Risque et adaptation climatique dans la région Tillabéri, Niger

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Dans le Sahel de l'Ouest, la planification climatique n'a guère progressé. Cet ouvrage propose de renforcer la planification locale avec des outils d'aide à la décision. Le cas d'application est la région de Tillabéri au Niger, avec la ville de Niamey en son coeur : 95000 km2 et 4 millions d'habitants, déjà frappés par des inondations et des sécheresses catastrophiques. Le livre caractérise le climat, présente les changements attendus aux horizons 2025 et 2050.
Publié le : mardi 1 mars 2016
Lecture(s) : 15
EAN13 : 9782140003196
Nombre de pages : 284
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Etudes
Risque et adaptation climatique africaines
Série Géographie dans la région Tillabéri, Niger
Pour renforcer les capacités d’analyse et d’évaluation
Dans le Sahel de l’Ouest, la planifi cation climatique n’a pas progressé
en même temps que le processus de décentralisation politique et Sous la direction de
administrative. C’est seulement depuis quelques années que des plans Vieri T et Maurizio T
locaux de développement commencent à aborder le changement climatique,
sans d’ailleurs saisir l’intensité et la tendance de celui-ci et sans apprécier
l’impact attendu des mesures identifi ées, ni le risque de catastrophes.
Ce livre propose de renforcer la planifi cation locale avec des outils d’aide Risque et adaptation climatiqueà la décision. Le cas d’application est la région Tillabéri, au Niger, et la
2ville de Niamey qui se trouve en son cœur : un ensemble de 95 000 km et dans la région Tillabéri, Niger4 millions d’habitants déjà frappés par des inondations et des sécheresses
catastrophiques. Le livre caractérise le climat, présente les changements
attendus aux horizons 2025 et 2050, propose une analyse-évaluation
Pour renforcer les capacités d’analyse et d’évaluationmultirisque (inondation et sécheresse agricole) à l’échelle communale,
des villes et des villages à partir de la cartographie préliminaire du risque
d’inondation.
Vieri TARCHIANI, chercheur de l’Institut de Biométéorologie du Conseil
National des Recherches d’Italie, s’occupe de gestion des risques, des
ressources naturelles, de développement rural, sécurité alimentaire,
vulnérabilité, changement climatique, agrométéorologie dans les pays
de l’Afrique méditerranéenne et sub-saharienne.
Maurizio TIEPOLO, professeur d’aménagement urbain et planifi cation
territoriale au Politecnico di Torino, a coordonné plusieurs programmes
de recherche en Afrique au Sud du Sahara et a fourni expertises à
projets de développement au Congo, à l’Equateur, en Haïti, Macédoine,
au Mozambique, Niger, Paraguay et au Sénégal.
Etudes africaines
Série Géographie
ISBN : 978-2-343-08493-0
28 €
Risque et adaptation climatique dans la région Tillabéri, Niger Sous la direction de
Pour renforcer les capacités d’analyse et d’évaluation Vieri T et Maurizio T










Risque et adaptation climatique
dans la région Tillabéri, Niger

Collection « Études africaines »
dirigée par Denis Pryen et son équipe
Forte de plus de mille titres publiés à ce jour, la collection
« Études africaines » fait peau neuve. Elle présentera
toujours les essais généraux qui ont fait son succès, mais se
déclinera désormais également par séries thématiques : droit,
économie, politique, sociologie, etc.
Dernières parutions

TAPOYO (Faviola), Les règles coutumières au Gabon. Parenté,
mariage, succession, 2016.
AMOUZOU (Esse), L’Afrique noire face à l’impératif de la réduction
des naissances, 2016
BRACK (Estelle), Les mutations du secteur bancaire et financier
africain, 2016
RIDDE (Valéry), KOUANDA (Seni), KOBIANE (Jean-François)
(éds.), Pratiques et méthodes d’évaluation en Afrique, 2016
NKERE (Ntanda Nkingi), Clitorisation de la fille Mushi : antithèse de
la Mutilation, Génitale Féminine, 2016
UWIZEYMANA (Emeline), Quand les inégalités de genre modèrent les
effets du micro-crédit, 2016.
MANKOU (Brice Arsène), ESSONO (Thomas), L’impact des TIC
dans les processus migratoires féminins en Afrique Centrale, Cas des
cybermigrantes maritales du Cameroun, 2016.
BUKASSA (Ambroise V), Congo Kinshasa, Quand la corruption dirige
la République, 2016.
EKANZA (Simon-Pierre), Mako, administrateur français en Côte
d’Ivoire (1908-1939), Un commandant à un poste colonial, au cœur des
transformations économiques et sociales, 2016.
WAIS (Ilyas Said), L’ambivalente libéralisation du droit du travail en
République de Djibouti, 2016.
KABAMBA MBIKAY (André) (dir.), Prospective pour une paix
durable en RDC – Horizon 2050, 2016.
KWILU LANDUNDU (Hubert), Sociologie de la santé au
CongoKinshasa, 2016. SOUS LA DIRECTION DE
Vieri Tarchiani et Maurizio Tiepolo





