Recherche et développement qualité en action sociale

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La loi du 2 janvier 2002 exhorte les établissements et services sociaux ou médico-sociaux à évaluer la qualité de leurs prestations. Le Réseau Qualité Sociale s'est donné pour but d'animer la réflexion et la recherche dans ce champ spécifique. Les communications de deux colloques sur le sujet, organisés à Lille par le Réseau en septembre 2002 et octobre 2003, permettent de se faire une idée des avancées et des débats en évaluation et en démarche qualité dans le champ social aujourd'hui.
Publié le : lundi 1 novembre 2004
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EAN13 : 9782296376557
Nombre de pages : 372
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RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT QUALITE
EN ACTION SOCIALE

2004 ISBN: 2-7475-7265-X EAN : 9782747572651

(Q L'Harmattan,

Sous la direction de Jean-Marc DUTRENIT

RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT QUALITE EN ACTION SOCIALE
Actes des colloques organisés par le Réseau Qualité Sociale
Septembre 2002
Octobre 2003 Université de Lille 3
-

L'Harmattan 5-7,rue de l'ÉcolePolytechnique 75005 Paris FRANCE

L 'Harmattan Hongrie Kossuth L. u. 14-16 1053 Budapest HONGRIE

L 'Harmattan Italia Via Degli Artisti, 15 10124 Torino ITALlE

TECHNOLOGIE DE L'ACTION SOCIALE
Collection dirigée par Jean-Marc DUTRENIT professeur des Universités à Lille 3

Les pays francophones, européens notamment, sont très dépourvus d'outils scientifiques et techniques dans l'intervention sociale. Il importe de combler ce retard. "Technologie de l'Action Sociale" met à la disposition des organismes, des praticiens, des étudiants, des professeurs et des gestionnaires les ouvertures et les réalisations les plus récentes. Dans cette perspective, la collection présente divers aspects des questions sociales du moment, rassemble des informations précises, garanties par une démarche scientifique de référence, permettant au lecteur d'opérationnaliser sa pratique. Chaque volume présente des méthodes et techniques immédiatement applicables. Au delà, la collection demeure ouverte à des ouvrages moins techniques, mais rendant compte d'expériences originales, pouvant servir de modèle d'inspiration. Méthodes de diagnostic social, individuel ou collectif, modalités efficaces de l'accompagnement social, de la rééducation et de l'insertion, techniques d'analyse et de prévision dans le domaine de l'Action sociale, modèles d'évaluation et d'organisation des services et établissements du secteur sanitaire et social, en milieu ouvert ou fermé sont les principaux centres d'intérêt de cette collection. Améliorer l'expertise sociale pour faciliter l'intégration des handicapés de tous ordres à la vie quotidienne, tel est en résumé l'objectif visé. Ceux qui pensent que leurs travaux peuvent collection sont invité à nous contacter. trouver place dans cette

Volumes parus:
1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. Il. 12. 13. 14. 15. 16. 17. 18. 19. 20. 21. 22. 23. 24. 25. 26. 27. 28. 29. 30. 31. 32. 33. 34. 35. 36. 37. 38. 39. 40. 41. BELIN B. Animaux et végétaux au secours du handicap 2000 (Prix Fernand Méry 2002, Académie Vétérinaire de France) BIN-HENG M.- CHERBIT, F. - LOMBARDI, E. Traiter la violence conjugale, 1996 BORN M., LIONTI A.M., Familles pauvres et intervention en réseau, 1996 BORaY A. Mes enfants sourds 1998 BOSHI R. La prévention des troubles psychiques chez l'enfant et l'adolescent. 2000 BRESSON M. SDF et nouveau contrat social. 1997 CAHEN I Réussir malgré sa dyslexie 1999 CASP AR , Ph. L'accompagnement des personnes handicapées mentales, 1994 CCAH (B. Belin) Les personnes handicapées vieillissantes, colloque, 2002 CaLMaNT H. La personne handicapée et la vie, 2002 DE CONINCK G. Le métier de Surveillant de prison, 2001 DROUARD Y. L'éducateur spécialisé enfoyer de CAT, 1998 DUTRENIT lM. Action sociale et qualité sociale, 2002 DUTRENIT lM. La compétence sociale, diagnostic et développement 1997 DUTRENIT, lM. Evaluer un centre social, 1994 GAYDA, M. (ed) L'enfant polyhandicapé et son milieu 2002 GAYDA, M. (ed.) Les causes de l'autisme et leur traitement 2000 GILLET, IC. Animation et animateurs, le sens de l'action, 1995 GOUARNE (ed) Les aveugles dans l'entreprise 1997 GRAN VAL D. La pratique des projets individualisés.2000 GRANV AL D. Adolescents difficiles, établissements et aide sociale... Comment améliorer? Harmattan 2002 JELLAB A. Le travail d'insertion en mission locale 1997 JOING Ethique et qualité en action sociale, 2002 LAFORESTRIE R. Vieillesse et société 1997 LARES-YOËL L.M. Mon enfant triso 1997 LAVOIE IP. Familles et soutien aux parents âgés dépendants 2000 LEFEBVRE G. Reconstruction identitaire et insertion, 1998 LEPAGE-CHABRIAIS, M. Réussir le placement des mineurs en danger, 1996 MERIGOT D. Familles en structures d'accueil. Approche systémique. 1997 MERLE D'AUBIGNE D. Création artistique et dépassement du handicap. Les ateliers Personimages 1998 NICOLAS-LE STRA T P. L'implication, une nouvelle base de l'intervention sociale, 1996 RATER GARCETTE, C. La professionnalisation du travail social (1880-1920), 1996 RUHAUD B. Accueil familial et gestion de l'autorité parentale. 1997 SCELLES R. Fratrie et handicap 1997 THYS P. La pratique de la liberté surveillée 1998 VAN HYFTE, P., TEXIER, M. et al. La parentalité, nouvelle scène éducative 2001 VASSEUR P., Histoire de l'Aide à l'enfance VERGNE M.-L. Le travail social au cœur des paradoxes 2002 VEZINA, A. et al. Diagnostic et traitement de l'enfant en danger, 1995 VOCA T Y. Apprivoiser la déficience mentale. Traiter la psychagénésie. 1997 ZAFFRAN, I L'intégration scolaire des handicapés, 1997

