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Sexe faible

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366 pages

O bêtise, morne bêtise, c’est par toi que je veux commencer ! N’es-tu pas, en effet, comparable à l’un de ces éléments inorganiques répandus dans la nature et que l’on rencontre où que l’on aille ? Croit te découvrir le contempteur sceptique à la base de nos vaines agitations et ta trace, aux yeux de l’observateur bénévole, étincelle comme filon d’or, dans tant d’actions ou pensées humaines qu’à bon droit partout l’on t’appréhende. Renan ne nous a-t-il point avoué que la seule chose qui lui ait donné la sensation de l’Infini, c’était toi ?

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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À propos deCollection XIX
Collection XIXest éditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bibliothèque nationale de France.
Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF,Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes class iques et moins classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse… Édités dans la meilleure qualité possible, eu égard au caractère patrimonial de ces e fonds publiés au XIX , les ebooks deCollection XIX sont proposés dans le format ePub3 pour rendre ces ouvrages accessibles au plus grand nombre, sur tous les supports de lecture.
William Vogt
Sexe faible
Une riposte aux exagérations, aux absurdités et aux utopies du féminisme
« La masse de notre espèce a été longtemps plongée partout dans une condition sociale bien autrement inférieure que celle dont on plaint aujourd’hui les femmes ; mais elle a su, depuis le début du Moyen âge, s’y soustr aire graduellement chez les populations d’élite, parce que cette abjection collective, condition temporaire de l’antique sociabilité, ne se rattachait réellement à aucune différence organique entre les dominants et les dominés. Mais, au contraire, l’assujettissem ent social des femmes sera nécessairement indéfini, quoique de plus en plus co nforme au type moral universel, parce qu’il repose sur une infériorité naturelle que rien ne saurait détruire et qui est même plus prononcée chez l’homme que chez les autres animaux supérieurs... » Lettre d’Aug. COMTE à Stuart MILL.
AVANT-PROPOS
Ce livre, en admettant qu’il soit lu, sera certaine ment critiqué avec irritation et le téméraire auteur vraisemblablement point épargné par les galantins, exaspérés de s’être cognés à la plupart de ces appréciations sur la fem me, ornée, dans leur clan, de toutes les qualités, sinon de toutes les supériorités. Elle-même aussi, l’adorable blonde, brune ou rousse fille d’Eve ne manquera pas, si l’odieuse diatribe lui tombe sous les yeux, de prêter à l’écrivain des mobiles ou des intentions qui lui sont pourtant étrangers. Contraint que j’y suis, d’autant plus qu’elles nuiraient au bien fondé ainsi qu’au succès de ma thèse, je m’empresse de répondre d’avance à c ertaines désobligeantes interprétations de l’adversaire, faciles à prévoir en l’occurence. Que l’on me permette de commencer par la plus ironique sinon la plus immanente de ces imputations, adressées éventuellement à l’auteur de ce pamphlet, disposé, soit dit en passant, de façon suffisamment incohérente pour que preuve soit tout au moins faite de mes efforts à m’incarner en mon sujet. J’aborde de front le facétieux reproche présumé : Quoique l’on en aura, je n’aurai pas eu, dans ma ca rrière amoureuse, moins de victoires et plus de déceptions à enregistrer que le commun des mortels. Un statisticien me placerait sûrement dans la bonne moyenne. J’ai dû être aimé ; j’ai été certainement trompé, mais ne garde de l’ensemble de ces avatars que peu d’amertume et beaucoup de reconnaissance, ma petite vanité d’optimiste qui bannit le passé morose, m’ayant toujours incité à évoquer, de préférence, les heures de bonheur aux nuits de désespoir et de rage. C’est pourquoi il m’arrivera, en mes récap itulations attendries, de me souvenir d’un aveu, d’un baiser, d’une pression et du reste, jamais d’un pitoyable échec. Je n’ai donc, en écrivantSexe faible,nullement été guidé par cette rancœur hargneuse que vont me jeter à la tête les féministes marris, hypnotisés qu’ils sont par l’idole. Quant aux divers aristarques que ne garderait pas la dévotion galante, s’il leur arrive de ne pas se ranger à mon avis, j’imaginerai sans autre, leur sens critique atrophié par la lecture des louanges que, depuis l’origine de la différenciation des sexes, le mâle, un tantinet intéressé dans l’affaire mais aussi beaucoup par gé nérosité de puissant, adresse à la fragile femelle. D’autre part, j’ai passé l’âge des fredaines, le ca p des angoisses d’attente et je sens que, sous peu, hélas ! je n’éprouverai plus même grande volupté au toucher furtif. Ai-je renoncé complètement à errer dans Cythère ? Il m’en coûterait certes de me l’avouer à moi-même, mais je ne puis pourtant pas me dissimuler que, sous peu, j’aurai atteint cet âge qui vous rend plus propre à jouer le rôle de Bartholo que celui d’Almaviva. Malheur ! Trois fois malheur ! Toutes ces jouissances, enchanteresses qui ensorcellent celui que n’a point encore frappé l’hésitation cupi donesque d’une maturité défaillante, toutes ces voluptés inoubliables ne m’attirent plus guère et si parfois encore — oh ! de loin en très loin — mes yeux se reposent plus qu’il ne siérait, en considération du résultat, sur les formes arrondies d’une tentatrice à l’envoûtement charmeur, je brise là, de crainte du ridicule, et, sagement, retourne à ma pipe, à mes livres, aux bons déjeuners en compagnie joyeuse, bref aux passe-temp s réservés à nous autres qui ne cachons pas nos cheveux blancs. Tout danger semble définitivement conjuré pour moi. Cela étant, et malgré les plaisanteries qu’il me fa udra probablement essuyer, ma
pensée, pour un être non prévenu, se trouve affranchie du soupçon de dénigrement : en cette passionnante discussion sur la femme, mon impartialité ne peut faire de doute pour les raisons que j’indique. Il sera donc mal séant d e me prêter des mobiles, absolument étrangers à mes vues : encore une fois, je ne me venge pas parce que je n’ai pas motif à rancœur et je reste objectif parce que je suis hors d’usage.....
