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Prune trouve l'amour

De
78 pages

Alors qu’elle n’avait que 9 ans, un accident de voiture bouleversa la vie de Prune, la laissant orpheline de père et de mère. Se sentant au fond de son cœur comme une enfant abandonnée, son destin la mènera heureusement vers une guérison qu’elle n’osait plus espérer, le jour où elle croise un garçon à la terrasse d'un café. Ignorant tout de l’amour, elle découvre alors le plaisir de partager des instants amicaux, sans rien attendre en retour...


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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-70758-1

 

© Edilivre, 2014

Mes yeux pour t’aimer

Présentation du livre :

L’époque n’a rien changé aux passions et aux rêves.

Il faut croire en son avenir en empêchant chaque désillusion à nous envahir lentement.

De jeunes filles romantiques se sont laissé bercer par plusieurs histoires à la fois.

Elles n’avaient pourtant pas oublié les problèmes abordés avec leur parent, au sujet des faux semblants.

A travers le monde chacun vit des aventures rocambolesques.

Face à la réalité notre image peut changer du jour au lendemain. Mais il faudrait beaucoup plus que ça pour nous effrayer !

Un combat au quotidien se joue. Tel un guerrier la vie nous enveloppe de sons et de lumières.

A nous d’accompagner notre destin. De trouver le bon équilibre, pour ne pas tomber, tel un oiseau blessé.

Notre chemin est parfois long et semé d’embuche, qu’importe la fatalité.

Nous nous devons à rester humbles à chaque engagement que nous croisons sur notre route.

Le handicap n’est pas toujours une torture. En s’acceptant tel que nous sommes devenus, notre entourage se sent moins inutile au quotidien.

Le combat n’est pas un ennemi pour celui ou celle qui désire se battre avec rage et volonté ! Heureux ou malheureux, la vie n’est pas un fruit pourrit. Il faut croquer à pleine dent chaque instant de malheurs… qu’importe les problèmes, l’espoir est plus fort que la défaite !

S’ouvrir au monde qui nous entoure, ne pas s’apitoyer sur son sort… vouloir s’en sortir pour trouver enfin l’amour !

Allo bonjour Madame, je m’appelle Prune. Je désire parler à Dan.

Bonjour, mademoiselle. Je vous prie de patienter un instant. Mon fils vient tout juste d’arriver, je vais l’avertir de votre appel.

Dan c’est moi Prune. J’ai besoin de ton aide.

Je ne me sens pas très bien. Mes parents ne sont plus là. Viens vite chez moi, je t’en prie.

Mais que t’arrive-t-il ?

Je te promets de me dépêcher, laisses-moi le temps de ramasser mes clés.

Je serais chez toi dans une demie-heure, tu peux attendre d’ici là.

Je vais essayer Dan, merci !

La veille Prune avait eu du mal à s’endormir. Comme elle s’était réveillée en pleine nuit, elle n’avait pas hésité à avaler plusieurs comprimés.

Au petit matin lorsqu’elle se réveilla, elle eut la sensation d’avoir reçu plusieurs coups à la nuque.

Elle voulut appeler sur son portable, sans vraiment savoir à qui confier son malaise.

Elle ne se rappelait plus de rien. Elle appuya au hasard sur une touche et le premier numéro qui s’était affiché, correspondait à celui d’un ami.

Elle ne le connaissait pas vraiment, mais dès le premier instant où elle avait entendu sa voix, elle avait de suite ressenti quelque chose de positif en lui.

Le temps passait et Prune avait bien du mal à rester éveillée.

Elle entendit faiblement la sonnerie de l’interphone. Elle se leva lentement pour y répondre.

Elle décrocha l’appareil et le porta à son oreille, tout en demandant qui est là ?

Une voix qu’elle connaissait bien lui répondit :

C’est moi Dan, je suis devant ta porte d’entrée, ouvres-moi.

A quel étage habites-tu ?

Je suis au dixième étage, tu peux entrer. Il n’y a pas d’ascenseur. Bon courage pour les marches d’escaliers.

Ah bon, j’arrive. Il poussa la porte si forte, qu’il faillit renverser une vieille dame qui venait juste d’entrer. Ses clés lui avait glissé des mains au moment où il s’était précipité dans l’immeuble.

Veuillez m’excuser madame, je ne voulais pas vous bousculer. Puis-je réparer mon étourderie ?

Ce n’est pas de refus jeune homme, je ne retrouve pas mes clés, voulez-vous regarder au sol ?

Dan se pencha en avant et ne tarda pas à les ramasser.

Tenez, voici vos clés. Puis-je vous aider à porter vos courses jusqu’à votre appartement ?

Mais à qui rendez-vous visite et chez qui allez-vous de ce pas ?

Je vais chez une amie, elle s’appelle Prune et elle habite au dixième étage.

La vieille dame ne répondit rien, Dan s’imagina qu’elle devait certainement être un peu sourde.

Ils arrivèrent au quatrième étage, l’un suivant l’autre, à petit pas.

Je vous remercie Monsieur, je vous souhaite une excellente journée, bien le bonjour chez vous !

