//img.uscri.be/pth/a9905c121221eb4e33ff23ce106d25649c301216
Cet ouvrage fait partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le lire en ligne
En savoir plus

S'éveiller à la surconscience

De
125 pages
Rédigé de façon très claire, ce guide nous montre comment utiliser la méditation pour élever notre conscience au-delà de notre conscience éveillée ordinaire et atteindre l’état de surconscience. Swami Kriyananda propose des techniques et des exercices fondamentaux de méditation, et explique ce
que l’on ressent dans divers états méditatifs. Ce livre remarquable et profond s’adresse aussi bien au méditateur d’expérience qu’au débutant empressé. Il propose des instructions progressives pour s’avancer dans des états de conscience toujours plus
élevés et pour entreprendre des routines précises qui aideront les intéressés à se connecter à la source de créativité et à développer la guidance intuitive. La surconscience est le mécanisme invisible qui
permet de résoudre les problèmes, de se concentrer, de guérir physiquement et spirituellement, et de trouver une joie durable. Elle est la clé qui permet de vivre une vie plus significative et plus profonde.
Voir plus Voir moins
Éloges deS’éveiller à la surconscience
« Un guide divin pour trouver paix intérieure et extérieure. » — Wayne W. Dyer, auteur deVos vœux sont exaucés : Maîtriser l’art de la manifestation
« J. Donald Walters propose les grands secrets du yoga et de la méditation en les rendant simples, pratiques, compréhensibles et accessibles au débutant tout en leur conférant un contenu révélateur pour les personnes avancées sur le chemin de la spiritualité. » — Dr David Frawley, auteur deYoga et Ayurvéda : Autoguérison et réalisation de soi
« Ce livre ravivera votre étincelle intérieure. Sa lecture réveille la passion de la conscience qui annonce toujours la paix et les belles choses à venir. » NAPRA Review
« L’ouvrageS’éveiller à la surconscienceaide à construire l’assise si nécessaire qui nous nous permet d’affronter les phases difficiles de notre périple spirituel et la vie quotidienne. Il élargit vraiment la portée de la réalisation de soi. » — Amrit Desai, auteur deKripalu Yoga : Meditation in Motion
« Le livreS’éveiller à la surconsciencesa marque… Plus qu’un livre sur la méditation, il fera enseigne au lecteur comment vivre en communion avec Dieu, dans l’extase, la joie et la conscience. » Seattle New Times
« J. Donald Walters nous fait part de son expérience et de ses connaissances sur la méditation, accumulées tout au long de sa vie. Ce livre est plein de compassion, plein de joie et aussi propice à la transformation. » — Stan Madson, Bodhi Tree Bookstore
Copyright © 2008, 2000 Hansa Trust Titre original anglais : Awaken to Superconsciousness: How to Use Meditation for Inner Peace, Intuitive Guidance, and Greater Awareness. Ce livre a été puqlié originalement sous le nom de : Superconsciousness: A Guide to Meditation Copyright © 2014 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette puqlication est puqliée en accord avec Crystal Clarity Puqlisher, Nevada City, CA. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous QuelQue forme Que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critiQue littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Annie Ollivier Révision linguistiQue : Féminin pluriel Correction d’épreuves : Nancy Coulomqe, Fannie Legault Poisson Montage de la couverture : Mathieu C. Dandurand Illustration de la couverture : ©Thinkstock Mise en pages : Sylvie Valois ISBN livre : 978-2-89752-256-8 ISBN PDF : 978-2-89752-257-5 ISBN ePuq : 978-2-89752-258-2 Première impression : 2014 Dépôt légal : 2014 BiqliothèQue et Archives nationales du uéqec BiqliothèQue Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, qoul. Lionel-Boulet Varennes, uéqec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 EscalQuens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 BelgiQue : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada Participation de la SODEC.
