Sous l'arbre de la connaissance

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Sous l'arbre de la connaissance. « Quand l'homme ne sait plus comment savoir, il croit. »


L'homme ne peut vivre sereinement que dans un espace éclairé et compréhensible. Quand l'homme ne sait plus comment savoir, il en est réduit à inventer, il croit. Tout le problème est de rendre le subterfuge crédible. C'est le rôle des philosophies et des religions.

Les événements du 11 septembre et la guerre du voile montrent combien il est urgent que les hommes réfléchissent sur le phénomène religieux, mélange de croire et de traditions. Croire n'est pas savoir. Quant aux traditions, elles n'ont, bien souvent, rien à voir avec le croire. Mais comment renouveler la spiritualité, s'il faut renoncer aux fables fondatrices des religions et éviter de retomber dans une utopie invraisemblable et invérifiable à jamais ? Les écueils sont apparemment insurmontables...


Avec une préface d'Albert Jacquard


Publié le : jeudi 1 janvier 2004
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EAN13 : 2952169705
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SOUS LARBRE DE LA CONNAISSANCE
QUAND LHOMME NE SAIT PLUS COMMENT SAVOIR, IL CROIT. Un essai sur lecroireMalgré laffirmation de Jacques Monod, qui prétendait «savoir que lhomme est seul dans limmensité indifférente de lunivers», nous ne savons toujours rien de notre origine. Il nest cependant plus impossible dimaginer que lHomme et lUnivers forment un ensemble dont lorigine commune soit porteuse de sens. Les avancées scientifiques modernes de la physique quantique et de léthologie ouvrent la porte à une vision métaphysique que lintuition de tout temps présageait. Mais comment renouveler la spiritualité, sil faut renoncer aux fables fondatrices des religions et éviter de retomber dans une utopie invraisemblable et invérifiable à jamais ? Les écueils sont apparemment insurmontables. Il reste que le croireencore le complément indispensable du savoir. demeure Mais ce nouveaucroire nécessite de notre part une vraie métamorphose : celle de ne plus se vivre comme membre dun troupeau, broutant orgueilleusement lherbe du savoir, mais de sidentifier à lesprit,qui passe en nous un court instant, et de renouer ainsi avec lEsprit, origine mystérieuse de tout.
PRÉFACE Cest avec plaisir que jaccède à la demande du Docteur Faduilhe de présenter son ouvrage. Jai eu loccasion de correspondre avec lui à lépoque où jécrivais mon dernier livre : « Dieu ? » Cette corres-pondance sest avérée très riche pour moi. Aussi, lorsque jai lu son manuscrit sur le « croire », je nai pas été surpris dy retrouver la rigueur et lhonnêteté intellectuelle que javais pu apprécier dans nos échanges. Et pourtant, cétait une vraie gageure que de traiter de cette façon un sujet tellement chargé de passions. En tant que scientifique, ma curiosité ma toujours spontanément orienté vers les sujets abordables par la science, mais quel scientifique nest pas également interpellé par un autre aspect de la compréhension de lunivers ? Je néchappe pas à la règle. Cependant, la foi ou le besoin de croire étaient si éloignés de mon état desprit, que je ne comprenais pas pourquoi les hommes éprouvaient tant ce besoin. Or voilà que javais sous les yeux un texte qui mexpliquait dune façon particulière ce besoin et qui parlait du « croire » sans me heurter, sans jargon et qui me donnait envie de poursuivre sa lecture en me convainquant que nous nétions pas très éloignés lun de lautre. Même si je ne partage pas toutes les idées du Docteur Faduilhe, jen partage lessentiel. Japprécie la clarté de son propos, la logique de ses raison-nements, lhonnêteté scrupuleuse de sa vision personnelle, fruit coura-geux dune interrogation sans concession sur sa propre vie et sur la place de lhomme dans lUnivers. Cest au cur de ces interrogations que se situe le Docteur Faduilhe. À plusieurs reprises, il cite ce vers de René Char : « La lucidité est la blessure la plus proche du soleil. » Ce livre est en effet une réflexion sur la lucidité, base constructive de la connaissance, au sens biblique.