Table des matières

1) Réflexions scientifiques
Bignolas Gilles et Jereczek Jean-Pierre - Instance de Coordination Gérontologique de Hénin-Carvin: Evaluation de la qualité du service rendu. Blomberg Thomas - Quality Education as a Turning Point in the Delinquent Life Course Bresson Maryse - Participation des habitants et qualité des services sociaux: deux injonctions contradictoires? l'exemple des centres sociaux associatifs du Nord Cothenet Sylvie - De la qualité des systèmes de formation à la qualité des pratiques professionnelles dans le champ de la maltraitance infantile Couronne Pierre 21

31

45

53

- Statistique

officielle et statistique nécessaire sur la jeunesse en

difficulté: l'exemple de la Communauté Française de Belgique Dutrénit Jean-Marc - Qualité de service, qualité éducative, qualité sociale - Un logiciel d'application de la loi 2002-2 « Accompagnement Plus - Qualité 2003 » Haelewyck Marie-Claire et Deprez Monique

69 91 103 123 135

- La

qualité de vie des personnes en situation de handicap

- Qualité des services offerts aux personnes en situation de handicap: élaboration conjointe d'outils d'auto-évaluation Joing Jean-Luc - Quelle métrologie pour les services humains? Contribution à la clarification de la notion de métrologie sociale Lefebvre Gérard

147 163

- Les

bonnes pratiques sont parfois surprenantes

Matot Pascal - La pénétration de la qualité dans les établissements sanitaires et médico-sociaux associatifs adhérents à l'URIOPSS O'Neill Declan - A study of variations in the utilisation of hospital services by the population of East Kent, in 1999/2000 9

169

175

Pithon Gérard Renforcer et évaluer les compétences des parents dans les familles vulnérables: un des enjeux de l'éducation parentale et du 185 travail social aujourd'hui Stromme Rose-Marie - La qualité éducative pour les élèves à besoins spéciaux en Norvège 213

-

Expériences de ten-ain Bishoff Valérie - Un dossier individuel d'intégration en milieu ordinaire pour adultes handicapés mentaux 231 - La démarche qualité au Centre d'Aide par le Travail du Centre de la Gabrielle et aux Ateliers du Parc de Claye (atelier protégé). 233 Vers une certification ISO 9001 Boukhateb Nordine La qualité au service de l'insertion des personnes en difficulté 237 Boyer Gérard Normes Qualité ISO 9000 et Qualité Sociale. Une possible approche intégrative pour un CRP 245 Bultez Jean-PieITe ..Bénévolat et Qualité Sociale dans l'accompagnement des 251 personnes âgées isolées, démunies, en multiple précarité Damien Fabien 273 - La démarche qualité à l' ADAR de Roubaix Deroo Véronique et Maurice Laurence 279 - Le service d'insertion pour handicapés en milieu ouvert Duché Alain Point de vue de la Fédération Santé-Sociaux sur les démarches 283 qualité dans le secteur social et médico-social 299 - Qualité de service, qualité publique et jeux d'acteurs Granval Daniel ..La qualité sociale :rêve ou réalité 303 307 - La qualité dans les MECS Grosyeux Bernadette 317 -Un dossier Individuel Infonnatisé pour lUleIME 10

-

-

Harmel Ludovic

- Les

étapes d'une démarche avec des parents dont certains

enfants ont été confiés au Service de l'Aide Sociale à l'enfance Kertesz Christine - L'évaluation de la qualité des pratiques sociales et médico-sociales: l'apport de la normalisation Kpodzro Peter - Une forme concrète de la Qualité Sociale. Au cœur du quartier des poètes Lepers Didier - La Qualité, préoccupation d'hier et d'aujourd'hui? La loi du
2 janvier 2002, une nouvelle opportunité? Livoye Brigitte - Jeune femme ayant recours au service d'Auxiliaires l'Association des Paralysés de France Meyer Vincent

319

323

333

339
de Vie de

343

et qualité en milieu institutionnel: Genèse et travaux du comité scientifique de l'éthique, des pratiques professionnelles et de l'évaluation du GEPSo 345 Minard-Placiard Elisabeth 359 - Angélique, outil de dynamisation de la qualité Verbrackel Eric 365 - La Qualité de l'insertion en CLI, expérience à Roubaix