* * *
Je vous le dis, en vérité, en m’adonnant à cette étude qui proteste, je m’empresse de le proclamer, contre les injustices inscrites dans le Code à l’égard de l’ouvrière, de la mère et de l’épouse divorcée, je n’ai pas eu d’autre pré occupation que d’exprimer franchement — brutalement peut-être, mais sans déto urs, — ce que je crois être la vérité. L’hommage sincère rendu par nous à certaines qualités circonscrites de la femme nous donne toute liberté pour la juger, car il ne f audrait pas s’y méprendre : n’admirer chez sa compagne ou chez une autre que les charmes de sa beauté, ne compter pour quelque chose que les attirances de son sexe reste, à nos yeux, une conception de sauvage lascif. Cette bouche qui donne des baisers enivrants peut aussi parler d’or, ces bras qui délicieusement vous enlacent peuvent aussi vous indiquer la route, seulement je fais des réserves, de grosses réserves, irrévérencieuses peut-être, mais justifiées aussi bien par les arguments désespérés où se jettent les féministes pour effacer les preuves éclatantes de la supériorité de l’homme que par le danger que nous courons tous, nous et nos enfants, en ce temps d’américanisme et de fé minisme, deux vilains mots, deux vilains maux.Sexe Faible passerait, de cette manière, pour unMane, Thecel, Pharès, tout en restant une riposte à d’absurdes aspiration s auxquelles beaucoup se sont trop aisément abandonnés. Les exigences féminines ont fa it de cette étude un devoir, une nécessité. Nous n’exagérons pas le péril : nous savons que, jusqu’ici, tout s’est réduit à des accès de jactance, accompagnés d’insignifiantes levées de bouclier. Il ne faudrait pourtant pas s’y fier : la bonté, doublée de faiblesse du mâle, est si glande ! Du reste, le seul service rendu par ce livre ne serait-il que d’avoir remis un peu les choses en place, qu’il mériterait l’approbation, sans restrictions, des représentants du sexe fort d’aujourd’hui, Samsons en train de se dalilaliser. Certains atrabilaires ne manqueront pas non plus d’insinuer que les attaques contre la femme sont bien banales, et j’en demeure d’accord. Mais, puisque Sexe faible bat aujourd’hui la grosse caisse, en exigeant des droit s dont le nombre et l’absurdité iront grandissant chaque jour, il est temps de tempérer c e zèle par une protestation. Les muliéristes,superficiels par vocation, sont vains, prétentieux ou bruyants. Ils s’en gênent assez peu pour que l’on ne se gêne point d’en parler. Enfin, je n’ai point la prétention de suggérer au lecteur des idées qu’il n’ait déjà eues, mais je crois avoir rassemblé, en un réquisitoire lourd, suffisamment de matériaux pour réduire à un silence relatif la mégère non encore a pprivoisée, surtout s’il arrivait à Monsieur, dans son exaspération, de jeter le volume relié à la tête de Madame. Voilà, certes, malgré de nombreux inconvénients graves, sur lesquels je n’insiste pas, plus de motifs qu’il n’en faut pour nous décider à livrer ces observations au public, mis en garde, une fois de plus, contre les empiètements du féminisme à outrance, qui ne met pas la femme à côté de nous, mais en face, et enven ime un conflit dans lequel, si nous
en croyons nombre d’auteurs, l’homme ne pourra triompher que par un abus de force et une répression arbitraire. Car ils ont rendu un mau vais service à la femme, les féministes, en excitant Sexe faible et en le hissan t, ainsi qu’ils le font, à des hauteurs vertigineuses. Le mâle, jusqu’à présent, n’avait pa s songé à examiner de trop près de quoi pouvait être composée cette femelle qu’il se c ontentait d’adorer en se permettant, par échappées, quelque remarque qu’il fallait saisi r à la pointe de l’esprit. Quelle inconséquence que d’avoir poussé l’enfant à ouvrir le ventre de sa poupée ! C’est ainsi que, bien malgré nous, je vous l’assure, ces féministes, maladroits comme on ne saurait l’être, nous contraignant à répondre à leurs provocations, ont fait de ce livre, d’une modération et d’une impartialité manifestes, un acte d’accusation, sans appel, je le crains. Constatons aussi, sans vouloir y mettre malice ni reproche, que vous rencontrerez neuf fois sur dix le féministe en forts mauvais termes a vec sa légitime. C’est dans la femme qui n’est pas la sienne que cet individu bizarre admire Sexe faible.
