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Réinvestir le politique

De
258 pages
Le citoyen, investi par les réseaux d'une " puissance de la multitude " nouvelle, réinterprètera inévitablement l'axiologie des démocraties actuelles. En redécouvrant l'essentiel : le fondement du politique n'est pas l'individu, mais sa relation à l'Autre. La politique gère un système. Mais le politique c'est nous, l'empirie, le chaos organisé des faits. Nous organisons des systèmes. Le politique l'interprète. Réinvestir le politique, c'est revoir en quoi consiste, se construit la finalité commune.
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Claude-Louis MOREAU
Questions contemporaines RéinvestiR le politique
De l’évaluation d’une crise restreinte à sa version économique à l’omission rassurante de celle qui nous attend.Le syndrome du hallebardier de l’opéra, ou la curieuse marche du changement.De la dépendance économique au désir d’y échapper.De l’individu à l’individuation.De l’inéluctable à l’inaliénable.Du statut difficile de la légitimité politique face à l’êtrepolitique de notre imaginaire …
Questions contemporaines
Réinvestir le politique
Questions contemporaines Collection dirigée par B. Péquignot, D. Rolland et Jean-Paul Chagnollaud Chômage, exclusion, globalisation… Jamais les «questions contemporaines »n’ont été aussi nombreuses et aussi complexes à appréhender. Le pari de la collection «Questions contemporaines» est d’offrir un espace de réflexion et de débat à tous ceux, chercheurs, militants ou praticiens, qui osent penser autrement, exprimer des idées neuves et ouvrir de nouvelles pistes à la réflexion collective. Dernières parutions Hélène BAUMERT,Plaidoyer pour l’enseignement des pratiques alimentaires, 2013. Tony FERRI et Dragan Brkić,La condition pénitentiaire. Essai sur le traitement corporel de la délinquance, 2013. Collectif NOUS AUTRES,Quelle action publique face au racisme ?Une recherche-action dans le Nord-Pas-de-Calais, 2013. Mostafa BENFARES,Altérité, responsabilité et questions identitaires. Le cas du Québec,2013. Dreyfus LOUYEBO,Politique, insertion et jeunesse : l'espoir du monde,2013. Ahmed KHERRAZ,Pour une participation des jeunes à la vie publique. Engagez-vous ! Réengagez-vous !, 2013. Rodolphe DALLE (dir.),Didactique de la communication, 2013. Sébastien REPAIRE,Sartre et Benny Lévy. Une amitié intellectuelle, du maoïsme triomphant au crépuscule de la révolution,2013.Daniel ARNAUD,Le harcèlement moral dans l’enseignement. Sévices publics, 2013. e e Hervé TERRAL,Figure(s) de l’Occitanie.XIX-XXsiècles, 2013. Etienne AUTANT,Construire une société conviviale,2013. Bertrand PIRAUDEAU,Le recrutement dans le football français. Histoire, logiques et enjeux géographiques, 2013.
Claude-Louis MOREAURéinvestir le politique L’HARMATTAN
Relecture : Nadège Touboul© L’HARMATTAN, 2013 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-01061-8 EAN : 9782343010618
Avant-propos
REINVESTIR LE POLITIQUE
Je crains qu’au bas de l’échelle, les mêmes - toujours les mêmes -subissent une crise d’une ampleur telle que nulle instance ne puisse dorénavant la maîtriser. Je crains qu’une dynamique dangereuse de transfert de puissance soit en place, hélas au risque d’être irréversible. Je crains enfin un troisième conflit mondial mettant l’humanité en guerre contre elle-même, non par le choc de nations mais par le plus vieux ferment de son malheur, plus puissant et organisé que jamais : l’intérêt, l’inégalité devant la rareté des ressources arrivant là comme une sanction de notre ignorance, bâtissant notre punition. Cette guerre tue déjà dans des pays qui, à la marge subissent l’outrance de notre impact civilisationnel, au titre de dommages collatéraux. Surexploitationet pollution, famines et obésité, conflits et armements, figurent parmi les nombreuses dualités que consomment sans embarras nos indignations courantes. Le temps qui passe affine le diagnostic, et ces mêmes indignations… Mais peu à peu se dégrade l’obligation protectrice des états envers leurs citoyens, leur pouvoir protecteur s’étiolant : l’économique le ronge et la mythologie technocratique donne à ce pouvoir sans visage le nom de « marché » . L’héritage séculaire de nos philosophies politiques répond-il actuellement au transfert de puissance en mouvement? Ceux qui posent cette question ne sont pas reconnus, car s’indigner est bien préférable à prendre le risque de la poser, aux bouleversements qu’elle implique. Si je nourris mon intention de comprendre, dans un univers d’outils très divers, issus du quotidien, de lectures, de l’intrusion du détail, d’évènements paradoxaux, parfois anodins, où l’intention philosophique savante et spéculative se tient à l’écart, tout me rappelle néanmoins l’importance des questions de l’altérité, des mythes. Mais mon «dire »est là pour éviter de se convaincre d’une réponse complaisante, éviter les constructions qui rendent si efficaces nos « trous de mémoires » ;l’ouvrage suspendu dans le temps est celui d’un bricoleur du dire. Je découvre que l’ignorance n’est pas inculture, mais partage collectif de l’enfouissement dans les consciences de raisons trop déstabilisantes pour nos compromis. J’ai à l’esprit une image récurrente de cette réalité: le retour de Chamberlain après Munich, son papier à la main. Quelle était la nature vraie de ce soulagement collectif ? J’identifierai cette forme ambiguë du terme générique d’ignorance. Car je ne vois pas les crises comme un dérèglement, mais comme les effets cohérents de ce transfert progressif de puissance vers des pôles qui font de l’instrumentalisation progressive de nos démocraties, une nécessité. Ceux dont l’échelle nous échappe, qui détruisent, surexploitent mais seront en même temps les seuls à être à
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