- Expertise

Il

Table des auteurs

Bignolas Gilles bignolas gilles«vyahoo.com médecin à l'hôpital de Lens (62300)
Bischoff Valérie lagabrielle(â~n1fp.fr directrice du CAT de Claye Souilly (77411) Blomberg Thomas tblo111ber(q)mailer.fsu.edu professeur à l'université de Floride (USA) Boukhateb N ordineF orn1ationifcCâ)aol.com directeur IFE à Montigny-en-Gohelle (62640) Boyer Gérard contact(ZiJ,crip-34.fr directeur adjoint au centre de reclassement et d'insertion professionnelle à Montpellier (34095) Bresson Maryse mbresson(a),nordnet.fr maître de conférence à l'université de Lille3 (59653) Bultez Jean-Pierre .jeanpierre.bultez(àJ,petitsfreres.asso.fr directeur adjoint du centre des petits frères des pauvres à Paris (75011) Cothenet Sylvie sylvie.cothenet~~nibertysurf.fi4 ATER à l'université de Lille1 (59655) Couronne Pierre couro:nne(â~univ-l:il1e3.fr professeur à l'université de Lille3 (59653) Damien Fabien fabien damien(~~hotn1ail.co111 chargé d'études à l'ADAR de Roubaix (59100) Deroo Véronique SC:A.Fl-eÎEIST.DI«(mv\lanadoo.fr directrice du centre SCAFI-GEIST de Dunkerque (59240)

Duché Alain aduche((~\vanadoo.fr responsable syndical CFDT 13

Dutrénit Jean-Marc dutrenitCâ),univ-lille3.fi professeur à l'université de Lille3 (59653)

Granval Daniel dgranval.labre(à)nordnet.fr directeur du centre St Benoît Labre à Arras (62000)
Grosyeux Bernadette lagabrielle((i~mfp.fi4 directrice MFP au centre de La Gabrielle à Claye-Souilly

(77411)

Haelewyck Marie-Claire Maric-C~laire.Ffaele\vyck(à),un1h.ac.bc professeur à l'université de Mons en Belgique (7000) Harmel Ludovic Harnlel.I"Judovic(â~C:G62.fr responsable unité territoriale à Bully-Les-Mines

(62160)

Joing Jean-Luc Jcan-luc.loing(ij2\vanadoo.fr professeur associé à l'université de Lille1 (59655) Kertesz Christine chri stine. ketiesz(à)afn or. fi' chargé du secteur médico-social à l'AFNOR de St Denis (93571)

Kpodzro Peter cscbrassens.pierrefitte(q)\vanadoo.fr directeur adjoint au centre social G. Brassens à Pierrefitte
Lefebvre Gérard Lefebvre.CÎerard(a)C:Cj62.fr chef des services éducatifs du CG62 à Arras (62000) Lepers Didier directeur général adjoint chargé de l'action Sociale à Arras (62000)

Livoye Brigitte blivoye(d~nordnct.fr représentante des usagers à l'association des paralysés de France à Lille (59000)
Matot Pascal centre. soc ial. il g((l~\vanadoo. fr chargé d'études à la fédération centres sociaux du Nord à Lille (59800) Meyer Vincent Vincent-Meyer57(q)wanadoo.fi4 maître de conférence à l'université de Metz (57)

14

Minard-Placiard Elisabeth e.n1inard-placiard(â~sages-conseils.com directrice sages conseils à St Laurent Blangy (62055)

O'Neill Declan d.f.o'neill@kent.ac.uk médecin chercheur à l'université de Kent à Canterbury Pithon Gérard Gerard.I)ithon((.i:~univ-montp3 .fi. maître de conférence à l'université de Montpellier (34095)
Stromme Rose-Marie stron1me(cl)univ-li llc3 .fr maître de conférence associé à l'université de Nesna en Norvége Verbrackel Eric everbracke].npdc(â~uriopss.asso.fr chef du secteur Recherche URIOPSS du Nord Pas-de-Calais

à Lille (59000)

15

Introduction
par Jean-Marc DUTRENIT

Pendant l'année 2000 l'enquête que nous avions diligentée pour l'Uriopss à propos des démarches qualité en région Nord Pas de Calais montrait qu'à peine 5% des établissements s'étaient lancés dans le processus. Trois ans plus tard ils étaient environ 30% à l'avoir fait (étude DRASS Nord Pas de Calais 2003). Stimulée et bientôt exigée par la loi du 2 janvier 2002, l'évaluation de la qualité des prestations des établissements prend de l'ampleur. Le Réseau Qualité Sociale s'est donné pour tâche de nourrir la réflexion sur le fond et la fonne de la recherche sur la qualité de ces prestations. Cela pose évidemment une grande quantité de questions. Il y a toujours l'incertitude des objectifs à atteindre en action sociale. S'agit-il de trouver des elnplois? de distribuer des allocations? de développer des capacités? de développer de la compétence c'est-à-dire de l'autonomie comme le dit la nouvelle loi 2002-2 à plusieurs reprises? Il Y a aussi la question des méthodes d'évaluation de cette qualité: trop souvent la confusion demeure entre processus et effet obtenu. Il y a enfm la question fondamentale de la nature de la qualité sociale, c'est-à-dire des aspects ou facettes ou variables de la qualité de la vie dans IDle société, fortement liée aux questions précédentes parce qu'elle en défmit les contours. Les colloques organisés en septembre 2002 et octobre 2003 par le Réseau Qualité Sociale ont offert l'occasion de débattre de ces questions. On trouvera dans les communications qui sont présentées ici un certain nombre de réponses théoriques, elnpiriques et aussi pratiques. Leur variété et leur nouveauté, les exemples qu'elles offrent nous ont paru susceptibles d'intéresser un public plus large et justifier leur publication. C'est l'occasion de relnercier les grands organismes qui ont contribué à ces Inanifestations comme à l'existence du Réseau Qualité Sociale: la Région Nord-Pas de Calais, le Conseil Général du Pas de Calais, l'Université de Lille 3, les éditions de l'Hannattan et tous les collègues et participants qui ont bien voulu écrire et se déplacer POW" nouer le dialogue. Ceux qui trouveraient utile de nous contacter peuvent le faire en se rendant sur le site internet « reseauqualitesociale » par le moteur de recherche de leur choix 17