* * *
Maintenant qu’il est établi que les intentions bles santes sont à mille lieues de ma pensée, je me hâte d’ajouter, lecteur, que sont exc eptées, dans ce livre, les femmes chéries par vous, toutes celles que vous aimez. Vou s idéalisez une jeune fille, une femme ; vous idolâtrez votre mère, votre enfant : tout ce qu’il y a de passionné, de tendre dans votre cœur enveloppe ces êtres divins que vous croyez uniques au monde et qui le sont en réalité, ce n’est pas de celles-là, bien sûr, qu’il est question dansSexe Faible. Il en sera de même avec vous, charmante lectrice. Admettons, une fois pour toutes, qu’en soulignant la bêtise ou le manque de tact, la méchanceté ou l’entêtement chez la femme, je n’ai pu penser à vous, mais... à celle de vos me illeures amies que vous voudrez bien désigner. Parlons sérieusement. Les détails variant à l’infin i, avec chaque femme, selon son caractère et le milieu où elle s’agite, ai-je besoin de souligner que je m’en suis tenu à la généralité ? Quand Frédéric-le-Grand, homosexuel avéré, que Voltaire appelaitLuc, mot qui c’est que l’anagramme d’un autre, quand Frédéric II, dis-je, accusait les Français de Louis XV d’être une nation de coiffeurs, il reste avéré que nombre d’entre ceux fêtés par le conquérant à Postdam, ne brandissaient pas un peign e et une brosse au-dessus du potage de leurs voisins, ainsi que ne manque pas de le faire aujourd’hui tout Prussien qui se respecte. Sa Majesté généralisait. De même, le Père Bouvier, le grand confesseur de da mes, et qui n’était pas sans expérience, apparemment, généralisait, lorsqu’il vous troussait ce compliment à l’adresse de la femme :
« ...Elle tient de la mule pour l’entêtement, de la chatte pour la paresse, de la poule pour le caquet, du singe pour la ruse. Quant à la lasciveté et à la méchanceté, elle ne peut être comparée qu’à elle-même. »
* * *
Je ne me le dissimule pas.Sexe Faiblesurprendre. Point autant qu’on voudra peut
bien le dire, toutefois, puisque les appréciations à fracas qu’il renferme ne font que traduire le sentiment de la grande foule silencieus e des victimes ; si bien que ce livre, rencontrant l’approbation, ce dont je ne désespère pas, il la devra manifestement à l’écho qu’il aura éveillé, non pas seulement chez les homm es solides que ni la galanterie exagérée, ni le servage n’ont encore rendu aphones, aveugles et sourds, mais aussi chez les craintifs, que la peur condamne au silence. Un dernier mot : J’aborde, je le sais, dans plusieurs chapitres, des matières délicates ; le sujet que je traite m’impose ces incursions. Que les censeurs pudibonds se rassurent, néanmoins : je me ferais scrupule de les retenir en ces sous-bois marécageux. Je me suis, au contraire, servi le plus discrètement possible, des matériaux que chacun peut se procurer en abondance. Au risque de donner place restreinte à d es phénomènes particuliers mais plus fréquents qu’on ne le croit, je me suis conten té de signaler seulement certains accidents que je ne pouvais pas passer sous silence complètement. Mais, en m’abstenant de toute gravelure de mauvais goût, je n’ai pas voulu, d’autre part, sous prétexte de gazer, laisser de trop grosses lacunes subsister dans ce livre, qui en fourmille ; c’eût été m’enlever quelques-uns des arguments les plus péremptoires, on le reconnaîtra aisément, si l’on n’est pas de mauvaise foi. Par conséquent, quitte à être montré du doigt par les butés pour n’avoir pas su garder la parfaite mesure, nous dirons notre pensée sans détours, quand la démonstration nous en fera une loi. Nous le ferons avec tous les égards que l’on doit aux faibles, si même ils sont dans leur tort, mais aussi avec cette liberté de langage qui n’est jamais plus hardie que lorsqu’elle se sent jugulée par les préventions, le parti pris et les préjugés. Que l’on veuille donc bien nous comprendre et nous excuser toutes les fois que, suivant le conseil de Boileau, nous appellerons un chat un chat.