Risque et adaptation climatique
dans la région Tillabéri, Niger

Pour renforcer les capacités
d’analyse et d’évaluation



















Photographie : Maurizio Tiepolo.
Diagnostic participatif à Tallé, Niger, 24 novembre 2014


Ce livre a été produit dans le cadre du projet ANADIA Niger -
Adaptation au changement climatique, prévention des
catastrophes et développement agricole pour la sécurité
alimentaire, cofinancé par la Direction Générale pour la
Coopération au Développement du Ministère italien des
Affaires Étrangères, IBIMET-CNR, DIST-Politecnico et
Université de Turin et par la Direction de la Météorologie
Nationale du Niger.










© L'HARMATTAN, 2016
5-7, rue de l'École-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-343-08493-0
EAN : 9782343084930

Les Auteurs


Abdourhamane DAOUDA, chef de la division Hydrologie,
Direction des ressources en eau, Ministère de l’Hydraulique et
de l’Assainissement (Niger), abdourhamane_daouda@yahoo.fr
Maurizio BACCI, chercheur en Agro-météorologie,
IBIMETCNR, Florence (Italie), M.Bacci@ibimet.cnr.it
Sarah BRACCIO, PhD en Planification territoriale,
DISTPolitecnico et Université de Turin (Italie),
sarah.braccio@polito.it
Edoardo FIORILLO, chercheur, IBIMET-CNR, Florence
(Italie), e.fiorillo@ibimet.cnr.it
Mamoudou IDRISSA, conseiller technique, Conseil National
de l’Environnement pour un Développement Durable
(Niger), mamoudou27@yahoo.fr
Katiellou GAPTIA LAWAN, chef de la division Prévisions
météorologiques, Direction de la Météorologie Nationale
(Niger), katielloulaw@gmail.com
Garba Boulamine MOUNKAÏLA, ingénieur agronome,
Direction des statistiques agricoles, Ministère de
l’Agriculture (Niger), boulamine80@yahoo.fr
Mouhaimouni MOUSSA, chef du service Analyses
climatiques, Direction de la Météorologie Nationale (Niger),
mouh_moussa@yahoo.fr
ADAMOU Aïssatou SITTA, chef de la division Applications
météorologiques, Direction de la Météorologie Nationale
(Niger), aissasita_s@yahoo.fr
Aliou Moumouni TANKARI, chef de la division Suivi
agronomique, alerte rapide et prévisions agricoles, Direction
des Statistiques agricoles, Ministère de l’Agriculture
(Niger), tankari_53@yahoo.fr
Vieri TARCHIANI, chercheur en agro météorologie,
IBIMETCNR, Florence (Italie), v.tarchiani@ibimet.cnr.it
Maurizio TIEPOLO, professeur d’Aménagement urbain et
planification territoriale, DIST, Politecnico et Université de
Turin (Italie), maurizio.tiepolo@polito.it
7 Préface


