//img.uscri.be/pth/a06891ef056f333238c9abde907f1ae87644b667
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 12,38 €

Lecture en ligne (cet ouvrage ne se télécharge pas)

Sebha, ville pionnière au coeur du Sahara libyen

De
173 pages
Capitale du Fezzan, Sebha a connu ces dernières décennies une croissance spectaculaire. Promue "ville d'Etat" et "porte de l'Afrique" par la volonté de Muammar Kadhafi, cette modeste oasis riche de ses hydrocarbures et de ses immenses aquifères fossiles est devenue la plus grande agglomération du Sahara. Soumise aujourd'hui à une très forte pression démographique et à une exploitation intensive, la "cité des sables" n'a d'autre choix que d'imaginer une nouvelle forme de développement.
Voir plus Voir moins

Remerciements
L’auteur tient à remercier tout particulièrement Mustafa Shibani et l’agence Nozha Voyages, qui l’ont aidé à réaliser cet ouvrage (contact : mustafashibani@aol.com ; www.libye-voyages.com), ainsi que le photoreporter Alexandre Sargos, qui a aimablement fourni la photo de couverture (www.alexandresargos.com).

« Que celui qui réside fasse en sorte Que celui qui passe ne le mésestime pas ». Proverbe touareg

CARTE D’IDENTITÉ
Coordonnées géographiques : 27° 01’ 59”de latitude nord – 14° 25’ 59” de longitude est. Sebha se situe à 660 km (787 km par la route) au sud-sud-est de Tripoli. Altitude : 432 m (ville) ; 465 m (citadelle). Structure géologique Le massif hercynien du Fezzan (plissement géologique remontant à l’ère primaire, il y a 540 millions d’années) est constitué de roches dures, granit et gneiss, recouvertes de roches sédimentaires, formées par l’accumulation de dépôts marins importants aux ères secondaires et tertiaires (entre 250 et 5 millions d’années). Le relief résulte des diverses formes d’érosion – hydrique, éolienne, thermoclastique (liée aux différences de températures) –, qui ont laissé dans le paysage des buttes-témoins (gour, sing. gara), comme celle sur laquelle fut construite la citadelle. Climatologie La Libye détient toujours officiellement le record mondial de température : 57,7° C sous abri, relevés en 1922 à El-Azîzah, en Tripolitaine. Quant aux précipitations, elles n’atteignent pas en moyenne 10 mm/an dans le désert (5 mm à Al-Khufra). Les vents de sable, fréquents, entravent la circulation et peuvent entraîner la fermeture temporaire de l’aéroport.

7

Mois Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre Total

Températures moyennes (en °C) Minimum 4,5 6,8 10,6 15,9 20,1 23,6 23 22,9 21,3 16,9 10,7 5,7 15,1 Maximum 18,9 22 26,1 31,8 35,7 39,2 38,3 37,8 35,9 31,3 24,9 20 30 ,1

Précipitations moyennes (en mm) 1,1 0,8 0,5 0,5 0,3 0,5 0 0 0,4 2,1 0,9 1,1 8,2

Administration Sebha est la capitale de la sha’biyah du Fezzan (administration régionale). La Libye compte vingt-six sha’biyat, qui ont remplacé en 1998 les vingt-cinq baladiyat (districts) précédents. Elles ont en charge près de 50% du budget national, réparti au prorata de leur poids démographique respectif. Nombre d’habitants Il serait hasardeux de donner des chiffres précis. Le site Internet du ministère français des Affaires étrangères annonce 200 000 habitants (2008), ce qui pourrait à la rigueur constituer une évaluation haute, néanmoins surestimée. A l’inverse, le chiffre fourni par le site Wikipedia Italie (126 610 hts), qui émane des autorités libyennes, est à la fois trop faible et trop précis pour être absolument crédible. L’absence de statistiques fiables, le flou qui entoure le décompte des personnes, ainsi que la mobilité d’une

