré, instituteur à la retraite à Bamako ; Seydou Traoré, ingénieur en électromécanique à Bamako ; le personnel de l’O.N.G. Éveil et de l’ex-ODEM de Mopti ; Amadou Barry, instituteur en retraite à Diafarabé ; les amis en Norvège : Kare Lode, Tor Arve Benjaminsen, Thomas Eng, Trond Vedeld, Yngve Stokke et Stein Hinderaker.

SOMMAIRE

Préface............................................................................................. 11 Introduction .................................................................................... 13 L’héritage et les potentialités d’un pays
Le cheminement d’un enfant du delta central ...................................... 23 L’espace et le temps .............................................................................. 29 L’évolution du foncier et la L.O.A. .......................................................85

La question du développement : un sujet d’interprétations multiples ................................................. 93 Éducation citoyenne et émergence d’une conscience sociale
Éveil : vers la construction d’une conscience sociale ........................... 131 Témoignages des relais éducateurs ...................................................... 151 La vision nouvelle des acteurs émergents ............................................ 173 Pratique éducative et transformation sociale....................................... 185

Conclusion .................................................................................... 191 Bibliographie ................................................................................. 197 Liste des sigles utilisés .................................................................... 201

Préface

La révolution démocratique au Mali a sonné le glas d’un régime de parti unique. La révolution s’est attelée immédiatement à l’organisation d’une conférence nationale dans le cadre d’un régime dit de transition. La révolution s’est caractérisée également par une formidable explosion de créativité et d’audace de la part de milliers d’acteurs sur le terrain de la transformation en profondeur de la société. On s’est très vite rendu compte que trop de capacités étaient à l’arrêt du fait de la léthargie engendrée par vingt-trois années d’un pouvoir sans imagination. Le génie créateur des nations est un ressort qui permet de rebâtir lorsque tout semble détruit. On peut dire ce ressort a bien fonctionné dans le cas du Mali. La réflexion critique n’est pas donnée à tous. Elle est un bien précieux en ces temps où l’alimentaire prime sur tout. Tous ceux qui peuvent développer une réflexion critique devraient écrire. Publier. Engager le débat. Pouvoirs, ressources et développement dans le delta central du Niger s’inscrit précisément dans cette perspective : faire connaître l’espace géographique d’une région, son peuplement, son histoire et son potentiel d’apport pour le développement du pays. Voilà le pari réussi par Boubacar Ba  ! Et d’autant mieux que l’auteur n’appréhende pas la réalité en tant que simple chercheur, mais en tant qu’acteur du développement, fortement impliqué auprès des communautés. L’O.N.G. Éveil est l’instrument sur lequel l’auteur s’appuie pour apporter sa part dans la transformation positive de la réalité. À cet égard, on peut comparer la démarche de Boubacar Ba à celle des grands militants engagés tels Amilcar Cabral et Samora Machel, qui ont à la suite de leur action de lutte élaboré une théorie révolutionnaire servant de phare à l’action de transformation sociale des masses. Oui, Boubacar Ba théorise sa propre pratique en tant qu’agent de développement. À propos de concepts à définir, à créer chez soi et pour soi, il faut se souvenir que N’Krumah distinguait bien la théorie née de la pratique et la pratique issue de la théorie. 11

BOUBACAR BA

Boubacar Ba concilie ici les deux versants de la question. Par son travail de tous les jours et par sa volonté de réfléchir à chaque pas. À chaque étape de son travail. Après les géants qui se sont penchés sur nos pays, le plus souvent sous un angle historique et d’exhumation du passé de l’Afrique, voici venu le temps des questionneurs têtus, ceux qui travaillent sur les institutions du présent, sur les politiques et stratégies, sur la pratique des acteurs, étatiques et non étatiques, notabilités locales comprises. Ceux qui développent la pensée critique, loin des palais et des arcanes du pouvoir. Sur le terrain. Au cœur de la société. Le pays réel mérite qu’on le documente, et l’ouvrage de Boubacar Ba est une pièce intéressante de cette bibliothèque à bâtir. Maître Amidou Diabaté Ancien professeur à l’École nationale d’administration du Mali Ancien ministre de la Justice, garde des Sceaux Député à l’Assemblée nationale

