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Retour d'Auschwitz

De
111 pages
Ce livre est la réédition du témoignage rédigé et publié par Guy Kohen dès son retour de déportation. Ses souvenirs traumatisants — encore très présents dans son esprit — et le besoin de faire connaître au monde l’inconcevable horreur de la barbarie nazie donnent toute sa force à ce récit. Grâce à sa volonté d’objectivité et à ses qualités littéraires, Guy Kohen nous révèle la réalité des persécutions dont il a été la victime. Que ce soit son arrestation dans la Creuse, sa détention à la prison de Limoges, le camp de Drancy, les conditions de survie dans l’univers concentrationnaire d’Auschwitz et de Monowitz jusqu’à la « marche de la mort » lors de l’évacuation et sa libération, il s’emploie avec une grande pudeur à exposer ce qu’il a vu et subi du seul fait qu’il était juif.
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Retour d’Auschwitz
Souvenirs du déporté 174 949

Guy Kohen
Retour d’Auschwitz
Souvenirs du déporté 174 949



Suivi de
L’opinion d’un témoin
article de M. Charrow
(extrait du journal russe Pour l’Honneur de la Patrie)







COLLECTION
TÉMOIGNAGES DE LA SHOAH


Le Manuscrit
www.manuscrit.com Première publication : Guy Kohen, 1945
© Éditions Le Manuscrit, 2006
20, rue des Petits-Champs
75002 Paris
Téléphone : 08 90 71 10 18
Télécopie : 01 48 07 50 10
www.manuscrit.com
communication@manuscrit.com

ISBN : 2-7481-6731-7 (pour le fichier numérique)
ISBN : 2-7481-6730-9 (pour le livre imprimé)
La Collection « Témoignages de la Shoah »
de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah


En lançant sa collection « Témoignages de la Shoah » avec
les éditions Le Manuscrit, et grâce aux nouvelles
technologies de communication, la Fondation souhaite
garder et transmettre vers un large public la mémoire des
victimes et des témoins des années noires des persécutions
antisémites, de 1933 à 1945.
Aux nombreux ouvrages déjà parus, la Fondation espère
ainsi ajouter les récits de celles et ceux dont les voix sont
restées jusqu’ici sans écho : souvenirs souvent enfouis au
plus profond des mémoires individuelles ou familiales, récits
parfois écrits mais jamais diffusés, témoignages publiés au
sortir de l’enfer des camps, mais disparus depuis trop
longtemps des rayons des bibliothèques.
Si quelqu’un seul ne peut décrire l’indicible, la multiplicité
des récits peut s’en approcher.
En tout cas, c’est l’objectif que s’assigne cette collection à
laquelle la Fondation, grâce à son Comité de lecture
composé d’historiens et de témoins, apporte sa caution
morale et historique.
Face à une actualité où l’instrumentalisation des conflits
divers tend à obscurcir, confondre et banaliser ce que fut la
Shoah, cette collection permettra aux lecteurs, chercheurs et
étudiants de mesurer la spécificité d’une persécution extrême
dont les uns furent acteurs, les autres complices, et face à
laquelle certains restèrent indifférents et les autres héroïques.
Puissent ces ouvrages inspirer à leurs lecteurs, à l’image des
Justes du Chambon-sur-Lignon, le rejet de l’antisémitisme et
de toute autre forme d’exclusion, et l’esprit de fraternité.

Simone VEIL
Présidente de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah
(septembre 2004)
7 Comité de lecture de la collection

Président : Serge Klarsfeld
Membres : Olivier Coquard
Gérard Gobitz
Katy Hazan (OSE)
Dominique Missika
Denis Peschanski
Paul Schaffer

Responsable de la collection : Philippe Weyl


Dans la même collection

Murmures d’enfants dans la nuit, de Rachel Chetrit-Benaudis

Auschwitz, le 16 mars 1945, d’Alex Mayer

Dernière Porte suivi de 50 ans après, une journée à Auschwitz,
de Claude Zlotzisty

À la vie ! Les enfants de Buchenwald, du shtetl à l’OSE, de Katy
Hazan et Éric Ghozlan

J’ai eu douze ans à Bergen-Belsen, d’Albert Bigielman

Matricule A-16689. Souvenirs de déportation d’un enfant de treize
ans (mai 1944 - mai 1945), de Claude Hirsch

Jamais je n’aurai quatorze ans, de François Lecomte

Sali, de Salomon Malmed

Journal d’un interné. Compiègne, Drancy, Pithiviers. 12 décembre 1941 –
23 septembre 1942. Journal (volume I), Souvenirs et lettres (volume II),
de Benjamin Schatzman

Trois mois dura notre bonheur. Mémoires 1943-1944, de Jacques Salon

Vies interdites, de Mireille Boccara
A LA PRISON DE LIMOGES
Avertissement de l’éditeur



Ce livre est la réédition du témoignage publié par son
auteur après son retour de déportation en 1945. Le texte
reproduit ici est celui de la seconde édition qui date de
l’année suivante. Guy Kohen enrichit son témoignage
des articles de presse publiés sur son ouvrage. Ces
extraits de presse n’ont pas été repris.
Le texte a bien sûr été corrigé. Soucieux du confort du
lecteur et en prenant garde à ne pas dénaturer le propos
de l’auteur, les répétions et anacoluthes ont été chassées.
Des notes de bas de page ont été ajoutées par le
responsable éditorial afin de d’éclairer le lecteur présent
et à venir. Celles — peu nombreuses — de l’édition
originale se distinguent par (nda) pour « note de
l’auteur ».
9RETOUR D’AUSCHWITZ
10A LA PRISON DE LIMOGES



Préface







Il est un usage auquel je ne veux manquer de me
conformer, c’est celui de dédier son livre à la personne
qui a su vous l’inspirer. Je ne saurais mieux choisir que
mon père, envers qui j’ai, et avec moi combien d’autres !
des dettes de profonde gratitude.
Mon père n’est point un mécène, loin de là, c’est
simplement un homme de grand cœur. Il n’aime point
parler de ce qu’il a fait ou fait encore ; il tient
formellement à ce que tous ses gestes délicats soient
entourés du plus strict anonymat. Mais pour moi qui suis
son fils, il n’est plus grande joie que de lever le voile
aujourd’hui sur ce qu’est le sentiment d’humanité
d’Henry Kohen.
À l’époque des premières persécutions raciales dont
l’Allemagne puis l’Autriche firent l’objet, lorsque nous
vîmes arriver sur notre sol cette foule de malheureux
proscrits qui avaient tout perdu et dont la misère était le
seul bien, il s’émut et réussit, après un travail acharné
qui aurait rebuté un apôtre, à dresser un « Plan
d’organisation pour l’installation des victimes du
racisme dans les colonies », ce qui est bien, et à le mettre
en application, ce qui est mieux. En effet, grâce à un
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