Santé reproductive, VIH / SIDA et IST en milieu universitaire congolais

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Cette étude rend compte de l'exécution du Projet "Santé de la reproduction des jeunes et des adolescents et prévention du VIH et des IST à l'université de Kinshasa". C'est une enquête qui répond aux préoccupations des objectifs du millénaire pour le développement. Ce livre cherche à "mesurer le changement intervenu dans les connaissances, attitudes et pratiques des étudiants depuis la mise en oeuvre du projet".
Publié le : dimanche 1 novembre 2015
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EAN13 : 9782336394640
Nombre de pages : 136
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Willy B -P M s , Barthélemy K B
et Séraphin N A. P
SANTE REPRODUCTIVE, VIH/SIDA ET IST Willy B -P M s ,
en milieu universitaire congolais Barthélemy K B et
Séraphin N A. P
Une grande Conférence Internationale sur la population et le
développement se tient au Caire, en Egypte en 1994. Dans ses
recommandations, cette conférence enjoint aux gouvernements et
autres éducateurs « d’essayer de résoudre les problèmes de santé en
matière de sexualité et de reproduction des adolescents, notamment
les grossesses non désirées, les avortements pratiqués dans de
mauvaises conditions de sécurité et d’encourager un comportement
procréateur et sexuel responsable et sain, y compris l’abstinence et
en fournissant les services adaptés ». Cette étude rend compte de
l’exécution du Projet « Santé de la reproduction des jeunes et des
adolescents et prévention du VIH et des IST à l’université de Kinshasa
(Projet SRAJ-UNIKIN) ». C’est une enquête sur la santé de la reproduction
qui répond aux préoccupations des objectifs du millénaire pour le
développement. Ce livre cherche à « mesurer le changement intervenu
dans les connaissances, attitudes et pratiques des étudiants depuis la
mise en œuvre du projet ».
Doyen honoraire, Recteur de l’Université Panafricaine du Congo et Vice-Président
du Comité éthique de l’Ecole de Santé Publique de l’université de Kinshasa, Willy
B -P M S est Professeur Ordinaire à l’université de KFaculté
des Lettres et Sciences humaines, Département de Philosophie. Epistémologue, il SANTE REPRODUCTIVE,
s’intéresse aussi à la bioéthique et aux Droits de l’Homme. Il est auteur de plusieurs
ouvrages et articles scientifques. VIH/SIDA ET IST
Barthélemy K B , Professeur Ordinaire (titulaire) à l’université de
Kinshasa, est Chef de Département des Sciences de la Population de la faculté en milieu universitaire congolais
de Sciences Economiques et Gestion à l’université de Kinshasa. Il est auteur de
plusieurs ouvrages et articles scientifques.
Séraphin N a P , Professeur Emérite, il a été Chef de Département
des Sciences de la Population de la Faculté de Sciences Economiques et
Gestion à l’université de Kinshasa. Il est auteur de plusieurs ouvrages et articles
scientifques.
Illustration de couverture : © Istock
ISBN : 978-2-343-07614-0 9 782343 076140
15 €
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SANTE REPRODUCTIVE, VIH/SIDA ET IST Willy B -P M s , Barthélemy K B
en milieu universitaire congolais et Séraphin N A. P







Santé reproductive, VIH/SIDA
et IST en milieu universitaire congolais
Willy BONGO-PASI MOKE SANGOL,
Barthélemy KALAMBAY I BANZA et
Séraphin NGONDO A PITSHANDENGE