Réflexions scientifiques

Instance de Coordination Gérontologique de Hénin-Carvin: Evaluation de la qualité du service rendu.
Oct 2003
par Gilles BIGNOLAS et Jean-Pierre JERECZEK

Introduction
L'évaluation de la qualité du service rendu repose traditionnellement sur des mesures de structure, process et de résultats. Il devrait être de règle dans la conduite d'un projet innovant, impliquant des financements publics afin de satisfaire des besoins collectifs dans le domaine médical et social, de conduire une évaluation de la qualité du service rendu le plus près possible du début de l'action engagée. Les limites des mesures de la qualité sont cependant étroites: il est extrêmement difficile de conduire des études comparatives. Les plans de comparaison classiques sont en effet: - avec et sans intervention: il s'agirait de comparer des états de santé de populations comparables (âges, pathologies sous-jacentes, niveau de culture, degré d'autonomie, possibilités physiques et économiques de recours aux soins) mais dont une seule bénéficierait de la Coordination Gérontologique. Dans la pratique, il est souvent impossible d'obtenir des mesures symétriques des états de santé de populations ne bénéficiant pas d'une intervention, personne n'étant sur le terrain pour les relever; - avant/après: la même population est observée, avant et après l'offre des services de l'Instance de Coordination Gérontologique. Les difficultés d'obtenir des mesures sur cette population avant l'ouverture des services de l'Instance nous ont conduit à abandonner ce type d'étude dès les vérifications de faisabilité. Il nous reste cependant une possibilité de mesure de l'action dans deux dimensions, par des indicateurs de process et de résultats, et la recherche de comparaisons possibles avec d'autres expériences en cours afin de proposer une évaluation de structure. 21

Matériel et Méthode L'Instance de Coordination Gérontologique de Hénin-Carvin (lCG) s'est dotée de la possibilité organisationnelle de mener à bien ce type d'étude de la qualité du service rendu. Comme tous les organismes comparables, cette instance s'est donné pour mission de coordonner les acteurs et programmes sociaux concourant au maintien ou au retour à domicile des personnes âgées de sa circonscription. Elle dispose pour cela de deux intervenants de terrain et d'une secrétaire assurant l'accueil téléphonique et la coordination interne. L'lCG vérifie plusieurs critères de qualité de son organisation, qui se rapportent à sa structure comme à son fonctionnement: - il existe un organigramme, établi par l'équipe et son président et connu de ses membres; - elle édite un rapport annuel d'activité expliquant son mode d'organisation et de fonctionnement pratique, et exposant des données quantitatives d'activité;

- des

documents

dossier médico-social comportant un plan d'aide avait été conçu, depuis le projet de création de l'ICG, comme un document de liaison appartenant à la personne demandeuse de l'intervention et conservé à son domicile. Un terrain d'entente avec les services sociaux n'a pas pu être trouvé, et il n'a pas été possible de le mettre en œuvre; - un compte-rendu d'intervention et d'entretien structure quelques données de base: identification de la personne demandeuse et d'un référent, éventuellement d'un référent familial supplémentaire; objet de la demande d'intervention et circonstances particulières (relais d'une hospitalisation par exemple), repérage des besoins effectué au domicile, démarches engagées et leurs résultats, suivi à distance; - un relevé des appels à intervention est tenu par le secrétariat; - la comptabilité permet d'approcher les coûts de l'ensemble des interventions de coordination.

- un

d'enregistrement

existent:

22

Enfin, des questionnaires de mesure de la satisfaction des usagers comme des professionnels sont déjà utilisés ou en cours d'élaboration.
Le système pratique de mesure de la qualité du service rendu comporte donc:

