Sécurité alimentaire et organisations agricoles et rurales au Mali

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L'ouvrage développe les relations complexes entre sécurité alimentaire et organisations agricoles et rurales, et met en lumière la place et le rôle qu'elles peuvent jouer dans le contexte d'une insécurité alimentaire chronique comme c'est le cas dans les Pays du Sahel.

Publié le : dimanche 1 juillet 2012
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EAN13 : 9782296498730
Nombre de pages : 158
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Sécurité alimentaire
et organisations agricoles et rurales au Mali Études africaines
Collection dirigée par Denis Pryen et François Manga Akoa

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Jean-Baptiste MALENGE Kalunzu, Philosophie africaine, philosophie
2012. de la communication,
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migrations africaines, 2012.
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congolaise. Analyse des réformes académiques du Congo-Zaïre (1971-
2011), 2012.
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Julien BOKILO, La Chine au Congo-Brazzaville. Stratégie de
l’enracinement et conséquences sur le développement en Afrique,
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de la femme rurale en Afrique. Comprendre la dérive vers le monde
urbain, 2012. Abdoulaye Keïta




Sécurité alimentaire
et organisations agricoles et rurales au Mali






Préface de Yaya Tamboura




















L’HARMATTANDu même auteur

« Problématique de l’insécurité alimentaire au pays Dogon », Notes et
travaux n° 34, ISBN 2 921590 – 26 – 3, Université Laval, Québec,
mars 1996.

« Problématique de l’émigration des Soninké de Kayes », Notes et
travaux n° 35, ISBN 2 921590 – 27 – 1, Université Laval, Québec,
mars 1996.

« Guide pratique des banques de céréales au Mali », Imprimerie
Jamana/CTA/Hollande, 1999 ; Bamako (ISBN 2-910454-73-8).






















© L'HARMATTAN, 2012
5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-296-96259-0
EAN : 9782296962590 REMERCIEMENTS
Le présent ouvrage cherche à comprendre la relation entre
sécurité alimentaire et organisations. Il s’agit à notre avis,
d’éléments qui ont fait l’objet de moins d’attention au cours
des études et recherches réalisées sur la sécurité alimentaire
au Mali.
L’ouvrage constitue par conséquent un document de
référence permettant de comprendre à la fois la problématique
de la fonctionnalité des organisations et de concilier la vision
paysanne en matière de sécurité alimentaire.
J’adresse mes remerciements les plus sincères aux Éditions
Harmattan pour leur soutien technique, matériel et financier
à la réalisation de cet ouvrage.
Pour leurs soutiens et leurs disponibilités, je remercie
singulièrement :
• Dr. Abdoulaye Sall, Président de CRI 2002, pour
son engagement en faveur de la démocratie et de la
décentralisation et d’avoir encouragé, soutenu cet
ouvrage ;
• Moussa Léo Sidibé, Secrétaire Général du Ministère de
l’Agriculture pour son appui constant, sa sympathie et
l’estime qu’il a toujours manifesté à mon égard ;
• Bakary Togola, Président de l’Assemblée Permanente
des Chambres d’Agriculture du Mali (APCAM) pour
son souci constant en faveur du développement Agricole
en général et de la sécurité et souveraineté alimentaire
en particulier ainsi que sa très grande connaissance du
métier agricole ;
• L’ensemble du personnel de l’APCAM pour leur
engagement à renforcer, consolider le réseau des
Chambres d’Agriculture et à faire prospérer la
profession Agricole ;
7• Les parents, amis et proches et surtout mes femmes et
mes enfants pour leur attention et affection constantes
en vue de renforcer le progrès et l’épanouissement de
la famille Keïta.PRÉFACE
« Les Organisations Agricoles et Rurales face à la
Sécurité Alimentaire au Mali »
Ce thème est très évocateur et cherche à mettre en exergue
le rôle et la place des Organisations Agricoles dans la quête
permanente de la satisfaction des besoins alimentaires et
nutritionnels de la population, dans un contexte constant de
vulnérabilité aux différents chocs endogènes et exogènes
dans les pays sahéliens, notamment au Mali.
Les Organisations Agricoles en l’état actuel sont-elles
capables d’assurer la sécurité alimentaire durable ? Les
multiples opportunités qui existent au Mali peuvent-elles
être exploitées et transformées en atouts pour améliorer la
disponibilité, accessibilité, stabilité de l’offre des produits
Agricoles aux fins d’une meilleure qualité nutritionnelle en
faveur de la Sécurité Alimentaire ?
Certes, il existe beaucoup de facteurs de blocage mais
qui ne sauraient aucunement être sans alternatives pour
l’émergence des Organisations Agricoles Rurales viables.
La sécurité alimentaire au Mali dépend fondamentalement
de la production Agricole végétale, animale, halieutique et
de cueillette qui permet de fournir des besoins calorifiques
journaliers et ce grâce à un meilleur développement du
leadership des Organisations Agricoles. Un meilleur
développement de ce leadership passe par la levée des
contraintes liées à la structuration et à l’organisation des
producteurs Agricoles, à leurs capacités managériales,
financières et l’amélioration de la qualité des membres.
À travers cet essai, l’auteur qui a une grande expérience
du monde rural et des organisations paysannes, fait une
9description édifiante et des propositions d’améliorations des
capacités de ces dernières aux fins de leur participation active
à une sécurité alimentaire et nutritionnelle durable.
Le Commissariat de la Sécurité Alimentaire

