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Remarques cliniques sur les résultats intermédiaires de la recherche PREAUT (2006-2010)

De
170 pages
Ce numéro est entièrement consacré à l'analyse clinique des premiers résultats intermédiaires de la recherche PREAUT, de 2006 à 2010. Les indicateurs qui peuvent être établis grâce à ces résultats s'avèrent efficaces quant à la détection de difficultés de développement au sens large. La partie centrale du cahier est consacrée à des observations cliniques.
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RemaRques cliniques su R les Résultats
inteRmédiaiRes de la RecheRche PR eaut
(2006-2010)
CAHIERS DE PREAUT
Ce numéro est entièrement consacré à l’analyse clinique des premiers résultats
intermédiaires de la recherche PREAUT, de 2006 à 2010.
Ces résultats, même partiels, sont déjà riches d’enseignements : ils nous confortent
dans l’intérêt de prendre un indicateur de développement de la communication
comme « fl rouge » de l’observation des états de soufrance chez l’enfant de
moins de deux ans.
En efet, ces indicateurs, bien que peu spécifques à cette période, s’avèrent efcaces
quant à la détection de difcultés de développement au sens large. Ils identifent,
Sous la direction de hormis les TED (troubles envahissants du développement) avérés, des TDAH
(troubles du défcit d’attention avec hyperactivité), le défcit mental, les retards de Graciela C. Crespin
développement et de langage, mais également des facteurs de risque précoce tels
que la prématurité, la gémellité, les difcultés néonatales, les fratries comportant un
aîné autiste, des troubles du lien précoce et des problématiques médicales lourdes
associées.
Il est remarquable de constater que l’ensemble de ces problématiques néonatales a
trouvé, d’ailleurs, des réponses thérapeutiques précoces et adaptées, car elles se sont
RemaRques cliniques su R les Résultats traduites, pendant le déroulement même du protocole, par la « normalisation »
du parcours de ces enfants. Ces résultats confrment l’efcacité des interventions
inteRmédiaiRes de la RecheRche PR eaut précoces de prévention réalisées dans le cadre des suivis PMI (protection maternelle
et infantile). (2006-2010)
La sensibilité et la spécifcité des signes en rapport avec l’évolution vers un TA (trouble
autistique) et autres formes de TED, ainsi que l’étude des corrélations inter-signes
CAHIERS DE PREAUTseront confées à l’étude chifrée actuellement en préparation et qui portera sur les
chifres défnitifs de la recherche.
La partie centrale de ce CAHIER sera consacrée, comme d’habitude, à des
observations cliniques signées par les équipes qui en ont assuré le suivi. Nous espérons
que ces témoignages et leurs commentaires permettront d’argumenter la pertinence
et l’impact thérapeutique du patient travail accompli par ces équipes en matière de
prévention des troubles relationnels précoces dans le suivi des bébés tout-venant, en
particulier en crèche, PMI et autres lieux de rencontre et de soin parents/enfants.
Sous la direction de Graciela Cullere-Crespin, un groupe de psychiatres et psychologues,
psychanalystes d’enfants et pour la plupart praticiens de l’autisme, ont accepté d’apporter
leur contribution à chaque parution.
Les observations cliniques formant le noyau de chaque Cahier sont à la charge des équipes
qui sont venues les présenter au Séminaire sur la Clinique du Bébé animé mensuellement
à Paris par G. Cullere-Crespin. Les commentaires de chaque observation reprennent le
débat ayant eu lieu au Séminaire lors de la présentation.