8

partie de la population, invitent donc à s’en tenir à des estimations larges et raisonnables.
Années Nbre d’hts (en milliers) 1950 1 1960 10 1965 15 1973 32 1983 100 1995 105 2003 120 2009 150

Le Fezzan (O. Pliez 2002, Villes du Sahara)

9

INTRODUCTION
Le nom évoque de voluptueuses princesses lointaines, les caravanes, les épices et les parfums d’Orient. La réalité est tout autre. Les « princesses » sont devenues invisibles, les chameaux (pardon, les dromadaires) sont à l’étal des bouchers, et les « parfums » sont plutôt ceux des effluves de gasoil. Pour autant Sebha, ville moderne au milieu des sables, en plein développement, nous conte une histoire aussi passionnante que celle d’Aden ou de Samarkand. Dix heures de route (une heure d’avion) séparent Tripoli de l’oasis de Sebha, métropole des sables, capitale du Fezzan libyen. Dix heures de steppe et de désert, le long d’une voie jadis empruntée par les caravanes de l’or et des esclaves. En une génération, sa population a été multipliée par dix (Sebha compte aujourd’hui environ 150 000 habitants), la plus forte croissance démographique du Sahara ! Ville atypique à tous points de vue, Sebha accueille une multitude de communautés, qui ont contribué à façonner cette image de « Babel africaine » qui est la sienne aujourd’hui : aux Fezzanais d’origine (Berbères, Arabes et descendants d’esclaves noirs) sont venus s’ajouter des Egyptiens, des Touareg, des Maghrébins, des Soudanais, des Toubou du Niger et du Tchad, et quantité de Subsahariens fuyant la désertification, la misère et la guerre. Des communautés qui, jusqu’à présent, cohabitent assez harmonieusement, même si la xénophobie et le racisme ont gagné une partie de la population libyenne (surtout au nord), déboussolée par les changements survenus ces dix dernières années : idéologie en crise, louvoiement politique, restructurations économiques. Les uns et les autres n’ont en effet aucun intérêt à rompre un équilibre inscrit dans l’urbanisme et l’économie. A chacun son quartier – vieux ksour (villages d’origine) plus ou moins restaurés et squattés, artères propres et policées du centre-ville, collectifs ethniquement

11

homogènes, bidonvilles des quartiers informels ou périphériques – et son secteur d’activités : fonctionnaires, commerçants, artisans, agriculteurs, éleveurs et journaliers. Un développement spectaculaire Ville d’Etat que les autorités ont promue au rang de « porte de l’Afrique » (bab Africa), Sebha se retrouve aujourd’hui en première ligne d’un front multiple : idéologique (le panafricanisme, qui a officiellement remplacé le panarabisme en 1998), économique (les défis de l’Infitah, la libéralisation de l’économie lancée en 1987), migratoire (l’immigration massive des Subsahariens, souci majeur des Européens), géostratégiques (tensions aux frontières, matières premières, trafics en tous genres, terrorisme), climatique et environnemental (désertification, épuisement des aquifères, gaspillage, salinisation des terres). Autant d’enjeux qui font du Sahara central, zone grise sur laquelle rayonne Sebha, l’une des clés de la stabilité régionale. Jusqu’en 1911 Sebha n’était qu’un modeste ensemble oasien, relais secondaire sur les itinéraires caravaniers transsahariens. L’administration coloniale italienne (1930), puis française (1943) en firent un centre administratif et militaire (réaménagement du fort ottoman), qui allait progressivement détrôner Murzûk, capitale historique du Fezzan. Avec moins de 15 000 habitants à la fin des années 1950, Sebha était la seule « ville » digne de ce nom. C’est là que le jeune Muammar Kadhafi vint terminer ses études secondaires, tout en participant activement aux manifestations contre la monarchie (mais aussi contre les premiers essais nucléaires français dans le désert algérien). Nul doute que le court séjour du futur Guide de la Révolution joua en faveur du développement de sa ville d’adoption, qui vit son rôle régional renforcé dans les années 1970 : c’est à Sebha qu’il proclama, le 2 mars 1977, « la remise officielle du pouvoir au peuple » et la naissance de la Grande Jamahiriya arabe, libyenne, populaire et socialiste. Reste que de toute façon sa situation géographique la destinait à devenir la première métropole saharienne, tout à la fois

