Prévenir la délinquance dès la petite enfance

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Pourquoi un adolescent devient-il délinquant ? Peut-on connaître les risques de délinquance future des enfants ? Peut-on faire de la prévention dès la petite enfance ? Comment concevoir un programme de prévention ? Cet ouvrage de synthèse répond à ces questions et donne des clés pour mieux comprendre la délinquance et les moyens d'y remédier.
Publié le : vendredi 1 décembre 2006
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EAN13 : 9782336258270
Nombre de pages : 137
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Catherine BLATIER, Marc LE BLANC, Caroline GIMENEZ, Grégory MICHEL

PRÉVENIR LA DÉLINQUANCE DÈS LA PETITE ENFANCE

Publié sous la direction de Catherine BUTlER
Professeur de psychologie Université Pierre Mendès France, Grenoble 2

L'Harmattan 5-7, me de l'École-Polytechnique;

75005 Paris

FRANCE
L'Hannattan Hongrie Konyvesbolt Kossuth L. u. 14-16 1053 Budapest Espace L'Harmattan Kinshasa Fac. Sciences. Soc, Pol. et Adm. BP243, KIN XI
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- RDC

Collection
LES IDÉES ET LES THÉORIES A L'ÉPREUVE DES FAITS

Collection dirigée par Jacques FONTANEL,Professeur d'économie et Vice-président chargé des relations internationales à l'Université Pierre Mendès France, Grenoble et par Liliane BENSAHEL, Directrice adjointe du Pôle d'Études sur les Politiques Sociales et Économiques (PEPSE) Espace Europe, Université Pierre Mendès France, Grenoble. « Les idéeset les théoriesà l'épreuvedesfaits» est une collection des Éditions L'Harmattan. Elle est destinée à recevoir de petits ouvrages couvrant tous le champ des sciences sociales. Les auteurs proposent de chercher dans les faits ce qui permet de conforter ou d'inftrmer les théories et les idées d'aujourd'hui. L'observation vient alors au secours de la recherche de l'exactitude et de la science, en mettant en évidence les explications insuffisantes ou les incontestables de la réalité contemporaine fournies par une idée ou par une théorie.

Sommaire
Catherine Blatier Introduction. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. Catherine Blatier

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Manifeste l'exemple

pour une prévention conceptualisée: de la délinquance. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ..

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Marc Le Blanc Vers une criminologie appliquée de la conduite délinquante des adolescents.
Grégory Michel

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Approche intégrative de la psychopathologie des conduites antisociales et violentes de l'enfant et l'adolescent. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. 93
Caroline Gimenez Pour une prévention précoce des difficultés d'adaptation sociale chez l'enfant et l'adolescent. . . . . . . . . . .. 125

Introduction

L

ES CONSÉQUENCES INDIVIDUELLES, POLITIQUES ET SOCIALES de la délinquance sont vastes. Il est donc essentiel d'examiner des solutions pour limiter ce problème. Beaucoup d'efforts ont été déployés en ce sens, mais beaucoup estiment que la réponse apportée à la délinquance n'est guère visible. De nombreux programmes de prévention ou de réadaptation ont été élaborés. Des financements conséquents ont été accordés. Malgré tous ces efforts, l'impact demeure encore trop faible. Il devient urgent de tirer le meilleur parti des expériences déjà réalisées. Nous sommes pourtant bien loin de la fameuse interrogation pessimiste de Martinson concernant les effets des programmes de réadaptation des délinquants: «quJest-ce qui marche? », sous-entendu « rien ne marche ». Depuis que ce propos a été tenu, de très nombreuses interventions à visée préventive ont été mises en œuvre. Mais comment s'y retrouver dans un ensemble aussi divers et d'inégale efficacité? Il est nécessaire de procéder à une analyse de la délinquance elle-même, c'est-à-dire du phénomène à prévenir et des types de programmes proposés. Voici des travaux de recherche permettant, nous l'espérons, de renouveler les méthodes de prévention de la délinquance. Dans cet ouvrage, nous nous intéresserons en premier lieu aux principes généraux de construction des programmes de prévention et à l'application de ceux-ci à la question spécifique de la délinquance, dans un chapitre présenté sous forme de manifeste pour une prévention conceptualisée.