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du uéqec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant puqlication de BiqliothèQue et Archives nationales du uéqec et BiqliothèQue et Archives Canada Kriyananda, Swami [Awaken to superconsciousness. Français]
S'éveiller à la surconscience Traduction de : Awaken to superconsciousness. ISBN 978-2-89752-256-8 1. Méditation. I. Titre. II. Titre : Awaken to superconsciousness. Français. BL627.K74214 2014q 204'.35 C2014-941934-1
Conversion au format ePuq par:
www.laqurqain.com
INTRODUCTION J’ai commencé à méditer il y a plus de soixante ans, en 1948. Depuis, autant que je m’en souvienne, je n’ai pas manqué un seul jour de pratique méditative. Je n’ai pas eu besoin de faire appel à une autodiscipline sévère pour maintenir cette assiduité. La méditation est tout simplement l’activité la plus significative dans ma vie, et bien entendu, l’activité la plus significative que je puisse imaginer. Je me demande sérieusement comment les gens peuvent vivre sans la méditation, car elle donne un sens à tout ce que l’on fait. Écritures de l’Inde les mieux connues, laBhagavad Gita pose la question suivante : « Comment une personne agitée peut-elle connaître le bonheur ? » La paix intérieure peut se comparer à une huile de lubrification : elle permet à la machine qu’est notre vie de fonctionner en douceur. Sans la paix d’esprit, nos émotions et les diverses exigences imposées par la vie se télescopent et créent un stress intérieur, qui peut à un certain moment donner lieu à un effondrement physique ou une dépression nerveuse. Des études psychométriques indiquent que la méditation assainit l’ego, qu’elle élargit la vision du monde et qu’elle permet de mieux composer avec les tensions de la vie. Il a été prouvé que les personnes qui méditent gagnent beaucoup en venant à bout de leur dépression, de comportements névrosés et de sentiments d’inadéquation sociale. La méditation développe la concentration, qui est absolument essentielle pour venir à bout de toute activité. J’ai souvent remarqué que, lorsque ma concentration résultait de la méditation, je pouvais accomplir en un après-midi ce que d’autres prennent des jours ou des semaines à faire. Il y a quelques années, en trois jours, j’ai composé des mélodies pour dix-huit textes deShakespeare. Plus récemment, en une seule journée, j’ai composé vingt et une des vingt-trois mélodies prévues pour mon oratorio,Christ Lives, qui a été joué des centaines de fois en Amérique et en Europe. Et aussi récemment, en une journée, j’ai composé trente-trois mélodies pour la bande sonore de mon minilivreSecrets of Happinesset j’ai aussi rédigé en une journée mon livreDoIt NOW !. Ce livre comporte un dicton différent pour chaque jour de l’année. Par contre, plus tard, il m’a fallu un mois pour réviser le livre afin qu’il puisse être publié. Avant de commencer à méditer, je passais parfois plusieurs jours à fixer une page blanche avant de pouvoir écrire un seul mot. Et même à ce moment-là, je me demandais si ce que j’avais écrit représentait vraiment ce que je voulais dire. L’inspiration, que de nombreux grands créateurs considèrent comme incontrôlable, peut être sollicitéeà volonté, lors de la méditation, par une concentration très pointue et par la magnétisation du flot des pensées et des idées. L’épuisement physique peut également être éliminé en se mettant en syntonie sur l’abondance intérieure, qui nous parvient de l’infini. Plus cette syntonisation est profonde, grâce à la méditation, plus l’abondance survient dans tous les aspects de notre vie. C’est un grand maître de yoga, Paramhansa Yogananda, qui m’a enseigné l’art et la science de la méditation. En 1948, j’ai lu son autobiographie, intituléeAutobiographie d’un yogi, qui m’a tellement ému que j’ai pris le premier autobus en partance de New York pour Los Angeles, ville où se trouvait son quartier général. Le jour où j’ai fait sa connaissance, il m’a accepté comme disciple et j’ai vécu près de lui en tant que moine pendant les trois dernières années et demie de sa vie. Et je suis son disciple depuis ce moment-là. Le type