Séparation parentale, recomposition familiale

De
Près de deux familles sur cinq sont aujourd’hui monoparentales ou recomposées. En effet, les profonds changements de valeurs vécus au cours des cinquante dernières années ont donné lieu à une diversité structurelle et à une complexité relationnelle grandissante chez les couples et les familles contemporaines. Dans certains cas, la séparation parentale et la recomposition familiale permettront de vivre la parentalité de façon nouvelle et stimulante. Dans d’autres situations, elles augmenteront les vulnérabilités sociales, psychologiques ou économiques des familles. Enfin, dans des cas extrêmes, elles exposeront les familles à des situations comportant de hauts risques d’inadaptation sociale pour les parents et les enfants. L’enrichissement des pratiques sociales et juridiques en ce domaine est donc nécessaire.
Cet ouvrage, issu du travail interdisciplinaire de chercheurs et d’intervenants, traite des enjeux contemporains associés à la séparation parentale et à la recomposition familiale. Par la présentation de résultats de recherche originaux, d’états de la question et de récits de pratique, il traite de toutes les phases vécues par les familles, de la séparation conjugale à la famille recomposée en passant par la garde partagée. Chaque chapitre s’ouvre par ailleurs sur une vignette clinique qui expose un cas concret. Des sujets plus particuliers, comme les parents LGBT ou la violence conjugale, sont également abordés.
Chercheurs, étudiants, intervenants et responsables de programmes et de politiques trouveront dans cet ouvrage unique matière à enrichir leurs réflexions et leurs pratiques. Seront également intéressés tous ceux, nombreux, qui vivent les péripéties, heureuses ou malheureuses, de cette famille contemporaine toujours en mouvance.
Publié le : mercredi 27 avril 2016
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EAN13 : 9782760544710
Nombre de pages : 332
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Séparation parentale,
recomposition familiale

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Presses de l’Université du Québec

Le Delta I, 2875, boulevard Laurier

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Séparation parentale,
recomposition familiale

Enjeux contemporains

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Sous la direction deMarie-Christine Saint-Jacques,
Caroline Robitaille, Annick St-Amand
et Sylvie Lévesque

Préface de Renée B. Dandurand

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Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada

Vedette principale au titre:

Séparation parentale, recomposition familiale: enjeux contemporains

Comprend des références bibliographiques.

ISBN 978-2-7605-4469-7

ISBN EPUB 978-2-7605-4471-0

1. Parents uniques — Québec (Province). 2. Familles recomposées — Québec (Province). I. Saint-Jacques, Marie-Christine, 1961- . II. Robitaille, Caroline, 1979- . III. St-Amand, Annick, 1975- . IV. Lévesque, Sylvie, 1960- .

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Conception graphique
Julie Rivard

Image de couverture
Marie Lamonde-Simard

Mise en pages
Le Graphe

Dépôt légal: 2e trimestre 2016

› Bibliothèque et Archives nationales du Québec

› Bibliothèque et Archives Canada

© 2016 - Presses de l’Université du Québec

Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés

Imprimé au Canada

D4469-1 [01]

Préface

 

Depuis une cinquantaine d’années, la vie familiale des Québécois a connu de profondes mutations. On se rappellera qu’au milieu du XXe siècle, la famille était sous la responsabilité d’un père et d’une mère unis par les liens du mariage. Presque universel à l’époque, ce modèle familial est en net recul et ne se retrouve aujourd’hui, comme nous l’apprend cet ouvrage, que dans deux familles sur cinq (39%), alors que d’autres familles dites intactes se composent de parents en union libre (23%). À l’opposé, ce sont aussi près de deux familles sur cinq (38%) qui ont rompu leur union et sont monoparentales ou recomposées, ces dernières familles étant surtout formées de couples en union libre1. Ces chiffres non seulement laissent voir une diversification importante des structures familiales, mais, surtout, ils permettent d’entrevoir à quel point les parcours de vie familiale sont devenus complexes et empreints d’une plus grande instabilité.