Ce livre recueille les études les plus significatives
développées par le projet ANADIA-Niger entre 2013 et 2015.
ANADIA est cofinancé par la coopération italienne, par
IBIMET-CNR, par le DIST-Politecnico et Université de Turin
et par la DMN-Direction de la Météorologie Nationale du
Niger. Le projet visait à renforcer les capacités à aborder le
changement climatique (CC) au moyen d’outils d’aide à la prise
de décision à plusieurs échelles : nationale, régionale,
communale et de village.
L’approche consistait à mobiliser, selon les
recommandations de l’Organisation Météorologique Mondiale,
les services climatiques et les compétences techniques
(agronomiques, d’analyse-évaluation du risque, etc.)
nécessaires à renforcer le dispositif existant de
préventionadaptation au CC, qu’au Niger utilise encore, à l’échelle locale,
des méthodes exclusivement participatives.
Le CC au Sahel est sous observation : hausse des
températures, sécheresse et précipitations extrêmes en dehors
des zones où ces dernières se produisaient habituellement par le
passé. Ces connaissances à la macro-échelle sont peu utiles
pour faire face au changement climatique sur le terrain qui, en
vertu de la décentralisation administrative, est désormais
confiée aux collectivités territoriales. L’analyse et la prévision à
l’échelle régionale et locale font défaut, mais elles jouent un
rôle fondamental pour permettre aux collectivités territoriales
de fonder leurs plans d’adaptation au CC sur la connaissance
plus solide des tendances en cours et sur les prévisions des
tendances des décennies prochaines.
Risque et adaptation climatique dans la région Tillabéri,
Niger propose des outils d’aide à la décision appropriés à cette
région vaste qui, grâce à la variété du contexte régional,
peuvent être reproduits dans le reste du Niger et dans d’autres
régions du Sahel.
Ce livre recueille une série d’analyses-évaluations du risque
inondation et sécheresse agricole à l’échelle régionale et locale,
9 ainsi que des expériences de la réponse locale au CC qui
présentent trois aspects innovants.
Premièrement, la vision locale est intégrée par des
informations et des analyses produites par les services centraux
(CC/SAP, DMN, etc.), ce qui montre que le métissage des deux
sources d’information peut élargir les connaissances des risques
hydro-climatiques et améliorer la qualité de la planification
climatique.
Deuxièmement, une approche pluridisciplinaire est pratiquée :
une équipe de travail interministérielle collabore avec les
collectivités territoriales et les communautés locales.
Au final, la notion courante d’adaptation au CC est intégrée
par la notion de réduction du risque catastrophe, en appliquant
les orientations internationales qui recommandent de dépasser
la séparation entre les deux approches.
Les auteurs font partie de l’équipe mixte Italo-nigérienne
formée par les experts d’IBIMET-CNR, DIST-Politecnico et
Université de Turin et Directeur de la Météorologie Nationale,
soutenus par les experts de la Cellule de Coordination du
Système d’Alerte Précoce, du Conseil National de
l’Environnement pour un Développement Durable, du Ministère
de l’Agriculture et du Ministère de l’Hydraulique et de
l’Assainissement qui pendant trois ans a développé le projet
ANADIA.

Moussa Labo
Directeur de la Météorologie Nationale

10 Remerciements


Ce livre présente quelques-uns des principaux résultats du
projet ANADIA-Niger, qui a été réalisé entre 2013 et 2015
grâce au cofinancement de la Coopération italienne,
d’IBIMETCNR, de la Direction de la Météorologie Nationale et du
DISTPolitecnico et Université de Turin.
Tout d’abord, nos remerciements vont à ceux qui ont permis
au projet de démarrer : Riccardo Morpurgo et Mauro Pedalino
de la Direction Générale pour la Coopération au
Développement (Ministère Italien des Affaires Etrangères et de
la Coopération Internationale), Andrea Di Vecchia, ex IBIMET
CNR, Abdoul Karim Traore (ex-directeur de la DMN).
La préparation d’un ouvrage collectif à partir d’un projet de
recherche et formation-action rencontre souvent des difficultés
imprévues. Nous désirons remercier vivement les partenaires
d’ANADIA-Niger qui ont permis de dépasser ces difficultés :
Antonio Raschi, directeur d’IBIMET-CNR, Moussa Labo,
directeur de la DMN et Patrizia Lombardi, directeur du
DISTPolitecnico et Université de Turin. Nous adressons un
remerciement particulier à Paolo Giglio, consul honoraire
d’Italie au Niger.
Plusieurs organismes du Niger ont été impliqués dans la
réalisation du projet. Nous désirons rappeler la disponibilité de
Kamayé Maazou, Secrétaire Exécutif du CNEDD, Mariama
Ousseini, coordinatrice de la CC/SAP/PC.
Nous devons adresser nos remerciements à Issa Hassimou
(Cellule de Coordination du Système d’Alerte Précoce du
Niger) pour les informations et pour son aide à construire la
base de données sur les inondations dans la région Tillabéri.
Les méthodologies d’analyse et d’évaluation du risque ont
été présentées et discutées à Niamey à l’occasion de différents
ateliers auxquels ont participé les experts du CNEDD, de la
DMN, du Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement et
du Ministère des Ressources Agricoles. En particulier, nous
remercions pour leurs commentaires Liman Aissa Diallo,
Ousmane Binta Adamou (DMN), Mohamoud Idrissa
11 (conseilleur technique au CNEDD) qui ont également
commenté la première version des chapitres du livre.
Les activités sur le champ, qui ont permis d’appliquer la
méthodologie et d’en évaluer les résultats, ont été possibles
grâce à l’engagement de Zouzou Niandou, maire de la
commune rurale de Gothèye, Issifi Sani Mahamane et Moussa
Siddo (Services techniques de la commune de Gothèye), Ali
Halidou, chef du village administratif de Garbey Kourou et
Haroua Moukaila, chef du village administratif de Tallé,
Amadou Soumana, maire de Ouro Gueladjio, Bello Kader
Kamatou et Kalidou Seyni (Services techniques), Boubacar
Abdoulaye, chef du village de Barkewa, Guedal Hama
Amadou, chef du village de Diollay Goudel, Ali Souley, chef
du village de Diollay Dialloubé, Amadou Hama, chef du village
de Diollay Idikaou, Salac Dabougui et Mamane Faria (Services
techniques de la commune d’Imanan), Ibrahim Zakara, chef de
village de Amsagal, Issaka Issoufou, chef du village Chiwil 1,
Adamou Magawiya, chef du village Chiwil 2, Bello Attikou
chef du village de Eggru et Rabo Kaawa, chef du village de
Kochilan Touareg.
Les activités ont été possibles grâce à la bonne gestion des
dépenses assurée par Iladaoula Drague (DMN) et Marcella Guy
(DIST-Politecnico et Université de Turin).
Le diagnostic de Garbey Kourou e Tallé a bénéficié de l’avis
sur les sols du professeur Andrea Giordano
(DEIAFAUniversité de Turin) à qui nous sommes reconnaissants.
Au final, nous désirons rappeler la disponibilité de Stephen
Mueller et Irmi Obermaier (GIZ-Niamey) à la discussion sur
nos activités.

