Réfugiés et pionniers

Publié par

Publié le : vendredi 1 janvier 1988
Lecture(s) : 48
Tags :
EAN13 : 9782296147041
Nombre de pages : 160
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat

Réfugiés et pionniers
Installation de réfugiés burundais en Tanzanie

Institut de Recherche des Nations Unies pour le Développement Social

Réfugiés . . et pIonnIers
Installation de réfugiés burundais en Tanzanie

H anne Christensen

UNRISD Genève

L'Harmattan Paris

TRANSFORMA

nONS

" Sur la terre, jusque là commune à tous aussi bien que l'air ou la lumière du soleil, l'arpenteur défiant traça de longs sillons pour limiter les champs."*

*
Guillaume

Ovide, Métamorphoses, Texte de l'Association Budé traduit par Georges Lafaye, Paris, 1931.

PREFACE

La violence et la paix furent de tous temps les jalons de l 'histoire. Nombreux furent les pays ~aintes fois balayés par des tourmentes politiques. Une partie de leur population devait alors s'enfuir. Puis la paix était rétablie. Mais si la violence s'estompait, il en restait des traces: un brassage croissant de tous ces peuples contraints de quitter leur lieu d'origine pour s'installer à l'étranger. Les dramatiques répercussions sociales de ces déplacements de population constituent l'un des plus graves problèmes que la communauté internationale soit appelée à résoudre. Comment assurer la survie des réfugiés? Comment les aider à donner un sens à leur vie? Comment les intégrer au pays dans lequel ils se sont réfugiés? Pourront-ils jamais retourner chez eux? Seules des recherches spécifiques permettent de répondre à ces questions. L'UNRISD centre ses recherches sur les moyens d'existence, la participation et les politiques de développement, c'est-à-dire sur le développement social; il se doit donc d'étudier la question des réfugiés. Le présent rapport retrace l'installation en Tanzanie des réfugiés originaires du Burundi. Il ne porte que sur la période pendant laquelle les réfugiés d'Afrique s'installèrent sur des terres inhabitées, soit de leur propre initiative au sein des populations locales des pays d'accueil, soit dans des zones prévues à cet effet, où ils reçurent des parcelles destinées à leur fournir de quoi se nourrir. Depuis lors, en Afrique comme ailleurs, diverses méthodes ont été appliquées pour résoudre la question des réfugiés, comme celle consistant à les maintenir pendant des années dans des camps bénéficiant d'un financement extérieur. L'étude révèle qu'il a toujours existé des réfugiés. Elle montre que les "zones d'installation" créées à leur intention, aussi défavorisées soient-elles, peuvent leur offrir la sécurité tout en leur permettant de pourvoir eux-mêmes à leurs besoins. Cette étude porte sur la création, dans une région rurale, d'une "zone d'installation" destinée aux réfugiés burundais; les observations ont commencé le jour du premier relevé v

topographique de ces terres alors inhabitées pour s'achever le jour où la communauté internationale transmit au gouverne-, ment tanzanien la responsabilité de cette zone alors composee de onze villages dotés d'une infrastructure sociale complète. Elle révèle que lors de la suppression de l'aide extérieure, les réfugiés de cette zone constituaient une société très stratifiée tant sur le plan économique que sur celui de l'attachement au pays d'accueil. Cette étude fournit des renseignements d'ordre général sur la situation des réfugiés et sur la réalisation de "zones d'installation de réfugiés". Elle ne formule pas de recommandations quant aux mesures à prendre pour améliorer la situation des réfugiés, mais nous pensons qu'elle devrait permettre de mieux appréhender les problèmes qu'ils affrontent. Enrique Oteiza Directeur

Vi

TABLE

DES MA TIERES

Page

PREFACE
I.

v

INTRODUCTION 1. 2. 3. 4. Nature du problème Les agents Cadre de l'étude Méthodologie et portée de l'étude PAR TIE: LES REFUGIES QU'UN REFUGIE? D'AFRIQUE

1 1 3 4 5 9 Il 11 Il 14 17 23 23 29 33 39 ET 41 41 41 43 47 52 54 59 60 62 Vll

PREMIERE II.

