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Préparation des décisions l'étude de problèmes

De
140 pages
Les lecteurs découvriront au sein de ce nouvel ouvrage de Guy Palmade, qu'au moment de l'institutionnalisation de la formation professionnelle continue, engagée à partir de 1970, formateurs et consultants disposaient de références solides pour s'orienter dans l'action, grâce à un type de démarche visant à augmenter le pouvoir de penser et d'agir.
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Préparation des décisions:
l'étude de problèmes

Histoire et mémoire de la formation Collection dirigée par Jacky Beillerot (1939-2004,) Michel Gault, Dominique Fablet, Françoise Laot
L'éducation des adultes, au sens où nous l'entendons aujourd'hui, s'est développée à partir de la Révolution de 1789 avec pour premier objectif de pallier l'absence ou les insuffisances de la formation initiale. Elle a connu d'importants changements avec la formation professionnelle des adultes, le développement de l'enseignement technique, la montée de l'éducation populaire... jusqu'à devenir véritablement un fait social à partir de la loi fondatrice de 1791 qui en assure le développement. Au sens large du terme, elle est théorisée dès l'Antiquité et apparaît plus actuelle que jamais avec des notions comme celle de l'école de la deuxième chance, de l'éducation permanente et de la formation tout au long de la vie, ou encore de la formation de soi. La collection Histoire et mémoire de la formation constitue un instrument de référence, d'information et de réflexion, pour les formateurs et les chercheurs concernés par ce domaine d'activités et de pratiques. Déjà parus

Sylvère FARRAUDIERE, L'Ecole aux Antilles françaises, 2007. Jean-François CONDETTE, Histoire de la formation des enseignants en France (XIXe-XXe siècles), 2007. Gilles PINTE, La CFTC-CFDT et la formation permanente, 2007. Guy PALMADE, Réunions etformation, 2007. Jean DUBOST, Analyse sociale et sociologies d'intervention, 2006. Jacques DENANTES, les universités françaises et la formation continue (1968-2002), 2006. Jean DUBOST, Psychosociologie et intervention, 2006. Philippe HUGOT, La gratuité de l'enseignement secondaire. L'application des premières mesures démocratiques dans l'enseignement secondaire. 1918-1939,2005. Claude PUJADE-RENAUD, Le corps de l'élève dans la classe, 2005.

Guy Palmade

Préparation des décisions: l'étude de problèmes

Préface de Marie-Christine Koehrer

L 'HARMATTAN

Du même auteur: La psychotechnique, Paris, PUF, 1948. La caractérologie, Paris, PUF, 1949. La psychothérapie, Paris, PUF, 1951. Les méthodes en pédagogie, Paris, PUF, 1953. L'unité des sciences humaines, Paris, Dunod, 1961. L'économique et les sciences humaines, Paris, Dunod, 1967. Interdisciplinarité et idéologies, Paris, Anthropos, 1977. Réunions etformation, Paris, L' Harmattan, 2007.

@ L'HARMATTAN,

2008

5-7, rue de l'École-Polytechnique;

75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com diffusion. harmattan@wanadoo.fr harmattan I @wanadoo.fr

ISBN: 978-2-296-04895-9 EAN : 9782296048959

SOMMAIRE

Préface - Marie-Christine Koehrer

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Introduction 1 - Visées de l'étude de problèmes 2 - Enveloppe suffisante des problèmes et des buts 3 - Réunion de l'information
4 - Recherche des variables réductrices

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5 - Détermination

de la solution

6 - Stratégie et méthodes de recherche - production des idées 7 - Pédagogie de l'étude de problèmes 8 - Étude de problèmes et organisation