ISBN : 978-2-296-56930-0
16,50 €
RemaRques cliniques su R les Résultats
CAHIERS DE PREAUT
inteRmédiaiRes de la RecheRche PR eaut (2006-2010)CAHIER S DE PREAUT
Remarqu es cliniqu es sur les résu ltats
interméd iaires de la rech erche PREAU T
(2006-2010)
Cahie r N° 8© L’ Ha rm at tan, 2011
5-7, rue de l’Éc ole poly te chniqu e ; 75005 Paris
http:// www.librairieh armatta n.com
di ffu sio n.h ar ma tt an @wa na doo .fr
ha rm at ta n1@ wan ad oo. fr
ISBN : 978-2 -29 6-569 30-0
EAN : 9782296 569300« CAHIERS DE PREAUT »
Dir ectr ice des Cahie rs de PRE AUT : Graci el a Cull ere- Cr espin
Se crétaire de rédaction : Chantal Breton
Comité de rédaction :
o Dr Hervé Bent ata , Paris
o Graci el a Cull ere- Cr espin , Paris
o Marie -Chri sti ne Laznik, Paris
o Dr Jean- Pierr e Muy ard, Carc assonne
o Dr Jean- Loui s Sarra det, Paris
Comi té de lec ture :
o Pr. Clau de Burszt ejn, Strasb ourg
o Pr. Pierr e Del ion, Lil le
o Dr Marce ll e Delou r, Paris
o Dr Marie -Thé rèse Fritz , Dij on
o Dr Do mi nique Janody, Carcassonne
o Dr Charl es Melm an, Paris
o Dr Cath erin e Milc ent, Paris
Correspondants :
France :
Dr M. All ion e, Alè s
F. Joly , Dijon
Dr J. P. Muya rd, Carcasson ne
D. Reta ux, Borde aux
Dr P. Ridoux, Orléans
Dr J.N. Trouvé, Marseill e
Dr D. Joseph- Duc osson, Poi nte à Pitr e
F. Beau zor, Poi nte à Pitr eÉtranger :
S. Acquaro ne, Londres , Angleterr e
C. Mascaren has, Salvador de Bahia, Brésil
E. Parlato, Sao Paulo, Brésil
I. Sanchez, Quito, Equateur
N. W. Scheimberg, Buenos Aires, Arg en tineCA HIE RS DE PRE AU T
Rema rque s cl ini ques sur le s résul tat s
int erm édi aire s de la reche rche PRE AUT
(2006-2010)
Ca hier N° 8
Sous la direction de Graciela Cullere-Crespin
Avec la participation de :
A.M. DANDRES, C. BAU BY, H. BE NTA TA, G.C . CRES PIN,
Sh. DELO RENZ I, L. OUSS, E. RUI Z, J.N. TROU VE ,
J.-L. SARRADET, M.H. WITTKOW SK Y
Obse rvatio ns cliniq ues de :
D. LECOQ, Pédopsychiatre
M.J. DURI EU X, Pé dopsych iat re
S. MASSOULIE, Edu catr ice Spécia lis éeÉdito ri al
Jean -Lo uisSARRAD ET,
Psyc ha na ly st e, Paris
Prési de nt de PREA UT
Deux th èm es so nt ab or dés danscen um éro:
Le premier th èm e po rt e surl es premiers résu lt at s interm éd ia ires de la
rech erch e PREA UT.
Fé lici to ns Gr ac ie la Cr espi n et ses co lla bo rateur s de cet én orme tr av ailet
de la pr éc isio n d’interprétati on qu’elle no us prop os e des résu lt ats
interm éd iair es de la recher che PREA UT , co mmen cée il ya si x ans et
dev ant se terminer dan s deu x an s.
Troi s co ho rt es asso ci ées vi enne nt co mp léter cett e recher che :
Des enfa nt s att eint s de sc léro se tubére us e de Bo urne vill e et du
syndro me de West , so us la di rect io n de Mmel e Dr Li sa Ouss;
Un e po upo nnière d’enfa nt s pl acé s su it e à dé fa illan ce parentale
gr av e ;
Un service d’enfa nt s prém at ur és.
Les résu lt at s de l’an alys e des sign es PREA UT mo nt rent :
qu’ils so nt ex ploi tabl es par les péd iatr es et leur s éq ui pe s,
et qu’ils so nt co hérent s et fi able s da ns le ur s résu lt at s.
Au quat ri èmemoi s, ils dép istent surtout des re tards de dé velo ppe me nt,
s’ex pr imant dansl e do ma in e de la co mmu ni cat ion : pr ém at urit é, gém el li té,
co mo rbid it é, car en ce affe ct ive.
Ces sign es s’av èren t révers ible s et la pl upart du te mp s, di sparai ssen t dans
lesmoi s qu i su ivent. Ai nsi, il s so nt tr ès se ns ib les ma is pe u sp éc ifiq ues
d’un ri sque d’évol ut ionv er s des troubl es du spect re.
ePar co ntre, au 9 mo is, ils so nt pl us spéci fi que s d’un e évol ut io n vers un
aut is me av ér é.
De ux enfa nt s qu i so nt passé s entrel es ma illes de la gr ille PREA UT ont été
dép istés par le Ch at à deux an s. Elle mo nt re ains i à no uv eau sa fi ab ili té,
bi en qu’elle n’ai t to uj ours pas ét é va lid ée dans sa ver si on fran çai se.