SANTE REPRODUCTIVE, VIH/SIDA
ET IST EN MILIEU UNIVERSITAIRE
CONGOLAIS













L’Harmattan




































© L’Harmattan, 2015
5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris
http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-343-07614-0
EAN : 9782343076140
LES ACRONYMES
CAP : Connaissances, Attitudes et Pratiques
IEC : Information, Education et Communication
IST : Infection Sexuellement Transmissible
ISTM : Institut Supérieur des Techniques Médicales
MST : Maladie Sexuellement Transmissible
PNLS : Programme National de Lutte contre le SIDA
PVV : Personne Vivant avec le Virus du SIDA
SIDA : Syndrome Immunodéficitaire Acquis
SR : Santé de Reproduction
SRAJ : Santé de la Reproduction des Adolescents et des Jeunes
SSPA : Sciences Sociales, Politiques et Administratives
UNFPA : Fond des Nations Unies pour la Population
UNIKIN : Université de Kinshasa
VIH : Virus d’Immunodéficience Humaine
ZAI : ZAIRE



AVANT-PROPOS
1L’enquête SRAJ-UNIKIN 2006 fait suite l’enquête initiale
2réalisée 2004 afin de "mesurer le changement intervenu dans
les connaissances, attitudes et pratiques des étudiants depuis la
3mise en œuvre du projet" . Elle visait à établir un état de lieu sur
les connaissances, les attitudes et les pratiques des étudiants de
l’Université de Kinshasa, en matière de la santé de
reproduction, précisément des IST/VIH/SIDA et des problèmes
touchant directement les grossesses non désirées. Cette étude
est une autre étape du projet SRAJ de l’UNIKIN dont l’objectif
principal est la promotion de la santé de reproduction à travers
les enseignements, la recherche et l’accès des étudiants aux
structures sanitaires et aux produits relatifs à la santé de
reproduction. Elle procède par une étude d’évaluation des
4réalités du terrain .

1 Cette enquête finale cherche à mesurer les connaissances, les attitudes et les
pratiques des étudiants de l’Université de Kinshasa et de l’Institut Supérieur
des Techniques Médicales sur la santé reproductive, le VIH/SIDA et les IST.
2 Willy BONGO-PASI MOKE SANGOL, Barthélemy KALAMBAY
BANZA, Séraphin NGONDO A PITSHANDENGE Promotion de la santé
reproductive et prévention du VIH/Sida et des IST à l’Université de Kinshasa.
Enquête CAP initiale, (enquête réalisée en 2004), 2015.
3 REPRESENTANT de l’UNFPA en RDC,
Lettre n° PRO/FPA/2.5/0462/2006 du 29 Août 2006.
4 “ Etude financée par l’UNFPA dans le cadre du projet Promotion de la Santé
de la Reproduction des Adolescents et des Jeunes et prévention du VIH/SIDA
”et des IST à l’Université de Kinshasa .