73 121 129

L'ouvrage reprend un document ronéotypé de 174 pages, daté de septembre 1977 et intitulé Préparation des décisions: l'étude de problèmes. Sur la couverture cartonnée apparaissent les indications suivantes: en haut centré, «ELECTRICITE DE FFRANCE - GAZ DE FRANCE », puis «DIRECTION DU PERSONNEL », «Service PROFOR» et «Division Actions Centralisées» ; sous le titre centré, le nom de l'auteur. Le texte est reproduit ici dans son intégralité et a bénéficié de la relecture et des corrections de Jean Dubost. Outre la préface de Marie-Christine Koehrer, on relèvera quelques modifications mineures: -la table des matières située au début du document a été remplacée par le sommaire, -la bibliographie, en fait une reprise non exhaustive des références figurant en notes de bas de page, a été supprimée, - quelques notes de bas page, des renvois à telle ou telle partie du texte, ont été supprimées, - les schémas ont été remaniés en respectant leur forme initiale. Tous nos remerciements à Patricia et Matthieu Cessens qui ont scanné le document et effectué les premières opérations de mise en page. La mise en page finale a été réalisée par Dominique Fablet.

Préface
Marie Christine Koehrer1 C'est avec plaisir et avec une émotion qui n'a pas été sans frayeur que j'ai répondu à la demande adressée par Jean Dubost de rédiger la préface de ce livre de Guy Palmade, enfin édité, et qui constitue l'un des repères théoriques essentiels de la pratique de nombreux psychosociologues consultants. Le texte daté de 1977, intitulé Préparation des décisions: l'étude de problèmes, n'observe pas les formes habituelles des manuels théoriques. Son hétérogénéité tient à la manière dont son élaboration, inspirée par les recherches de son auteur, s'est effectuée grâce à l'observation de groupes de cadres étudiant des problèmes. Pour Guy Palmade, « On ne peut se perfectionner à l'étude de problèmes qu'en étudiant des problèmes ». C'est dire sa réticence à l'idée qu'un tel texte circule sans être accompagné d'une formation et d'informations complémentaires. Certains passages, par leur abstraction, due à l'exigence de rigueur et à la créativité intellectuelle de leur auteur, peuvent décourager. Il est proposé en ce cas de ne pas abandonner la lecture, car quelques pages plus loin ne manqueront pas les idées très accessibles et les apports -directement utiles, ainsi que la clarification « après-coup» de certains concepts plus résistants... Une manière de le lire, peut-être d'essayer, si le lecteur a des problèmes à étudier ou à résoudre, de profiter de cette lecture pour s'interroger à leur propos... Pour préciser le contexte dans lequel Guy Palmade a progressivement conceptualisé ces travaux sur l'étude de problèmes, je renvoie le lecteur à la préface rédigée par Jean Dubost pour Réunions et Formation, du même auteur, précédemment édité dans la même collection. Il rappelle les débuts de la formation psychosociologique à EDF-GDF, à partir de la nationalisation de l'Entreprise, et l'émergence de problèmes spécifiques, liés au regroupement d'entreprises régionales de cultures et de tailles différentes, la complexification des structures, des
1 Psychanalyste, membre de la Libre Association Freudienne, psychodramatiste, psychosociologue et consultante interne à EDF-GDF de 1986 à 2000; chargée de l'élaboration et de l'animation des sessions de formation «Étude de problèmes », à l'intention de membres de l'encadrement (toutes Directions, Chefs d'exploitation du Parc nucléaire, Responsables de Formation, Formateurs et Consultants internes). 7

