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Sôliba histoire d'initiation

De
140 pages
L'auteur relate les rites liés à la circoncision en pays malinké. Il retrace les péripéties de la préparation physique et mentale des jeunes garçons (bilakoro) à cette épreuve. Il parle de la dimension sociale et culturelle du Sôliba, qui est l'ultime danse avant le face-à-face entre le bilakoro et le maître circonciseur. Il parle de la circoncision comme d'un trait d'union entre la culture africaine et orientale, la tradition et la religion.
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Bakonko Maramany Cissé
Sôliba Histoire d’initiation
Préface d’Ibrahima Kalil Kéïta
13/03/14 14:38
Sôliba Histoire d’initiation
Bakonko Maramany Cissé Sôliba
Histoire d’initiation
Préface d’Ibrahima Kalil Kéïta
Du même auteur, aux éditions L’HarmattanTombe interdite. Histoire de l’enfant prodige,2014Émigrer à tout prix. L’Amérique, l’Europe ou la mort,2014 © L’Harmattan, 2014 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-03146-0 EAN : 9782343031460
REMERCIEMENTS
Mes remerciements vont avant tout à ma brave épouse: Mme Cissé née Siré Touré, ainsi qu’à mes enfants : Mohamed Lamine, Ben Daouda, Fatoumata, Toumany et Mariama pour leur soutien moral, mais surtout pour leur compréhension à mon égard pour avoir souvent manqué du temps à leur consacrer. Je tiens également à remercier Messieurs Kassomba Camara, Jean-Marie Touré, Nènè Moussa Camara pour leurs efforts de correction qui ont permis de proposer à nos aimables lecteurs un texte agréable. Je ne saurais oublier ici Gabriel Sidibé mon premier maître d’école, Ibrahima Kalil Kéïta, mon premier Directeur d’école, Docteur Professeur Peter Féotistovitch Grichanine mon Directeur de Thèse qui ont contribué à ma formation et enfin à ma chère mère Fatouma Traoré pour ses efforts d’éducation.
PRÉFACE
J’ai lu et relu Sôliba, la grande danse initiatique en pays Malinké de Bakonko Maramany Cissé qui marque la fin d’une longue et turbulente époque (Adolescence) et le début d’une vie d’homme émancipé, empreinte de responsabilités chez les peuples mandingues. Mieux, j’ai dégusté ce roman d’une authenticité pure. Lisant donc avec délectation cette œuvre, je me vois transporté des années en arrière, à Norassoba, le centre d’intérêt de cette histoire. Je revois ce gros village admirablement étalé le long du majestueux fleuve Niger, entre Siguiri et Kouroussa. Entre le village et le fleuve, à l’est, s’étend la grande mare Noradala où baigne la mystérieuse pirogue datant du XIIIe siècle. Epoque de Fakoli Koroma, selon certains, de Mankandjan Magassouba, selon d’autres. Je suis témoin des faits racontés et connais la plupart des personnages en jeu pour avoir vécu pendant seize ans à Norassoba et pénétré profondément la société et le terroir. Qu’il s’agisse de Wadiya Mamadi Doumbouya, de Nouman Camara, personnages centraux de cette étude ou de personnes d’exception comme l’Adjudant Falla, Fouta Famoudou, Bayaka Lancéï dit Tro, Sako Kouyaté dit Bouwa, Nènè Doumbouya, etc. La présentation a obéi à une objectivité irréprochable. L’auteur-acteur, élevé au prix de mille et un sacrifices par sa brave maman Fatouma Traoré, est lui-même une véritable incarnation de vertus et de qualités morales éprouvées. Les périples des Bilakoro et des Kèbalén avant et après la circoncision, à travers les villages des contrées de Kolonkalan et du Hamana qui ont en commun les us et coutumes, la générosité du fleuve Niger appelé Djoliba, témoignent de la persistance de l’instinct grégaire de nos sociétés. Les scènes vivantes de danses deKassadans les hameaux, deKondéndônou deSôliba, entourées de mythes et d’incertitudes, émerveillent le lecteur dont l’appétit grandissant trouve sa satisfaction au bout d’une lecture savoureuse. Wadiya Mamadi, la personne choisie par l’auteur pour illustrer les joies et les tristesses d’un modèle de vie de l’enfant et de 9