9
xxxxxeEn so mme,cet te rech er chee st féco ndepui sque, dès le 4 mo is,e llep eut
al erterl es pédi at res et lesfamille s d’un da nger po tent ie l d’évol ut io n d’un
enfant vers un troubl e gr av e du dévelo ppe me nt , et ainsi perm et tr e la mise
en pl ac e de mo ye ns po ur y pa lli er (t ech ni que s d’ év eil, su iv i pl us at tent if,
acco mp ag ne me nt des par ents ).
Dans leur app li cat io n surl es co ho rt es asso ci ées,l es outils PREA UT , QDC
et CHA T on t un e va le ur di ag no st ique. En effet, ils se mo nt rent capables de
di scer ner , dans des po pu lati ons à ri sque, le s enfa nt s à de ve ni r aut isti que de
ceux quinel e so nt pas.
Si no us sati sfai so ns au x cr it èr es de rece va bilit é en co ur s à ce jo ur , cette
rech erch e abouti ra à la va li dat iond e ce s outils prév enti fs,bie n ut iles po ur
le s équ ipes péd iatrique s et les prof essionne ls de la pet it e enfan ce.
Le deuxièm e th èm e po rt e sur lesh abit ue ll es ob serv at io ns clin iques.
Parmil es ob servat io ns d ’e nfants pr és entées da ns ce nu méro , il ya ce lle de
Be no ît , qu i est un enfa nt psyc hoti qu e. Ce di agno st ic diff érenti el est
im po rt ant et intéressa nt , dans la mesure où il suppos e un e pr is e en ch arge
di ffére nt e.
Dans la di scus sion quisuitl ’e xpos é de ce cas, je par le « d’entr et ie n de
l’ apprenti ssage de la symbolis at ion ». Aprè s co up, ce tt e fo rm ul at ionme
paraî t im préci se.L a sy mbolis at io n, la parol e, l’ aut re ne fo nt pas problè me
ch ez cet enfa nt , co mme il le ferait s’ il ét ai t aut iste. Sa po si ti on de maît ri se
per ma ne nt e mo nt re que ce qu’il recher che c’est un gar ant de la parol e.
La sé qu en ce du ca deau qu ’il re fuse d’ab or d et s’approp ri e en su it e, lo rs que
d’ aut resl ’i nve st is se nt , peu t s’interpréter ai nsi: ce n’est pas qu’ il
reco nna is se sondésir à tr av er s le dés ir de l’ aut re,m ai s pl ut ôt qu’il tent e de
maît ri serl’e nj eu de ce dési r, en se fa is ant le maît re de l’o bj et et l’ attribuant
temporai re me nt à ch acu n. De miurge, il est lu i- mê me le garant de l’or dr e
du mo nde fa ut e d’un «p ilier» à la fo is intern e et extern e qu i le so ut ie nne
(l a métaph or e pat erne lle selonL aca n) . Que cette pi er re an gu la ir e se
dét ach e et le sy st èm e symbolique s’effo ndre : c’ est à qu oi le dé li re
s’effo rcer a de pa llier.
L’ aut is me n’ a pas ce problè me.Lemon de symb olique est appr is, su par
cœur. So n garant es t le di ct io nn ai re,lelivre.
10Remarques cl iniques sur le s résul tats
inter médi ai res de la recherche PR EAUT
Au ter me de qu atr e anné es d’appli ca tion du pr otocole
(2006-2010)
Gr ac ie la Cu ller e-Cr es pin, psyc ha na ly st e,
Av ec la collabor ati on de :
C. Ba uby, pédi at re
A. M. Dandr es, pédi at re
Sh. Delorenzi , psyc hi at re
E. Ruiz, psyc ho lo gue
J. N. Tr ouvé, pédopsy chiatr e, psyc ha na ly st e
M. H. Wittkowsky, psyc ha na ly ste
INTRODUC TI ON
G. C. Cr es pin, ps ychanalys te
No us so mme s parv en us, en ao ût 2010, au term e des 4 première s anné es de
fo ncti onne me nt de la ph as e opér at io nn elle,l an cé e sé que nt ie llement àla
rent rée 2006, - le départeme nt du Val d’Oi se n’ y est en tr é qu’ en oc to bre
2008.
Dix départeme nt s ont accept é de co lla bo rer av ec l’é qu ip e PREA UT po ur
le recue il de do nn ée s, à savo ir :
Au de
Bo uch es du Rhône
Côte d’ Or
Haut s de Seine
Gard
Gua delo upe
Esso nne
Lo ir et
Py ré nées Or ie nt al es
Val d’Oi se.