Le Commissaire Yaya TambouraINTRODUCTION
L’analyse des effets ou implications de la faible fonctionnalité
des organisations agricoles et rurales sur l’atteinte de la sécurité
alimentaire dans un pays du Sahel, est difficile à réaliser et à
percevoir en raison de la forte dépendance des activités du
sous-secteur de l’agriculture de la pluviométrie. Cependant,
si cette analyse est réalisée avec objectivité, elle contribuera
sans doute à la recherche de solutions aux contraintes liées
à la production, la commercialisation, la distribution et la
consommation des produits d’origine agricole.
En effet, garantir la sécurité alimentaire d’une population
est un acte à la fois éthique et humain, surtout pour un pays
dont plus de la moitié de la population reste encore fortement
attachée à ce sous-secteur malgré la persistance des embûches
et des résistances liées à sa modernisation.
Les études et travaux menés sur les effets des politiques
de développement sur le secteur agro-alimentaire, confirment
que les principaux facteurs conjoncturels et structurels
compromettant la sécurité alimentaire des pays du Sahel
sont :
Facteurs d’ordre conjoncturel
- la sécheresse : elle contribue à la réduction de la
production et à l’accroissement des importations et des
aides alimentaires ;
- les chocs pétroliers ;
- la modification des habitudes de consommation suite à
la hausse des importations alimentaires ;
- l’accroissement de l’endettement et du niveau de
pauvreté des populations.
11Facteurs d’ordre structurel
- la faible croissance de la production par rapport à celle
démographique ;
- l’accélération des habitudes alimentaires par rapport
aux disponibilités locales ;
- le choix des politiques économiques et de gestion des
affaires publiques ne permettant pas d’accroître la
production, la productivité et l’investissement dans le
secteur agricole et rural ;
- le choix des politiques commerciales peu agressives.
En plus de ces facteurs dominants, d’autres non moins
importants contribuent à influencer négativement les
politiques et stratégies définies et mises en œuvre en matière
de sécurité alimentaire. Il s’agit essentiellement de la faible
fonctionnalité des organisations agricoles et rurales. La
caractéristique essentielle de ce facteur, est qu’il est bien
connu mais probablement pas beaucoup étudié. Très souvent,
ce facteur n’a pas été considéré comme élément susceptible
d’influencer les résultats des politiques et stratégie nationale de
sécurité alimentaire jusqu’ici adoptées. La faible fonctionnalité
des organisations serait engendrée entre autres par les effets
conjugués :
i) de l’insuffisance d’aménagement du territoire ;
ii) de l’importance du mouvement migratoire dans le
secteur agricole et rural ;
iii) des techniques peu performantes de production,
de conservation et de transformation des produits
agricoles.
Pour mieux illustrer nos hypothèses, nous avons analysé
l’impact de ce facteur combiné à ceux déjà identifiés sur la
sécurité alimentaire sur la base des analyses croisées à partir
de données disponibles. Les constats qui se sont dégagés de
cette analyse ont abouti aux conclusions suivantes :
12 - l’insécurité alimentaire croît en fonction des
sorties (somme de tous les facteurs aggravant le niveau
de fonctionnalité des organisations). Ces sorties sont
représentées par la baisse de la performance économique,
l’accroissement du taux d’émigration et d’immigration,
l’inadaptation des politiques d’aménagement du
territoire, la réduction de la pluviométrie, l’accroissement
du nombre d’organisations agricoles et rurales non
fonctionnelles, l’insuffisance de développement
des politiques et stratégies de conservation et de
transformation des produits agricoles ;
- l’insécurité alimentaire tend toujours vers une valeur
positive qui représente le résultat des efforts fournis
par les acteurs pour rétablir l’équilibre alimentaire ;
- l’insécurité alimentaire décroît en fonction des
entrées. Autrement dit, plus les entrées sont
importantes plus la sécurité alimentaire tend vers un
rétablissement normal. Les entrées correspondent aux
éléments suivants : accroissement de la performance
économique, accroissement des investissements dans
le secteur agricole et rural, aménagement adéquat du
territoire, accroissement du nombre d’organisations
fonctionnelles, augmentation et disponibilité de la
quantité de produits transformés.
Le présent ouvrage cherche à comprendre la relation entre
