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République sur le cul ! 69 histoires de fesses des puissants qui nous gouvernent

De
183 pages

Les hommes, le pouvoir et les femmes. L'affaire DSK révèle au grand jour les relations tumultueuses des puissants avec le sexe ! Qu'ils soient ministres ou chefs d'état; français américain ou italien, les hommes politiques ont parfois franchi la ligne blanche de la vertu. Delhpine Gaston nous conte avec humour 69 histoires coquines dans lesquelles on croise notamment : John Kennedy, Henry VIII, Staline, Felix Faure, Louis XIV... mais aussi Cléopâtre, Adolf Hitler ou même Napoléon ! Un petit livre très croustillant...


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Ce document numérique a été réalisé par Nord Compo

À ma mère.

PRÉLIMINAIRES

2011, année érotique… Ce qui a eu pour titre générique « l’affaire DSK » a été le scandale des derniers mois. Les fesses et la météo, après réflexion, il n’y a pas meilleurs sujets de conversation. Il est toujours question de chaleur et d’humidité.

Les médias, qui s’y entendent plus en commerce qu’en information, ont assez bien réussi à donner l’illusion d’avoir déniché un scoop : sexe et pouvoir seraient liés. Il est vrai que cette révélation a de quoi stupéfier. Surtout lorsqu’elle amène à défoncer une porte déjà ouverte : les hommes aiment le sexe.

Ils prennent la relève

Pressés de tirer des numéros spéciaux, les journaux ont compilé quelques grandes histoires de cul des politiques ayant défrayé la chronique avant le dossier Dominique Strauss-Kahn.

Le président d’Israël, Moshe Katsav, venait d’être condamné à sept ans de prison ferme pour viol sur assistante et harcèlement.

Les Italiens ont un Berlusconi aussi connu pour sa télévision trash que ses bunga bunga, des orgies dans la pure tradition de la Rome antique décadente, où le Cavaliere décompresse de la charge en couchant avec des prostituées, de préférence mineures.

Le président d’Afrique du Sud, Jacob Zuma, un polygame affiché, n’a jamais trop de femmes. Il a été inculpé pour viol, acquitté et élu à la plus haute fonction de l’État. La nation s’est surtout émue qu’il n’ait pas mis de capote.

On se rappelle ensuite Bill Clinton, président des États-Unis, toujours prêt à partager un bon cigare, même avec les petites stagiaires de la Maison Blanche.

Lumière a été faite également sur une poignée de personnages, arrachés à l’Histoire pour venir témoigner de la véracité du postulat : les hommes de pouvoir ont une bite à la place du cerveau, quelle que soit l’époque. Il n’est jamais vain d’interroger le passé pour prendre un peu de recul sur le phénomène, même si la mémoire garde surtout les belles histoires. Certaines peut-être trop belles pour être vraies, mais la rumeur fait le reste, parfois.

Pourtant, comme la plupart des lecteurs, nous avons été amusés par ces anecdotes grivoises, toutes très rocambolesques et tellement éloquentes sur les individus qui ont commandé à nos destins. Malheureusement, les mêmes étaient souvent reprises. Nous avons alors décidé de creuser et chercher de nouveaux échos, moins rebattus. Et croyez-nous, il y a de quoi faire ! Pour commencer cette intrusion dans les chambres à coucher de l’Histoire, nous avons retenu soixante-neuf sex addicts – vous comprenez le clin d’œil. Par souci d’égalité, nous avons aussi invité des dames, car la véritable parité commencera lorsqu’une femme aimant le sexe ne sera plus traitée de « salope », mais vue comme une « séductrice impénitente » ou une « dragueuse lourdingue ».

EMPEREURS ROMAINS
 DÉCADENTS

« Il y a trois sexes : c’est le masculin, c’est le féminin et le politique. La politique, c’est un sexe. »

José Saramago,
écrivain et journaliste portugais, lauréat du prix Nobel de littérature.

JULES CÉSAR
 (100-44 avant J.-C.)

Il a eu la Gaule

« La femme de César ne doit pas être soupçonnée ! » : c’est son Jules qui le dit, pour justifier d’avoir répudié sans aucune preuve sa troisième épouse Pompéia Sylla. Elle aurait fricoté avec un jeune patricien, Clodius Pulcher – traduire « Beau » –, qui, lors d’une fête religieuse au palais, avait réussi à s’introduire chez la maîtresse des lieux, déguisé en joueuse de lyre, et à en avoir fait la sienne. C’est vrai que ça faisait désordre : César venait d’être élu pontifex maximus, grand prêtre de la religion romaine.

Est-ce à dire qu’il était lui-même irréprochable ? Certes, sa seconde épouse Cornelia était morte – paix à son âme –, mais avant il y avait eu Cossutia, et un premier divorce ; elle avait treize ans, lui deux de moins : prescription ! Viendra ensuite Numéro Quatre, Calpurnia Pisonis, sa future veuve. Bon, c’est tout ? Pour le côté officiel, il semble. Pas de quoi fouetter un chat.

