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Sophrologie Ô féminin

De
66 pages

Le corps a besoin d’être caressé, massé, aimé, stimulé et réveillé dans sa globalité. Moi le clitoris et bien d’autres régions de mon anatomie, nous vous invitons à vous unir dans cette découverte érotique. Cet ouvrage, et nous l’espérons, va vous permettre de vous réconciliez avec la femme qui demande à être libre. De vous laisser aller à la découverte de tous les désirs, les envies, les plaisirs avec sensualité et subtilité.


Au fil de cette quête, vous serez outillée à gérer vos états émotionnels. Ces états qui vous bloquaient dans votre existence, avec des histoires et des vécus antérieurs qui vous assiègent négativement.


Je vous invite à vous réaliser dans votre vie de femme, de laisser la maîtresse qui sommeille en vous s’exprimer et être dans la vie, avec des joies et des partages. Cette rencontre avec vous-même, en vous réparant émotionnellement, en vivant ‘ici et maintenant’, en état de pleine conscience dans l’instant présent.

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Jean-Philippe Jason

 

 

Sophrologie ô féminin

28 exercices pour nourrir ma féminité

 

 

 

Illustration : Néro

 

 

 

Publié dans la Collection Samsara

 

 

 

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© Evidence Editions 2017

 

 

  1. INTRODUCTION

 

 

A l'heure d'aujourd'hui il est reconnu scientifiquement l'étroit lien qui unit le corps, les émotions et la psyché. Recommandée par de nombreux médecins, la sophrologie est une technique de relaxation qui vous aide à vous défaire sainement des tensions de la vie moderne par des exercices simples. En vous accordant quelques minutes quotidiennement vous ressentirez rapidement des effets positifs de cette technique. La sophrologie est un cheminement de bien-être physique et de santé mentale. La vie nous apprend trop souvent à réprimer nos émotions, à ne pas laisser notre corps se détendre et se procurer des plaisirs.

Grâce à des méthodes comme la sophrologie, vous allez redécouvrir le plaisir de la vie, la gestion du mauvais stress, la compréhension et le dépassement des états émotionnels négatifs qui vous empêchent d’être dans les désirs et l’envie de vivre pleinement votre existence de femme heureuse.

Pour commencer, n’abordez pas cet ouvrage comme un manuel scolaire, vivez vos exercices en fonction de vos désirs du moment.

 

Les exercices proposés tout au long de cet ouvrage vont vous permettre de vous familiariser avec la relaxation et la sophrologie. Au fil de votre lecture et de la mise en pratique des exercices, il se peut que certaines émotions négatives remontent à la surface, celles-ci seront gérées si toutefois vous vous autorisez à être disponible physiquement, mentalement et émotionnellement. D’autres émotions plus tenaces nécessiteront un travail individuel en thérapie. Il serait malhonnête de ma part de ne pas vous recommander de consulter un médecin afin d’éliminer toutes causes physiologiques, ainsi qu’un suivi avec un(e) thérapeute qui possède comme outil les thérapies comportementales et cognitives (TCC). Certains troubles et dysfonctionnements peuvent être dénoués par soi-même, d’autres nécessitent d’être pris en charge par un psychiatre ou psychologue. Bien entendu à la lecture de cet ouvrage et à la pratique des exercices proposés, il va se produire des changements positifs dans votre existence de tous les jours.

La sophrologie est une excellente technique à la gestion de certains comportements anxiogènes, elle ne peut pas se substituer à un travail en profondeur et à la ‘guérison’ de divers troubles de la personnalité et maladie. Les exercices présentés sont réalisables, à condition que vous soyez prête à vous laisser aller. Pour commencer octroyez-vous une dizaine de minutes par jour, portez des vêtements amples, pensez également à adopter une posture confortable soit en position couchée sur un matelas, ou assise sur une chaise, ou sinon en position debout les pieds à l’écartement du bassin les genoux légèrement fléchis. Créez une ambiance favorable à la détente, vous êtes toujours disponible pour les autres pourquoi ne pas l’être pour vous ?!

 

Avec de la pratique vous allez avoir une respiration juste, développez la confiance et l’estime de votre personne, vous allez pouvoir vous projeter positivement, vous saurez gérer certaines émotions négatives. Votre tempérament excessif va se calibrer positivement, votre personnalité va s’éveiller, vous allez vous réaliser dans bien des domaines, et vous allez affiner votre relation avec vous-même.