Vieri Tarchiani et Maurizio Tiepolo

12 Abréviations


A Aléa
ABN Autorité du Bassin du Niger
ACTED Agence d’Aide à la Coopération Technique et au
Développement
Ad Adaptation
AHA Aménagements Hydro-Agricoles
ANADIA Adaptation au Changement climatique, prévention des
catastrophes et développement agricole pour la sécurité Alimentaire
ANFICT Agence Nationale de Financement des Collectivités
Territoriales
AUF Agence Universitaire de la Francophonie
BD Base de Données
BMZ Ministère allemand pour la coopération économique et le
développement
CAC Consommation Annuelle en Céréales
CAH (v. UNISDR)
CAS/CS Commission Affaires Sociales Culturelles et Spores
CC Changement Climatique
CC DARE Climate Change and Development Adaptation by Reducing
Vulnerability
CCNUCC Convention-cadre des Nations Unies sur les Changements
Climatiques
CC/SAP Cellule de Coordination du Système d’Alerte Précoce
CDEMA Caribbean Disaster Emergency Management Agency
CES Conservation des Eaux et des Sols
CMA/AOC Conférence des Ministres d’Agriculture de l’Afrique de
l’Ouest et du Centre
CNED Conseil National pour l’Environnement et le Développement
CNEDD Conseil National Environnement Développement Durable
CNR Conseil National de la Recherche
CONAGESE Conseil National pour la Gestion de l’Environement
CRAT Chambre Régionale d’Agriculture de Tillabéri
CREDEL Centre de Recherche et d’Expertise pour le Développement
Local
CROSQ Caricom Regional Organisation for Standards and Quality
CUT Commune Urbaine de Téra
D Dommages
DATDC Direction pour l’Aménagement Territorial et le Développement
Communautaire
13 DHC Diagnostic Hydrique des Cultures
DIST Département Interuniversitaire de Sciences et Politiques du
Territoire
DMN Direction de la Météorologie Nationale
DNPGCCA Dispositif National de Prévention et de Gestion des
Catastrophes et des Crises Alimentaires
DSA Direction Statistiques Agricoles
DT Département de Téra
E Exposition
ECHO Service de l’Union Européenne à l’aide humanitaire et à la
protection civile
EEA Agence européenne pour l’environnement
ETP Evapotranspiration Potentielle
FAO Food and Agriculture Organization of the United Nations
FCFA Franc Communauté Financière d’Afrique
FEWS Famine Early Warning System
FIDA Fonds Investissement Développement Agricole
GFSC Global Framework for Climate Services
GIC Gestion Intégrée des Crues
GIEC Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat
GIS voir SIG
GIZ Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit
GK Garbey Kourou
GMP Groupement Mutualiste de Production
HCNE Haut Comité National pour l’Environnement
HEA Household Economy Approach
IBIMET CNR Institut de Bio Météorologie du Conseil National de la
Recherche de l’Italie
ICRISAT Institut international de recherche sur les cultures des zones
tropicales semi-arides
IDDC Intégration de la Dimension Changements Climatiques
IDID Initiative pour un Développement Intégré Durable
IDS Institute Development Studies
IDW Pondération par l’Inverse de la Distance
IFAD voir FIDA
IGN Institut Géographique National
IGS Inspecteur Général de Services
Inc Inconnu
INRAN Institut National de la Recherche Agronomique
INS Institut National de Statistique
IPCC voir GIEC
IRMA Institut des Risques Majeurs
ISO Organisation internationale de normalisation
14 MA-DS Ministère de l’Agriculture-Direction des Statistiques
MCG Modèles de Circulation Générale
MCPSP Ministère du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé
MEDD Ministère Environnement et Développement Durable
MEF Ministère Economie et Finances
MF Ministère des Finances
MHA Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement
MISPD Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique, de la
Décentralisation et des Affaires Religieuses
MNE Modèle Numérique d’Elévation
MNS Modèle Numérique de Surface
MNT Modèle Numérique de Terrain
MPATDC Ministère du Plan, de l’Aménagement du Territoire et du
Développement Communautaire
NASA National Aeronautics and Space Administration
NBJP Nombre Jours de Pluie
NCEP National Center of Environmental Prédiction
NDMC National Drought Mitigation Centre
NOAA National Oceanic and Atmospheric Administration
NSWG New South Wales Government
NU-GTO Nations Unies-Groupe de Travail Ouvert
OCHA Office for the Coordination of the Humanitarian Affairs
OMM Organisation Météorologique Mondiale
ONAHA Office National des Aménagements Hydro-Agricoles
ONG Organisation Non Gouvernementale
ONRN Observatoire National des Risques Naturels
PAIS Plan d’Adaptation aux Inondations
PANA Programme d’Action National pour l’Adaptation aux
Changements Climatiques
PDC Plan Développement Communal
PHEC Plus Hautes Eaux Connues
PIB Produit Intérieur Brut
PLA Apprentissage Participatif et Action
PNUD Programme des Nations Unies pour le Développement
PRARRC Plateforme Régionale Africaine pour la Prévention des Risques
Catastrophe
PRODEPAM Programme de Développement de la Production Agricole
au Mali
PROMISO Projet Mil et Sorgho
PTF Partenaires Techniques et Financiers
PVRRI Plan villageois de Réduction du Risque
R Risque
RB République du Bénin
15 RGPH Recensement Général de la Population et de l’Habitat
RN République du Niger
RR Risque Résiduel
RRC Réduction Risque Catastrophe
RT Région Tillabéri
SC Surface Cultivée
SCN Seconde Communication Nationale
SDSM Statistical Downscaling Model
SERTIT Service Régional de Traitement d’Image et de Télédétection
SIG Système d’Information Géographique
SIMA Système Information Marchés Agricoles
SIPC Stratégie Internationale de Prévention des Catastrophes
SMHN Services Météorologiques et Hydrologiques Nationaux
SPCR Secrétariat Permanent du Code Rural
SPI Standardized Precipitation Index
SRTM Shuttle Radar Topography Mission
SSA Sub Saharan Africa
SWAT Soil and Water Assessment Tool
T Tallé
TRMM Tropical Rainfall Measuring Mission
UBT Unité de Bétail Tropical
UN United Nations
UNCBD (c8 :2)
UNDHA United Nations Department of Humanitarian Affairs
UNDP United Nations Development Program
UNHCR United Nations High Commissioner for Refugees
UNISDR United Nations Office for Disaster Risk Reduction
USAID United States Agency for International Development
USDA United States Department of Agriculture
V Vulnérabilité
VN Ville de Niamey
WCA West and Central Africa
ZAR Zones à Risque
ZCIT Zone de Convergence Intertropicale
ZRI Zone à Risque d’Inondation