communications et des relations humaines, ainsi que les questions relatives aux relations de travail qui se posent aux jeunes cadres nouvellement sortis des Ecoles. C'est à ce moment que le TWI (Training Within Industry) est importé en Europe et au Japon. Ce programme de formation des cadres et agents de maîtrise a été développé par le gouvernement des Etats-Unis, pendant la seconde guerre mondiale, pour résoudre les problèmes industriels posés par le départ de quantité d'hommes valides pour l'armée et la nécessité de maintenir la capacité de production des entreprises. Il s'agit d'une méthode de formation démonstrative, qui va fournir par la suite le prétexte et la base de plusieurs méthodes de travail en groupe de résolution de problèmes et inspirera aussi les Cercles de Qualité. Elle présente, à l'époque, des aspects innovateurs dans le domaine de la formation des adultes: alternance, pendant quelques demi-journées, de situations d'apprentissage avec des situations de travail, pour de petits groupes, en réunion d'étude de cas-problèmes et à partir de principes de méthode préalablement définis. Ayant suivi lui-même cette formation TWI, dans le cadre de sa mission à EDF-GDF, Guy Palmade en fait une critique rigoureuse et conçoit une tout autre démarche nourrie de ses travaux de recherche, de sa pratique d'enseignant, de formateur, de consultant, puis de son expérience du travail psychanalytique. Signalons quelques points essentiels de sa critique. Le programme TWI donne une définition très limitative de la notion de problème: « Toute difficulté rencontrée par les cadres dans leur travail ». Ainsi se trouvent exclus des problèmes plus stratégiques. Demande-t-on de manière implicite à l'encadrement de ne pas s'en occuper? C'est une définition de la notion de problème infiniment plus large que propose Guy Palmade : en associant la notion de problème et celle d'activité à décision, en proposant une centration sur les problèmes à «double question» ou «paradoxe logique» (pour lesquels il n'existe pas d'algorithme de résolution), par la mise en évidence des principaux termes et de la structure des problèmes, l'articulation entre problèmes en extériorité et en intériorité, et la réflexion sur les relations entre buts et conduites. De même, il est proposé naïvement dans le TWI de « noter les faits », mais le plus souvent on ne dispose que d'information à propos des faits, il s'agit donc de critiquer, compléter, pour « trans-informer» l'information afin d'identifier sur quoi et comment il sera possible d'agir pour construire une solution. Un des risques du TWI est de donner l'impression que la méthode peut tout résoudre, les connaissances

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spécifiques à la nature du problème étant minimisées. Palmade propose en termes de méthode de dégager un minimum conceptuel utile, «un noyau », sans limiter a priori le développement des réflexions sur l'objet même du problème et sur les aspects méthodologiques. Les sessions de perfectionnement «centralisées» de cadres confirmés, précédées par les sessions «Communication-Relations Humaines », réservent une semaine à l'étude de problèmes. Au départ, l'étude d'un cas écrit vise l'appropriation des principaux concepts, en particulier la recherche de variables réductrices illustrant toutes les colonnes de la catégorisation proposée. Selon les demandes, il est possible ensuite de travailler sur les problèmes évoqués par les participants. Dans d'autres cas, il est proposé de partir d'emblée de leurs soucis ou préoccupations, puis en examinant les différents énoncés de problèmes ainsi produits, d'identifier les termes de chaque problème, la manière dont y est répartie l'information et de choisir une stratégie pour entrer dans l'étude. L'évolution de la demande d'actions de formation « décentralisées» fournit progressivement des occasions d'intervenir auprès de groupes qui en expriment la demande, pour les aider dans l'étude et la résolution de leurs problèmes liés à l'action elle-même, ou aux conséquences d'actions mises en œuvre. Ils s'expriment parfois en termes de problèmes d'existence, d'identité ou de survie, suite à des décisions de .changements organisationnels qui peuvent se.traduire sur le terrain sous la forme de reconversions et de fermetures de sites de production ou de formation. Une question traverse l'ensemble des travaux de Guy Palmade: comment penser l'autonomie? « Comment développer les capacités d'un ensemble à étudier ses problèmes? » Il fournit, avec ce type de problème « en intériorité », d'autres pistes de travail, en lien avec les réflexions sur la fonction de régulation et la distinction entre régulation accompagnatrice et régulation dynamique contenues dans Réunions et Formation. Une telle démarche vise à augmenter le pouvoir de penser et d'agir, et elle peut sans doute être considérée comme redoutable dans un contexte qui multiplie les doubles contraintes, qui appelle en même temps à l'obéissance et à l'initiative avec un discours paradoxal du type: « Soyez autonomes! » La notion de « préparation des décisions» s'inscrit aussi dans une perspective démocratique quand elle inclut une réflexion sur la composition de l'agent d'étude du problème et la réflexion sur les