Promotion canapé

Mais à la lecture de Suétone, on en apprend de belles : César aurait aussi été « le mari de toutes les femmes et la femme de tous les maris ». L’adultère, avec les femmes de la bonne société romaine, ça fait partie des marches qu’il faut grimper pour accéder au sommet du pouvoir. Quant aux reines, l’épisode torride avec Cléopâtre a éclipsé cette pauvre Eunoé, femme de Bogud, roi de Maurétanie – petit bout de l’actuelle Algérie.

Doit-on s’étonner qu’un descendant de Vénus ait un goût prononcé pour la gent féminine ? Qu’elle le trouve séduisant, fût-il chauve comme un genou ?

Reste l’homosexualité. La psychologie moderne dirait peut-être que passer sa vie à faire la guerre, à enquiller les conquêtes, à soumettre la Gaule, entre hommes forcément, c’est un peu comme les internats de garçons, ça forge le goût et ça incite à franchir tous les Rubicon.

À vingt ans le jeune officier envoyé en mission en Bithynie, prêt à tout par ambition, se retrouve dans le lit d’un roi oriental, Nicomède IV. La réputation de sodomisé débauché va lui coller à l’armure. On lui reproche d’avoir « fait la femme », et endossé la position de l’esclave ou du prostitué, lui le patricien. Là est le déshonneur.

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TIBÈRE
 (42-37 avant J.-C.)

Le poch-tronche

On a dépeint Tibère comme une sorte de force de la nature, un peu rustre et mal dégrossi, blafard, le visage criblé d’acné, capable de percer une pomme d’un doigt et de blesser sérieusement quelqu’un à la tête d’une simple chiquenaude. Un hypersensible, pourtant.

Son père et sa mère étaient cousins, mais celle-ci se mit par amour en ménage avec Auguste. Le jeune Tibère ne débordait pas d’affection pour ce beau-père, qui le lui rendait bien. Il lui offrit pourtant sa fille Julie en mariage, forçant Tibère à répudier sa propre épouse, Vipsania, adorée et enceinte. Cadeau empoisonné. Julie, veuve joyeuse, était une sorte de traînée et Tibère ne se sentait pas seul dans son lit. Il se mit à boire pour oublier son rôle de bouche-trou, et de Tiberius Claudius Nero, devint Biberius Caldius Mero, que l’on pourrait – très librement – traduire par « pochtron ». Puis il prit la fuite et apprit, sans avoir été davantage mis dans la confidence, que beau-papa avait ordonné le divorce. Il lui règlera son compte plus tard, à la mort d’Auguste, qu’il remplacera sur le trône. Son premier geste de princeps senatus fut de faire exécuter Julie. Mais c’était trop tard. Elle avait déteint sur lui, preuve que la dépravation est une maladie sexuellement transmissible.

Queue de poissons

Il sombre à son tour dans la luxure et en explore toute la palette : jouvencelles, jeunes éphèbes, en groupes de préférence, putes de tout poil, parties fines avec des animaux, viols en réunion avec son frère. L’âge venant, le vieillard a besoin d’un peu plus de sel pour goûter pleinement les plaisirs de la chair : « On suppose qu’il accoutumait des garçons dès l’âge le plus tendre, qu’il appelait ses petits poissons, à se tenir et à jouer entre ses cuisses pendant qu’il nageait, et à l’exciter de leur langue et de leurs morsures. On prétend encore qu’il donnait à téter ses parties naturelles, ou son sein, à des enfants déjà forts, quoique non sevrés », raconte Suétone avec des réserves qui l’honorent. Ces petits ont le nom affectueux de fellator verpae, textuellement « suceur de bite ». Selon leur degré de réussite, ils sont soit récompensés, soit balancés par-dessus les hauteurs du palais. La bagatelle prit fin en 37. On soupçonna son neveu et successeur, Caligula, de l’avoir étouffé avec son oreiller et ses couvertures. À sa mort, le peuple suggéra de jeter son corps dans le Tibre, et le Sénat, dans sa grande sagesse, refusa de le diviniser.

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CALIGULA
(12-41)

Cali-fornication

La haine qu’a suscitée Caius Caesar est à la mesure de sa cote de popularité au début de son règne. Il aura fallu à peine quatre ans à ce jeune homme dynamique et libéral pour vérifier que « la roche Tarpéienne est proche du Capitole ».

Le fait qu’enfant il aimait porter des chaussures de soldat – caligae, d’où son nom – trop grandes pour lui n’en fait pas un séducteur au petit pied. À vingt-cinq ans, il est empereur de Rome, mais plus précoce encore en amour. Il fait ses premières armes avec sa petite sœur, Drusilla, sa préférée, il la déflore à douze ans, lui n’en a que seize. Il a pour elle un amour plus que fraternel. La preuve, il l’épouse.