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« Sans connaissance de soi, on peut acquérir du savoir, on peut acquérir du pouvoir, mais jamais de connaissance », dit-il. La connaissance vue de cette façon est un combat quil compare à celui du héros de la Bhagavad-Gîta. Cette vision musclée de la connaissance, qui met en avant limportance de la lucidité, fondement pour moi de la laïcité, (lucidité qui ajoute ici un plus au savoir) ma intrigué et séduit. Jadhère à sa vision de la vérité, notion « humaine », rien quhumaine, qui ne peut se dire de façon rigoureuse que si elle simpose à tous les humains, donc « vérité scientifique démontrée par des expériences renou-velables par quiconque ou découlant dune logique mathématique ». Jadhère aussi à sa vision de la réalité, ou plutôt des réalités, conçues comme « éminemment variables en fonction des échelles et des regards ». En effet, quand on parle de réalité, il faut préciser de quel niveau de réalité on parle : réalité astrophysique, réalité de nos organes des sens, réalité de notre vie intérieure, réalité quantique. Cela nécessite aussi de réaliser que la réalité est variable avec les sujets : la réalité dun têtard et dune grenouille nest pas la même, et la réalité de tel ou tel homme est forcément différente. Le Docteur Faduilhe constate avec justesse que la biologie agit comme une « cage ». Belle image ! Toutes les espèces, dit-il, sont enfermées dans leur « cage biologique ». Il rappelle à ce propos les importantes découvertes de léthologie. Progressivement, il nous met en face des paradoxes de la science et des invraisemblances ou des incohérences des religions pour sattaquer à son idée maîtresse : que pouvons-nous faire, « nous, les pauvres hommes », si nous devons abandonner le puissant réconfort des fables fondatrices qui nous ont construits et sur qui reposaient toutes nos valeurs ? Le Docteur Faduilhe aborde très progressivement le thème du croire, procédant par touches successives. Les lois de lUnivers ne sont pas des lois humaines. Devant tant dinterrogations qui ne trouvent aucune réponse appartenant à une vérité démontrée, il en vient à nous décrire ce quil appelle « le nid de convictions », notion qui ma paru très éclairante et que jai évoquée, grâce à lui, dans mon livre : « Dieu ? ». Devant ce constat, il en vient également à aborder la notion, très peu scientifique, mais déjà un peu mystique, de la nécessaire acceptation de notre condition humaine. Il montre combien nous répugnons à accepter sans artifices ce que la biologie a fait de nous.
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Après avoir cerné ce quil appelle la vérité et la réalité, il traite des théories, des croyances et des convictions. Aucune de ces notions na droit, à ses yeux, comme aux miens, au label de vérité. Les théories scien-tifiques, hypothèses de travail, auront peut-être rang de vérité un jour, les théories philosophiques ne cessent de se contredire et nont produit aucun sage auquel on aurait envie de ressembler  le docteur Faduilhe est sévère avec les philosophes , et enfin, les croyances ou les convictions, qui sont strictement personnelles ne sont pas opposables à tous. Je ne dirai rien de sa réponse qui tient un grand compte de lexpérience personnelle. Je vous invite à la découvrir, mais, surtout pas, en se précipitant à la fin du livre, vous seriez forcément déçu  il ny a plus de nos jours de prophètes ni donc de récits prophétiques  il sagit bien ici dun homme, qui se veut tel comme vous et moi. Le cheminement quil a fait, je vous invite à le parcourir aussi en vous interrogeant, en vous interrogeant sans cesse, cela seul de son point de vue est important. Dans son esprit, la suite de ce livre vous appartient. À lheure où lon envisage avec raison denseigner lhistoire des grandes religions qui font partie de notre culture, ce livre me semble une introduction bienvenue qui sera très utile aux jeunes étudiants aussi bien quaux professeurs. Ils y apprendront pourquoi et comment on peut parler de sujets brûlants en toute sérénité et quiétude. Ils verront combien la tolérance, fille de lintelligence et de la lucidité, est une belle vertu qui se pratique avec bonheur et enrichit les liens que les hommes peuvent avoir entre eux. Au sujet de la tolérance et des problèmes actuels, voici son point de vue, que je partage aussi : « La tolérance aujourdhui nécessite une séparation claire entre le social, plus ou moins coloré de religieux à visée plus ou moins politique, et le spirituel, thème exclusivement privé, qui nécessite douvrir la porte du silence et non celle de létrange lucarne qui donne accès au vacarme des médias. » Jespère que vous serez nombreux, de tous les horizons de pensées, oui, de tous les horizons de pensées, à réfléchir sur ce texte. Albert Jacquard
