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Quelques idées sur la création d'une faculté libre d'enseignement supérieur

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28 pages

A M. Ernest Vinet, bibliothécaire de l’École des beaux-arts.

Paris, 25 février 1871.

MON CHER AMI,

Il peut paraître singulier que je choisisse le lendemain d’une si terrible épreuve pour parler d’instruction supérieure. Je le fais à dessein, et je crois le faire à propos. C’est l’Université de Berlin qui a triomphé à Sadowa, on l’a dit avec une raison profonde ; et il faut être aveugle pour ne pas voir l’ignorance française derrière la folle déclaration de guerre qui nous a conduits où nous sommes.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse…

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Ernest Vinet, Émile Boutmy

Quelques idées sur la création d'une faculté libre d'enseignement supérieur

Lettres et programme

QUELQUES IDÉES SUR LA CRÉATION D’UNE FACULTÉ LIBRE D’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

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A M. Ernest Vinet, bibliothécaire de l’École des beaux-arts.

Paris, 25 février 1871.

MON CHER AMI,

 

Il peut paraître singulier que je choisisse le lendemain d’une si terrible épreuve pour parler d’instruction supérieure. Je le fais à dessein, et je crois le faire à propos. C’est l’Université de Berlin qui a triomphé à Sadowa, on l’a dit avec une raison profonde ; et il faut être aveugle pour ne pas voir l’ignorance française derrière la folle déclaration de guerre qui nous a conduits où nous sommes. On dit partout qu’il faut refaire des hommes, c’est-à-dire refaire dans les hommes le culte des choses élevées et le goût des études difficiles. C’est assurément une nécessité pressante ; mais auparavant ne faut-il pas créer l’élite qui, de proche en proche, donnera le ton à toute la nation ? Refaire une tête de peuple, tout nous ramène à cela. L’instruction supérieure touche donc de très-près au premier, au plus urgent de nos problèmes politiques.

Plus tard, on reprendra la question dans son ensemble, et je compte bien être de cette bataille. En ce moment je vais au plus facile, — et ce n’est pas le moins pressé : — je voudrais tenter d’organiser en France l’instruction libérale supérieure.