C’est autour de la décennie 1970, avec l’accès au divorce, la désaffection à l’égard du mariage et la montée de la maternité en solo, qu’ont démarré ces transformations qui, depuis, ont donné lieu à plusieurs recherches et interventions, judiciaires et psychosociales. En 2016 nous est proposé cet ouvrage qui concerne les enjeux contemporains de ces changements familiaux: à l’encontre des recherches précédentes, il se concentre moins sur les ruptures conjugales que sur les séparations parentales, moins sur le remariage que sur la recomposition familiale. L’instabilité du couple étant moins à l’avant-plan, la recherche et l’intervention psychosociales se centrent davantage sur les enfants et sur les responsabilités des parents et de la société envers eux, toujours face aux situations provoquées par la fragilité conjugale. Dans ce contexte, le mode de garde des enfants est de première importance. Fortement matricentrique dans les décennies 1970 et 1980, la garde est maintenant un peu plus patricentrique et, surtout, partagée entre les parents. Si en 1982 le psychopédagogue Pierre Gauthier pouvait écrire que «les enfants de familles monoparentales ne voient à peu près jamais leur père» (Gauthier et al., 1982, p. 185), il faut constater qu’aujourd’hui, plus engagés dans l’éducation de leurs enfants, les pères sont plus soucieux de préserver leurs liens avec eux lors d’une séparation conjugale. On peut penser qu’ils en viennent à voir ce que la recherche a toujours mis en évidence: ce qui compte d’abord pour l’enfant, c’est le maintien de sa relation avec ses deux parents.

Alors qu’on déplaçait l’accent sur d’autres objets d’étude, les approches de la recherche et de l’intervention sur la famille se sont peu à peu transformées. Ainsi, c’est avec un regard moins normatif qu’on a de moins en moins comparé les familles monoparentales, recomposées et même LGBT2 avec les familles dites intactes, avec père, mère et enfants. Cela semble traduire le fait qu’on s’efforce moins de juger ces familles que de les comprendre pour tenter de les soutenir au besoin, car elles ne sont pas toutes «à risque» ou «à problèmes». Dès lors, plutôt que de comparer des structures familiales selon le statut des parents, on s’est intéressé davantage à l’histoire de ces familles, c’est-à-dire aux éléments des processus de vie qui les ont marquées, avant, pendant et après la rupture conjugale ou la recomposition familiale.

Les pratiques méthodologiques ont suivi le courant. Les méthodes quantitatives transversales (plus axées sur les structures) ont été complétées par les approches longitudinales qui cernent mieux les événements familiaux dans le temps. Les méthodes qualitatives (entretiens semi ou non dirigés, récits de vie, etc.) ont été davantage «prises au sérieux», inspirées notamment par des notions telles que le parcours de vie (life course), reconnu comme une voie heuristique féconde pour appréhender la continuité et l’interdépendance des événements personnels, historiques et sociaux qui entourent la vie familiale. Et il s’est avéré qu’une telle approche de recherche «collait» davantage aux interventions psychosociales, ce qui a permis de mieux alimenter les pratiques professionnelles, de les rendre plus efficaces.

Se situant dans le sillage de ces nouvelles approches, le présent ouvrage réunit surtout des travailleurs sociaux et des psychologues. Il est intéressant de souligner qu’entre 1981 et 2005, selon une compilation de la banque de données Famili@, l’ensemble de ces professionnels ont apporté une contribution considérable (38%) à la recherche sur la famille au Québec (Dandurand, Deret et Jutras, 2011, p. 166-167). Dans chacun des articles de ce livre axé sur les enjeux contemporains de la séparation parentale et de la recomposition familiale, un double volet recherche/intervention apparaît: les analyses scientifiques, les vignettes cliniques et les récits de pratique sont suivis des nouveaux domaines de recherche à explorer ou des interventions à mettre en place, que ce soit de manière précoce, en amont ou en prévention.

Outre les intervenants et les chercheurs de la famille, cet ouvrage pertinent, accessible et bien documenté intéressera tous ceux, nombreux, qui vivent les péripéties, heureuses ou malheureuses, de cette famille contemporaine, toujours en mouvance.

Renée B. Dandurand

Institut national de la recherche scientifique

30 octobre 2015

 

1Voir dans cet ouvrage L’article de Castagner Giroux, Le Bourdais et Pacaut.

2LGBT réfère aux situations suivantes: Lesbienne, gai, bisexuel et trans.

Introduction

Marie-Christine Saint-Jacques, Caroline Robitaille,
Annick St-Amand et Sylvie Lévesque

 

Une alliance de chercheurs et de partenaires issus de la communauté1 a été créée en 2010 afin de permettre à plusieurs acteurs concernés par la séparation parentale et la recomposition familiale d’unir leurs forces. Notre équipe faisait alors le pari que le développement de réponses sociales et juridiques tenant compte de la spécificité et des besoins des familles séparées et recomposées nécessitait la mise en commun des expertises des différents membres de la société appelés à intervenir auprès d’elles. Nous constations en effet que les efforts destinés à mieux soutenir ces familles étaient freinés par le travail en vase clos et qu’il fallait plutôt miser sur le regroupement des expertises pour continuer à avancer. Au terme de nos cinq premières années de travail, il est apparu pertinent de faire état des travaux menés dans le cadre de cette alliance. Ce livre poursuit donc l’objectif de laisser une trace tangible des connaissances qui ont émergé de nos recherches, de nos discussions et des pratiques développées par des chefs de file du domaine au Québec et en Ontario.

