Sanaa

De

La monographie que les géographes E. Wirth et H. Kopp ont consacrée à Sanaa a été élaborée, et éditée dans sa version originale, dans le cadre du célèbre TAVO (Tübinger Atlas des Vorderen Orients - Atlas du Proche-Orient de Tübingen). Elle est conçue comme un supplément à la cartographie qui a été établie. En s'appuyant sur une enquête de terrain méthodique, les auteurs se sont attachés aux aspects fonctionnels et morphologiques de Sanaa. Ils proposent une topographie de cette ville caractéristique de l'Arabie du sud, qui connaît depuis quelques années une modernisation et une extension tardives mais brutales. Et ils en restituent la profondeur historique.


Publié le : vendredi 11 septembre 2015
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EAN13 : 9782821825888
Nombre de pages : 125
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Sanaa Développement et organisation de l’espace d’une ville arabe
Eugen Wirth et Horst Kopp Traducteur : Blandine Blukacz-Louisfert et François Blukacz
Éditeur : Institut de recherches et d'études sur le monde arabe et musulman Année d'édition : 1994 Date de mise en ligne : 11 septembre 2015 Collection : Les Cahiers de l’Iremam
http://books.openedition.org
Édition imprimée Nombre de pages : 125
Référence électronique WIRTH, Eugen ; KOPP, Horst.Sanaa : Développement et organisation de l’espace d’une ville arabe. Nouvelle édition [en ligne]. Aix-en-Provence : Institut de recherches et d'études sur le monde arabe et musulman, 1994 (généré le 11 septembre 2015). Disponible sur Internet : .
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© Institut de recherches et d'études sur le monde arabe et musulman, 1994 Conditions d’utilisation : http://www.openedition.org/6540
La monographie que les géographes E. Wirth et H. Kopp ont consacrée à Sanaa a été élaborée, et éditée dans sa version originale, dans le cadre du célèbre TAVO (Tübinger Atlas des Vorderen Orients - Atlas du Proche-Orient de Tübingen). Elle est conçue comme un supplément à la cartographie qui a été établie. En s'appuyant sur une enquête de terrain méthodique, les auteurs se sont attachés aux aspects fonctionnels et morphologiques de Sanaa. Ils proposent une topographie de cette ville caractéristique de l'Arabie du sud, qui connaît depuis quelques années une modernisation et une extension tardives mais brutales. Et ils en restituent la profondeur historique.
SOMMAIRE
Listes
Avant-propos Horst Kopp et Eugen Wirth
A. Introduction - Les conditions socio-économiques et la dynamique du développement urbain et de l’aménagement de la cité
B. Contribution de l’histoire de Sanaa à l’explication de son organisation spatiale 1. L’organisation spatiale comme résultat d’un processus historique : les étapes du développement de la construction et de la structure urbainesintra muros. 2. Sanaa : partie de l’Empire ottoman entre 1872 et 1918 3. Le développement de la ville après 1918
C. Le souk de Sanaa : centre traditionnel des échanges commerciaux de la vieille ville 1. Généralités 2. Son complexe architectural 3. Ses fonctions
D. Inventaire 1. Liste des lieux et édifices d’intérêt(cf. les numéros correspondants sur la carte TAVO) 2. Liste dessamsarade Sanaa 3. Les mosquées de Sanaa 4. Liste des fonctions du souk de Sanaa
E. Bibliographie
Cartographie
Planches photographiques
Listes
LISTE DES DESSINS, GRAPHIQUES ET CARTES (présentés dans le cours du texte) et cartes données en supplément)
Fig. 1 : Ancienneté des entreprises du bâtiment et évolution des terrains autorisés à la construction (d’après G. Meyer 1986, 218) 12 Fig. 2 : Terrains en construction et terrains à bâtir à l’ouest de la vieille ville 14 Fig. 3 : Le centre ville durant les deux périodes ottomanes 23 Fig. 4 : Mosquées et tombeaux de la vieille ville d’après leur époque de fondation 27 Fig. 5 : Détail d’une carte des environs de Sanaa par J.F. Hansen (1941) 48 Fig. 6 : Détail d’une carte des environs de Sanaa par J.F. Hansen (1946) 51 Fig. 7 : Interprétation d’une photographie aérienne : la structure urbaine de Sanaa en 1970 53 Fig. 8 : Typologie des maisons de Sanaa d’après A.C. Bertaud (1971) 56 Fig. 9 : Distribution spatiale des différents types de maisons à Sanaa d’après A.C. Bertaud (1971) 58 Fig. 10 : Développement urbain entre 1970 et 1982 59 Fig. 11 : Prix du terrain