12

cité pionnière et « porte d’entrée » principale en Libye depuis le Tchad, le Niger et l’Algérie. Au milieu des années 1980, alors que le Fezzan pesait d’un poids sans cesse plus important, la ville accéda au rang de « capitale régionale » avec Tripoli et Benghazi. Dotée de fonctions administratives, économiques, militaires et universitaires, équipée d’un aéroport international (en cours de modernisation), l’Etat en fit un point de fixation, de sédentarisation et de contrôle. Frappée par un strict embargo aérien en 1992, la Libye put compter sur l’aide (intéressée) de plusieurs Etats d’Afrique noire, qui choisirent de le violer. Sebha trouva alors tout naturellement sa place dans ce nouvel espace d’échanges, illégal au regard du droit international. Dans le même temps Tripoli reprenait langue avec le Tchad au terme d’un long conflit (1994), ouvrant la voie à la réconciliation et à l’entrée massive des migrants. En 1998 et 1999 enfin, la Libye œuvra résolument en faveur d’une coopération avec ses voisins subsahariens, dans le cadre d’une association économique régionale (la Cen-Sad) et du renforcement des liens politiques (création de l’Union Africaine). Le sable et le goudron Au risque de décevoir ceux qui voient encore le désert avec les yeux de Tintin, énumérons d’emblée quelques vérités : le Sahara contemporain est d’abord urbain ; la Libye est le pays le plus urbanisé d’Afrique (plus de 85% de citadins) ; Sebha est une villechampignon, un agglomérat de grands ensembles et d’habitats précaires (bidonvilles et villages de tentes), de bâtiments publics et de casernes. Ici le béton est roi. Il s’est substitué à l’habitat traditionnel, en brique crue et bois de palmier, dont il subsiste cependant quelques vestiges. Les autorités, soucieuses de l’état sanitaire de la population, ont contribué à la construction de logements modernes, dont la plupart disposent de l’électricité, d’une salle de bain, d’une cuisine et de toilettes. Ces dernières années toutefois, la fin de l’Etat-providence et l’afflux massif d’immigrés (ils occupent 40% de la surface urbaine habitée) ont abouti au développement d’une ceinture de pauvreté (on n’ose

13

parler de « banlieue »). Décidé en 1988 à l’heure de l’Infitah (voir au-dessus), le plan d’aménagement de Sebha n’avait pas anticipé une croissance urbaine précipitée. Tout en effet a été très vite et il a fallu parer au plus pressé. Ainsi passe-t-on rapidement du goudron au sable… L’assainissement pose problème : si les eaux usées sont à peu près épurées, elles sont par contre déversées dans un « lac » au nord-est de la ville, où sont concentrés villages de tentes et enclos à bétail. La collecte des ordures ne faisant pas l’objet d’une gestion globale, certains quartiers présentent un aspect fort convenable (les habitants prennent financièrement en charge le ramassage), tandis que d’autres laissent à désirer, pour ne pas dire plus. Une urgence qui a pour conséquence l’évacuation anarchique des déchets et la mise à mal de l’environnement. C’est ainsi que l’antique palmeraie, qui faisait la fierté et la richesse de l’oasis de Sebha, est aujourd’hui éventrée afin d’être transformée en décharge1 ! Babel au désert Traditionnellement le Fezzan est un espace de contact entre trois groupes ethnolinguistiques sahariens : les Arabes, les Touareg et les Toubou. La croissance spectaculaire du nombre de migrants est venue bouleverser ce paysage culturel. Arrivés les premiers en masse, les Egyptiens se sont imposés dans l’agriculture (ils sont majoritairement originaires du Delta) mais aussi dans le commerce de gros. Avec les Fezzanais de souche, dont beaucoup se sont exilés pendant l’occupation italienne, ils forment la bourgeoisie arabe de Sebha (les plus belles maisons). Installés à la périphérie, les Touareg viennent surtout du Niger et du Mali, après être parfois passés par l’Algérie. En rébellion larvée depuis les années 1990, ils ont fui autant la répression que les sécheresses à répétition, qui ont décimé leurs cheptels. Les Tchadiens pour leur part ont une relation déjà ancienne avec le Sud-ouest libyen, qui remonte à l’époque des royaumes médiévaux du Kanem et du Bornou. Ce fut la guerre d’abord (revendications libyennes sur la bande d’Aozou), puis la paix et la reconnaissance (1994), qui poussèrent des milliers de Tchadiens, ressortissants d’un des pays les plus pauvres de la