 

 

 

  1. Moi la femme, je dis

 

 

Toi captivant organe, trop souvent ignoré, négligé, délaissé, maltraité voire mutilé, tu ne demandes qu’à être stimulé, prendre ta place dans ma sensualité et mon érotisme, pouvoir te révéler dans la volupté qui est la tienne. Caché sous ton capuchon, organe par excellence, tu es le plus sensible de mon corps. Si seulement j’ose reconnaître ton existence et t’apprivoiser, nous pourrons nous découvrir et par la suite être amis à tout jamais.

 

 

 

  1. Moi le clitoris, je dis

 

 

Trop longtemps relégué au second plan, voire même diabolisé, m’accusant de tous les maux inimaginables, je détiens pourtant tous les secrets de la sexualité féminine. Je me trouve à l’intersection et au sommet des petites lèvres, protégées par les grandes lèvres. Comme le pénis je possède des terminaisons nerveuses, mais trois fois plus nombreuses qu’une verge. Je reste objet de mystère pour la gent masculine, mais aussi un concept de crainte et je fais peur lorsque je fais exhaler le plaisir.

En effet, 95 % des femmes accèdent à l’orgasme en quelques minutes en me stimulant, si ces mêmes femmes osent me titiller.

Au Moyen-âge, dans certaines régions d’Europe, on me nommait "le mépris de l’homme". Beaucoup d’hommes et de femmes ignorent totalement mon emplacement, ou en ont juste une vague idée ! Je suis discrètement visible, entre les petites lèvres, vers l’avant, donc côté pubis, sous un pli de peau qui me recouvre et s’appelle le capuchon.
Je suis protégé par un repli de peau formé à l’avant de mes petites lèvres. Je corresponds au prépuce du pénis masculin.

 

 

 

  1. Anatomie du clitoris

 

 

Je mesure jusqu’à 10 cm de long, et de 3 à 6 cm de large. Je me partage en deux longues racines qui vont entourer mon vagin. Lorsqu’on prend le temps nécessaire de me découvrir, on distingue au-dessus de ma fente vulvaire la partie émergée de mon clitoris. Cette partie visible est appelée « gland du clitoris ». C’est lui que l’on stimule habituellement lors de la masturbation clitoridienne ou lors du cunnilingus. Je suis riche en récepteurs, sensible aux vibrations et aux pressions. Je suis plus ou moins enfoui, selon les femmes, sous un repli de peau, je suis de couleur rosée et de forme très variable. Sous l’effet de l’excitation, j’augmente de volume.

Eh oui, je suis un organe érectile ! Ne vous en déplaise Messieurs !

Lorsque je suis gorgé de sang sous l’effet de l’excitation ou du désir, on peut me palper très facilement à travers mon capuchon. Certaines femmes préfèrent d’ailleurs des mouvements de masturbation sur mon capuchon plutôt que directement sur mon gland.

Ose me titiller manuellement ou bien avec la langue sans retenue, et je te surprendrai agréablement.

Je me courbe ensuitepour partir vers le bas et me divise en deuxracinesqui mesurent environ 5 cm de long pour 7 mm de diamètre et viens me longer le long de l’os iliaque.

 

 

 

  1. Récapitulons :

 

 

Je suis donc formé d’un gland, plus ou moins visible sous mon capuchon. Capuchon constitué de deux racines imperceptibles qui partent de chaque côté du vagin comme deux ailes de papillon. Je suis en effet relié à deux bulbes vestibulaires, mais très érectiles, volumineux et longs.

Je possède plus de huit mille terminaisons nerveuses ou capteurs de plaisir, là où le gland du pénis en compte environ quatre mille. Je suis, comme mon amie la verge, composé de tissus érectiles, ce qui me permet de multiplier les plaisirs à souhait dans le temps, sans être contraint à des phases de repos.

Techniquement parlant, on a plus affaire à une congestion qu’à une érection. La sensation est du même ordre, mais plus intense : vive excitation, chaleur frissonnante, désir et sueur. 

Les connaissances anatomiques réelles sur ma façon de réagir et mon fonctionnement en sont à leurs débuts, je suscite beaucoup d’interrogations : la recherche avance : ouf ! Les découvertes récentes ont abouti à une véritable révolution sur la manière de me comprendre et de m’appréhender dans mes états d’excitations. Je mets à mal de nombreuses idées reçues, y compris dans les milieux spécialisés (gynécologie, sexologie, psychanalyse, psychiatrie…). Contrairement à ce que l’on peut croire, le vagin est très peu pourvu de nerfs : il est donc très peu sensible. La plupart des bonheurs que je ressens pendant un rapport sexuel avec pénétration vaginale sont en fait provoqué par moi seul, notamment si on prend le temps nécessaire de me stimuler, en me titillant par des frottements. Je me déploie avec un réel plaisir, de telle sorte que je rends érogène mon urètre, mes petites lèvres et ma zone G, située à l’entrée du vagin. D’où l’importance de m’encourager par des caresses, des léchages, des aspirations et des mots doux pour m’aider à lâcher-prise et à ressentir plus de désir et de plaisir, voire à obtenir un orgasme intense. Mon vagin prend, enserre, absorbe, masse.  Il n’est pas un réceptacle inerte mais un organe bien vivant et très intelligent, si on prend le temps essentiel à le révéler et à l’aimer avec tendresse et générosité.