de yoga qu’il enseignait n’était pas celui des postures physiques propres auhatha yoga, mais l’ancienne et méditative voie duraja yoga. Dans son autobiographie, il parle souvent dukriya yoga, qui découle de la technique la plus noble, leraja yoga. Cet ouvrage se fonde sur les anciennes traditions duraja yogasur ses enseignements. Il sert de préparation à et l’initiation aukriya yoga. Mon propre nom spirituel, sous lequel je suis connu dans de nombreux cercles spirituels, est Kriyananda, qui veut dire « béatitude divine par lekriya yoga». Les enseignements issus duraja yoga constituent le meilleur guide possible pour la méditation que je connaisse. Ils sont totalement dénués de sectarisme et peuvent être mis en
pratique avec une efficacité égale, quelle que soit la confession religieuse de la personne, ou son absence de confession religieuse. Le but de ces enseignements est d’atteindre le niveau de la surconscience, c’est-à-dire la réalisation de qui et de ce que vous êtes dans votre réalité spirituelle la plus élevée. Ainsi que vous pouvez le voir, il s’agit d’un objectif très personnel pour chacun. C’est pour cette raison que j’ai essayé de les expliquer dans un esprit d’humble respect eu égard à vos propres besoins spirituels les plus profonds. Cet ouvrage s’adresse à plusieurs lectorats. Premièrement, il s’adresse à celui qui commence à méditer et qui a besoin d’un système facile à suivre, cohérent et fondé non pas sur des connaissances académiques ou des lectures décousues, mais sur l’expérience d’un grand maître, agrémentée de mes propres expériences et pratiques. Deuxièmement, j’ai écrit cet ouvrage pour ceux qui pratiquent régulièrement la méditation afin de faire passer leur pratique à un autre niveau, plus profond, et pour leur procurer des trucs utiles et des solutions aux difficultés qu’ils ont pu éprouver dans leur propre pratique. Troisièmement, ce livre s’adresse aux gens qui cheminent spirituellement, mais qui ne rendent pas compte de l’importance de l’expérience spirituelle directe. Ainsi que ParamhansaYogananda le dit : « La méditation est à la religion ce que le laboratoire est à la science. » Quatrièmement, cet ouvrage s’adresse généralement aux gens qui cherchent un sens plus profond à la vie même s’ils n’en sont pas vraiment conscients. Enfin, cinquièmement, ce livre s’adresse à ceux qui veulent approfondir le phénomène de la conscience même s’ils ne sont pas prêts à passer à la méditation. Je me suis efforcé de rendre ce livre aussi profond que possible et également, aussi clair, simple, facile à lire et complet que possible. Je suis bien conscient que certains lecteurs préfèrent dissocier Dieu de tout effort d’amélioration personnelle, y compris la pratique de la méditation. Mais dans ce livre, je montre que sans aspiration à une réalité supérieure, on s’égare dans un labyrinthe mental. Que vous appeliez cette réalité supérieure Dieu, Intelligence cosmique ou Moi supérieur, il s’agit de quelque chose se situant infiniment au-delà de votre état normal de veille et de conscience. Lorsque je mentionne le mot « Dieu », j’utilise le genre masculin pour la bonne raison que, en français, tout comme dans bien d’autres langues, le pronom masculin correspond aussi à une réalité neutre. Même si on ne peut attribuer de genre à Dieu, Dieu n’est pas un objet, mais conscience. Dieu nous connaît, il nousaime. Mais on ne peut sans arrêt dire « Dieu… » ceci et « Dieu… » cela sans donner l’impression que l’on marche sur des œufs. Toute tentative d’exactitude quand on parle de Dieu est presque risible, car comment l’esprit humain peut-il ne serait-ce qu’entrevoir de saisir l’Infini ? Lorsque je parle des êtres humains en tant qu’individus, j’utilise toujours le pronom « elle » pour décrire l’âme humaine éternelle et sans genre qui est incarnée dans un corps humain. Si j’avais suivi la convention moderne d’employer le binôme « il-elle », j’aurais eu des problèmes de rédaction et pire encore, j’aurais attiré l’attention du lecteur vers une sphère plus basse en mettant l’accent sur des différences superficielles et spirituellement non essentielles.