No us fa isonsi ci pu blique no tr e reco nna is sa nc e à le ursm édec ins de PM I,
po ur le ur en gag ement et fi dé li té,m ai s au ss i à leurs respon sa bl es, po ur
avoi r accept é de se ri squer av ec no us dan s cet te av enture.
11
xxxxxxxxxxLa rech erch e PREA UT est en effet un e ét ude pr in ceps, pros pect iv e et
mu lt icentrique, di ffic il e à réalis er , dé fi qu e no us av onsaccept é de rele ver,
av ec le s ri sque s que cela implique.
Elle co mporte des li mi te s et des bi ai s qu i se ro nt di sc ut és dans les
pr és entati ons quisui ve nt , ma is elle a dégagé au ssi, d’or es et déjà, des
bé né fi ce s. Ces bé né fi ces, appr éc ia bl es dè s à pr és ent, co mportent une
se ns ib ilis at io n de s équ ipes péd iatr iques de prem ière lig ne au x di ffi cu lt és
relati onne ll es pr éco ces ch ez le tr ès jeune enfa nt , ains i qu ’u ne po ss ibili té de
rencontr e, de partage et de mis e en partenari at des équ ipes de pr év enti on et
de so in.
Ce tt e pr és entati on de no s remarques clin ique s surl es premiers résu lt at s a
att en du la réalis at io n des premiers bilan s de so rtie de pr oto co le, c’ est -à-
di re les év al uat io ns péd iatrique s et psyc ho lo gi ques de dé velo ppe me nt
(B run et -L éz in e R, WI PPSI) et de sy mpto mato lo gi e auti st iq ue (C AR S) qui
ont ét é prop os ées aux enfa nt s ay ant pr és enté un si gne de ri sque à l’une
quelcon que de s épr euve s du pr oto co le dur ant cettepér io de.
Elle a au ss i at tendu que le no mbr e d’incl us io ns so it su ffisamme nt
im po rt ant po ur no us permettre de fa ir e le s pr emièr es identi fi cat io ns de
tendan ces des sign es ét udi és da ns notr e rech erch e.
Les analys es chif fr ées des résu lt atsf eront l’objet d’un e pu bli cat io n
ul téri eur e, act uelle me nt en pr épar at io n.
Tr avaux pr éalables
Dans un premier temp s, no us allo ns pr ésenter un e synt hèse de deux
tr av aux qui ontdéj à po rt é sur le déroule me nt de no tre rech er che :
La th ès e de Do cto ra t en Mé dec ine de Sh anti Delo re nzi, po rt an t
surl es chif fr es de ju ill et 2008, so ut en ue la mê me an née,
Le mémo ir e de Ma st er I de Psyc ho lo gi e Clin ique et
Psyc ho pat holo gi e d’Em elin e Ru iz, po rt ant surl es chiffres de
ju illet 2009, so ut en u la mê me année, et
La brèv e pr ésen tati on de la rech erch e PREA UT fait e da ns le
cadr e du mémo ire en vue de l’obtent io n du Di plôm e Inter
Uni versit ai re de Neuropéd iatrie du Dr Je an -NoëlT ro uv é, portant
sur des chiffr es de ju ill et 2009, so ut en u en dé ce mb re de la mê me
ann ée.
Ces troi s tr av au x, do nt le s or ig inau x so nt co nsul ta bl es da ns les
biblio th èques desF acu lt és re spect iv es de l’Univ er si té de Par is V Re né
Des cartes et de l’U ni ver si té de la Médi terra néeM ar se ille -Aix II, no us ont
déjà per mi s d’avoi r des appr éc iati on s surl e déroule me nt en 2008 et 2009,
ai nsi qu e surl es li mi te s et bé né fi ce s que l’on ob serv e su it e à l’ app lic at io n
du pr oto co le PREA UT sur le terrain.
12
xxxRem ar qu es qu ali ta ti ves sur la co hort e pr in ci pal e PREAUT
Dans un deu xi èm e temp s, no us pr oc éderon s à de s co ns id ér at io ns
qua li tatives surl ’éch anti llon d’enfa nt s so rt is du pr oto co le do nt no us
di sposon s act ue lle me nt (c hi ff res ar rêtés àa oût 201 0) .
Ces an alys es de vrai ent no us permettre de répondre dé jà à un certa in
no mb re de questi on s, d’identi fi er des tendan ceset co rro bo rer au mo ins
parti elle me nt des hy po th ès es sur le co mportement des sign es ét udiés.