 

L’orgasme n’est pas un passage obligé. Chaque femme peut évoluer différemment pour la qualité de ses plaisirs. Une femme dira qu’elle a eu du bonheur là où une autre parlera d’extase avec les mêmes attentions et sensations, données et reçues. Le plaisir est une idée très subjective. Rappelons que les hommes eux sont nombreux à ressentir des plaisirs sexuels sans pour autant avoir d’orgasme, on parle alors ‘d’hygiène sexuelle ‘.

Éjaculation ne veut pas dire orgasme, loin de là !

Si vous avez le sentiment de ne pas ressentir autant de plaisir que vous le souhaiteriez, n’hésitez pas à consulter un gynécologue. En effet, cela peut être lié à un petit désordre médical qui, une fois traité physiquement, mentalement et émotionnellement, peut changer considérablement votre érotisme.

 

 

 

  1. Moi le clitoris, je dis

 

 

Une femme peut jouir seule en me stimulant manuellement ou bien en me contractant entre ses jambes ou encore, en laissant son imaginaire érotique prendre vie. Pour certaines, il est d’ailleurs parfois plus facile d’apprendre à me connaître et de m’éveiller, en me procurant un plaisir solitaire. Ainsi, les jeux sexuels constituent une expérience fondamentale, qui permet de construire une sexualité riche tout au long de sa vie. La première exigence des massages et des caresses est de savoir où je me trouve avec précision, à quoi je ressemble et les sensations ressenties lorsque je suis stimulé. N’hésitez donc pas à venir me rencontrer sensuellement en me palpant, en mecaressant avec dévotion sans tabous ni retenues et encore moins dans un sentiment de culpabilité, de honte et/ou de peur et de fausses-croyances, mais avec sensualité.

 

 

 

  1. Exercice de rencontre 

 

 

Couchez-vous sur un lit, ou asseyez-vous sur le rebord d’une chaise. Soyez sûre d’avoir un accès facile à votre vulve, afin que je sois accessible physiquement. Soyez disposée émotionnellement et détendue mentalement, dans une position confortable. Agenouillez-vous, puis disposez au sol un miroir.

Commencez par contempler votre anatomie intime. Ne négligez pas votre observation, soyez attentive, très attentive, affinez votre exploration, expirez et inspirez lentement. Votre mental va vouloir reprendre le contrôle, ne lui donnez pas plus d’importance qu’il ne mérite, poursuivez votre découverte, n’hésitez pas à inspirer et expirer profondément, vous serez surprise d’observer que vos anciennes idées, pensées et croyances se manifesteront beaucoup moins. Examinez-moi avec vos doigts. Préférez la douceur des caresses. Notez la texture de la peau et des poils pubiens, il n’y a pas besoin de raser en totalité la partie pubienne, la pilosité peut faire monter le plaisir. Puis, écartez doucement les lèvres externes avec vos doigts, et examinez ce qui s’y trouve. Identifiez les petites lèvres, le clitoris…

 

 

 

  1. Moi le clitoris, je dis 

 

 

Une fois que vous m’avez localisé, ne négligez pas l’existence du périnée et de la région anale. Ils sont également richement innervés et peuvent, à votre grande surprise, se manifester délicieusement.

 

Vous savez où je me trouve, alors maintenant que demander de plus ? Eh bien premièrement, je dois souligner que ma sensibilité est très variable et il peut être nécessaire parfois, de m’enduire d’un lubrifiant hydrosoluble. Ma sensibilité et ma sensualité de femme varient grandement d’une personne à l’autre mais également en fonction de mes états d’âme. Certaines filles éprouvent de la douleur si je suis touché directement, d’autres ne me trouvent pas sensible du tout, d’autres montent dans les tours sans même m’avoir titillé. Certaines réclament un très léger toucher au début mais ont le désir de me stimuler plus fermement en exerçant des pressions quand elles sont proches de l’orgasme...

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