Quelle justice pour la France ?

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31 personnalités de la vie politique, juridique et culturelle française répondent ici à 6 questions sur le système judiciaire français. Elles portent sur la confiance dans le système judiciaire français, l'indépendance de la justice, le rôle du ministre de la justice, l'éventualité de pouvoir filmer et diffuser les procès... Avec la participation de Jacques Barrot, Raymond Boudon, Edouard Brézin, David Camus, Gilbert Collard, Jeanne Cordelier, Anne Fagot-Largeault, Alain Ghysen, Elisabeth Guigou, Brice Lalonde, Louise L. Lambrichs, Pierre Laurent, Jean-Marie Lehn, Marc Levy, Maurice Lévy, Thierry Lévy, Nathalie Przygodzki-Lionet, Danièle Lochak, Jean-Charles Massera, Frédérique Martin, Jean-Claude Pecker, Paul Quilès, Fabrice Rizzoli, Jacques Salzer, François Sauvadet, Jean-Luc Sauvage, Guy Sorman, Alain Touraine, Catherine Trautmann, Marc Trévidic, Jean Weissenbach
Publié le : dimanche 1 janvier 2012
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EAN13 : 9782296479944
Nombre de pages : 184
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Quelle
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our la France ?
        
   
© L'HARMATTAN, 2011 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Paris  http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr  ISBN : 978-2-296-56297-4 EAN : 9782296562974 
Ouvrage coordonné par Dragos Calin Quelle ustice our la France ?31 ersonnalités ré ondent aux préoccupations des FrançaisLHARMATTAN
"Pour ma petite nièce, Miruna-Stefania, dans l'espoir qu'un jour elle les lise avidement"
Je souhaiterai également adresser un chaleureux remerciement àMadame Stefania Marinescu et à Monsieur Jean-Loup Calazel, qui m'ont soutenu dès le début dans cette aventure passionnante et difficile à la fois.
COURTESYNTHÈSE DES RÉPONSESDES PERSONNALITÉS FRANÇAISESQUI ONT RÉPONDU« OUI »À NOTRE INITIATIVE
Nous avons réalisé ce recueil dinterviews de 31 personnalités de la vie politique, juridique et culturelle française dans lespoir de découvrir la manière dont les magistrats français et le système judiciaire français sont perçus, de manière générale. Ces réponses et réflexions nous serviront à titre dexemple pour en tirer des leçons importantes. Celles-ci pourraient aider les acteurs de la justice à se retrouver, comme profession, à se découvrir « de lautre côté du miroir » de leur activité professionnelle à travers le point de vue, les idées et les impressions des académiciens, des écrivains et des hommes politiques français. Un regard extérieur qui pourrait savérer extrêmement utile à nous tous, citoyens européens, dans le contexte national et international actuel. Et si on sortait du cadre pur et dur du monde des magistrats et des avocats, lintérêt pour ce recueil pourrait être et pourquoi pas naître chez le Français ordinaire, chez « Monsieur Tout le Monde », désireux et curieux de connaitre les avis, les appréciations et les jugements des personnalités connues et reconnues sur la scène politique, juridique et culturelle actuelle, en ce qui concerne le monde de la justice, en France. Dapprendre comment ce système complexe et compliqué, qui à trait à la politique (quon le veuille ou non !), et qui souvent en dépend de manière plus ou moins directe, pourrait être changé, amélioré, renouvelé afin de mieux servir les intérêts de tous les Français, sans distinction aucune, dorigine nationale ou sociale, de religion, de sexe, etc. A la question n° 1 : « Si vous deviez vous adresser à une instance en France pour protéger vos droits, auriez-vous confiance dans le système judiciaire ? », les réponses ont été aussi différentes et enrichissantes que les horizons professionnels auxquels appartiennent nos répondants.
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Ainsi, selon le point de vue exprimé par lun de nos interlocuteurs « la justice française ne fonctionne pas trop mal, mais souffre de deux maux, la lenteur et sur certains sujets une coloration idéologique. On l'a constaté dans les affaires de pédophilie où le juge d'instruction n'a pas instruit à charge et à décharge, mais surtout à charge. Sur d'autres sujets, on a l'impression, de l'extérieur, que certains juges sont imprégnés de culture compassionnelle. Ces défauts posent des problèmes de financement de la justice, dont le budget est insuffisant. Ils posent aussi le problème de la formation et de l'expérience des magistrats. Il faut éviter qu'un juge inexpérimenté n'ait à connaître de dossiers trop difficiles. Il faut aussi que les futurs magistrats soient formés dans des matières autres que le droit, mais en prenant soin que tous les points de vue leur soient présentés s'agissant des sciences humaines ». « La confiance dans un système judiciaire est toujours relative », constate un magistrat français que nous avons interviewé également à ce propos. « Toutefois, même si la justice française est de plus en plus lente en raison de l'explosion des contentieux et de la faiblesse des moyens, elle conserve des atouts non négligeables. En premier lieu, la corruption est très rare dans le système judiciaire français. En second lieu, l'accès à la Justice reste relativement facile. De ce fait, l'on constate un paradoxe : la Justice française n'a jamais été tant décriée par les Français pour sa lenteur mais les Français font malgré tout de plus en plus appel à elle, en matière civile comme en matière pénale. » Et puisque nous restons toujours dans la sphère du système judiciaire français, un écrivain très connu nous donne son opinion plus ou moins mitigée : « Tout ce que je puis dire, cest que jai relativement confiance en la justice de mon pays. Même si, en France comme ailleurs dans le monde, plus on a dargent (pour soffrir les meilleurs avocats), plus on est en droit davoir confiance. » Des réponses tranchantes, nous en avons reçu également : « Oui, sans aucune restriction, tant que la justice reste indépendante du pouvoir exécutif ; mais on peut craindre des dérives dans la situation politique actuelle ». Et pour faire encore plus clair : « A priori j'ai confiance, mais je sais bien que 10
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