Cepe ndant, cett e pr emière lect ur e, seul ement qua li tative, de vra at tendre
l ’a na ly se plus ri go ur eus e de s résu lt at s chiffrés, quif eral ’o bj et d’une
publi cat io n ul téri eur e.
Co hor tes as sociées
Dans un troi sièm e temp s, no us do nn eronsl a pa ro le à Mm e le Dr Li sa
Ous s, pédo psyc hi at re à l’ Hô pi tal Necker, qu i a pi lot é un e co ho rt e assoc ié e
sur des enfa nt s at teints de sy ndrom e de West et de Sc léro se Tubére use de
Bo urne vill e, deu x affect io ns co nn ues po ur avoi r de gr an de s af fini tés avec
le dé velo ppe me nt d’un e sympto mato lo gi e aut isti qu e asso ci ée. Au-del à de
ces premières appr éc iati ons, elle pr épar e aus si , de so n cô té, une
publi cat io n ul téri eur e surl es résu lt at s chi ff ré s de l’ app licati on du
pr otoc ol e PREA UT à sa co ho rt e.
No us do nnero ns en su itel a paro le àM.leDrA la in Se ba n, pédi at re àla
Po up on ni èr e «Les Po us si nets» da ns le Va l d’Oi se, qui a pilo té une
de uxième co ho rt e asso ci ée sur des enfa nt s pl ac és da ns le s troi s premiers
mo is de la vi e su it e à dé fa illa nce envi ro nn ementale grav e. Deux aut res
po up on ni èr es se pr épar ent à rejo in dr e ce tt e co horte, do nc des résu lt at s pl us
ache vés sero nt di sponib les ul téri eurem ent.
Po ur terminer , no us do nnero ns la paro le au Dr Elizab et h Que st iaux,
Péd iatr e respon sa bl e du Ser vi ce de Péd iatr ie et du Réseau de Pér inat alité
No rd à l’ Hô pi tal Ro bert Ba lla nger à Au lnay -sous-Bo is (93) et à so n
équ ipe, qu i app li que nt le pr oto co le PREA UT aux enfa nt s prém at ur és
su ivis da ns so n ser vi ce depu is la rent rée 2009.
Co mpte tenu de la co nsti tuti on réce nt e de ce tt e coho rt e, no us ne po urro ns
do nner ic i qu’une pre mière appr éc iati on du dé butde ses tr av aux.
Chacu ne de ces équ ipes no us fera part de ses ob serv at io ns et
co mme nt ai res qua nt à l’ app li cat io n du pr oto cole PREAUT sur leurs
po pul at io ns, ai ns i qu e surl a parti cu lari té du co mporteme nt de no s sign es
d’al erte dan s ces si tuat io ns co mportant un e vari able spéc ifique.
13Pr em iè re partie : Les ét udes préalables
La rech erch e PR EA UT : éva luat ionp artiel le des ré su lta ts
in term éd ia ir es et co nc lu sio ns qua lita tives - Ju illet 200 8
In tr oduction
Par G. C. Cresp in
Cet arti cl e re pren d certa in s él ém ents de la th ès e po ur le Do cto raten
Mé dec ine de Sh anti Delo re nz i à la Facu lt é de Mé dec ine Paris V René
Des cartes. Sa th ès e a ét é di ri gée par Mm e le Dr Sandri ne Ca lm et tes, et a
ét é so ut en ue en oc to br e 2008 dev antl e Pr Da vi d Co hen, Pr és ident du Jury,
le s Pr Cl aude Burs zt ejn et Phi li ppe Mazet, et le Dr Jean -Loui s Sar ra det,
Me mb re s du Jury.
So n ti tr e ét ait: Le re pér age des si gnes de souf fr ance pr écoce comm e
outil thér apeutique dans l’ autisme ? Un e étude pros pective
multi centri que : l’ étude PRE AUT.
Cett e th ès e s’ est appu yée surl es ré su lt ats int er médi ai res de no tre
rech erch e, ar rêt és à la dat e de ju ill et 2008. L’effect if tot al desi nclu sions
ét ai t, à l’ épo que, de 7 021 enfa nt s, chiffre quineper mett ai t pas d’an alys e
st at isti que. No us ne ra ppe llero ns do nc ic i que le s co nclu sionsqua li tatives
ti rées par S. Delo renzi, pr ésentées par elle-m êm e et par Mm e M. H.