vers 1982 66 Fig. 12 : Plan-type de la cité islamique 71 Fig. 13 : Coupes horizontale et verticale duSamsaraal-Mağğa (S6) (d’après J. Kirkman, Ed., 1976, 23) 77 Fig. 14 : La zone centrale de la vieille ville : son complexe architectural 78 Fig. 15 : La zone centrale de la vieille ville : ses fonctions 79 Fig. 16 : Croquis d’un bâtiment destiné au logement d’agents de l’Etat (inventaire, n° 87) 94 Fig. 17 : Les mosquées et tombeaux de la vieille ville : leurs noms et leur localisation 102 Carte 1 : Plan de Sanaa (Carl Rathjens/Hermann von Wissmann, 1929, Carte 6) 113 Carte 2 : Les quartiers de Sanaaintra murosétudiés du point de vue de leur développement historique 114 Carte 3 : Le développement des constructions de 1929 à 1970 115 Carte 4 : Le développement des constructions de 1929 à 1981 116
LISTE DES PLANCHES PHOTOGRAPHIQUES
Pl. 1 : Vue aérienne de Sanaa en 1970 117 Pl. 2 : Vue aérienne de la zone centrale de la vieille ville en 1970 118 Pl. 3 : Vue aérienne de la vieille ville prise de l’est (1928) 119 Pl. 4 : Vue aérienne de la partie occidentale de la ville prise du sud (1928) 119 Pl. 5 : Vue aérienne de la partie orientale deBīr al-‘Āzabprise du sud (1928) 120 Pl. 6 : Vue sur la vieille ville prise de l’est 120 Pl. 7 : Mur méridional de la vieille ville sur le Sā’ila en crue 121 Pl. 8 : Vue vers le nord, prise depuis la vieille ville 121 Pl. 9 : Ancien marché aux chameaux au nord de la vieille ville 122 Pl. 10 : Maisons du sud-ouest de la vieille ville 122 Pl. 11 : Commerce ambulant dans la vieille ville 123 Pl. 12 : Façades « hybrides » dans la vieille ville 123 Pl. 13 : Vue sur le souk en direction dusamsaraMuḥammad b. Ḥasan 124
Pl. 14 : Cour intérieure dusamsaraĞumruk az-Zabīb 124 Pl. 15 : Vue sur la place Taḥrīr prise du nord 125 Sources : Aero-Precisa 1,2 Fonds C. Rathjens au musée ethnologique de Hambourg : 3-6 H. Kopp 1975 : 6, 7, 12 H. Kopp 1981 : 13 H. Kopp 1989 : 8 E. Wirth 1972 : 10, 11, 14
E. Wirth 1981 : 9, 15
LISTE DES TABLEAUX
Tab. 1 : Estimation de la population de Sanaa 45 Tab. 2 : Les différents types de maisons de Sanaa en 1970 57 Tab. 3 : Age des maisons de Sanaa en 1972 62 Tab. 4 : Structure de la population active de Sanaa en 1972 63 Tab. 5 : Evolution de l’indice des prix dans le secteur du logement en R.A.Y., de 1972 à 1986 65
Avant-propos
Horst Kopp et Eugen Wirth
1En 1983 paraissait à Londres, sous la direction de R.B. Serjeant et R. Lewcock, un ouvrage volumineux, remarquablement documenté, intituléṢan‘ā’. An Arabian Islamic City.La ville de Sanaa y était étudiée sous ses aspects les plus variés par des spécialistes dont certains très renommés. N’avait-on pas, dès lors, suffisamment écrit sur Sanaa ? Par quels arguments pouvait-on justifier la publication d’un nouvel ouvrage, petit et certes bien plus modeste, sur la vieille capitale d’Arabie du Sud ? La réponse à une telle question s’inscrit dans le contexte des publications duTübinger Atlas des Vorderen Orients(TAVO) - (Atlas du Proche-Orient de Tübingen). 2Dans la collection du TAVO, une série de cartes est publiée sur le thème suivant : « Exemples de grandes villes islamiques. Organisation fonctionnelle ». Leur objectif est de présenter les modèles urbains proche-orientaux dans toute leur variété. La réalisation de chaque carte repose sur une enquête minutieuse (relevés topographiques) menée par ses auteurs ; ces cartes sont donc, dès le départ, essentiellement le résultat d’une enquête sur le terrain. 3Bien des années avant la parution de la monographie de Serjeant et Lewcock, on avait prévu, dans le projet de cartographie, d’établir la carte de Sanaa (A IX 9.7) pour les raisons suivantes : la ville constitue un exemple du type urbain caractéristique de l’Arabie du Sud, avec toutes les particularités structurelles et fonctionnelles qui lui sont propres ; la vieille ville représente un ensemble architectural exceptionnel, qui n’a pas été classé sans raison «monument du patrimoine de l’humanité» par l’UNESCO ; par ailleurs, le développement de la ville moderne a été, à Sanaa, d’autant plus violent qu’il a été tardif. Ce retard est, d’une part, le résultat d’une politique durable d’isolationnisme, menée jusqu’en 1962 par les imams régnant sur le Yémen, qui a préservé le pays d’une domination coloniale européenne, et, d’autre part, l’expression des structures sociales traditionnelles yéménites, dont l’organisation spatiale se distingue nettement du reste du Moyen-Orient. 