sécurité alimentaire et fonctionnalité des organisations. Les
analyses faites à partir d’entretiens réalisés avec les acteurs
ruraux, ont permis à notre avis, d’appréhender une vision
paysanne sur ces relations assez complexes qui ont fait l’objet
de moins d’attention au cours des dernières années.
L’ouvrage constitue par conséquent un document de
référence permettant de comprendre à la fois la problématique
de la fonctionnalité des organisations, la compréhension des
acteurs ruraux des notions de sécurité et de souveraineté
alimentaire dans un contexte marqué par la mise en œuvre
13de la décentralisation et la création des ensembles sous-
régionaux.
Il est constitué de cinq (5) parties :
La première partie traite le cadre conceptuel de la
sécurité alimentaire sur la base d’une vision paysanne. Elle
précise également les hypothèses de travail, les concepts clés
et pose la problématique de la fonctionnalité des organisations
agricoles et rurales. Elle met l’accent sur les priorités et
stratégies paysannes de lutte contre l’insécurité alimentaire et la
pauvreté rurale. Cette partie précise que les besoins du paysan
sont classés dans un ordre précis qui pourrait être perturbé en
cas de calamité (attaque de sautereaux, inondation, sécheresse,
guerre, etc.). L’alimentation de la famille est considérée comme
le premier besoin car elle conditionne l’existence de celle-ci.
Le principe est basé sur la production et la consommation de
produits locaux. Cette production alimentaire est diversifiée
pour faire face aux besoins énergétiques et protéiques. En
effet, aucune activité de production alimentaire n’est effectuée
de façon délibérée. Les activités de maraîchage, d’élevage, de
pêche sont réalisées dans le but de se procurer des ressources
financières et d’enrichir l’alimentation au point de vue nutritive.
Les autres besoins d’habillement, de logement, de loisir, de
santé, d’éducation ne sont satisfaits que si les premiers sont
garantis.
La deuxième partie pose la problématique des
organisations. Cette partie met à nu les faiblesses des
organisations et attire l’attention des pouvoirs publics sur le
rôle qu’elles devraient jouer dans le cadre du développement
économique et social. Les organisations peuvent-elles
être considérées comme des agents de changement social
et économique ? Le bien fondé en tant qu’instrument de
développement est de plus en plus remis en cause par plusieurs
arguments : l’inefficacité des organisations, l’accentuation des
inégalités et de la pauvreté, l’insuffisance de précision sur
14 les bénéficiaires des services fournis par les organisations.
Elle traite également l’historique des organisations et précise
l’évolution des objectifs de départ comparés à celle actuelle et
fait le diagnostic de la situation et précise les forces/faiblesses
et les opportunités manquées.
La troisième partie fait le point des itinéraires techniques
suivis pour produire des fruits de qualité au point de vue
calibre, attrait, couleur et même la teneur en éléments nutritifs.
Elle concerne la mangue et les agrumes. Cette partie traite
aussi les techniques d’amélioration de la qualité des produits
par la conservation. Les produits ont été choisis selon leur
importance et leur poids dans l’économie malienne et surtout
ceux confrontés aux problèmes d’amélioration de qualité.
Les produits concernés sont : les céréales (riz) ; les légumes
(échalote/oignon) ; les oléagineux (arachide) et les tubercules
(pomme de terre). Elle précise les techniques d’amélioration
de la qualité des produits par la transformation. Il s’agit d’un
ensemble de techniques et de technologies utilisées par les
acteurs pour obtenir des produits finis de qualité aptes à la
conservation de longue durée. Les produits ciblés sont : les
fruits ; les légumes (échalote/oignon, gombo et tomate) ; les
céréales (riz), le poisson et les amandes de karité.
La quatrième partie propose le rôle que les organisations
peuvent jouer en matière de régulation des marchés surtout
dans un contexte de libéralisation et de crise céréalière. Elle
propose des actions et précise les responsabilités à confier
aux organisations compte tenu du désengagement de l’État
des fonctions de commercialisation des produits agricoles.
La cinquième partie propose des solutions permettant
de renforcer la capacité d’intervention des organisations en
matière d’accès aux services de base, aux investissements
productifs et à la formation.

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