Wi ttkowsky, psyc ha na ly st e, au Sé minai re surl a Clin ique du Bé bé à Par is,
le 16 ju in 2009.
Le rep éra ge des sig nes de so uf fran ce préco ce co mme ou til
th éra pe ut iq ue da ns l’ aut is me ?
Un e étu de prospective mu lticen tr iq ue : l’étude PR EAUT
Shanti De lor enzi, ps ychia tre
M. H. Wi ttko ws ky, ps ychanalys te
A ce st ade de l’ ét ude, no us av on s re no ncé à fa ir e des an alyses st at isti qu es,
et avon s ét ud ié pl ut ôt l’évol ut io n dese nf ants quio nt pr és enté un signe de
ri sque à ch acu ne des épr eu ves du protoc ol e. No us avonsi de nt ifié les
tendan ces quis e des si ne nt , et av onsf ai t deshyp ot hèses clin ique s sur ces
résu lt at s.
15èmeExam en PR EAUT du 4 mois :
Sur le s 31 enfa nt s po siti fs , on trouve :
ème3 vrai s po si ti fs (retrouvé s po siti fs au CH AT au 24 mo is);
10 faux po siti fs (s ’étant né gat iv és en co ur s de pr oto co le) ;
10 enfants en co re en co ur s d’observat io n po ur lesque ls il n’ est
pas po ss ible de se pron on cer ;
et 8 enf ants per dus de vue ava nt la fi n du pr oto co le.
On re marq ue par mi le s «f au x po si ti fs », c’ est -à-d irel es enfa nt s ay ant
èmeam élio ré le ur s scor es aux observ at io ns su ivantes (s ouvent dès le 9 mo is,
èmeparfo is au 12 ), des si tu at io ns clin iq uesf ort intéressa nt es :
Des enfa nt s ay an t tr av er sé dessit uati onsn éo nata le s similair es :
gr andi so le me nt fa mi lial et cult urel desm èr es, où le tr av ail
d’ acco mpag ne me nt de la PM I, vo ir e da ns l’un de s cas, un
ra pproche me nt av ec le mili eu fa milial d’or ig in e, av ai t per mis une
am élio rati on rapi de et dur able;
un aut re enfant ét ai t seco nd da ns une fr at ri e av ec u n aîné
pr és enta nt un TED (tro ubl e enva hi ssant du dév eloppem ent).C et
enfant a ét é su iviet so ut en u depu is sa na issa nce par l’ équ ipe de
PMI : groupe par ents-b éb é dèsl es premiers mo is et inté gr at io n en
èmecr èch e à temp s parti el.A u 9 mo is,ila mé li ore so n scor e et à 12
mo is,l e QDC est né gatif;
deux aut res enfants ont subi un e lo ngue ho spit alis at io n à la
na is sa nc e, et enfin :
unb éb é est un gr an d prém at ur é (25 sema ines d’am én or rh ée).
Al ’i ss ue de ce bref ap er çu clin ique, pl us ie urs remarques peu ve nt être
fait es :
Il existe un gran d no mb re d’enfa nt s né s prém at ur és (8), pl us ie urs
so nt issu s d’un e grossess e gé me llai re (3). La majo ri té de ces
enfa nt s am élio re nt rapi de me nt «l eurs perf orma nces », vo irese
né gative nt au x éval uati onssui va nt es . Il se mb lerait que la gr ille
PREA UT soit se ns ib le au x di fficul té s de dév eloppeme nt de ces
enfa nt s. Un e év al uat io n à 4 mo is d’ âge ch ro no lo gi que chez des
gr an ds prém at ur és po ur rait êt re trop pr éco ce ;
troi s enfa ntsm ontr ant des di fficul té s da ns le ur dév el oppe me nt
psyc ho mote ur,o nt un fr èr e ou un e sœ ur aînée so uffrant d’un
TED ;
un e gran de majo ri té de ces enfants (15) semble re le ver de
1
l’évit ement relati onnel décr it par Carel (2002) .
1 CAREL A.,« L’ atte nt io n au re ga rd du bé bé da ns la tr iade pare nts -bébé-clinicie n », in
Ne ur ops ych iatr ie En fanc e Adole sc ence ; 49 : 436- 48, 2001.
Vo ir aussi : CAREL A. L’ éviteme nt re lati onne l, In Le s bé bé s à risq ue autis ti que , so us la dir.
de P. De li on, Er ès , 1998.
16
xxxxxxxxxxx