16 Introduction générale

1 2Vieri Tarchiani et Maurizio Tiepolo


À partir de la première Conférence mondiale sur le climat
(Genève, 1979) jusqu’à nos jours, l’action de contraste au
changement climatique (CC) a progressé énormément. Tous les
pays du Sahel, l’une des régions les plus frappées par les
catastrophes climatiques, ont ratifié la
CCNUCC-Conventioncadre des Nations Unies sur les changements climatiques (UN
1992) et ont constitué les structures nationales pour la mettre en
œuvre : le CNED (Mauritanie, 1995), l’HCNE (Tchad, 1995), le
CNEDD (Niger, 1996), le CONAGESE (Burkina Faso, 1998),
etc.. Ensuite, ils ont établi les inventaires nationaux des émissions
des gaz à effet de serre et le Programme d’action nationale
d’adaptation (PANA), qui détermine les zones d’intervention
urgente et les mesures d’adaptation dans le secteur hydrique
(irrigation, gestion), des sols (fertilité), de l’agroforesterie, de
l’élevage (espèces adaptées, intensification), des cultures
(adaptés).
Plus récemment, tous les pays du Sahel ont signé le Cadre
d’action Hyogo pour la réduction du risque catastrophe (2005)
et certains ont adopté leur Plan national de contingence
multirisque.
Entre-temps, même en Afrique au sud du Sahara le processus
de décentralisation politique et administrative a commencé, se
traduisant par la communalisation intégrale du territoire et par la
redistribution aux collectivités locales d’un grand nombre de
compétences, dont celles en matière d’environnement et de
planification du développement local, qui auparavant relevaient
des organes centraux de l’État. La planification climatique n’a
pas été capable d’aller de pair avec la décentralisation et elle est
restée à l’échelle nationale. C’est seulement autour de 2010
qu’on commence à combler cet écart à l’échelle régionale grâce à