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relations entre les différents buts pourSUIVISet leur articulation aux conduites. Le modèle EDF évolue brutalement au cours des années 1980. Suite à la commande de la plus importante Direction Fonctionnelle de l'Entreprise, l'offre de formation est transformée, restructurée sous la forme de stages modulaires dits de « Formation socioprofessionnelle de l'encadrement ». Des exigences nouvelles, liées aux orientations et discours de la Direction de plus en plus tournés vers le « management stratégique », en majorité favorables à la transformation et même à la privatisation de l'entreprise (le modèle britannique est parfois cité en exemple), instaurent une «culture de résultats» et un climat de compétition entre les équipes de travail, même à l'intérieur des services de formation. Du point de vue de la conduite des groupes et des formations à l'étude de problèmes, il est préconisé assez explicitement de «se défaire de la culture Palmadienne considérée comme trop prégnante ». De nouvelles sessions de formation sont centrées sur l'analyse des rapports sociaux, les problèmes d'autorité et de leadership, les démarches participatives et l'étude de problèmes. Elles parviennent à intégrer les contraintes de temps imposées, et les formations « Poser et résoudre des problèmes» se maintiennent dans la visée initiale. On notera que le titre de cette nouvelle formation a fait disparaître les notions d'« étude» et de .« décision ». Il faut faire court, efficace; pourtant, l'esprit de la session demeure... La durée d'une semaine, évolue en deux regroupements de trois jours séparés par un mois. Cette séparation est exploitée comme temps d'expérimentation sur le terrain. Le retour en formation autorise l'analyse des difficultés rencontrées pour transférer les acquis de la formation dans la pratique, un suivi collectif de l'étude des problèmes et la poursuite de la réflexion sur les actions proposées ou mises en œuvre, ainsi que de complément d'information et de clarifications conceptuelles. Parallèlement, les autres Directions de l'Entreprise, et à l'extérieur, d'autres entreprises et institutions diverses, continuent d'adresser aux consultants leurs demandes de formation et de travaux en se référant à cette approche de l'étude de problèmes. Les dernières demandes, adressées souvent par des équipes de Direction, associent explicitement des questions concernant le conflit, la décision et les notions de complexité et d'incertitude.

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Pour parler de l'intérêt de l'édition de ce texte aujourd'hui et de l'actualité de l'étude de problèmes, il faut dire quelques-unes des évolutions, qu'un tel travail permet aux personnes qui acceptent de s'y impliquer. Le fait d'étudier un problème de terrain avec l'aide d'un groupe, qui constitue un lieu suffisamment contenant, libère la pensée avec la parole. La démarche de Guy Palmade valorise le rôle de la question et les attitudes d'enquête pour tenter de comprendre, reprenant ainsi l'enseignement de Gaston Bachelard: « Avant tout il faut savoir poser les problèmes... pour un esprit scientifique, toute connaissance est une réponse à une question. » (La Formation de l'esprit scientifique, Paris, Vrin, 1970). Pour les membres de l'encadrement, il s'agit parfois d'une véritable respiration: ce travail « remet en marche une pensée », dit un cadre, en invitant à l'expression sur les problèmes rencontrés, comme s'il permettait de lever des tabous en autorisant les questions sur les buts poursuivis et sur les rapports entre les conduites mises en œuvre et les buts explicites. L'investissement de tout un groupe dans l'étude du problème apporté par l'un de ses membres contribue souvent à la constitution d'un réseau solidaire et permet d'instaurer une distance réflexive préparant la décision et l'action. Les consultants et les formateurs suivent des sessions de formation spécifiques qui relient « l'étude de problèmes» à la conception et à la conduite des « processus d'intervention et de formation ». La réflexion de Jean Dubost sur les articulations entre ces deux ensembles conceptuels rappelle que « derrière toute demande se cache un problème» et permet au consultant d'assumer une position de non savoir concernant les problèmes pour l'étude desquels sa collaboration est souhaitée. C'est cette position particulière vis-à-vis du client demandeur qui va lui permettre de questionner et d'écouter, et parfois de permettre ainsi au client lui-même de mieux entendre sa demande et la manière dont il formule les problèmes. Pour le formateur, il est possible de réinterroger la pertinence d'une commande de formation. Une catégorisation plus pratique et plus proche des réalités actuelles du travail est proposée, intégrant à la distinction entre problèmes d'action et problèmes de connaissance la réflexion sur les problèmes d'existence. La structuration de l'offre et la conduite du processus d'intervention est guidée par les repères que constituent « les termes de tout problème» et « les termes de toute demande» et par une réflexion essentielle: «Étudier des