Autoévaluation de pratique et critères de process
C'est un audit rétrospectif, conduit en comparant les données extraites des documents d'enregistrement au référentiel, selon un ensemble de critères déterminés (présents ou absents). Ces critères sont: - chaque dossier comporte les éléments d'identification de la personne (oui/non) - chaque intervention (téléphonique, à domicile, autre) fait l'objet (oui/non) d'un compte-rendu; - chaque compte-rendu d'intervention comporte le motif de l'appel, (oui/non) une mention de la demande lorsqu'elle est déjà formulée par un autre intervenant; - chaque compte-rendu d'intervention comporte un recueil des besoins effectués (oui/non) auprès de la personne - chaque compte-rendu d'intervention comporte la mention des démarches (oui/non) engagées; - le compte-rendu d'intervention et les éléments du dossiers permettent (oui/non) le suivi du plan d'aide; - le délai de réponse de l'ICG après un appel est connu pour chaque dossier (oui/non) - les différents intervenants sont identifiés sur chaque dossier (oui/non) Toutes ces données figurent dans les différentes parties du dossier médico-social. Elles sont recueillies sur une grille d'évaluation par un groupe d'audit comportant: - un membre de l'équipe salariée de l'ICG, tiré au sort à chaque évaluation; - le Président de l'ICG ou son suppléant, garant de la qualité de son fonctionnement et de l'intégrité de son personnel; - un auditeur externe, indépendant, formé aux techniques d'évaluation médicales. - un représentant du collège des usagers de l'ICG. 23

Chaque grille de recueil des données d'audit est datée et signée par chaque membre du groupe d'audit. Les dossiers qui sont tirés au sort, représentent de 5 à 50% des dossiers traités par l'ICG, et comptent au moins quarante prises en charge (représentativité statistique) par période d'audit. L'analyse qualité se fait selon deux axes: - longitudinal: proportion de dossiers satisfaisant à l'ensemble des critères - transversal: proportion de dossiers satisfaisant à chacun des critères, pris séparément. Le compte-rendu de l'audit de pratique est rédigé sous forme de pistes d'amélioration des process.

Indicateurs de process
Des indicateurs de process, moins spécifiques que les critères de qualité précédents mais utiles à la gestion de l'activité, peuvent être associés à cet ensemble de critères: le délai moyen avant intervention, calculé à partir de la première demande pour un même dossier, ainsi que des indicateurs basés sur les coûts: coût moyen par intervention coût moyen par intervention / coût moyen d'intervention d'une autre ICG

Indicateurs

de résultats

Les indicateurs de résultats essaient de refléter un changement d'état de santé ou de condition de vie des personnes prises en charge par l'ICG. Ce sont par définition des ratios, dont le dénominateur se rapproche de l'effectif total pris en charge sur une période de référence.

24

On peut proposer les indicateurs suivants: incidence d'hospitalisation des personnes en perte d'autonomie prises en charge sur une année, segmentation possible en fonction de la tranche d'âge et du degré d'autonomie, de la durée de suivi; incidence de ré-hospitalisation précoce (dans un délai inférieur à une semaine) des personnes ayant fait l'objet d'une sortie "coordonnée"; satisfaction des personnes prises en charge et de leur entourage: une première enquête a été réalisée en 2003 sur la base des prises en charge 2002, au moyen d'un questionnaire administré par un observateur indépendant dans le cadre d'un travail universitaire. 70 personnes ont été incluses, originaires de 10 communes différentes, ayant fait l'objet d'une intervention de I'lCG au cours de la période décembre 200 1-décembre 2002. Le questionnaire était administré au domicile des personnes interrogées, ou à défaut par téléphone. Les questions, compréhensibles et peu nombreuses (8 questions fermées, une seule question ouverte), concernaient les délais d'intervention de l'lCG, la qualité du dialogue et des informations données, la satisfaction globale. Le taux de satisfaction globale était de : 81.35% (<< Parfaitement satisfait »). A la question: «Recommanderiez-vous l'lCG à votre entourage », la réponse était « oui» à 100%. Le calcul d'incidence se fera dès que possible sur une année glissante, mois par mois, afin de reposer sur un recrutement significatif. Les résultats annuels, comme les données d'audit ou des questionnaires de satisfaction, figureront dans le rapport d'activité de l'instance. Le recueil des données est toujours prospectif afin d'en garantir la qualité. Les statistiques sont effectuées par un évaluateur externe, indépendant de la structure.

Discussion L'évaluation de l'action de l'lCG telle qu'exposée ci-dessus s'inscrit dans le cadre général des pratiques d'évaluation de la qualité des actions de santé, codifiées dès les années' 60 par les chercheurs de Ann Harbour (Michigan) et synthétisées par A. Donabedian (1). Cette instance constitue en effet une structure facilitatrice, dont l'action est soit préventive soit complémentaire aux soins: c'est bien une 25

intervention de santé qui est réalisée auprès des personnes en perte d'autonomie. Et l'évaluation devrait dans l'idéal en être comparative, prospective et sans biais. Nous avons dû renoncer aux comparaisons classiques par manque de moyens pratiques de recueil des données. Cependant, la littérature publiée sur le sujet offre des pistes de réflexions pour l'avenir. La consultation de Medline selon les mots clés «social services» « quality» et « elderly» retrouve plus de 4000 références, dont un certain nombre d'études récentes consacrées à des interventions de type lCG, réalisées en Grande Bretagne et aux USA. La recherche de comparaisons prospectives a conduit les auteurs à limiter leurs investigations au champ de la prévention coordonnée des rehospitalisations: le point de départ de l'étude est précis, les populations sont parfaitement décrites, il est facile d'allouer des patients au groupe «instance de coordination» ou au groupe témoin selon randomisation, et le suivi des patients identifiés ne pose pas de difficultés. Les publications de ce type sont assez nombreuses pour avoir donné lieu à des méta-analyses axées sur des critères cliniques (2,3) ou économiques (4). L'hôpital de Charleston (WV, USA) montre qu'un travail quasi-expérimental (5), comparatif, est accessible à une équipe réduite, à condition de ne pas recueillir de critères cliniques et de se contenter de questionnaires administrés par téléphone. La plupart des publications concernent cependant des actions de coordination sociale ou médico-sociale concernant des populations de personnes âgées, suivies prospectivement à leur sortie d'une institution donnée et sans évaluation comparative, mais avec mesure des résultats obtenus (6-8) et recherche de causalité par analyse factorielle. Par contre, les études purement préventives de populations repérées par les services sociaux ou médicaux du domicile et éventuellement hospitalisées pour perte d'autonomie sont absentes de notre collecte. Les difficultés d'évaluation dans ce champ sont donc importantes.