* * *
Certain jour de l’hiver dernier, un passant inoffen sif cheminait sur la route qui va de Villefranche-sur-Mer à Cabbé-Roquebrune. Sur la petite place d’Eza ou d’Eve, il avisa un marchand qui vantait ses oranges avec emphase. A en tendre cet homme, elles avaient toutes les qualités : elles étaient bonnes, tendres, savoureuses, belles, exquises, et, en effet, quelques-unes d’entre elles étaient bien belles et paraissaient bien bonnes. Le passant inoffensif en prit une, mordit dedans et fit la grimace. Il en choisit une seconde et l’offrit à un natif qui avait écouté le boniment et opinait du bonnet. Celui-ci prit le fruit, mordit dedans et ne put réprimer un rictu s. Le voyageur s’étant obstiné, les oranges y passèrent. Alors, à haute voix, le déçu, résumant sa pensée impartiale, basée sur l’observation objective, déclara que les oranges entre Villefranche-sur-Mer et Cabbé-Roquebrune, parfois exquises à l’œil, trompaient le ur monde : elles lui paraissaient surfaites, leurs qualités diantrement exagérées, et qu’à tout prendre, elles ne pouvaient point prétendre au rôle de poire que, dans sa superfétation, l’intéressé leur assignait. Le téméraire faillit se faire lapider, car maintenant chaque natif de déclarer son orange excellente. N’empêche ! Le lendemain, la critique ayant porté, le marchand n’osait déjà plus vanter la supériorité des oranges si amères sur les poires si tendres.
OBSERVATIONS ET CONSTATATIONS
Les ridicules, leur morne bêtise
O bêtise, morne bêtise, c’est par toi que je veux c ommencer ! N’es-tu pas, en effet, comparable à l’un de ces éléments inorganiques répa ndus dans la nature et que l’on rencontre où que l’on aille ? Croit te découvrir le contempteur sceptique à la base de nos vaines agitations et ta trace, aux yeux de l’observ ateur bénévole, étincelle comme filon d’or, dans tant d’actions ou pensées humaines qu’à bon droit partout l’on t’appréhende. Renan ne nous a-t-il point avoué que la seule chose qui lui ait donné la sensation de l’Infini, c’était toi ? La bêtise, comme le génie, jette l’auréole sur les fronts, la chaleur au cœur. La bêtise anime et réchauffe, éclaire et réjouit l’humanité. Jusqu’en ce livre, où je te retrouve, ô bêtise, dominatrice dès l’abord, car, n’est-ce pas, je vous le demande, bêtise, morne bêtise que de vouloir remonter un courant et dessiller les yeux de ses contemporains ?
* * *
Il est manifeste jusqu’à l’évidence que, dans leur emportement aveugle, les femmes ont peine à s’apercevoir du ridicule qui les accabl e, si souvent. Voire même à l’état calme. Ainsi, le type de la belle-mère n’est-il pas légend aire, et un nombre inénarrable de comédies ou autres productions littéraires ne sont-elles pas la preuve que belle-maman continue à payer tribut à l’ironie publique ? Point sans motifs, certes, car, sitôt que sonne l’heure où il lui faudra caser sa fille, une mère a imante affiche inconsciemment, en les parant d’extravagances variées, les impairs les plus bouffons. Un beau-père — il en est assurément de grotesques — ne prêterait pas à rire, sur la scène, à cause d’invraisemblance, tandis que la belle-mère, oh ! la belle-mère, qui court les réunions, les bals, acculant dans les coins, après une poursuite indécente, l’éventuel mari de son idole, qu’elle pare, le verbe haut, de toutes les vertus et de toutes les qualités, ce type-là, vous pouvez le charger sans c rainte, puisqu’il se trouvera toujours une madame Cardinal personnifiant votre création fantastique.
* * *
Vous rencontrerez des femmes fagotées en dépit du bon sens. Du burlesque de leurs attifets, ces excentriques ne se doutent même pas, et cette vieille coquette maquillée, portant chapeau à hurler de douleur et robe à l’avenant, traverse, impassible, la rue, sans apercevoir les passants, qui se retournent en pouffant, sans entendre les gamins criant à la chie-en-lit. L’obstination, très féminine, à vouloir, sous l’Empire, porter, malgré représentations et lazzis, la hideuse crinoline, prouve à quel point peut ascender l’ignorance du ridicule chez fille d’Eve.
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Vous n’arriverez que difficilement à faire descendr e correctement votre femme d’un
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