QU'EST-CE
1. 2. 3. 4.

Généralités Concepts juridiques Clauses de ces instruments juridiques Commentaires sur les concepts

III.

LE PHENOMENE
1. 2. 3.

DES REFUGIES

EN AFRIQUE
et répartition

Causes du phénomène: nombre des réfugiés L'aide aux réfugiés L'installation en zone rurale

DEUXIEME PARTIE: ERUPTIONS UN PAYS D'ORIGINE IV.

SOCIALES DANS

LA STRUCTURE SOCIALE DU BURUNDI L'EXODE DES REFUGIES
1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9.

Généralités Situation du Burundi Histoire de l'époque pré-coloniale La société à l'époque de l'arrivée des Européens La société sous la domination coloniale L'indépendance - L'exacerbation du conflit Evènements postérieurs au conflit Répercussions du conflit Commentaire

Page

TROISIEME PAR TIE: TRANSFORMA TION V. L'ARRIVEE 1. Rwanda

INSTALLA TION ET 71 DES REFUGIES 73 73 81 83 85 88 91 92 98 103 103 109 125 127 127 132 13/.j. 136
139 1/.j.5

ET L 'INSTALLATION et Zaire

2.
3. /.j.. 5. 6. 7. 8.

Tanzanie
L'arrivée en Tanzanie Le transfert à Ulyankulu La transformation d'Ulyankulu L'administration de la zone d'installation de réfugiés Moyens d'existence des réfugiés pendant la phase d'installation Commentaire DES REFUGIES

VI.

PROFIL 1. 2.

La vie quotidienne dans la zone d'installation de réfugiés d'Ulyankulu Conditions de vie et caractéristiques générales des réfugiés LES ZONES

QUATRIEME PARTIE: COMPRENDRE D'INST ALLA TION DES REFUGIES VII. 1. 2. 3.
/.j..

L'ORIENT ATION ET L'A VENIR DES REFUGIES Attitude des réfugiés face à l'avenir Le réseau social L'engagement moral des réfugiés
Commentaire

VIII. IX.

RESUME ET CONCLUSIONS DOCUMENTATION PHOTOGRAPHIQUE

VIll

I. INTRODUCTION

1.

Nature du problème

Au cours de la dernière décennie, le triste sort des réfugiés du tiers monde a monopolisé l'attention de la communauté internationale. Les réfugiés sont souvent considérés comme les victimes d'une action destructrice toujours plus sophistiquée, ou comme le symbole des êtres humains privés de foyer et de ressources, proies innocentes de déchaînements de violence. Vers la fin des années soixante-dix, il est apparu que l'opinion publique internationale était excessivement focalisée sur la situation d'une certaine catégorie de réfugiés, au détriment des autres. Elle avait tendance à privilégier les aspects politiques de la situation des réfugiés, quelle que soit l'ampleur des problèmes de base responsables de cette situation. Elle manifesta par exemple un grand intérêt pour les réfugiés originaires de pays dont l'état guerre était considéré comme une répercussion de la guerre froide, parfois aggravée par les conséquences de la décolonisation; elle ne prêta en revanche guère attention aux guerres résultant de toute évidence de conflits tribaux, généralement considérées comme moins graves et moins destructrices, comme la manifestation de conflits locaux sans grande signification sur la scène internationale. En conséquence, le drame des réfugiés asiatiques eut tendance à éclipser celui des réfugiés d'autres continents, alors que tous les réfugiés, quels qu'ils soient, sont en proie à la terreur, au désespoir et à la crainte de l'avenir, et affrontent les mêmes problèmes matériels, tels que la nécessité de trouver les moyens de survivre et de mener une existence tolérable. La communauté internationale, bien que très préoccupée à l'époque par la situation des réfugiés d'Afrique, n'attachait que très peu d'importance à leur situation matérielle; rares étaient les chercheurs qui interrogeaient les réfugiés à ce sujet. On se contentait des diverses solutions déjà appliquées alors que l'Afrique abritait plus de réfugiés que le reste du monde. Afin d' attirer l'attention de l'opinion sur la situation 1

