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Promesses et désespoirs d'un service public

De
324 pages
Grâce à un travail d'archéologie qui part de l'histoire et des origines coloniales de l'audiovisuel public sénégalais, l'auteur arrive à la situation actuelle pour démontrer, sans vraiment surprendre, la continuité d'un service docile guidé par l'obéissance aux pouvoirs dominants. La question du financement de l'audiovisuel public est également abordée et rappelle l'Etat à ses devoirs.
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Kadialy Diakhité Promesseet désespoirs d ’ un se r v i c e p u b l i c
Préface de Mame Less Camara
La radiodiffusion télévision sénégalaise
Promesses et désespoirs d’un service public La radiodiffusion télévision sénégalaise
Dernières parutions
chez L’Harmattan-Sénégal
(Catalogue en ligne sur harmattansenegal.com)
NGUETTE Ibrahima Abou,Projet de société pour un Sénégal émergent. Initiative pour une politique de développement (IPD),essai, juillet 2013. KAMARA Moustapha,LY Mamadou Selly,SAKHO Abdoulaye,Droit des associations sportives. En l'honneur de Lamine Diack, Mémento pratique, Co-édition CRES, essai, juillet 2013. KAMARA Moustapha, LY Mamadou Selly, SAKHO Abdoulaye,Sport et contrat de travail. En l'honneur de lamine diack, Mémento pratique, Co-édition CRES, essai, juillet 2013.KAMARA Moustapha,LY Mamadou Selly,SAKHO Abdoulaye,Sport et droit des sociétés.En l'honneur de Lamine Diack, Mémento pratique, Co-édition CRES, juillet 2013. DIA Hamidou, GUISSÉ Youssoupha Mbargane,Aboubakry Kane, Le dernier fils de la Grande Royale,Collection « Mémoires et Biographies », n°9, juillet 2013. KANE Abdoul,La vie sur un fil, nouvelles de mon hôpital,juillet 2013. MANCABOU Ange Constantin,Gestion fiscale et comptable de l'entreprise, Fiscalité sénégalaise et comptabilité OHADA,juin 2013. NDIAYE Amadou Alain,24 impasse Salonique, roman, «Nouvelles Lettres Sénégalaises », juin 2013. GUISSÉ Ameth,Une mort magnifique, roman, « Nouvelles Lettres Sénégalaises », juin 2013. SÈNE Ibrahima,La diplomatie sénégalaise de Léopold Sédar Senghor à Abdoulaye Wade. Regard d'un chancelier, CAMARA El Hadji Alioune,DRAMANI Latif,THIAM Ibrahima,Structure et dynamique de l'économie sénégalaise,essai, mai 2013. DIENG Azo,Premières pluies, poèmes, avril 2013 FAYE Ibrahima Ibson,Demain, Œuvre rappologique, avril 2013. BADJI Cheick Atab,La gynécologie obstétrique pour le grand public. 100 questions de femme, mars 2013. WONE Ibrahima,De l'homme des rêves, Essai, février 2013.NDIAYE Adja Ndèye Boury,Collier de cheville, récit, «Nouvelles Lettres Sénégalaises », février 2013.
KADIALYDIAKHITÉPromesses et désespoirs d’un service public La radiodiffusion télévision sénégalaise
© L'HARMATTAN, 2013 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-336-30430-4 EAN : 9782336304304
REMERCIEMENTS
Mes vifs remerciements à tous ceux qui, de près ou de loin, au sein de ma famille, dans mon milieu professionnel et ailleurs, ont contribué à la réalisation de cet ouvrage qui est un hommage à tous ceux qui luttent, au Sénégal et en Afrique, pour l’avènement d’un service public de l’audiovisuel digne de ce nom. Ce livre porte en lui l’espoir de voir la propagande, les programmes poubelles, l’exclusion et la corruption céder pleinement la place à l’information, aux productions de qualité et à l’éthique à la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise au service de l’intérêt général de la diversité nationale. Contrairement à la propagande, l’information est à la fois un pouvoir, un produit stratégique, une denrée de première nécessité. Elle est recherchée frénétiquement par tous et par chacun, à tous les instants de la vie, du réveil au coucher et dans toutes les circonstances. C’est l’information qui détermine les bonnes décisions et les bons choix dans la vie des humains, des sociétés, des nations et des Etats. Elle est une des clés essentielles de la réussite à l’ère du numérique, dans le village global. En être privé, rend aveugle, sourd, muet, insensible et irresponsable. Kadialy Diakhité
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PRÉFACE
S’il se conformait aux textes qui le régissent, l’audiovisuel public sénégalais serait plus ouvert à la différence et serait le lieu d’expression de la diversité nationale à tous les niveaux. La politique, les cultures et les langues nationales ainsi que les religions et leurs divergences internes auraient pu s’exprimer dans un service public de l’audiovisuel, ouvert et convivial, qui n’aurait de préférence que pour la démocratie et la bonne gouvernance.
La même progression aurait été possible si l’audiovisuel public tirait les leçons de l’histoire d’un pays qui, au bout de deux alternances sur fond de liberté de la presse et de pluralisme politique, a formellement dépassé le stade de la confiscation des médias publics par le pouvoir politique. D’ailleurs, la réalisation des deux alternances démocratiques, malgré l’assujettissement de l’audiovisuel public au service exclusif du pouvoir, montre bien l’inadéquation de cette posture avec la culture politique des électeurs, c’est-à-dire des citoyens.
La période étudiée remonte aux origines, donc à l’époque coloniale. Une attention particulière est accordée, cependant, à deux Directions générales de l’audiovisuel public. Il s’agit de celle de Mactar Silla, nommé tout de suite après l’alternance de mars 2000, et l’arrivée au pouvoir du président Abdoulaye Wade. La seconde est celle de Babacar Diagne, en place au moment de la défaite de Wade en mars 2012. Donc le début et la fin d’un cycle politique.
Kadialy Diakhité montre bien dans ce livre la nature et les formes de la domination qu’exercent sur l’audiovisuel public des groupes en alliance objective pour la domination de la société, qu’il s’agisse d’organisations politiques ou religieuses. Il en arrive, tout naturellement, au constat que la logique d’exclusivité qui est à l’œuvre dans l’audiovisuel public est aussi une logique d’exclusion qui frappe toutes les personnes et les entités dont le discours, par adversité ou simplement par indifférence, ne fait pas allégeance à la pensée dominante.
Ainsi, l’opposition politique et la société civile accèdent difficilement à l’audiovisuel public, particulièrement la télévision. Mais elles ne sont pasles seules.L’auteur insiste sur l’ostracisme dont sont victimes des communautés constitutives de la Nation sénégalaise sans que, pour autant, leurs langues et leurs cultures ne soient prises en compte, de manière conséquente, dans les programmes de l’audiovisuel public. Ce livre fournit les explications historiques de cette situation ainsi que les raisons idéologiques qui l’ont prolongée. La démarche coloniale était plus soucieuse de la prise en compte de la
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