26

Les sources de données utilisées sont toujours les mêmes. Ce sont: - les dossiers médicaux et sociaux des personnes servies, exploités par des professionnels des services sociaux ou médicaux du domicile - des questionnaires semi-structurés administrés par téléphone (6,8) ou en face-à-face (7) aux professionnels ou aux personnes bénéficiant de la coordination des services à domicile. Les critères de mesure sont variables en fonction des plans d'étude: mortalité à court terme (4 à 6 mois) pour les essais contrôlés randomisés initiés à la sortie de I'hospitalisation, mais aussi statut fonctionnel, éventuelle admission dans une institution de santé et type de celle-ci (soins aigus ou soins de suite, hospitalisation à domicile...) (2,3). Les résultats de ces études semblent mitigés sur les critères principaux: la mortalité ne paraît pas affectée par la coordination sociale et soignante de la sortie des personnes âgées. Le statut fonctionnel est amélioré, mais la satisfaction des patients est bien liée à un protocole établi de préparation et de coordination de la sortie. La méta-analyse de Richards et Coast (2) concluent dans le sens d'une plus grande efficacité des interventions comportant respectivement un recueil des besoins, une coordination des services sociaux et médicaux du domicile, mais aussi un engagement dans l'implantation des plans d'aide. Ces moyens étaient hétérogènes dans la population d'études analysées (23 essais contrôlés randomisés sur 98 sélectionnés), allant de l'intervention directe au monitorage. accès aux soins à domicile, accès aux services sociaux, satisfaction des patients et/ou des professionnels, pour les suivis prospectifs par questionnaires. Ce type de questionnaires aboutit sans surprise à une conclusion en faveur de la coordination sociale et médicale de la sortie, liée à l'adéquation des services accessibles aux besoins repérés par l'équipe d'évaluation et de coordination.

Ces critères ne sont pas éloignés de ceux recherchés par le projet d'évaluation de l'ICG. Leur collecte est cependant facilitée par les moyens engagés (dossiers d'hospitalisation, dossiers médicaux sociaux, équipe d'interrogation directe ou téléphonique) et par les coopérations entre institutions de soins et services d'intervention au domicile, nécessaire à l'établissement d'une offre de service adaptée aux besoins. 27

Si des coopérations de ce type sont envisageables dans notre environnement sur la durée d'une étude à caractère académique, il faut se souvenir qu'une évaluation pour le pilotage de la qualité se conçoit sans limitation de durée, et ne peut utiliser que des indicateurs à sensibilitéspécificité constante, partagés par les structures-partenaires. Reste la difficulté d'évaluer la structure de l'ICG elle-même, en terme d'adéquation à la mission, et de coût.

Conclusion Le projet d'évaluation de la qualité de l'Instance de Coordination Gérontologique s'intéresse aux 3 dimensions classiques des interventions de santé: structure (économie des moyens), process (critères de conformité de chaque action) et résultats (hospitalisation ou non, satisfaction des usagers). Les instruments de mesure employés au quotidien sont des documents d'enregistrement contenus dans les dossiers des usagers, complétés par un questionnaire de satisfaction administré. Les résultats d'expériences retrouvées dans la littérature, exprimés en termes de changement d'état de santé, sont en faveur des collaborations étendues entre acteurs et organes de coordination. Pour perfectionner les process actuels et les méthodes d'appréciation des résultats, une coopération plus étroite avec l'environnement à la fois médical et social apparaît indispensable; elle pourrait permettre la mise au point d'indicateurs d'accès aux soins ou aux services de maintien à domicile, et la mesure d'un éventuel effet préventif.

Bibliographie Donabedian A. The quality of care. How can it be assessed? 1988. Arch Pathol Lab Med 1997; 121: 1145-1150. Richards S, Coast J. Interventions to improve access to health ans social care after discharge from hospital: a systematic review. J Health Serv Res Policy 2003; 8: 171-179. 28

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29

Quality Education as a Turning Point in the
Delinquent Life Course1. Oct 2003
by Thomas BLOMBERG