des réfugiés d'Afrique, on décida donc d'étudier le processus d' installation d'une des plus importantes colonies de réfugiés formées en Afrique au cours de la dernière décennie, celle des réfugiés originaires du Burundi. Ces recherches devaient porter sur l'ensemble du processus d'installation des réfugiés - depuis leur arrivée dans le pays hôte jusqu'au lancement et à la réalisation - jusqu'à leur terme - de programmes d'aide internationaux. On sélectionna la Tanzanie car elle constitue le principal pays d'accueil de ces réfugiés. Pour faciliter la compréhension de ce processus d'installation, on l'a replacé au fur et à mesure dans son contexte historique. Le but de cette étude était de collecter des données générales dans ce domaine, les recommandations relatives aux politiques à adopter à l'égard des réfugiés et aux mesures à prendre pour améliorer les programmes d'aide devant faire l'objet d'études spécifiques. Nous avons cherché à répondre aux cinq questions suivantes: aux

(a) Quelles furent les conditions d'existence réfugiés au cours de leur période d'installation? (b) Existe-t-il parmi qui ont des difficultés (c) Que d'accueil? pensent les et les réfugiés à faire face réfugiés la de des groupes aux problèmes leur séjour

offertes

vulnérables quotidiens? dans le noué est-il pays des en

(d) Les réfugiés relations sociales? (e) Le processus bonne voie? 1/

population
,

locale

ont-ils

d'accession

a

l'autosuffisance

Les réponses à ces questions dépendent des politiques adoptées pour favoriser l'intégration des réfugiés et leur accès à l'auto-suffisance. Tout pays d'accueil doit répartir les ressources dont il dispose entre ses ressortissants et les réfugiés. L'installation de réfugiés engendre inévitablement bien des questions: dans quelle mesure peut-on offrir gratuitement des terres et de l'aide aux réfugiés démunis si l'on ne fait de même pour les ressortissants défavorisés du pays hôte qui ne parviennent qu'à grand peine à pourvoir à leurs besoins? Les réfugiés doivent-ils être autorisés à vivre librement au sein de la population locale et faut-il leur accorder tous leurs droits civils? 2

Les réfugiés doivent-ils être autorisés à travailler exclusivement pour leur propre bénéfice, ou faut-il mettre la main-d'oeuvre qu'ils représentent à la disposition du pays hôte? Les programmes d'assistance doivent-ils profiter exclusivement aux communautés de réfugiés ou également aux habitants des localités voisines? Les réponses apportées à ces questions dépendent des politiques adoptées simultanément ou successivementpar le pays hôte à l'égard des réfugiés: c'est d'elles que dépendra l'intégration ou l'isolation des réfugiés. Il est évident qu'il est parfois difficile d'appliquer une politique de ségrégation qui présente à la fois des avantages et des inconvénients. Il est tout aussi évident que l'intégration des réfugiés peut également avoir des répercussions positives et négatives tant sur les réfugiés que sur la société d'accueil. Nous espérons que les résultats de cette étude jetteront une lumière nouvelle sur ces questions. 2. Les agents

Le fait d'être réfugié peut constituer pour les personnes concernées une régression ou un progrès. Il arrive qu'un réfugié se voit contraint à la passivité alors que dans son pays d'origine il participait activement à la vie de la société; il est du reste susceptible de retrouver ultérieurement ce rôle actif soit en exil, soit une fois de retour chez lui. 2/ Ces processus de régression ou de progrès dépendent des corrélations entre les quatre éléments fondamentaux du problème des réfugiés: les "forces coercitives" (c'est-à-dire la situation dans le pays d'origine); le "réfugié" lui-même; l"'hôte" (le pays d'accueil); et le "parrain" (l'institution octroyant une aide financière ou humanitaire). Les forces coercitives sont ce qui contraint les habitants à s'enfuir: il peut s'agir de persécutions systématiques perçues comme intolérables, ou encore de l'agitation croissante qui règne dans le pays. La réaction des habitants est de se réfugier à l'étranger, afin de protéger leur propre vie ou celle de leurs proches. Le pays hôte accueille les réfugiés et leur offre la sécurité. Le parrain garantit la survie des réfugiés en leur offrant une aide matérielle et morale pendant une période initiale parfois relativement longue. Ces éléments peuvent intervenir successivement, en commençant par l'action des forces coercitives, pour se poursuivre par la réaction du réfugié ou du pays hôte et s'achever par