Il

problèmes fait intervention ». Un autre aspect, très important, est de permettre au consultant de ne pas compacter les problèmes de son client avec les problèmes qu'il rencontre lui-même pour répondre à la demande. On rencontre parfois en étudiant un problème, de véritables passages de «bourbier », dont on a des difficultés à sortir et qui conduisent à engager délibérément un travail d'élucidation. Un exemple peut illustrer les effets possibles de l'étude de problèmes conjuguée à une écoute clinique dans un travail de groupe. Il s'agit d'un perfectionnement de longue durée, faisant alterner des situations de formation en groupe et de retour sur le terrain; l'un des problèmes apportés par ces travailleurs sociaux d'une grande entreprise nationale, concerne la mise en place dans la ville de Thouars d'actions de sensibilisation sur le problème des accidents domestiques. Après une étude approfondie des différents types de contraintes organisationnelles et administratives, financières, personnelles, spatiales, temporelles, la réflexion s'enlise dans une plainte qui rend toute tentative improductive. C'est l'impuissance... Quelqu'un lance une idée:
- Il faudrait un moratoire! - Un mort à Thouars?

Effet d'interprétation de ce mot d'esprit... stupeur, rires. Par cette « formation de l'inconscient », une énergie se libère avec ce qui s'exprime d'un désir refoulé. Et après un temps de verbalisation de ce qui s'est passé, la créativité est à nouveau possible pour avancer dans l'étude du problème. Pensée vivante, alimentée par un désir de praticien et ouverte à la complexité du vivant, le travail de Guy Palmade relève de l'épistémologie de l'action. Il s'applique facilement à l'étude des problèmes de connaissance: la notion d'intériorité donne place à la subjectivité du chercheur, la réflexion sur la composition de l'agent d'étude introduit une réflexion sur l'interdisciplinarité, de même que l'étude des relations entre les ensembles qui étudient un problème. Il est également compatible avec l'étude des problèmes d'existence, pour un collectif, ou une personne, en intégrant l'importance de l'inconscient comme dimension irréductible lors de l'étude des problèmes, comme dans tous les actes de la vie quotidienne.

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Introduction

Il a été difficile de déterminer la dimension de ce texte. Il visait d'une part à donner des indications plus développées que celles que l'animateur peut apporter dans les sessions de relations humaines. Mais d'autre part on ne voulait pas trop aboutir à un texte trop long, de façon à ce que le texte proposé reste utilisable. Il en. résulte que les pages suivantes ne constituent pas un « ouvrage », ou un instrument qui se suffirait à lui-même. Il demande en principe à être complété par des expériences et des exposés complémentaires. C'est le cas en particulier en ce qui concerne la distinction entre problèmes en intériorité et problèmes en extériorité. Si, en continuité avec les propositions faites dans le guide des conducteurs de sessions, on donne à cette distinction une place centrale, il convient certainement de l'examiner et la critiquer de façon plus complète qu'il n'est fait dans le présent document. Pour introduire à ce travail, on a mis en évidence quelques dangers qu'elle comportait. Afin d'articuler les sessions de relations humaines à des réflexions' plus générales, tout en ne conduisant pas à des développements « envahissants », elle a semblé pédagogiquement utile et « économique ». Quant à la portée plus générale qu'elle peut présenter, on notera qu'historiquement, si l'on peut douter que la période présente soit véritablement une période « de crise », par contre, il semble bien que de nombreuses interrogations apparaissent où émergent des problèmes qui sont la fois « en intériorité» et en « extériorité », sous les définitions qui seront données à ces termes.

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