Introduction
In recent years, an increasing number of studies have appeared in the research literature that test various life-course theory arguments. Life-course theory proposes that individuallives are comprised of a series of experiences and transitions that together result in particular life course trajectories and associated patterns of behavior. A series of earlier studies documented behavior continuity across the life course. Specifically, it was found that problem young children tend to become adolescent delinquents and adult criminals (Robins, 1966; West and Farrington, 1977; Wolfgang et al., 1987; Patterson, 1992; and Moffet, 1993). In the highly acclaimed life course study by Sampson and Laub (1993), it was concluded that while there is striking continuity between childhood antisocial behavior, adolescent delinquency and adult crime, there are certain life events and associated socialization experiences for young adults that can counteract or serve as turning points to their negative life course trajectory. Several subsequent studies similarly concluded that experiences with employment, military service, or marriage could alter the life course trajectories of many young adults who previously engaged in adolescent delinquency (Warr, 1998; and Uggen, 2001). Very importantly, and in relation to continuity or change in the delinquent to crime life course, Sampson and Laub (1993) recommend that subsequent research needs to identify and to explore more fully any potential life course transitions and associated social ties occurring not only during young adulthood but during adolescence as well that can facilitate continuity or change in the life course. This paper reports findings that respond to Sampson and Laub's research recommendations. The research findings reported address the
1An earlier version of this paper was presented at the Conference pléniaire au colloque du Réseau Qualité Sociale, October 21, 2003, Lille, France 31

specific role of academic attainment as a potential turning point in the life course of adolescent delinquents. The paper is comprised of an overview of the research, presentation of findings and concluding discussion of the study' s policy implications.

Research Overview
In 1998, the Florida Department of Education, which is responsible for the quality and effective oversight of the state's juvenile justice education system, awarded a discretionary grant to Florida State University's School of Criminology and Criminal Justice to develop and implement a research driven system to guide the state in the development of "best" practices in the area of juvenile justice education. This discretionary project is titled the Juvenile Justice Educational Enhancement Program and has four major functions that include: - conducting research that identifies the most promising education practices operating in Florida's juvenile justice facilities with followup outcomes and longitudinal research that validates these promising practices as "best" education practices, - conducting annual quality assurance reviews that ensure appropriate implementation of "best" education practices into Florida's juvenile justice facilities, - providing technical assistance to continuously improve educational programs in Florida's juvenile justice facilities, and - providing annual research based recommendations to the Florida Department of Education and the Florida Legislature concerning juvenile justice education policies and practices that assist in the successful transition ofyouth back into their community, home, school, and work settings. The Juvenile Justice Educational Enhancement Program's research efforts and processes can be described as follows: first, quality assurance standards for juvenile justice education programs are developed and then annually updated in relation to emerging research findings and best practices and then used to review and score the quality of each of the state's approximate 200 juvenile justice education programs. Second, annual assessments of each education program's quality assurance score in relation to the number of promising or "best" education practices in operation in the 32

program are compiled. Third, annual pre and post academic outcome assessments are conducted for each of the approximate 200 education programs (i.e. pupil progression, credits earned, and diplomas awarded) in relation to their quality assurance scores and the number of promising or "best" practices. Fourth, a longitudinal study that employs both official (i.e. recommitment, employment, school returns) and self-report data is on-going to determine ultimately if a student's receipt of promising or "best" education services results in measurable academic outcome gains, that in turn, contribute to the student's successful community reintegration. To date, the research findings have documented that the juvenile justice education programs receiving the highest quality assurance scores have the highest proportion of promising or "best" practices, with the middle scoring programs having fewer promising or "best" practices, and the low scoring programs having the least number of such practices. With regard to academic outcomes there is also a positive correlation between high quality assurance performing programs and various pre and post academic outcome gaIns.

Academic Attainment and Community Reintegration
Educational Attainment and Employment Within One Year of Release In assessing the relationship between academic attainment and community reintegration, three community reintegration measures were employed. These include post-release employment, return to school and recommitment to the Florida Department of Juvenile Justice. The various analyses were conducted on a cohort of 4,858 youth who were released from a state juvenile justice facility in fiscal year 1999-2000 and were successfully matched between Department of Education, Department of Juvenile Justice and Florida Education and Training Placement Information Program (employment data) statewide information systems. Table 1 presents data on the relationship between quality assurance scores of juvenile justice educational programs and employment. In general, very little difference is observed in these variables. Programs did not differ markedly in terms of the percentage of youth employed following release. It is perhaps not surprising that high scoring programs should have the lowest percentage of youths employed in comparison to lower scoring quality 33

assurance review programs. In al1likelihood, this finding reflects that those youths who were more likely to have returned to school had less time to work.

Table 1 Quality Assurance Review Scores by Employment (n=4,858)
Quality Assurance Review Scores *

Return to School The importance of school in the life course of youths at risk of delinquency has been consistently documented in the research literature (Sampson & Laub, 1995; Moffit, 1991; Patterson, 1989; Rand, 1987; & Hogan, 1978, 1980). For the most part, researchers have examined only whether youths were attending school prior to becoming involved in the juvenile justice system because of the difficulty in obtaining access to adequate delinquency and educational outcome data. Therefore, one of the Juvenile Justice Educational Enhancement Program's primary goals has been to gather data that documents the impact of juvenile justice educational programming on academic attainment and subsequent community reintegration outcomes following program release. Having combined data from the Department of Juvenile Justice and the Department of Education made it possible for the Juvenile Justice Educational Enhancement Program to conduct such an assessment. The cohort of 4,858 youth was used to assess educational performance following release from a juvenile justice program. Table 2 indicates that 1,662 (34%) of the youths returned to a secondary school within one year of release.