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INTRODUCTION

Un des préliminaires à toute mise en œuvre d'un programme de prévention consiste à développer une connaissance approfondie du domaine. Marc Le Blanc, qui a conduit pendant plus de trente années des recherches en tant que criminologue, professeur à l'Université de Montréal, présentera ici un bilan des connaissances acquises sur la délinquance des adolescents. Cette problématique peut être appréhendée d'un point de vue psychopathologique : GrégoryMichel traitera de cette approche dans un chapitre soulignant l'intérêt d'une approche intégrative, car les questions de développement des enfants et des adolescents à problèmes relèvent souvent de difficultés psychologiques et parfois psychopathologiques. Enfin, des justifications d'une intervention précoce seront présentées par Caroline Gimenez, qui exposera divers travaux de recherche sur les comportements d'agressivité des enfants. Ce livre voudrait donner une impulsion vers une nouvelle forme de prévention. Nous pensons notamment que, dans certains cas spécifiques, une prévention précoce, dès la petite enfance, bien conçue et non stigmatisante, peut produire des améliorations tout à fait intéressantes et satisfaisantes. Nous souhaitons contribuer à la mise en œuvre de mesures de prévention pertinentes et efficaces élaborées à partir de théories qui ont été soumises à l'épreuve des faits; ces théories seront présentées au cours des différents chapitres. Nous espérons que tous les lecteurs, qui ont le souci du bien-être des enfants et des adolescents, trouveront ici de quoi nourrir leur réflexion et leur action.
Catherine Blatier

Manifeste pour une prévention conceptualisée: l'exemple de la délinquance
Catherine Blatier
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La prévention est une véritable science, qui requiert que l'on parle de préventologie et du métier de préventologue ou de préventiste2. Elle consiste en un ensemble de mesures permettant d'éviter l'apparition, l'aggravation ou l'extension de certains phénomènes (troubles du comportement, délinquance, maladie, etc.). Il ne suffit pas de mettre au point une méthode jugée bonne ou appréciée des participants. Encore faut-il que l'action de prévention intervienne au bon moment, au bon endroit et de façon adéquate. Il faut avoir réalisé des essais contrôlés, maintenu un faible risque de biais, avoir réalisé l'ajustement des facteurs de confusion potentiels et vérifié l'efficacité de l'action sur les variables proximales et distales. Pour aborder la méthodologie de la prévention, nous avons choisi de prendre appui sur l'exemple de la prévention de la délinquance, afin d'accompagner la démonstration. La délinquance est un phénomène qui concerne des personnes plutôt jeunes, principalement entre 12 et 35 ans. Pour la majorité des délinquants, les manifestations s'éteignent à l'âge mûr. La désistance, qui correspond à cet arrêt de l'activité délictueuse, est souvent mise sur le compte d'une volonté de construire sa vie, qui fait suite à une rencontre affective, à la naissance d'un enfant, ou à un événement à forte valeur émotionnelle. Malheureusement les dégâts personnels et sociétaux sont tels que la délinquance ne saurait être laissée sans réponse. Il existe
1 Professeur de psychologie, Université Pierre Mendès France, Grenoble 2. 2 La dénomination reste à déterminer de façon plus universelle.

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MANIFESTE

POUR UNE PRÉVENTION

CONCEPTUALISÉE

habituellement deux principales réponses, consistant soit à chercher à réduire les effets, soit à s'attaquer au problème sur un mode préventif, de façon plus proximale de sa source. La réduction des effets de la délinquance est essentiellement visée par les sanctions pénales. Or, y compris la prison, cellesci présentent un effet très relatif sur les récidivistes. Actuellement, seules sont sanctionnées les infractions rapportées à la police par les victimes et dont l'auteur a été confondu, ce qui représente 10 à 15% de la délinquance. La pénalisation des délinquants n'atteint donc qu'une petite part d'entre eux. En matière de délinquance, on connaît uniquement la partie émergée; le reste se révèle dans les coûts associés et dans le sentiment d'insécurité vécu par la population. L'arsenal répressif n'a donc pas pour effet d'atténuer de façon majeure la délinquance. Se pose alors la question de l'alternative préventive. La possibilité de se centrer sur les caractéristiques associées à la délinquance et viser leur évolution donne des résultats intéressants. La prévention du crime est absolument nécessaire car, comme l'indique un rapport des Nations Unies, le coût de la criminalité pour les collectivités, en termes de justice pénale, de biens perdus, de vies brisées et de sécurité privée, a subi, dans les pays industrialisés, une augmentation de 50% au cours des trente dernières années. On sait maintenant que les mesures de prévention ciblées sur des facteurs de risque ont un coût de deux à sept fois moins élevé que la mise en détention, et qu'elles ont un net effet sur la délinquance comme sur la récidive. En outre, elles limitent la dépendance à l'égard de l'aide sociale. Des études montrent également que des mesures y compris législatives, destinées à lutter contre le développement de situations propices à la commission d'infractions réduisent le nombre et la gravité des délits contre les biens, mais aussi la criminalité, notamment dans les lieux publics. La prévention peut prendre différentes formes. En tant que psychologues, nous développerons principalement les configurations concernant les aspects individuels et groupaux. Nous aborderons les modalités de conception et de mise en œuvre de la prévention. Avant cela, il est nécessaire de préciser la définition de la prévention.