14

planète, à venir s’installer dans les agglomérations sahariennes. Guère mieux lotis, nombre de Soudanais choisirent aussi l’exil, venant ainsi grossir les rangs d’une immigration pléthorique. Même lorsqu’ils cherchent à gagner le littoral, « tremplin » pour le grand saut vers l’Europe, les migrants passent nécessairement par le désert. Le développement économique, qui résulte de la prospection pétrolière, d’une agriculture pionnière et de la libéralisation, assure à chacun une part du gâteau – à tout le moins les miettes. Une promesse d’Eldorado qui a fait converger vers la Libye tout ce que l’Afrique compte de déshérités. C’est ainsi que dans le sillage des premiers migrants sont venus s’ajouter, en moins grand nombre toutefois, des Africains de l’Ouest (Burkinabés, Ivoiriens, Guinéens, Nigérians, etc.), mais aussi des Centrafricains et des Angolais. L’ouverture des frontières aux « frères d’Afrique » a eu un effet de pompe aspirante, que les autorités ont aujourd’hui le plus grand mal à maîtriser. Confrontée à la montée de la xénophobie, mais aussi pressée par l’Union Européenne – depuis 2003 Tripoli œuvre à un rapprochement avec les Occidentaux –, la Libye a durci sa politique migratoire, exigeant dorénavant des papiers en règle et des visas. Avec pour conséquence le développement d’une immigration clandestine, facilitée par la porosité des frontières et la corruption. Jusqu’à présent Sebha et les autres villes du Fezzan sont parvenues à accueillir cette marée subsaharienne. Comme partout en Afrique le mode d’habitat dominant est le regroupement communautaire, fondé sur l’origine ethno-géographique des migrants. Les noms des rues et des quartiers trahissent l’origine des résidents : le collectif Bardaï par exemple, du nom de la principale bourgade du Tibesti tchadien, ou encore la rue Quarante, en écho à l’une des principales artères de N’Djamena, sont habités par des Tchadiens. Ici c’est l’Afrique noire, les trafics et la prostitution. Dans le quartier égyptien changement de décor : des cafés animés, le narghilé, les dominos et les telenovelas ; on est au Caire ! Un cosmopolitisme de façade toutefois, qui ne rend pas compte de la complexité des relations entre les sociétés et leurs territoires respectifs.