La séparation parentale et la recomposition familiale constituent les thèmes centraux de ce livre. Ces transitions familiales, assimilées parfois sans nuances à des problèmes sociaux, témoignent des transformations que connaissent les liens conjugaux et familiaux contemporains. En effet, les profonds changements de valeurs que l’Occident a connus au cours des cinquante dernières années ont donné lieu à une diversité structurelle et à une complexité relationnelle grandissante chez les couples et les familles contemporaines (Afonso, 2007; Dandurand et Hurtubise, 2008). Passant d’une conception où il est une unité en soi, le couple devient un «duo» dans lequel l’individualité de partenaires a priori égaux est reconnue et valorisée (Théry, 2000). La relation conjugale devient graduellement plus à risque de rupture, car les partenaires fondent leur union sur l’amour et l’épanouissement personnel plutôt que sur des considérations financières ou pratiques (Singly, 1996, 2000; Tap, 2007). Toutefois, parce que les ex-conjoints demeurent parents, la dissolution de la relation conjugale ne met pas un terme au couple parental (Cloutier, Filion et Timmermans, 2012; Frascarolo-Moutinot et al., 2007). En outre, plusieurs de ces ex-conjoints formeront un nouveau couple conjugal, ce qui contribuera à multiplier les figures parentales. Enfin, si la relation établie à l’intérieur du couple recomposé est jugée de piètre qualité, les conjoints seront enclins à mettre un terme à leur union. Ces derniers entraîneront leurs enfants respectifs dans une recherche toujours renouvelée de bonheur conjugal (voir le chapitre 2).

Ces transformations viennent modifier les façons d’exercer la parentalité. Aujourd’hui, les enfants sont de plus en plus nombreux à entretenir des liens avec leurs deux parents à la suite de la séparation. De ce fait, un nombre grandissant de parents apprennent à exercer leur rôle parental en solo et, parallèlement, à adapter leurs pratiques de coparentalité. De la même façon, les recompositions appellent à repenser la manière d’exercer la parentalité, car, contrairement à l’époque où le beau-parent se substituait au parent décédé, aujourd’hui, les recompositions ont ceci de particulier qu’elles surviennent le plus souvent dans un contexte où les deux parents sont présents. Le beau-parent représente une figure parentale qui s’additionne à celles déjà présentes.

La séparation2 des parents et la recomposition familiale ne sont toutefois pas des réalités homogènes. Selon la manière dont elles s’actualisent, elles pourront refléter des façons émergentes de vivre sa parentalité et fournir de nouveaux environnements stimulants pour se développer. Dans d’autres situations, elles se révéleront des contextes augmentant les vulnérabilités sociales, psychologiques ou financières des familles. Enfin, dans des cas extrêmes, elles s’actualiseront de telle manière qu’elles exposeront les familles à des situations comportant de hauts risques d’inadaptation sociale pour les parents et les enfants. Dans tous les cas, cependant, il s’agit de phénomènes dynamiques en pleine évolution qui soulèvent des enjeux précis et qui nécessitent la création ou le développement de réponses sociales et juridiques adaptées.

Pour mieux comprendre ces enjeux contemporains et les défis que l’on voit poindre à l’horizon, il apparaissait important de prendre du recul afin d’examiner comment les préoccupations à l’égard de ces questions ont évolué dans les dernières décennies. Qui, mieux que Renée B. Dandurand, pionnière au Québec des travaux sur la monoparentalité, pouvait porter ce regard avec tout le recul et toute l’expérience qu’on lui connaît au sujet de l’évolution de la famille québécoise? Le lecteur trouvera ses réflexions en préface de cet ouvrage.