Dan ignorait tout de la vie privée de son amie. Il monta jusqu’au dixième étage sans s’arrêter.

Il fut surpris de trouver une porte entrouverte avec un chaton couché sur le paillasson.

Il se baissa pour caresser l’animal, mais celui-ci ne se laissa pas toucher.

Il entra sans dans l’appartement et put constater que rien ne ressemblait à ce qu’il s’était imaginé de découvrir chez sa jeune amie.

Prune avait déclaré à Dan qu’elle avait tout juste dix-huit ans, mais celui-ci n’y avait pas vraiment cru. Elle lui avait fait comprendre dès leur première rencontre qu’elle vivait seule.

Prune avait refusé le premier baiser de Dan. Il lui en avait voulu pendant plusieurs jours.

Ils avaient juste eu l’idée d’échanger leur numéro de portable. Elle lui avait demandé de lui enregistrer directement sur son téléphone.

Le studio paraissait minuscule, un canapé lit meublait la pièce principale. Côté évier, un monticule de vaisselle salie dégageait une odeur malodorante.

Le chaton miaulait devant une gamelle vide, tout en regardant l’intrus du coin de l’œil.

Prune, où es-tu ?

C’est moi Dan, je suis là, réponds-moi.

Il se dirigea vers une autre porte et tout en essayant de tourner la poignée, il s’aperçut qu’elle ne pouvait s’ouvrir.

Il poussa par petite secousse et ce n’est qu’au bout d’un court instant qu’il put apercevoir son amie, en position allongée dans la baignoire.

Elle semblait dormir, mais au moment où Dan se pencha sur son visage, elle se mit à crier très fort :

Ne me touchez pas, laissez-moi tranquille. Je n’ai rien à vous offrir.

Prenez le chaton, il meurt de faim. Il n’a plus rien à manger depuis plusieurs jours et moi non plus.

Mais voyons Prune, c’est moi ton ami Dan. Tu m’as téléphoné en me demandant de passer chez toi.

Tu te sentais pas très bien, que t’arrive-t-il, tu as fait la fête hier soir ?

Mais je ne vous connais pas. Je ne m’appelle pas Prune, mon prénom est Marguerite.

Je n’ai pas besoin d’un ami. Je veux mourir, pour mieux renaître… Demain si dieu le veut.

A peine ces quelques mots jaillirent de sa bouche, que déjà son corps endormit s’écroula.

Dan eut le bon réflexe de protéger Prune en lui maintenant la tête, afin de lui éviter un choc trop violent sur la bordure de la baignoire.

Il laissa glisser son corps et la couvrit d’une couverture.

Il prit son téléphone et appela le service des pompiers. Il expliqua tout en détail l’état de la malade, et donna l’adresse en signalant les dix étages à monter.

Quelques minutes plus tard les pompiers arrivèrent avec un brancard. Ils s’occupèrent de Prune, l’un d’eux demanda au témoin le lien de parenté avec la victime.

Dan se présenta en tant que son petit ami. Elle l’avait appelé à son secours. Lorsqu’il s’était présenté elle s’était évanouie et c’est alors qu’il avait pris l’initiative de leur téléphoner.

Dan écrivit sur un papier son nom et son numéro de téléphone. Il dut signer l’autorisation d’hospitalisation afin qu’il soit remis au service d’hôpital d’Aix-en-Provence.

Après le départ des pompiers, le jeune homme se mit à chercher la clé de l’appartement.

Ce ne fut pas chose facile pour lui, étant donné qu’il venait chez Prune pour la première fois.

Il trouva les papiers d’identité posés sur un petit meuble. Dans une pochette se trouvait les clés. Décidément son amie pensait au moindre détail.

Au moment où il s’apprêtait à partir, il entendit un miaulement timide à ses oreilles.

Chaton approches, je t’emmène avec moi. A sa demande le chat ne se fit pas attendre. Il sauta dans les bras de Dan tout content de ne pas se retrouver seul.

Que lui était-il arrivé ?

Comment avait-il pu accepter de se présenter chez Prune. Le destin venait de lui jouer un drôle de tour. Il avait du mal à réaliser ce qu’il venait de subir en quelques minutes.

En réalité Dan ne savait pas d’où venait son amie. Il l’avait croisé dans un restaurant et lui avait offert un café. Ce jour-là elle portait une jolie robe couleur vert d’eau. Sa frimousse au teint rosé lui avait de suite plu. Des lunettes teintées cachaient ses yeux.

Lorsqu’il l’avait quitté elle ne s’était pas levée de sa chaise. Il ne s’était pas posé de questions à ce moment-là, il n’avait pas cherché pas à comprendre. Il l’avait salué et s’était approché de son visage. Mais elle avait tourné la tête aussitôt, comme si elle voulait éviter un baiser de Dan.

Plusieurs jours s’étaient écoulés sans qu’il ait eu de ses nouvelles. Ce matin-là lorsqu’elle l’avait appelé, il avait de suite reconnue le son de sa voix.

A présent il se demandait de quelle manière il allait pouvoir sortir de son embarras ?

Comment ses parents...