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SOUS LARBRE DE LA CONNAISSANCE Ce quils en pensent: « Entre lordre de lincroyable et le désir de sens, un livre qui nourrit la réflexion. » (La Renaissance du Loir et Cher) « Dès lors que lon sépare religion et science, au lieu de vouloir les mettre lun au service lautre, ou linverse, il devient possible, comme vous le faites (et je le fais) de justifier le croire et rester rigoureux. » (Régis Debray,communication personnelle) « Je vous remercie de mavoir exposé vos idées passionnantes sur vérité, réalité et croire. » (Hubert Reeves,communication personnelle) « Jespère que vous serez nombreux, de tous les horizons de pensées, oui de tous les horizons de pensées, à réfléchir sur ce texte. » (Albert Jacquard,préface) « Ce livre ma semblé in-dis-pen-sable pour tous les hommes de bonne volonté. » (Henri Agel,communication personnelle) « La richesse de cet ouvrage impose sa lecture. » (Épicentredu mois doctobre 2004)
LE QUOTIDIEN DU MEDECIN
Lundi 15 Novembre 2004 La santé en librairie Médecine et maladies Et Dieu dans tout ça ?L'homme a inventé la science et la religion. L'actualité du monde souligne quotidiennement le renouveau du besoin religieux, dont les expressions sont aussi nombreuses que polymorphes. Georges Faduilhe et 1 Henri Joyeux , tous deux médecins, inscrivent la spiritualité au cur de leur réflexion sur la vie et la maladie. "MÉTAPHYSIQUEMENT, nous sommes tous dans le même bateau [] c'est pourquoi la religion doit être le support d'un élan spirituel optimiste qui prétend répondre à l'angoisse métaphysique de l'homme et lui apporte son concours en favorisant le lien fraternel entre les hommes", explique le docteur Georges Faduilhe dans son livre, "Sous l'arbre de la connaissance", dont l'objectif est en quelque sorte de réhabiliter une forme de foi, qu'il nomme "le croire", en proposant une nouvelle alliance entre besoins spirituels et curiosité scientifique. De même que la chute d'une pomme n'a eu de sens gravitationnel que pour Newton qui a su le voir, que des
1 Henri Joyeux est l'auteur d'un autre livre : "Spiritualité et cancer", dont rend compte également le Dr Caroline Martineau
signes pathologiques ne prennent une certaine valeur que pour le médecin qui connaît les maladies, l'univers des signes n'apparaît que pour celui qui croit, explique Georges Faduilhe ("Je le verrai quand je le croirai", dit Hubert Reeves). Si la raison ne peut fournir de preuves capables de fonder une foi, cette dernière est néanmoins impossible, pour un certain nombre d'entre nous en tout cas, si elle contredit radicalement les vérités scientifiques élémentaires. G. Faduilhe essaie donc de réconcilier ce qui està prioriinconciliable, le croire et le savoir. La foi comme processus de résilience. Comme le dit Albert Jacquard dans sa préface, l'auteur propose "une vision musclée de la connaissance, qui met en avant l'importance de la lucidité". On ne peut croire n'importe quoi, n'importe comment, dit-il en substance. C'est pourquoi il expose son cheminement personnel, qui lui a très vite fait abandonner les fables fondatrices de la religion pour découvrir une manière différente de trouver un sens spirituel à l'existence, en dissertant sur la manière dont le champ du savoir actuel a profondément modifié le champ du croire. La vie nous somme de prendre position, avant de mourir, dans un domaine dont nous ignorons tout, explique-t-il, donc nous inventons. L'histoire des civilisations est là pour témoigner de l'extraordinaire capacité de notre biologie à découvrir ou à fabriquer du sens. À croire que la foi fait partie de la condition humaine ! "Le croire" est un processus de résilience de l'humanité face à sa condition mortelle : "À travers l'obscure intuition de l'immortalité, j'ai éprouvé une nouvelle capacité d'être au monde et le vague sentiment d'appartenir à la Totalité", affirme-t-il. "Ce texte s'adresse à tous ceux dont l'existence, la vie et la mort, l'espace et le temps demeurent toujours une interrogation", nous dit ce médecin pour qui Dieu est en quelque sorte le concept médiateur de l'inconnu absolu ; cet inconnu que notre savoir, même le plus élaboré, ne nous permet pas d'appréhender. Dr. Caroline Martineau