CATHERINE

BLATIER

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I. - DÉFINITION

DE LA PRÉVENTION

La prévention représente la mise en œuvre d'actions ou de programmes visant à réduire le risque ou la gravité (dans le cas de la délinquance, la gravité d'actes délictueux) en intervenant de façon proximale et/ou distale sur leurs causes. Une prévention est concevable à partir d'une connaissance précise du domaine d'intervention. La criminologie préventive est donc élaborée à partir de connaissances théoriques. La mise en œuvre d'une action de prévention dépend de la théorie qui préside à sa conception. Les théories de la délinquance sont diverses et vont de la régulation sociale et personnelle à la force du lien entre l'individu et la société renforçant ou annulant les possibilités de conformité à la loi. La défmition de la prévention peut donc être large, incluant toute action à effet préventif, ou restreinte aux programmes de prévention.

La prévention au sens large
Toute intervention susceptible de réduire la délinquance est bien souvent considérée comme action de prévention. Certaines théories suggèrent une vaste panoplie d'interventions préventives. Ainsi, toute action consistant à avertir des populations, qu'elles soient à risque ou pas, ou à devancer l'apparition ou l'accroissement d'un problème pourrait dès lors être considérée comme action préventive. La sanction pénale, par exemple, présente des effets divers. On espère qu'elle aura une portée pédagogique vis-à-vis de l'auteur. En termes d'intimidation collective, on s'attend à ce qu'elle évite que d'autres ne tentent la même expérience. En termes d'intimidation individuelle, on souhaite qu'un individu ne se lancera pas dans une nouvelle aventure délictueuse. Pourtant, la peine a-t-elle réellement un effet dissuasif? La criminologie dite de la réaction sociale considère la sanction pénale comme une répression sans efficacité, ne devant, de ce fait, pas être maintenue comme telle. On constate, essentiellement à partir de la fin du XIXC siècle, que la mise en avant de l'idée de prévention en matière de comportement délinquant est aussi une réponse à l'inefficacité de la

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MANIFESTE

POUR UNE PRÉVENTION

CONCEPTUALISÉE

répression. Dans ce sens, la criminologie interactionniste s'est opposée à la stigmatisation dont elle estimait les déviants victimes, puisque l'intervention pénale poussait, selon elle, à repérer les délinquants et à les enfermer. Finalement, c'est toute une philosophie de la peine qui a dû être repensée, car au-delà de l'idée de rétribution, on souhaite éviter la récidive en cherchant une modification plus durable du comportement. Dans cette conception sont associées différentes mesures qui dissuadent les individus de devenir délinquants. Les politiques de développement social urbain, la conciliation, la médiation, les conseils de prévention de la délinquance, mais aussi la réparation envers la victime, le travail d'intérêt général, constituent autant de mesures de ce type de prévention. Si toute action ayant un effet préventif peut être considérée comme action de prévention, on s'intéressera ici préférentiellement à un sens moins large de la prévention, restreignant celle-ci aux programmes précédant l'acte délinquant, en excluant de ce fait les interventions pénales.

La prévention est-elle vraiment utile?
Les avis quant à l'efficacité de la prévention en criminologie sont partagés. En effet, certains considèrent que la prévention criminologique n'a pas d'utilité, car l'étiologie du crime relève de l'organisation biologique et psychologique des individus. Dans une perspective durkheimienne, d'autres estiment que le crime ne peut réellement être combattu, car il constitue un phénomène de société. D'autres encore, estiment que le crime est un pur produit de la réaction sociale vis-à-vis d'actes repérés comme déviants, alors qu'ils sont estimés relativement peu différents des actes non déviants. D'autres enfm considèrent que la prévention est peu utile et espèrent plus d'évolution à partir d'un renforcement des sanctions pénales. Ces différents positionnements indiquent deux grandes directions. La première est fondée sur les possibilités d'un individu de modifier son comportement. La seconde dégage plus l'individu de sa responsabilité et impute au milieu l'essentiel de la motivation au passage à l'acte.

CATHERINE

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La position médiane est certainement plus proche de la réalité. Elle associe la responsabilité d'un individu et celle de son milieu dans la production d'un comportement délinquant. Il nous semble qu'il convient de proposer des programmes de prévention qui tiennent compte de ces deux aspects. Toutefois, aucune prévention ne peut répondre de façon adéquate à l'ensemble des situations.