3

celle du parrain. Il peut également se produire une série de réactions en chaîne simultanées et bi-directionnelles entre deux ou plusieurs de ces maillons, ceux-ci ayant les uns sur les autres des répercussions positives, négatives, ou les deux à la fois. Le fait de connaître les corrélations entre ces agents permet de se faire une idée plus claire de tous les aspects de la question des réfugiés. 3. Cadre de l'étude

Cette étude porte principalement sur deux éléments de la situation des réfugiés du Burundi: (1) Pour le rapport entre les concepts de rejet et d'accueil, c'est-à-dire en l'occurrence la problématique expulsion-intégration ayant pris la forme de fuite et d'installation; (2) Pour les corrélations entre les individus, les familles, les groupes et la société. Individus, familles ou groupes s'intègrent parfois tout simplement à divers types de société en se soumettant à leurs règles, mais il arrive aussi qu'ils fassent évoluer cette société ou qu'ils l'infiltrent ou la manipulent; celle-ci peut quant à elle les dominer ou les exploiter, ou encore leur offrir les moyens de survivre. La société est susceptible de constituer un catalyseur favorisant le développement de chacun, mais elle peut aussi tirer profit de la présence des réfugiés et de leurs connaissances. Notre étude porte donc sur un phénomène "horizontal" - un mouvement géographique d'une région à une autre - découlant éventuellement d'un phénomène "vertical" - la relation structurelle entre divers groupements n'ayant pas la même influence sur le plan politique. Cette étude porte donc sur une interaction sociale, en l'occurrence sur les relations entre au moins deux agents qui se considèrent comme des partenaires et s'influencent mutuellement tant sur le plan de la pensée que sur celui de l'action. Ces agents peuvent être soit des particuliers, soit des groupements (de toute taille) soit encore des particuliers dans leurs rapports avec des groupes. Toute interaction laisse des traces - signes, symboles, outils ou culture - qui, dans le cas qui nous intéresse, constituent la base des projets destinés à aider les réfugiés. Ces traces témoignent de ce que d'autres ont réalisé par le passé. Elles ont une signification objective mais aussi subjective. Les traces que laisse l'aide octroyée aux réfugiés sont elles-mêmes susceptibles d'être interprétées de façon distincte par les divers agents 4

,

concernes.

Cette étude porte sur quatre types d'agents - le gouvernement du pays d'origine, celui du pays hôte, les réfugiés et les organismes humanitaires internationaux (et leurs affiliés) qui agissent en corrélation à différentes périodes de la vie des réfugiés; la situation de ces derniers subit en effet une certaine évolution entre le moment où ils arrivent dans le pays d'accueil et celui où, en exil, ils parviennent à subvenir à leurs propres besoins. Nous décrirons l'évolution de cette interaction ainsi que l'impact plus ou moins souhaitable qu'elle exerce sur les parties concernées. Il convient néanmoins de noter que nous ne rendons compte de ce processus, depuis ce qui l'a déclenché dans le pays d'origine jusqu'au moment où les réfugiés accèdent à l'autosuffisance dans le pays d'accueil, que dans le but de mettre en évidence la complexité de la situation des réfugiés

et de l'élaboration

de solutions visant à 1I améliorer.