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Introduction

Cet ouvrage est une dette. Dette envers une région : le delta central du Niger, dont les hommes et l’environnement ont été pour moi sources de passion et d’inspiration. Je suis né dans ce delta et mes premiers repères de fragile humain sont tributaires d’un lieu : Korientzé. Ce village situé à proximité de la zone lacustre est au cœur du Guimballa, encore appelé « l’erg de Niafunké ». Dans cette région deltaïque s’épanouissent des labyrinthes de cours d’eau, de mares, d’étangs et de bourgoutières. Il s’y étend en fait un pays caché. Dès l’enfance et plus tard avec la maturité, j’ai pu en mesurer la densité de l’organisation humaine en même temps que son émiettement et ses particularismes. Je me suis alors promis d’écrire un jour un livre sur le delta, afin d’apporter ma petite pierre à la construction du patrimoine du Mali. Ayant atteint la maturité, le delta s’est révélé à moi de nouveau sous la forme d’un second contact. Ce contact réel a été rendu possible en 1990  : je venais de finir mon cursus universitaire à l’École nationale d’administration de Bamako, section « Sciences juridiques ». J’ai eu la chance de travailler à l’époque en qualité de juriste dans un projet de développement de l’élevage dans la région de Mopti. Il s’agissait de l’opération pour le développement de l’élevage dans la région de Mopti (ODEM). Ainsi, j’ai pu participer, en novembre 1990, à Diafarabé, au « Jaaral », qui n’est autre chose que le terme peul désignant la cérémonie de la rentrée dans le delta des animaux de retour de la transhumance en zone exondée. C’est alors que j’ai découvert l’immensité des ressources du delta avec ses pasteurs, ses animaux et ses riches pâturages très prisés par les éleveurs. Au cours d’un échange avec les éleveurs et le jowro (le gestionnaire traditionnel des pâturages) de Diafarabé, j’ai approfondi mon initiation :
Le delta est comme un oiseau aquatique qui plie et replie ses ailes : le corps de l’oiseau est le delta central du Niger et les ailes constituent les zones exondées de l’Est (le Séno, le Gondo et le Haïré) et de l’Ouest (le Méma, le Farimaké, le Hodh). Vous ne comprendrez rien du delta si vous ne prenez pas en compte la dimension

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spatiale des zones exondées avec les gîtes d’étapes, les zones de pacage et la répartition des troupeaux selon des règles de préséance au sein des cellules familiales chargées de l’organisation coutumière des ressources pastorales.

À travers cette métaphore, j’ai compris pour la première fois les enjeux, la dimension du delta et les potentialités qu’offre cette entité socio-écologique considérée comme l’une des plus grandes zones humides en Afrique de l’Ouest. Même si les activités que je mène depuis quelques années ne m’ont pas permis d’en sonder toute la profondeur et d’en saisir tous les secrets, elles ont ouvert mon esprit aux perspectives qui s’offrent à la région. En parcourant les villages et entités socio-économiques dans la zone de Jalloubé, de Ténenkou, de Djenné et de Youwarou, on acquiert une meilleure conscience de l’identité sahélienne dont relève le delta central du Niger. On découvre, au fur et à mesure, qu’il est impossible de cerner cette région sans une connaissance forte et étendue du vaste ensemble et de l’histoire des hommes. Les populations du delta, composées de sédentaires et de transhumants, font référence à des origines, à des systèmes de production, des événements, des relations, des états de dépendance d’une ampleur spatiale et temporelle insoupçonnable. En 1993 à Wuro Alfaka, alors que j’effectuais des enquêtes de terrain avec Trond Vedeld, chercheur de Noragric (université agricole de Norvège), j’ai eu l’occasion de me rendre compte de l’importance stratégique du leydi1 de Jalloubé–Bourgou qui était au centre de notre étude. Cette zone a été une véritable base de surveillance des opposants au régime de la Dîna, au temps de l’empire peul du Macina. Le nouveau pouvoir y avait créé un « harima », espace pastoral villageois servant à garder les vaches laitières pendant une grande partie de l’année, au profit de la classe maraboutique nouvellement installée par le pouvoir. C’est depuis que je suis habité par la dette d’écrire. Mais mon projet n’était pas d’écrire à la suite d’illustres devanciers une histoire du delta. Loin s’en faut. Car Amadou Hampâté Bâ, le grand chantre de l’oralité, et son ami Jacques Daget ont révélé l’histoire de la Dîna et l’organisation sociale du delta au monde entier. L’historienne Bintou Sanankoua et le grand érudit Ali Koullogo Diallo, ont enrichi à leur tour les connaissances sur la Dîna et ses mutations. Le Français Jean Gallais, dans sa description très documentée du
1. Le terme « leydi » (« leydè » au pluriel) désigne une unité spatiale et foncière qui constitue un territoire agropastoral géré par des éleveurs appelés jowros dans le delta.