34

Table 2: Return to School by Demographics Performance (n=4,858)
rrotal Youths (N=4,858)* male) Year of 55.6% 8.9% 17.80/0 7.80/0 147.0% 25.3% 2.0% 65.80/0 * Includes aftercare ** Note that 4,314 numbers. was the n for this computation 3,196 (65.80/0) 16.9 87.4% 50.4%

and Educational
to School

Did Not Return to School Returned

1,662 (34.2%) 15.5 83.6% 49.5% 43.0% 2.3% 11.4% 17.0% 52.6% 18.4%

~ge (mean) Gender (percentage

Race (percentage non-white) Employed Percentage Within One Release** Percentage with GED or Higher ** Commitment Levels (in percentages) Minimum-Risk, Non-Residential* Low-Risk, Residential Moderate-Risk, Residential High-Risk, Residential Maximum-Risk, Residential

0.1 %
34.2% due to missing social security

rrotal

Those who returned to school were generally younger (15.5 vs. 16.9) and released from less secure facilities than youths who did not return to school. In an assessment of those who did not return to school it was revealed that more had completed their GED or higher (8.9% vs. 2.3%), or were employed (55.6% vs 43.0%). Recommitment Table 3 presents demographic, commitment level, and educational performance data comparing youths who were recommitted with those who were not. In total, 475 youths (10%) of the study's cohort were recommitted to a higher security juvenile justice program within one year of their release from a lower security level juvenile justice program in fiscal year 19992000. There is virtually no difference in the mean age (16.4 vs. 16.5), race (48.9% vs. 50.2% non-white), or gender (90.9% vs 86.1% of males) of the two groups. A larger percentage of the recidivists were released from higher security level programs than those not recommitted. This finding suggests that the more serious juvenile offenders; i.e., those with prior incarcerations in secure juvenile facilities, have a greater likelihood for continued involvement in delinquency and recommitted to the juvenile justice system. Slightly more of the recommitted group had GED diplomas or higher 35

(7.4% vs. 6.6%). The group that was not recommitted had slightly more people who were employed (51.9% vs. 45.5%). Education Program Quality and Return to School Having youth return to regular school following release from a juvenile justice educational program is a fundamental goal of the juvenile justice system, at least in part because of the belief that delinquency and adult criminality can be reduced through education. Unfortunately, there have been few studies documenting the extent to which youths either return or fail to return to school after being incarcerated in a juvenile justice facility. Furthermore, if they do return to school, there has been little evidence suggesting what the factors are that increase the likelihood that youths will return to school after release from incarceration. It could be that the quality of educational programs in juvenile justice facilities can playa major role in whether or not youths return to school after returning to the community, and that question is addressed in Table 4. Table 3 Recommitment by Demographics and Educational Performance (n=4,858)
Recommitted Not Recommitted

90.9°10 8.9°10 6.1 °10 Low-Risk, Residential Moderate-Risk, Residential Hi h-Risk, Residential Residential to School 11.6°10 68.2°10 13.9°10 0.2°10 NA 7.4°10 5.5°10

86.10/0 50.2°10 16.60/0 10.9°10 6.8°10 23.9°10 1.7°10 37.9%) 6.6°10 51.9°/0

Maximum-Risk, Percenta Percenta Percentage

e Returned

e with GED or Hi her Employed Within One Year of Release

* Includes aftercare of Juvenile Justice ** Note that 135 youths were released from Department programs that did not receive a quality assurance review score during the study period and could not be included in the tabulations. Therefore, percentages do not add to 100.

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Table 4: Relationship Between Quality Assurance Scores and Return to School After Release from a Department of Juvenile Justice Facility
Qualit Low n Returned to School Did Not Return to School** Total 302 747 1,049 °/0 290/0 71 °/0 100°/0 Assurance Average n 1,169 2,141 3,310 Review °/0 350/0 65°/0 100°/0 Score* High n 142 222 364 °/0 39°/0 610/0 1000/0

*Quality assurance scores are not available for 135 cases. **The operational definition of "did not return to school" is a slight misnomer because it also includes youths who may have transferred out of state, became deceased, earned a high school diploma prior to release from the program, returned to a private school, or who were still under the care of Department of Juvenile Justice.

Table 4 presents findings concerning the relationship between educational program quality assurance scores and the percentage of youths who return to school after being released from a juvenile justice facility. The quality assurance scores, which can range from 0-9 are based upon annual in depth site visits to each program, are divided into low performing ( 4.49), average performing (4.50-6.50), and high performing ( 6.51) categories. In programs that received low quality assurance scores 29% of their released youth returned to school after return to the community. For programs with average quality assurance scores, 35% returned to school, and for programs with high quality assurance scores, 39% of the youths returned to school after being released from a juvenile justice facility. While finding relationships such as these using only two variables and a simple percentage difference approach is useful, there are many other variables that have not been controlled in this analysis that could influence the results. It is difficult to control for a large number of variables using a percentage difference approach, but there are other multivariate statistical procedures that permit a more comprehensive analysis. One of these statistical techniques is logistic regression. This statistical procedure permits an examination of the relationship between quality assurance scores and return to school while simultaneously controlling for the confounding effect of a number of other variables. A logistic regression analysis was conducted on this relationship while controlling for all of the important demographic variables that could be measured using the available datasets. The variables controlled in the analysis were age, sex, race, and program security level. 37

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