1 Vieri Tarchiani, chercheur, IBIMET-CNR, Florence, v.tarchiani@ibimet.cnr.it
2 Maurizio Tiepolo, professeur en aménagement urbain et planification territoriale
au DIST-Politecnico et Université de Turin, maurizio.tiepolo@polito.it
17 la diffusion de la cartographie du risque hydraulique (Préfecture
2010, Enaruvbe 2012, Mayomi et al. 2013) et à l’échelle locale,
avec les premiers guides à l’adaptation climatique des plans de
développement communal (RB 2011, RN 2012), produits dans
quelques cas après la réforme des organismes préposés à la mise
en œuvre de la CCNUCC, comme le CNEDD (RN 2011). C’est
le début de l’apparition des comités villageois de gestion des
catastrophes, qui, en général, ont été institués avec l’appui de
projets pluriannuels pour l’adaptation et la résilience climatique,
financés par la Banque Mondiale, par la FAO, par le PNUD et
par GIZ (Tiepolo 2012 : 77) ; de plus, se multiplient les guides
pour évaluer le CC, en reposant sur la perception locale, et pour
déterminer l’adaptation communautaire (Somda et al. 2011, Fall
et al. 2011, Boureima et al. 2012).
Aujourd’hui, même si on insiste sur la réduction du nombre
de sinistrés et de pertes dues à catastrophe au travers de plans
d’action (NU-GTO 2014), on recommande de normaliser les
méthodologies de vérification du risque (PRARRC 2013) et on
incite à l’action municipale (UNISDR 2013), la planification
climatique locale au Sahel est encore à ses débuts : peu
répandue, de qualité variable et, surtout, peu appliquée.
Il y a encore, par exemple, une confusion entre risque,
exposition et vulnérabilité, qui sont souvent considérés comme
des synonymes.
À l’échelle régionale la gestion de l’information sur le risque
climatique et son analyse restent sporadiques (Niger). Une vraie
intégration entre réduction du risque catastrophe et adaptation
au CC (PRARRC 2013) n’existe pas, malgré la quantité de
rapports qui souhaitent cette intégration. Le risque hydrologique
est un exemple. Le CC est en train d’affecter le cycle de l’eau et
le processus des crues en multipliant tant les crues soudaines
que, dans certaines régions, les crues fluviales (Bates et al.
2008). À partir de 2009, l’Organisation Mondiale de la
Météorologie (OMM) promeut une approche intégrée pour la
gestion des crues : la GIC (OMM 2009) qui vise en même
temps la réduction des risques liés à une mauvaise gestion des
eaux de surface et l’adaptation au CC. Il y a peu d’exemples de
la mise en œuvre de la GIC au Sahel. Le projet Keita au Niger
avait mis en œuvre la GIC à la fin des années 80 sans en être
18 consciente ; à cette époque-là elle s’appelait simplement
«conservation des eaux et des sols».
À la micro-échelle les méthodologies d’analyse participante
du CC et de définition de l’adaptation à l’échelle locale
s’adressent davantage à leur appropriation de la part des
communautés qu’à une planification appropriée d’espaces
ruraux vastes (Mali), de plus en plus peuplés, parsemés de
localités rurales qui ont dépassé la taille du village pour devenir
de petites villes. Ces méthodologies sont inapplicables aux
villes où désormais se concentre la plupart des sinistrés et des
dommages suite à des catastrophes hydro-climatiques, sans
parler de l’adaptation locale, qui n’aborde pas réellement les
catastrophes (Ackermann et al. 2012), bien que l’approche
communautaire pour la réduction des risques de catastrophe ait
déjà été proposée à partir de la fin des années 80 (Maskrey
1989). Les communes n’ont pas d’information sur les CC dans