4Jusqu’en 1970, les enquêtes de terrain n’étaient possibles au Yémen que d’une manière extrêmement limitée ; bien que la plupart des Européens alors autorisés à entrer dans le pays soient venus à Sanaa, les sources sur le développement de la ville sont, il faut bien le dire, relativement pauvres. R. Manzoni élabora certes un plan de la ville en 1879 ; il n’en est pas moins très simplifié, approximatif, et bien souvent faux dans le détail. Seuls les travaux de C. Rathjens et H. von Wissmann (vers 1930) constituent une base sûre. Quoi qu’il en soit, notre travail de cartographie de l’automne 1981 représente le premier et, jusqu’à présent, le seul inventaire complet des structures fonctionnelles de Sanaa. 5Dès le départ, il nous est apparu évident qu’il nous faudrait joindre un texte d’accompagnement à la carte. En effet, malgré la précision de notre représentation cartographique, nous ne pouvions faire apparaître sur une carte toutes les observations faites sur le terrain ; beaucoup n’y sont signalées que par un numéro pour être ensuite développées dans l’annexe D de cet ouvrage. La partie centrale de la vieille ville (le souk) ne pouvait, pour des raisons d’échelle, être rendue dans le détail ; un chapitre entier (C) lui est ici consacré, avec des cartes supplémentaires, auxquelles viennent s’ajouter des numéros d’inventaire, correspondant auxsamsarapar exemple. De plus, tant les particularités de la structure urbaine que l’insuffisance relative des sources dont nous disposons à ce jour, exigeaient une interprétation des cartes, au-delà de leur simple description.
6Lors de la préparation des cartes et notices destinées à l’impression, en 1983 et 1984, il nous est apparu que la grande monographie sur Sanaa mentionnée plus haut, tout en étant un ouvrage monumental, n’en était pas moins incomplète ; elle présente beaucoup de lacunes importantes, ainsi que des conceptions divergentes et des contradictions non résolues entre les différents auteurs ; de plus, la plupart des chapitres sont nés dans le cabinet du philologue et non de la confrontation directe avec la réalité. Il nous apparut donc qu’il nous faudrait accompagner la carte d’un texte qui aborderait les aspects de géographie urbaine, insuffisamment ou même pas du tout traités dans l’ouvrage collectif intituléṢan‘ā’,en particulier les multiples aspects du récent développement urbain, considérés du point de vue du géographe. Tel n’est pas, en effet, le propos d’une vaste monographie consacrée à une cité ; en revanche, le lien est évident avec le contenu de la carte TAVO, et c’est bien là le sens du terme de «supplément». 7Nous adressons, en premier lieu, nos plus vifs remerciements pour la réalisation de cette carte et de son supplément, à laDeutsche Forschungsgemeinschaft(Société allemande pour la recherche) et à sa section de recherche spécialisée (Sonderforschungsbereich) n° 19, qui ont pris en charge les frais de voyage pour l’étude de terrain et nous ont attribué une importante subvention pour couvrir les frais d’impression. Nous les adressons également au directeur de la section n° 19, M. le Professeur Dr. W. Röllig, pour sa patience et l’aide qu’il nous a apportée pour la publication de ce supplément. Nous avons bénéficié des précieux conseils et informations de MM. le Dr. E. Betzler, M. Ebner, le Dr. B. Müller et le Professeur Dr. W. Dostal ainsi que de Mme le Dr. B. Finster et Mme U. Dreibholz. M. le Dr. R. Vossen du Musée d’ethnologie de Hambourg a mis à notre disposition des photographies aériennes du fonds C. Rathjens père, et M. F.J. Hansen ses propres travaux cartographiques non publiés. Le Public Record Office de Londres a permis une nouvelle fois à E. Wirth de consulter sans restriction et gratuitement toutes les archives consulaires demandées. Les travaux cartographiques de ce supplément ont été essentiellement réalisés par M. R. Rössler, la figure 15 l’a été par M. U. Matthies ; les travaux de reprographie ont été effectués par MM. W. Mehl, P. Weber et W. Gerber. Mme E. Göncü, Mme E. Nitsche, Mme M. Henninger et Mme E. Wörner se sont chargées de dactylographier le manuscrit. Qu’ils reçoivent tous nos sincères remerciements. 