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Sexe, genre et addiction

De
126 pages
Les 3/4 des personnes fréquentant un centre d'addictologie (toxicomanie, alcool) sont de sexe masculin. L'addiction a-t-elle un sexe ? La notion de genre est introduite dans les années 70 : le genre se réfère aux relations entre hommes et femmes basées sur les rôles socialement définis que l'on assigne à l'un ou l'autre sexe. Les « Gender studies » peuvent-elles nous apporter quelques éclaircissements ?
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Christian Colbeaux (dir.)
SEXE,GENRE et addiction
SEXE, GENRE ET ADDICTION
Christian Colbeaux (dir.)
SEXE, GENRE ET ADDICTION
Actes des dixièmes rencontres de l'U.S.I.D., l'Unité de Soins et d'Information sur les Drogues du Centre Hospitalier de Douai le jeudi 30 septembre 2010 à l'Université des sciences juridiques et politiques "Alexis de Tocqueville", Douai
Du même auteur Addiction et religion, URFDEditions, Douai, 2010 Addiction et transmission, URFDEditions, Douai, 2008 Addictions et créations, URFDEditions, Douai, 2006
© L’Harmattan, 2012 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-99702-8 EAN : 9782296997028
Remerciements : le Centre Hospitalier et la Mairie de Douai, le Conseil Général du Nord, le Conseil Régional du Nord – Pas de Calais, la M.I.L.D.T. et les laboratoires Bouchara Recordati Organisation Unité de Recherches et de Formation sur les Drogues et l'Addiction, 37 rue Victor Gallois, 59500 Douai, France Site : http://urfda.sharepoint.com
Présentation * Christian COLBEAUX La question que nous avons choisie d’aborder aujourd’hui est une question un peu particulière, dans le sens où c’est quelque chose que nous avons comme le nez au milieu de la figure tous les jours, lorsque l’on travaille en addictologie ; une question qu’habituellement nous ne nous posons jamais. C'est-à-dire: pourquoi les usagers de substances psychoactives, alcool ou drogues, appartiennent pour près des trois quarts au sexe masculin ?Avec cette question subsidiaire, qui serait de nous interroger sur d’éventuelles spécificités de l’addiction au féminin, et de l’intérêt d’en tenir compte dans le dispositif de prévention, d’accueil et de soins en addictologie. Nous pourrions penser comme cela en première approximation, qu’il existe un biais de recrutement, une difficulté particulière pour les femmes intoxiquées, à effectuer une démarche de soins. Par exemple, on a longtemps cantonné l’alcoolisme féminin à l’image de la femme solitaire, honteuse, s’adonnant en cachette à son vice. Les études épidémiologiques décrivent une autre réalité, qui est que les trois quarts des décès attribués à l’alcool ou au tabac concernent la population masculine. L’épidémiologie retrouve avec une constance assez remarquable, quel que soit le pays ou la législation, le fait qu’il y ait trois fois plus de sujets de sexe masculin qui s’adonnent au tabac, à l’alcool, aux drogues illicites ou aux jeux compulsifs. Seule la consommation de médicaments psychotropes concerne deux fois plus la gent féminine. Il paraîtrait que les médecins prescrivent bien plus facilement ces médicaments psychotropes aux femmes qu’aux hommes.
* Psychiatre, psychanalyste, chef de service, CSAPA du centre hospitalier, Douai