leur territoire, ni une capacité d’analyse et prévision climatique.
Par conséquent, elles ne peuvent pas définir les stratégies
d’adaptation sur la base des résultats de l’analyse des CC
locaux. Les plans de développement communal ne spécifient
pas les impacts attendus de l’adaptation au CC. Il n’est donc pas
possible de savoir dans quelle mesure l’adaptation proposée
réduira le risque climatique.
Il serait possible de dépasser un grand nombre de ces limites
s’il y avait un accord sur la définition de risque
hydroclimatique comme probabilité de dommages, ainsi que sur le
contenu de l’analyse du risque (vérification du niveau du risque
et sa hiérarchisation, dans le cas de multirisque) et de
l’évaluation du risque (estimation du risque résiduel après le
traitement et avantage économique du traitement du risque par
rapport au coût des dommages potentiels) (ISO 2009).
Il est clair qu’une analyse-évaluation sur toutes les communes
et les localités de pays vastes comme ceux du Sahel n’est pas
praticable. Cependant, si les informations existantes à la
macroéchelle étaient utilisées pour déterminer les communes et les
localités plus fréquemment frappées par catastrophe et si les
services centraux compétents produisaient des analyses et des
prévisions des aléas climatiques, on pourrait concentrer les
19 ressources disponibles sur les collectivités territoriales les plus
exposées.
Il s’agirait donc de fournir et d’utiliser les services climatiques
eindiqués par l’OMM à la 3 Conférence mondiale sur le climat
(Genève, 2009) et par le Cadre Mondial pour les Services
Climatiques (GFCS) pour leur mise en œuvre (OMM 2014).
À la micro-échelle l’évaluation de l’aléa (qui, d’habitude, est
le premier pas vers l’adaptation, la résilience et la contingence) et
l’analyse-évaluation du risque climatique permettraient de
produire des plans locaux de développement/adaptation de
qualité meilleure.
L’objectif du livre est celui de fournir des exemples
d’analyse-évaluation des risques d’inondation et de sécheresse à
méso et micro-échelle dans le contexte rural et urbain. Les
exemples sont appliqués dans des contextes différents de
manière à montrer que les méthodologies peuvent être adaptées
là où l’information de base est insuffisante.
Nous avons choisi comme zone d’étude la région Tillabéri (3
2millions d’habitants, 94 000 km ) dans l’extrême ouest du Pays et
la ville de Niamey, qui se trouve au milieu de la région mais qui
constitue une petite région distincte (figure 1). Le choix a été fait
compte tenu des inondations catastrophiques qui ont frappé la
région au cours des dernières années, deuxième en termes de
dommages (au Niger) à la proche région Dosso située plus au
sud. Cependant, par rapport à cette dernière, la région Tillabéri
est également frappée par sécheresse, notamment dans sa partie
plus septentrionale, ce qui permet une analyse-évaluation
multirisque avec des méthodologies qui peuvent s’avérer utiles
à d’autres régions du Niger très exposées aux deux
catastrophes : Zinder et Maradi en premier lieu.
A l’échelle région nous avons développé 5 analyses
innovantes par rapport aux connaissances existantes : (i) les
tendances climatiques en cours et la prévision de celles futures
aux horizons 2025 et 2049 ; (ii) la sécheresse agricole dans les
différentes parties de la région, (iii) la détermination des
communes et des localités à risque d’inondation et de
sécheresse et (iv) des localités à croissance démographique plus
élevée exposées aux mêmes catastrophes ; (v) l’analyse de
l’aléa hydro-climatique au niveau local.
20