Notre objectif est de présenter une analyse concrète de certaines questions abstraites caractéristiques de la situation des réfugiés dans bien d'autres contextes, tenant compte en particulier des difficultés rencontrées par toutes les parties concernées. Convaincus de la nécessité de mettre en relief le point de vue des réfugiés, c'est sous cet angle que nous avons interprété les résultats de notre enquête. 4. Méthodologie et portée de l'étude

Nous avons préparé ces recherches en consultant les documents disponibles à Copenhague, Uppsala, Londres, Brighton, Genève, Dar-es-Salaam et Tabora; nous avons ensuite séjourné pendant quatre mois et demi en Tanzanie, parmi les réfugiés, afin d'y mener une enquête sur le terrain. Nous avons donc disposé de sources d'information écrites et orales. Chaque fois que cela était possible, nous avons comparé les données documentaires dont nous disposions aux renseignements que nous avaient donnés nos principaux informateurs. Nous avons interrogé les membres d'un échantillon de 125 ménapes vivant dans trois villages d'une zone d' installation de réfugies, les habitants d'un village voisin, ainsi que les administrateurs de cette zone d'installa tion de réfugiés et les responsables de di verses institutions ou administrations chargées des réfugiés à Dar-es-Salaam et à Genève.

5

Notre principal outil de travail a été l'interview focalisée, conçue entre autres pour recueillir des témoignages sur le passé (tel qu'il est perçu aujourd'hui), et qui a donc servi à collecter à la fois des données sur la situation au moment de l'enquête et des témoignages relatifs à des évènements intervenus huit ans auparavant. Après avoir rappelé les différentes significations du terme de "réfugié", le présent rapport retrace l'évolution, depuis l'Indépendance, de la question des réfugiés des pays africains situés au sud du Sahara. Il indique ensuite ce qui a incité les habitants du Burundi à quitter leur pays, et rend compte de la vie qu'ils ont menée dans les pays hôtes de 1972-73 - date de leur arrivée - à 1980. Il décrit et analyse enfin la situation socio-économique des réfugiés de l'échantillon, ainsi que leur attitude à l'égard du présent et de l'avenir. La structure de ce rapport devrait suffire à montrer qu'on ne peut comprendre la situation des réfugiés et des zones d'installation de réfugiés qu'en tenant compte de la relation triangulaire établie entre ce que les réfugiés ont quitté, la situation dans laquelle ils se trouvent, et ce qu'ils pensent de cette situation. Le gouvernement de Tanzanie nous a autorisé à mener une enquête sur le terrain. Les administrateurs de la zone d'installation de réfugiés nous ont considérablement aidé à mener nos recherches. Cette étude a été financée par le Conseil danois de recherches en sciences sociales; l'Institut scandinave d'études africaines nous a aidé à nous documenter et a financé une partie de nos frais de déplacements; le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) et son bureau de Dar-es-Salaam ont fourni une partie de la documentation nécessaire à nos recherches et ont tout fait pour nous aider à mener à bien notre enquête sur le terrain, tout comme la Fédération luthérienne mondiale et son bureau de Dar-es-Salaam, le Tanganyika Christian Refugee Service. Cette étude a été réalisée sous l'égide de l'Institut de recherche des Nations Unies pour le développement social (UNRISD) qui a formulé d'utiles commentaires à son sujet. Des interprètes tanzaniens et burundais nous ont permis de communiquer avec les réfugiés; ceux-ci ont aimablement et patiemment consacré plusieurs heures à nos interviews et nous ont autorisé à leur poser des questions directes sur un sujet éminemment sensible, à savoir les conditions dans 6

lesquelles

ils ont fui leur pays.

Ces recherches n'auraient pu être menées à bien sans la collaboration des personnes et des organisations susmentionnées. Leurs résultats devraient permettre de mieux comprendre les réfugiés et les questions relatives aux réfugiés et guider l'élaboration des futurs programmes d'aide aux réfugiés des zones rurales, quel que soit le pays dans lequel ils sont installés.

7

NOTES

à

1/ Nous entendons par autosuffisance la capacité sub~enir à ses propres besoins sans être tributaire
aide extérieure.

d'une

2/ Le terme de "réfugié", "il" employé pour s'y référer hommes que les femmes.

au masculin, et le pronom désignent aussi bien les

8

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.