Partie I MÉMOIRE DIVINE
CHAPITRE 1 LA SURCONSCIENCE, RÉALITÉ CENTRALE
À l’état pur, la conscience est asolue. Plus asolue que la vitesse de la lumière, qui ralentit en pénétrant dans un médium matériel comme l’atmosphère terrestre. Plus asolue que l’existence de la matière, qui n’est que la manifestation tangile de l’énergie. Plus asolue que l’énergie, qui est elle-même une viration de la conscience. On nous a appris à penser que la conscience est le produit de l’activité cérérale. Selon Descartes, cette activité était la preuve finale de l’existence. « Je pense, donc je suis », a-t-il écrit. Il avait tort. La conscience n’est pas le fruit de la pensée. C’est la pensée qui est le fruit de la conscience. Pour qu’il y ait pensée, la conscience est préalalement nécessaire. Le fait de moins penser ne nous rend pasmoinsconscients et celui de penser eaucoup,plusconscients. Un grand nomre de gens ayant connu des moments d’intense conscience ont découvert que leur mental était plus calme qu’à l’ordinaire dans ces moments. Je ne peux envisager ce degré de conscience dans un esprit agité. Vu qu’il est possile d’augmenter la fréquence et l’intensité d’une telle expérience, nous avons alors un aperçu du potentiel que nous détenons tous : un état de conscience accru, mieux connu sous le terme de « surconscience ». La méthode pour atteindre cet état sera le thème de cet ouvrage. Au fil de ce livre, vous apprendrez comment vous liérer totalement de la pensée tout en devenant plus totalement conscient que vous ne l’avez jamais été. En prenant conscience de votre Moi supérieur, vous apprendrez à manifester l’amour parfait, la joie indicile et une sagesse sereine sans cesse en expansion. Le raisonnement de Descartes est issu d’un préjugé essentiellement occidental, voire que la pensée rationnelle est la meilleure clé, si ce n’est l’unique clé, de la compréhension. Ce préjugé est fermement ancré dans l’esprit humain depuis l’époque des Grecs. À cause de cela, il n’est pas surprenant aujourd’hui que les scientifiques considèrent les ordinateurs ainsi que les similarités entre ces derniers et le fonctionnement céréral, comme la preuve que la conscience elle-même est le produit d’une activité cérérale semlale à celle des ordinateurs. Les scientifiques décrivent la pensée « simplement » comme un ensemle d’électrons qui se déplacent dans un circuit de cellules cérérales. Les matérialistes, dont les électrons circulent avec suffisance dans ce circuit particulier, se cramponnent inflexilement avec triomphe au terme « simplement ». Comment, demandent-ils, fiers de leur ojectivité, peut-on ne pas conclure que personne n’est réellement conscient ? Cela fait penser à un interrogateur du KGB qui aurait dit à une jeune femme qu’il torturait pour otenir des renseignements : « Vous n’êtes pas plus consciente que ce mur de éton derrière vous. » Supposons que l’on demanderait à un ordinateur de reproduire, par sélection aléatoire de termes, une grande œuvre littéraire, comme la Bile. Il se pourrait que, après des milliards, des trillions ou des zillions d’essais, l’ordinateur trouve tous les ons mots et dans le on ordre. Par contre, le résultat n’aurait pas plus de valeur littéraire que les motifs aléatoires des nuages dans le ciel, qui peuvent tour à tour ressemler à des chaînes de montagnes, des maisons ou des visages humains avant de prendre une autre forme. Étant donné qu’aucun humain doté de conscience ne dirigerait la sélection de termes par l’ordinateur, le processus se poursuivrait au hasard et perdrait en un instant sa fugitive ressemlance avec les Écritures. La seule façon permettant que ce processus devienne significatif serait qu’une personne reconnaisseconsciemmentce que l’ordinateur a fait et qu’elle interrompe le processus à temps. Autrement dit, la conscience n’est pas le produitl’activité cérérale. Elle est la réalité de fondamentale sans laquelle la pensée en tant qu’activité consciente ne pourrait jamais avoir lieu. POTENTIALITÉ OU RÉALITÉ L’autre façon d’aorder cette question de conscience consiste à considérer la conscience comme un phénomène existant en dehors du cerveau physique. Si une chose est