Figure 1 : Région Tillabéri. Niamey (carré) et les communes rurales
d’étude (point) et les isohyètes moyennes (1971-2000) des 500 et 200
mm définissent la bande sahélienne (ligne grise en tirets)

Pour pérenniser et étendre ces analyses à d’autres régions nous
nous sommes reposés sur les systèmes d’information existants.
À l’échelle commune/villages nous avons développé deux
analyses : (i) analyse multirisque (niveau et localisation des
risques) et (ii) évaluation du risque, c’est-à-dire à quelle mesure
il est possible de réduire le risque par le traitement et à quel
coût par rapport aux dommages potentiels. Il faut préciser que
dans ce livre le risque (R) est considéré comme le produit de
l’aléa (A) et des dommages potentiels (D) : R = A * D. L’aléa
traduit, à un point donné, « la probabilité d’occurrence d’un
phénomène naturel de nature et d’intensité définies » (IRMA
2015). Les dommages potentiels, dans le cas d’inondation par
exemple, sont les « dommages maximaux qui pourraient se
produire, en supposant qu’aucune mesure n’est prise par la
population touchée lors de la crue, comme soulever ou déplacer
des éléments vers des emplacements sûrs et le déplacement des
véhicules » (NSWG 2005 : 5).
La dénomination des localités adoptée est celle du
Répertoire national des localités (RN, MF, INS 2014).
21 Les méthodes et les sources d’information changent en
fonction de l’échelle région ou commune/village, de la taille de
l’installation d’intérêt et des sources d’information disponibles.
Par exemple, à l’échelle commune, l’aléa est déterminé par
la série de trente ans de précipitations journalières relevées par
le réseau de stations météorologiques du Niger et par la série
décennale de précipitations tri-horaires (TRMM) relevées par
satellite dans le centroïde d’une grille de 0,25° (25 km de côté
environ). Au contraire, à l’échelle village on a essayé d’utiliser
les enregistrements effectués dans les localités concernées au
moyen des pluviomètres paysans qui permettent par exemple de
caractériser les séquences sèches locales.
Si nous considérons les dommages à l’échelle commune ils
sont exprimés par le nombre de sinistrés et par le nombre de
maisons, champs, têtes de bétail perdus dans chacune des
localités inondées entre 2008 et 2013 tels qu’ils sont enregistrés
dans la BD de la CC/SAP. Au contraire, à l’échelle village ou
ville ont été déterminés les récepteurs (bâtiments, clôtures,
puits, champs) à l’aide des images satellitaires ou de la prise de
coordonnées sur le terrain dans la zone inondable. A cette
échelle, l’analyse de l’aléa et des dommages a demandé un
travail préalable en utilisant les données hydro climatiques
observées, imagerie satellitaire à très haute résolution au sol
ortho-rectifiés avec points de contrôle à terre, application de
modèles hydro morphologiques et analyses spatiales en
environnement SIG.
À l’échelle village il a été également possible d’identifier les
zones les plus appropriées pour réaliser des ouvrages de
réduction du risque (zones à ruissellement plus élevé, zones
cultivées) et ensuite évaluer le risque, c’est-à-dire calculer le
risque après le traitement et comparer les coûts de réduction aux
dommages potentiels. Il s’agit d’un outil typique d’aide à la
décision en matière de traitement du risque. À cet effet, les
mesures de réduction du risque et leur coût ont été définis en
atelier avec les communautés concernées.
Le travail démontre la faisabilité de l’analyse du risque à
échelle commune et de l’analyse-évaluation du risque à échelle
village/ ville. Les méthodologies utilisées peuvent être
appliquées dans le monde réel à l’échelle nationale (pivotisation
22 et utilisation de la BD sur les catastrophes de la part de la
CC/SAP pour informer sur les communes et les localités les
plus exposées à une inondation), régionale (communes et
localités le plus au risque inondation, services climatologiques)
et village/ville (analyse-évaluation du risque, plan villageois
d’adaptation aux inondations et à la sécheresse, plan de
contingence).
Le livre commence par la caractérisation physique,
climatique et du peuplement de la région (chapitre 1), puis il
continue avec les systèmes de production agricole (chapitre 2),
le climat (chapitres 3), les impacts de la sécheresse sur la
culture du mil (chapitre 4), le risque inondation à méso-échelle
(chapitre 5) et le risque de sécheresse (chapitre 6). Les quatre
derniers chapitres analysent et évaluent le risque sécheresse
agricole et inondation pluviale et fluviale dans les communes
d’Ouro Gueladjo (chapitre 7), Imanan (chapitre 8) et Gothèye
(chapitre 9), où 10 localités de taille différente (300-4 800
habitants) ont été analysées et le risque d’inondation à Niamey
(chapitre 10). Les conclusions résument le sens plus général de
l’étude et contiennent quelques recommandations au CNEDD, à
la DMN et à la CC/SAP ainsi qu’aux spécialistes.


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cadre d’action post-2015 pour la réduction des risques de
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25 Chapitre 1
Milieu physique, peuplement
et exposition aux aléas hydro-climatiques
dans la région Tillabéri, Niger

3 4Abdourhamane Daouda , Vieri Tarchiani ,
5Maurizio Tiepolo


1. Introduction

L’analyse-évaluation du risque ne peut pas faire abstraction de
l’exposition des biens et de la population. La population et ses
moyens de subsistance varient au fil du temps. Au cours des 35
dernières années dans la région Tillabéri cette dynamique a été
très vivace. La population a triplé, les villes se sont
progressivement agrandies et l’espace rural est devenu plus
dense. Sous la pression démographique plusieurs zones
traditionnellement inutilisées pour habiter ou cultiver ont été
occupées. Au nord, le front agricole est allé bien au-delà des
limites fixées aux cultures par la loi (Tiepolo 2009). Au sud les
zones qui depuis un temps immémorial étaient réservées à
l’élevage ont disparu sous la poussée des systèmes de production
extensifs de l’agriculture pluviale. Dans plusieurs villages les
cultures occupent aussi l’espace qui devrait être réservé aux
nouvelles habitations d’une population en croissance continue.
Par conséquent, les ménages les plus pauvres sont obligés de
s’installer dans les zones inappropriées aux cultures, le plus
souvent les bords des cours d’eau qui sont inévitablement
exposés aux inondations.

3 Abdouamane Daouda, Direction nationale des ressources en eau, Ministère de
l’Hydraulique, est l’auteur du paragraphe 2.3, abdourhamanedaouda@yahoo.fr
4 Vieri Tarchiani, chercheur à l’IBIMET-CNR, est l’auteur des paragraphes 2 et
3, v.tarchiani@ibimet.cnr.it
5 Maurizio Tiepolo, professeur d’aménagement urbain et planification
territoriale au DIST-Politecnico et Université de Turin, est l’auteur des
paragraphes 1, 4 et 5, maurizio.tiepolo@polito.it
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