15

Entrepreneurs, parrains et petites mains Si les fonctionnaires sont encore nombreux – un legs de la période socialiste désormais révolue (les agents de l’Etat sont invités à se reconvertir) –, l’heure est à la libre entreprise et à l’initiative privée. C’est dans l’agriculture que le mouvement fut initié, lorsqu’à la fin des années 1970 l’Etat incita la population à se lancer dans l’aventure de la révolution verte. La découverte et l’exploitation d’immenses aquifères fossiles, associées à des financements publics, ont en effet permis de lancer d’ambitieux programmes (les périmètres sahariens) mais aussi – Infitah oblige – des projets plus modestes, familiaux, aujourd’hui particulièrement rentables. C’est autour de Sebha que sont concentrées les terres irriguées du Fezzan. Dans ce secteur, la division du travail est « exemplaire » : les Libyens sont propriétaires, les Egyptiens administrent et commercialisent, les immigrés triment dans les champs ! Pour ces derniers les gains sont souvent dérisoires, a minima le gîte et le couvert, au mieux 100 dinars mensuels, soit environ 70 €. Une main-d’œuvre africaine, parfois proche de la servilité, que l’on retrouve un peu partout : dans les périmètres agricoles, sur les chantiers, dans les petits ateliers (notamment la réparation automobile), dans les cafés, sur le bord des routes aussi, dans des lieux d’embauche ponctuelle connus (entre autres) sous le nom de tchad (voir infra page 84). L’autre raison d’être de Sebha, en plus de l’agriculture et de l’élevage (ovins et dromadaires principalement), c’est le commerce. L’agglomération saharienne a en effet développé une économie de transit, qui concerne non seulement les produits de l’agriculture mais à peu près tout ce qui se vend et s’achète. Au carrefour des routes en provenance d’Algérie, du Niger – les grands axes marchands transsahariens, notamment Tripoli-AgadezKano (Nigéria), ont retrouvé depuis les années 1970 un niveau d’activité qu’ils n’avaient pas connu depuis l’époque coloniale –, du Mali, du Tchad et du Soudan, la ville regorge de produits divers, dont de nombreuses contrefaçons. Outre les productions agricoles à forte valeur ajoutée (raisin, oignons…) vendues sur les marchés fezzanais ou tripolitains, le bétail génère de juteux profits : en provenance du Niger, mais aussi du Tchad, c’est par

16

milliers que les moutons, les chèvres et les dromadaires parviennent dans l’oasis. Là ils sont pris en charge par des pasteurs, Touareg et Toubou, avant d’être revendus à l’occasion des mariages et des fêtes, notamment l’Aïd el-Khebir (que les Africains nomment tafaski). Quant aux produits subventionnés (une survivance de l’ère socialiste), ils continuent de faire l’objet d’une intense contrebande avec les pays limitrophes – on les retrouve dans des commerces informels appelés souk libya – et constituent une source importante de revenus. Il s’agit principalement de produits alimentaires (pâtes, semoule, riz, farine, lait en poudre, conserves, etc.) dont les prix bas sont garantis par l’Etat. Exportés frauduleusement par la route, ils enrichissent les gros commerçants de Sebha, tous liés, de près ou de loin, aux cercles militaires ou dirigeants. Ce sont souvent ces mêmes parrains qui trempent dans la contrebande de cigarettes, un commerce qui joue sur les très lourdes taxes qui pèsent sur les cigarettes importées. En provenance d’Afrique noire, elles transitent par Sebha avant de prendre le chemin des agglomérations du littoral. Les diverses contrebandes concernent évidemment bien d’autres domaines : l’alcool (prohibé en Libye), les voitures volées, les devises (le dinar libyen n’est pas convertible), mais aussi les armes et la drogue. Les autorités se sont inquiétées de la recrudescence du trafic d’armes et de stupéfiants. Zone grise aux confins saharo-sahéliens, le Sud libyen est devenu ces quinze dernières années un terrain de prédilection pour les trafiquants les plus dangereux, qui ont su profiter d’une immigration massive et anarchique, au moins dans les premiers temps, ainsi que de la multiplication des zones insurrectionnelles (rébellion touareg au Niger, guerre civile au Tchad) et du développement des maquis islamistes. Visa pour les dunes Lorsqu’ils quittent l’hôtel ou le camping à bord de 4x4 japonais, les voyageurs n’ont plus qu’une obsession : quitter la route, s’enfoncer dans le désert, zigzaguer entre les massifs de grés sombres et gravir les dunes vives. Nouvelle destination à la mode,

17