Retenons d’une part qu’au regard des indications sur les
programmes des cours à l’Université, l’enseignement et la
recherche pluridisciplinaire en santé de la reproduction sont
possibles. Ils nécessiteront peut-être une conscientisation et une
mobilisation des personnes ressources. D’autre part, les
statistiques sur les connaissances, les attitudes et les pratiques
des étudiants vis-à-vis du VIH/SIDA, des IST et de la santé de
reproduction, prouvent à suffisance que la population
estudiantine constitue un groupe cible pour toute initiative de
promotion de santé de la reproduction et de lutte contre les
IST/VIH/SIDA.
Au moment de présenter les principaux résultats de cette
étude, il nous est un agréable devoir d’exprimer notre gratitude
envers tous ceux qui ont, d’une manière ou d’une autre, permis
sa réalisation. L’Université de Kinshasa remercie sincèrement le
Représentant Résident du Fonds des Nations Unies pour la
Population à Kinshasa pour le financement de cette étude, sans
oublier tous ses collaborateurs pour leur précieuse contribution
à la finalisation de cette recherche. Nous remercions également,
l’équipe des chercheurs ainsi que tous les enquêteurs qui ont
conçu et administré le questionnaire.
Au terme de cette étude finale, nous réalisons que le Projet
SRAJ (Projet UNFPA, ZAI2R303) à l’Université de Kinshasa a
atteint tous ses objectifs. Nous suggérons aux autorités de
l’Enseignement Supérieur et universitaire de prévoir un
enseignement spécifique de Santé de la reproduction,
enseignement tourné spécialement vers la prévention du
VIH/SIDA et des IST dans les programmes des cours
universitaire. C’est de cette manière que nous universitaires
aidons le pays à donner une réponse claire à la pandémie
mondiale du VIH et aux objectifs du millénaire pour le
développement.
Pr Dr Willy BONGO-PASI SANGOL
Directeur National du Projet
Projet ZAI2R303
10 SOMMAIRE EXÉCUTIF
L’étude CAP 2006 étant la suite et le prolongement de celle
menée en 2004, la méthodologie suivie ne devait pas trop
s’écarter de celle adoptée lors de l’enquête initiale, notamment
en ce qui concerne le questionnaire. Les principales rubriques
concernant les connaissances, les attitudes, les pratiques et les
moyens de prévention ont été intégralement conservés. Afin de
distinguer les étudiants qui ont été en contact avec le projet
SRAJ de ceux n’ayant pas été en contact avec le projet, la
méthodologie a prévu quelques questions sur la connaissance du
projet SRAJ.
1. MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE FINALE
Comme lors de l’enquête initiale, la méthode des quotas a
été jugée la mieux indiquée dans la situation présente et ce, pour
des raisons ci-après :
 le retard de l’administration centrale de l’Université de
Kinshasa à fournir une liste exacte et complète de tous les
étudiants réguliers au niveau de chaque faculté ;
 certains étudiants réguliers seraient encore en vacances
hors du site universitaire ;
 d’autres étudiants en pleine période d’examens de
deuxième session n’auront pas encore été fixés sur leur
sort.


5Pour établir les quotas , il a fallu donc se contenter les
estimations fournies par les autorités académiques et de la
répartition de l’année précédente.
Le chronogramme des opérations fixé à trois mois ne fut pas
respecté en raison d’un retard accumulé par le calendrier
académique où les examens iront jusque fin février 2007. La
codification et la saisie connurent également un léger retard en
6raison de l’insuffisance du parc informatique .
La collecte des données sur terrain a été menée auprès de
2049 étudiants et étudiantes par 23 enquêteurs dont 11 filles et
12 garçons. Evitant les reproches faits à l’enquête initiale
d’avoir omis les étudiants et étudiantes de l’ISTM dans
l’échantillon alors que ceux-ci partagent la même vie
estudiantine sur le campus, nous avons inclus un quota
représentant les 10.000 étudiants de l’ISTM.
Chaque matin, un quota du jour écrit était distribué à chaque
enquêteur indiquant le nombre d’étudiants à interroger ce jour,
leur répartition par institution (ISTM et/ou UNIKIN), par
7faculté et/ou section, par année d’études, par sexe, par
8province , suivant que l’on ait déjà repris ou non une classe.
2. RÉSULTATS
L’échantillon présente les mêmes caractéristiques
d’ensemble que celui de 2004, un échantillon offrant un profil idéal

5 Il y a lieu de signaler que la méthode des quotas doit être maniée avec
prudence dans la mesure où elle ne permet généralement pas une extrapolation
à l’instar d’une méthode probabiliste. La solution pour contourner des choix
subjectifs des étudiants aura été de bien préciser les critères de choix jusqu’au
niveau de la promotion et de l’auditoire et d’affecter un superviseur à la
surveillance de ces critères.
6 Nous tenons à remercier le Projet SRAJ et son Coordonnateur pour la
collaboration totale qu’ils nous ont assurée et qui a fait que rien, ne nous a
manqué durant toute l’étude.
7 Le critère sexe s’est avéré difficile à l’ISTM où la proportion des filles s’est
montrée très élevée par rapport aux garçons.
8 De même le critère de Province a traduit la grande supériorité numérique de
Bandundu et du Bas-Congo.
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