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delta intérieur du Niger, a révélé les riches potentialités socio-économiques du delta, parfois méconnues de la grande majorité des acteurs de la région. Pour ma part, c’est après avoir mené des activités d’éducation citoyenne que je me suis résolu à écrire. Écrire après avoir agi. Écrire pour témoigner de mon expérience. Écrire pour lever un pan de l’immense voile qui recouvre le delta. Le delta indéchiffrable. Le delta incompréhensible. Ce delta si puissant sous la Dîna de Sékou Amadou, mais qui s’est écroulé, déchiré par ses contradictions. Ce delta aujourd’hui si riche et si misérable ! Le delta de tous les contrastes. Avec des cadres qui ne savent par quel bout le prendre. Le delta avec ses vastes prairies, son cheptel immense. Ses vestiges. Ses marabouts. Ses talibés. Ses préjugés à la vie dure. Ses femmes peules qui continuent à parcourir des dizaines de kilomètres pour vendre du lait afin de faire face aux problèmes quotidiens. Le delta avec sa réticence à l’égard de l’école des Blancs. Mais aussi, le delta qui résiste au temps. Le delta jaloux de ses valeurs culturelles dont les politiques et les développeurs ne saisissent pas la portée. Et si l’histoire du delta, notre histoire, était finalement un quiproquo ou un malentendu qui persiste ? « Un piège sans fin » ?, comme le dirait Olympe Bhêly-Quénum, le grand écrivain camerounais, pour un pays qui ne demande qu’à rester en harmonie avec ses croyances, ses valeurs profondes, et sur lequel on s’acharne avec des théories et des pratiques inadéquates ? Rappelons-nous un peu les premières heures de l’indépendance du Mali dans le delta. Les nouvelles autorités administratives ont été confrontées à d’énormes difficultés. Elles s’étaient substituées aux anciens cantons. Les autorités traditionnelles et les gestionnaires des terres et des pâturages n’ont pas compris la politique de Modibo Keïta, fondée sur l’étatisation des ressources pastorales. Elles ont donc refusé et résisté à cette tentative « d’usurpation de leur patrimoine coutumier ». Avec leur mise à l’écart dans la gestion de ces biens, l’ordre social dans la zone a été parfois perturbé. Pour beaucoup d’observateurs, « ce coup de force » de la nouvelle administration a constitué le point de départ du désordre créé dans le delta. Un désordre qui persiste encore. Le régime de Moussa Traoré, de 1968 à 1991, a enfoncé le clou. Il a été marqué par l’entrée en scène d’une administration méconnaissant en grande partie les réalités du terrain. Il en a résulté le développement d’une idéologie agricole au détriment d’une vision globale du développement prenant en compte l’économie pastorale. Ceci s’est soldé en plus par la manipulation des autorités traditionnelles au profit du politique, la corruption généralisée, l’exacerbation des conflits fonciers avec l’adoption de textes inappropriés et

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un manque d’imagination sur les enjeux. Une crispation à tous les niveaux, au-delà du delta, qui a abouti à la révolution du 26 mars 1991. La naissance de la iiie République en juin 1992 a suscité l’espoir dans le delta. L’espoir de voir enfin un changement fondamental de vison et le développement de ses potentialités naturelles. Mais, face à ce lourd héritage, la situation ne s’est guère amélioré. On a ainsi vu apparaître d’autres formes de déstabilisation des institutions locales. Celles-ci continuent de rester encore silencieuses sous le couvert de la démocratie et de la décentralisation. Certes, il y a eu des avancées dans le processus de décentralisation, mais de multiples questions subsistent encore sur la nature du découpage territorial du delta, du fait de la superposition des espaces et des droits non encore élucidés par les textes. Nul doute que les autorités locales et les notabilités traditionnelles n’ont jamais été « propres ». Elles ont contribué en effet en grande partie à alimenter l’establishment politique par une corruption silencieuse et des remises en cause perpétuelles des décisions administratives ou judiciaires, au détriment de la majorité des populations du delta. C’est dans ce contexte que l’O.N.G. Éveil a été créée en 1998. Pour agir. Pour donner aux populations du delta, dont je suis redevable, les moyens de transformer leur destin, m’acquittant ainsi de la part de dette que chaque individu contracte auprès de sa société. C’est ainsi que l’O.N.G. Éveil a vu le jour. Notre démarche a été largement influencée par la vision de « l’éducation conscientisante » du pédagogue brésilien Paolo Freire, par les travaux de l’humaniste et sociologue suisse Pierre Pradervand, et par l’historien burkinabé Joseph Ki-Zerbo. Dès le démarrage de nos activités dans la région, je me souviens des conseils de cet éleveur du delta : « Historiquement, quand tu apportes un cadeau au Peul, il le prend toujours avec le petit doigt. Par la suite, la confiance venant, il finit par prendre l’ensemble de ce que tu lui donnes. » Cet ouvrage combine donc l’approche sociohistorique avec la dimension de l’expérience vécue par l’O.N.G. Éveil, qui s’appuie depuis une dizaine d’années sur les actions de terrain. L’ouvrage épouse la pensée du sociologue et universitaire Michel Lallement :
La production de connaissances reste une pratique sociale qui doit être doublement évaluée : d’une part, à l’aune de la plus-value intellectuelle ; d’autre part, au prisme des enjeux et configurations sociohistoriques dans le cadre duquel le savoir se façonne… Cette pratique sociale n’aurait pourtant guère d’utilité si elle ne s’ins-

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crivait pas dans une œuvre et une mémoire collectives que l’histoire des idées contribue, à sa façon, à restituer.

Enfin, cet ouvrage se veut une invitation à entrer en contact avec les réalités du delta, des réalités pouvant être appréhendées sous plusieurs angles : historique, sociologique, juridique, anthropologique et économique. Les informations recueillies proviennent essentiellement des récits recueillis auprès des traditionnistes, griots et leaders d’opinion du delta. Ces informations sont complétées par des enquêtes de terrain et des sources documentaires. Boubacar Ba

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L’écrit est la forme couchée de la parole. Amadou Hampâté Bâ Il n’y a que deux façons de faire avec la vie : on la rêve ou on l’accomplit. J’ai toujours choisi la seconde voie. Éva Joly