Folie dure

La mort de sa belle le rend fou. Épileptique, insomniaque – le terrain était favorable –, son deuil va amplifier ses dérives sexuelles et avoir raison de son esprit déjà vacillant. Au cours de ses nuits blanches, il arpente les rues de Rome, en quête d’aventures – les hommes lui conviennent autant que les femmes –, qu’il préfère adultères. Invité à un mariage, il met, le soir de ses noces, la jeune épouse dans son lit. Mais c’est un cyclothymique du sexe, alternant orgies débridées et croisades moralisatrices contre toutes formes de débauche, désireux de débarrasser Rome de ses prostituées et pédérastes. L’opération propreté ne dure qu’un temps. La prochaine sur la liste est Cæsonia, aussi perverse que lui, qu’il montre nue à ses amis. Elle a l’idée de lui faire boire un philtre. La potion est-elle plus toxique qu’aphrodisiaque ? Toujours est-il qu’elle lui monte au cerveau. L’effet est désastreux, tant sur le plan moral que sur le plan politique. Qu’il se déguise en Vénus, couche avec ses deux autres sœurs, les prostitue à ses compagnons de partouses, qu’il viole un soldat, fasse torturer des prisonniers devant lui pour pimenter ses jeux érotiques, qu’il installe un lupanar géant au palais impérial et taxe la prostitution pour redresser les finances publiques, passe encore. Mais quand il commence à exiger, se prenant pour Jupiter, qu’un culte divin lui soit rendu – lui qui a toujours eu une trouille bleue de l’orage et se cachait sous son lit pour échapper au tonnerre et aux éclairs –, et qu’il veut nommer son cheval Incitatus sénateur, puis consul, un officier de la Garde prétorienne trouve que ça commence à bien faire : trente coups de glaive, dont un dans les parties génitales du despote sanguinaire.

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NÉRON
(37-68)

Le feu au cul

Côté innovation trash, la presse people et Internet réunis peuvent aller se rhabiller. En matière de ragots, ils n’arriveront jamais à la cheville de Suétone. Ce qu’il livre sur Néron est quand même autrement plus croustillant, et question droit à l’image et diffamation la langue de vipère est parée : il y a prescription. Les astrologues modernes aussi n’ont qu’à bien se tenir, on avait prédit à la maman que son bambin serait empereur et la ferait assassiner : eh bien, c’est arrivé ! Le papa avait vu venir le coup :

— D’Agrippine et de moi, seul un monstre peut naître !

Bingo ! Sa vie de bâton de chaise lui épargnera au moins de voir son pressentiment se réaliser.

La veuve s’empresse d’épouser son tonton Claude, vieux cochon lubrique, limite gâteux, qui adopte Néron. Il le marie à sa fille Octavie, sa cousine et donc sœur adoptive. Enfin ce ne sont que des gamins de seize et douze ans et on n’est plus à un inceste près. Ça tombe plutôt bien, car le fiston, qui crie sur tous les toits qu’Agrippine est la plus tendre des mères, sait de quoi il parle, ayant passé du temps au lit avec elle, histoire d’en jouir pleinement, avant de la faire trucider, lardée de coups de couteau et tête tranchée. Inceste et matricide ! Il semble que tous les tabous soient violés. S’il n’y avait que les tabous… « Il imagina, comme dernier plaisir, de se couvrir d’une peau de bête, et de s’élancer d’une loge sur les parties sexuelles d’hommes et de femmes attachés à des poteaux. Puis, quand il avait assouvi ses désirs, il se livrait à son affranchi Doryphore, à qui il servait de femme », écrit Suétone.

Lune de fiel

Au chapitre des « régulières », Tacite raconte que Néron fit trancher la tête d’Octavie pour l’offrir à Poppée, sa nouvelle épouse, en guise de cadeau de noces et de bienvenue dans la couche impériale, où elle était déjà vautrée depuis belle lurette. Il avait publiquement répudié pour adultère la première, parangon de vertu qui aurait pu en remontrer à Sainte-Thérèse de l’enfant Jésus, avant de la faire saigner aux quatre veines et plonger dans un bain d’eau bouillante.

Et Sporus ? À classer dans le même chapitre ? « Il fit couper les testicules à un jeune homme nommé Sporus, essaya même de le métamorphoser en femme, l’orna, un jour, du voile nuptial, lui constitua une dot, et se l’étant fait amener, avec toute la pompe d’un mariage, au milieu d’un nombreux cortège, il l’épousa. » Après tout, pourquoi pas ?

Il eût été dommage qu’un tel homme ne restât dans l’Histoire que pour avoir foutu le feu à sa ville.

LES ROIS ET EMPEREURS
 DE FRANCE
 ET LEUR HAREM

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