Article paru en octobre 2004 dans le journal : "L'EPICENTRE" de votre actualité. Sous l'arbre de la connaissance Par Georges Faduilhe Quand l'homme ne sait plus comment savoir, il croit Cet essai philosophique, signé par le blésois Georges Faduilhe et préfacé par Albert Jacquard, est assurément le fruit d'un long cheminement, d'une interrogation longtemps soutenue par un homme dont la soif de repères ne s'est trouvée nullement étanchée par les différents courants de pensées, qu'ils soient scientifiques, philosophiques ou religieux. La réflexion proposée ici, véritable exhortation à la redécouverte de l'univers, du monde et de l'homme, est parfaitement structurée, mais très personnelle. Le "croire" en et le thème central. Il s'agit, pour l'auteur, de le confronter à la vérité et de remettre chacun de ces éléments conceptuels à sa vraie place. Certaines vérités, appelées ainsi à tort, ne sont en réalité que des convictions qui ne sont pas opposables à tous. Mais elles demeurent très importantes car elles sont le fondement de notre sens d'identité. Au regard de ces éléments, les vérités scientifiques sont opposables et universelles car elles n'accèdent à ce titre que quand elles ont été prouvées par des expérimentations renouvelables ou parce qu'elles dérivent de la logique mathématique. Médecin de formation, donc campé dans une réalité concrète, nourri de cultures diverses, l'auteur, Georges Faduilhe, semble être à même de d'assurer une incroyable jonction. Replacer l'homme dans l'univers, ce "Tout" inconnu. Il s'agit pour lui d'aborder un nouveau sens d'identité de l'homme dans une perspective globale du "Tout". "Penser à raz de planète comme la grenouille à raz de l'étang" constitue pour lui une même myopie. Mais il reste
toujours prudent, car il n'ignore pas que cette dimension, quelle que soit la réponse, n'est jamais strictement rationnelle, elle ne peut être qu'utopique. Après avoir survolé les événements qui ont amené à la formation de la terre, puis ceux qui sont relatifs à la formation de la vie et de l'homme, l'auteur nous invite à continuer le cheminement par l'étude de soi : "Connais-toi toi-même et tu connaîtras l'univers et les dieux". L'appel à Socrate s'imposait. En conclusion de ce survol, un constat terrible : l'insignifiance de l'homme dans l'univers dont les lois ne peuvent pas être humaines. "Nous avons beaucoup de mal, dit-il, à nous voir tels que nous sommes, microscopiques, angoissés et malgré cela, arrogants". Coupé de ses origines cosmiques, l'homme titube dans le non-sens. Aussi pose-t-il à nouveau la question des questions : l'esprit, en l'homme, n'est-il que zoologique et tout aussi mortel que son corps ? Question farfelue, dit-il, mais "avant de connaître les lois de la gravitation, pouvait-on facilement imaginer que des hommes vivaient la tête en bas ?"Il cite alors Jean Guitton, qui, imaginant rencontrer après sa mort certains personnages, faisait dire à de Gaulle : "Le problème, Guitton, est que les gens ne veulent pas croire en Dieu à cause du mal ; et qu'ils ne croient pas en l'au-delà, parce que, à cause du mal, ils ne croient pas en Dieu." Pour Georges Faduilhe, Dieu est le concept médiateur de l'Inconnu absolu, et, grâce à ce concept, l'homme dialogue avec l'Inconnu. Il est difficile d'en dire plus. La richesse de cet ouvrage impose sa lecture. Comme l'affirme Albert Jacquard, "j'espère que vous serez nombreux, de tous les horizons de pensée, à réfléchir sur de texte". Une édition numérotée est distribuée par l'auteur (george.faduilhe@wanadoo.fr) au prix de 20,40 euros, port compris.
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