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Souvenirs d'un chef d'escale Belge juif polyglotte, en Flandre ou ailleurs (récits)

De
148 pages
Dans ce récit, le narrateur, ancien mécano, reçoit un manuscrit composé d'une douzaine de récits qui, de Ténérife à Hambourg, de Majorque à Moscou, de Sidney à Ostende ou Marseille, le font voyager dans l'univers si particulier des station managers. Les vieilles tiges de nos compagnies aériennes tout comme les rampants se retrouveront dans ces pages et tout utilisateur de nos lignes, nostalgique du temps où prendre l'avion était avant tout une suite de rencontres, une belle aventure humaine.
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Vladimir Issacovitch
Souvenirs d’un chef d’escale
Belge juif polyglotte, en Flandre ou ailleurs
Récits
Les impliqués É d i t e u r
Les impliqués Éditeur
Structure éditoriale récente et dynamique fondée par les éditions L’Harmattan, cette maison a pour ambition de proposer au public des ouvrages de tous horizons, essentiellement dans les domaines des sciences humaines et de la création littéraire.
SOUVENIRS D’UN CHEF D’ESCALE
© Les impliqués Éditeur, 2014 21 bis, rue des écoles, 75005 Paris www.lesimpliques.fr contact@lesimpliques.fr ISBN : 978-2-343-03529-1 EAN : 9782343035291
Vladimir ISSACOVITCH
SOUVENIRS D’UN CHEF D’ESCALE
Belge juif polyglotte, en Flandre ou ailleurs
récits
Du même auteur
«Mémoires d’un Juif rebelle» aux Editions Max CHALEIL Editions de Paris().
Àla mémôire d’IGOR ISSACOVITCH, peintre surréaliste, né à Tenerife en 1963, décédé en 1993 à Lanzarôte au vôlant d’une vôiture pôubelle qu’un incônscient lui avait mise entre les mains
Dixhx-pt eures Di se
« 10 h 17 »,  mai , les B américains lançaient leurs bombes sur Saint-Etienne (Loire) où nous vivions cachés. J’avais  ans. Dans la cave où nous conduisirent en courant « nos instits », j’ai eu la surprise d’être rejoint par ma mère. Avec son amie Lida la résistante, Maman, dès l’aube, déambulait aux abords de la caserne Grouchy. Ressortissantes de la race non supérieure, ces dames espéraient entrevoir les familles embarquées la veille, rafle que la Gestapo livrera ce  mai à Drancy.Si les Anglô-Américains ne nôus ne libèrent pas à temps, ce sera nôtre tôur au prôchain train! pensait ma mère en cheminant. Quand les sirènes, à  heures, sonnèrent l’alarme, elle trottinait à proximité de l’abri de mon école primaire. Inquiète pour moi, elle décida de me rejoindre. A  h , fin du bombardement. Nous demeurâmes planqués jusqu’à  heures quand les avertisseurs enfin jappèrent pour confirmer la cessation du marmitage. Mes condisciples m’observaient avec haine sourit le Chef d’Escale, car j’étais, moi l’immigré, le seul accompagné de sa mère. Plusieurs copains, de frousse, avaient pissé dans leur short. Je ne te dis pas l’odeur.  morts,  blessés, tous civils,   sans logis. Pas mal, pour des alliés que le peuple avait guettés en tant que libérateurs. Cela me marquera à vie.
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