Les limites de la prévention
La prévention est rarement synonyme de parfaite efficacité dans la disparition d'un problème. On rencontre cette difficulté dans la plupart des domaines de prévention. En criminologie, plusieurs limites à la prévention peuvent être identifiées. La première tient certainement au type d'infraction combattu: il n'est pas possible de lutter contre le terrorisme avec les mêmes dynamiques préventives que dans la lutte contre le vol. La deuxième tient au type de prévention et au degré de son adéquation aux personnes destinataires. En effet, certains délinquants, du fait d'une réticence fondamentale ou d'une pathologie se montrent inaccessibles à la prévention. La troisième difficulté correspond aux techniques de prévention susceptibles d'être utilisées, à leur coût et au rapport coût-efficacité. Enfin, les limites sont souvent imposées par la société elle-même, qui peut estimer dégradant un traitement qui aurait été admis en d'autres temps, mais se rapporte à une époque aujourd'hui révolue. On distingue trois types de prévention spécifiques que nous allons détailler.

II. - TROIS TYPES DE PRÉVENTION SPÉCIFIQUES
Il est habituel de distinguer trois types de prévention, qui sont associés à des programmes intervenant à des moments différents. La prévention primaire comme la prévention secondaire font intervenir des professionnels de la criminologie et souvent des acteurs sociaux. Au contraire, dans la prévention tertiaire, les intervenants sont le plus souvent des professionnels de la criminologie clinique.

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MANIFESTE

POUR UNE PRÉVENTION

CONCEPTUALISÉE

Les caractéristiques

de la prévention primaire

L'Organisation mondiale de la santé considère la prévention primaire comme l'ensemble des moyens mis en oeuvre pour empêcher l'apparition d'un trouble, d'une pathologie ou d'un symptôme. En matière de délinquance, la prévention primaire concerne la modification des facteurs ou des conditions de vie dans lesquelles vivent des personnes et qui sont considérés comme criminogènes pour elles. Elle passe également par des actions d'information auprès des parents et des professionnels, afin de réduire le risque de survenue d'un trouble.

Les indications de la prévention secondaire
La prévention secondaire fait suite à l'identification des difficultés par un dépistage. Dans le domaine criminologique, elle repose sur des interventions auprès de groupes ou de personnes à risque de délinquance. C'est l'exemple de la prévention de la délinquance par la procédure française de protection des mineurs en danger. La prévention secondaire s'adresse à des individus à risque, sans pour autant que les difficultés soient déjà présentes, ou bien parce qu'elles sont encore actuellement tolérables. Les mesures proposées dans le cadre de la prévention secondaire visent à révéler l'atteinte et son degré afm de prévenir l'aggravation des troubles par une intervention précoce. Suite à une détection précoce, l'action de prévention secondaire rend possible l'atténuation des conséquences du trouble, grâce à une intervention précédant son apparition ou rapidement après celle-ci.

Les objectifs de la prévention tertiaire
La prévention tertiaire vise principalement à éviter les rechutes ou les complications et, en matière de prévention de la délinquance, à limiter la récidive. De ce fait, elle cible ses interventions sur des personnes bien identifiées et utilise des moyens de réadaptation sociale et d'assistance psychologique le plus souvent individuels. La prévention tertiaire concerne, par exemple, des actions dans les établissements en milieu fermé, et l'assistance postpénale qui peut être réalisée pour favoriser la réinsertion.

CATHERINE

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Cette distinction en prévention primaire, secondaire, tertiaire est souvent remplacée par celle de prévention universelle ou ciblée. Sans se recouvrir parfaitement, ces notions sont voisines et la seconde terminologie se substitue parfois à la première. Comme les deux sont présentes dans les écrits sur la prévention, nous exposerons également la prévention universelle et la prévention ciblée.

III. - PRÉvENTION

UNIVERSELLE OU CIBLÉE

Dans cette conception, la prévention peut être réalisée de façon universelle ou de façon ciblée. Dans ces deux formes de prévention, les personnes ou les groupes n'ont pas demandé d'aide, du fait de l'absence de symptôme repérable, ou du fait que les premiers indices viennent juste d'apparaître et sont, de ce fait, assez bien supportés par les intéressés. La prévention universelle concerne une collectivité assez large, tandis que la prévention ciblée sélectionne des personnes à risque en raison soit de caractéristiques personnelles (type indique), soit de caractéristiques liées au milieu de vie (type sélectif).

La prévention universelle
La prévention universelle a pour objet l'amélioration des compétences personnelles propres à un groupe ou une population qui n'ont pas été sélectionnés de façon préalable par un dépistage. On conçoit bien que la prévention universelle se substitue partiellement à la prévention primaire. La plupart des programmes de prévention concernent des campagnes de sensibilisation, des initiatives menées par les mairies, les centres sociaux, les centres de promotion de la santé, l'Education nationale, et sont destinés aux enfants et ou à leurs parents pour le développement des habiletés sociales ou parentales. Les jeunes eux-mêmes se voient proposer des activités sportives, de loisirs, ou de création suscitant des comportements correspondant à des normes et attitudes non agressives et de coopération. Les interventions visent l'amélioration des habilités socio-émotives, sociocognitives et prosociales des enfants: amélioration du contrôle de soi, gestion de la colère,

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