Ce livre comprend quatorze chapitres regroupés en trois parties. Il est apparu pertinent de situer d’abord le contexte dans lequel se déploient la séparation parentale et la recomposition familiale. Aussi, l’ouvrage s’ouvre sur un chapitre, rédigé par Castagner Giroux, Le Bourdais et Pacaut, qui offre une synthèse des statistiques démographiques les plus pertinentes afin de décrire ces réalités. Le lecteur pourra, d’une part, repérer les principales enquêtes québécoises et canadiennes ayant collecté des données sur la séparation parentale, la recomposition familiale et les structures familiales. D’autre part, on trouve dans le livre différents angles de prise pour appréhender ces phénomènes, comme une description des dernières statistiques sur les structures familiales dans lesquelles grandissent les enfants ou la présentation de données longitudinales permettant de cerner les trajectoires familiales. Les auteurs s’attardent aussi à d’autres manières de prendre en compte ces phénomènes afin de dépasser certaines limites, dont celle de la résidence, qui obscurcissent le portrait que l’on peut dresser de ces familles. Ce chapitre fait bien ressortir le défi social, mais aussi statistique que constitue la documentation de ces phénomènes. Un deuxième chapitre poursuit l’idée de faire le point sur ces réalités en appréhendant cette fois ces phénomènes de l’intérieur. Comment les adultes vivent-ils la séparation conjugale et les différents moments qui marquent la suite de leur trajectoire, dont l’adaptation à la parentalité en solo, l’établissement de liens coparentaux alors qu’ils ne forment plus un couple ou leur engagement dans une recomposition familiale? Ce chapitre, rédigé par Parent, Saint-Jacques, Drapeau, Fortin et Beaudry, traite aussi des facteurs qui contribuent à la qualité de la relation conjugale et à la satisfaction éprouvée par les adultes à son endroit, fournissant du même coup plusieurs cibles intéressantes sur le plan de l’intervention conjugale.

Les contextes dans lesquels se déploient la séparation des parents ou leur engagement au sein d’une famille recomposée se transforment actuellement à une vitesse accélérée et constituent des enjeux contemporains qu’il faut, en tant que société, mieux comprendre. Aussi la deuxième partie de ce livre s’intéresse-t-elle à ces questions. Il en va ainsi de l’engagement accru des pères à la suite d’une rupture conjugale. Le chapitre de Dubeau, Deslauriers, Théorêt et Villeneuve invite le lecteur à se familiariser avec l’expérience et le point de vue des pères et des mères à l’égard de l’engagement postrupture des hommes et du meilleur intérêt des enfants concernés. Les auteurs rappellent que 80% des séparations relèvent d’une décision unilatérale d’un des conjoints (souvent celle de la femme), ce qui ne manque pas d’influencer la trajectoire qui s’ensuit. Le chapitre met l’accent sur les stratégies utilisées par les pères et les enjeux liés au genre au moment de la séparation, de même que sur certains moments clés du processus, dont celui de la recherche d’aide ou de la prise de décisions entourant la garde des enfants. Le texte intéressera aussi les personnes qui cherchent des pistes pour réduire les biais de genre qui peuvent limiter la réponse aux besoins des hommes concernés et, par ricochet, leur engagement paternel.

Ces transitions familiales sont généralement examinées dans la perspective de couples hétérosexuels. Mais ces phénomènes font également partie intégrante de la vie des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et trans (LGBT) et de leurs enfants. Le chapitre de Lavoie, Bédard et Petit vise à documenter la réalité de ces parents en proposant un état des connaissances sur le sujet. Le lecteur constatera que les modes d’accès à la parentalité pour les personnes LGBT sont nombreux et qu’ils engendrent une diversité de configurations familiales dans lesquelles peuvent survenir une séparation parentale ou une recomposition familiale. Les études recensées montrent qu’à plusieurs égards, l’expérience de la séparation et de la recomposition chez les familles LGBT s’apparente à celle des familles hétéroparentales. Les premières vivent cependant des défis qui leur sont spécifiques et qui sont souvent liés à l’hétérosexisme auquel elles font face.

L’environnement des enfants dont les parents se séparent a aussi connu plusieurs changements importants dans les dernières années, dont le fait que ces ruptures surviennent de plus en plus tôt dans la trajectoire des familles et que ces dernières optent davantage pour une garde partagée. Ce mode de garde soulève de nombreux débats et fait couler beaucoup d’encre: devrait-on avoir une présomption favorable à son égard? Permet-elle de répondre aux besoins des très jeunes enfants? Qu’en est-il lorsque les parents sont en conflit? Pour nous aider à y voir plus clair, Baude et Drapeau ont réalisé une recension systématique des écrits traitant de l’adaptation des enfants qui expérimentent la garde partagée en la comparant avec celle d’enfants en garde unique. En outre, elles font ressortir le rôle des caractéristiques du jeune et des dynamiques familiales sur le développement de ce dernier. Leur analyse minutieuse des études montre bien les limites de ce que l’on peut véritablement affirmer au sujet des avantages et des inconvénients de ces deux modes de garde et fournit des pistes très intéressantes pour poursuivre les recherches sur cette question.

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