8Les deux auteurs ont lu l’un et l’autre tous les chapitres de la présente monographie, et se sont mis d’accord après en avoir discuté dans le détail. Quoi qu’il en soit, la conception et la mise en forme de chaque chapitre revient clairement à l’un des deux auteurs : H. Kopp s’est chargé des chapitres B 3 et C 3, E. Wirth des chapitres A, B 1 et 2 ainsi que C 1 et 2. L’avant-propos, l’inventaire (D) et la bibliographie (E) ont été écrits conjointement par les deux auteurs. 9Erlangen - Tübingen, août 1989/janvier 1994 10Nous remercions bien cordialement Franck Mermier, directeur du Centre français d’études yéménites, initiateur de la traduction de l’ouvrage en français ainsi que Blandine et François Blukacz qui l’ont établie avec beaucoup de talent. Nous remercions, également, à l’IREMAM, Jean-Charles Depaule qui a coordonné l’édition française Gisèle Seimandi et Roger Lecoq qui en ont assuré, avec compétence, l’entière réalisation et Jean-Paul Pascual dont les conseils nous ont été précieux. H. K. - E. W. juin 1994
A. Introduction - Les conditions socio-économiques et la dynamique du développement urbain et de l’aménagement de la cité
1Lacarte TAVO de Sanaa laisse nettement apparaître, dès le premier coup d’œil, une division en trois parties de la zone urbaine : le noyau densément construit de la moitié Est de la carte correspond à la vieille villeintra muros,encore bien conservée en 1981, année de l’élaboration de cette carte. Elle englobe le souk central et la Grande Mosquée, de hautes maisons traditionnelles (brun foncé) et, dans les zones périphériques, des jardins irrigués qui relèvent des mosquées en tant que fondations pieuses. A l’ouest et au sud - et en partie aussi au nord - de ce noyau, on distingue des quartiers d’âge intermédiaire, constitués de jardins et de faubourgs. Les constructions qui s’y trouvent, de type traditionnel pour la plupart (brun clair), peuvent être datées pour partie d’entre elles d’avant la Seconde Guerre mondiale, et même, pour certaines, d’avant la Première. Enfin, la vieille ville et les faubourgs intermédiaires sont, de toutes parts, entourés d’une zone de constructions récentes essentiellement de type moderne (jaune). Ces extensions urbaines récentes, avec leurs quartiers d’habitation de type occidental, s’étendent encore bien au-delà de la partie représentée sur la carte ; elles occupaient déjà, en 1981, plus de dix fois la surface de la vieille villeintra muros. 2Lorsque nous nous interrogeons, en tant que géographes, sur la dynamique du développement urbain et sur la provenance des capitaux qu’il nécessite, nous trouvons, en ce qui concerne les zones modernes récemment construites, une réponse claire et nette. Comme G. Meyer a pu le démontrer dans son étude (1986), la forte activité du bâtiment dans les quartiers d’habitation les plus récents n’est pas seulement le fait d’une catégorie sociale supérieure peu nombreuse, mais aussi celui d’une catégorie moyenne relativement large. La majeure partie des Yéménites qui lors des deux dernières décennies, ont émigré vers les Etats pétroliers du golfe Arabo-persique étaient des patrons et des ouvriers du bâtiment ; en 1980, on estimait leur nombre à un bon demi-million. La plupart d’entre eux y ont exercé pendant plusieurs années une activité dans le secteur du bâtiment, comme manœuvres tailleurs de pierres, maçons, carreleurs, et aussi comme soudeurs, électriciens, plombiers, etc. (G. Meyer, 1986, 46 et sq.). En rentrant au Yémen, ils ont rapporté dans leur village le capital nécessaire à la construction d’une maison, ainsi que le savoir-faire d’ouvriers qualifiés du bâtiment. 3Beaucoup d’entre eux se sont établis, peu après leur retour, dans les grandes villes, à Sanaa surtout ; en effet, la capitale, largement ouverte aux influences occidentales depuis la fin de la guerre civile, offrait à ceux qui rentraient au pays de multiples possibilités d’activité dans le secteur du bâtiment. A peine arrivés, ils se construisaient, à Sanaa, leur propre maison comme le veut une ancienne tradition paysanne. Trois ans à peine après leur retour, plus de 30 % des patrons du bâtiment vivaient dans une maison leur appartenant, et 6 à 10 ans après, il en allait ainsi de plus de la moitié d’entre eux (G. Meyer, 1986, 282 ; cf. fig. 1).
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