Souvenirs d'un médecin d'enfants à l'OSE

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Le Dr Gaston Lévy est l'une des grandes figures de l'Œuvre de secours aux enfants (OSE) durant la Seconde Guerre mondiale. Alsacien, il est tôt sensibilisé aux périls qui menacent au-delà du Rhin. Aussi mit-il d'abord dans les années 1930, ses compétences médicales, spécialisées dans la pédiatrie, au service des réfugiés juifs fuyant les persécutions antisémites de l'Allemagne et de l'Autriche. Après l'inconcevable défaite française, il est dans la zone dite libre avec sa famille et se rapproche de l'OSE. Son dévouement va très rapidement lui offrir les responsabilités à la hauteur des besoins de l'organisation caritative.
Publié le : vendredi 17 juin 2011
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EAN13 : 9782304012880
Nombre de pages : 261
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S O U V E N I R S DDM E D E C I N U N E N F A N T S A LO S E
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Souvenirs d’un médecin d’enfants à l’OSE en France occupée et en Suisse, 1940-1945
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S O U V E N I R S DU N DM E D E C I N E N F A N T S A LO S E
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E R I C H A L T M A N N
r D Gaston Lévy
Souvenirs d’un médecin d’enfants à l’OSE en France occupée et en Suisse, 1940-1945 Annoté par Katy Hazan et Sabine Zeitoun COLLECTIONTÉMOIGNAGES DE LASHOAH
Éditions Le Manuscrit
S IM O N GR U N W A LD
© Éditions Le Manuscrit, 2008 20, rue des Petits-Champs 75002 Paris Téléphone : 08 90 71 10 18 Télécopie : 01 48 07 50 10 www.manuscrit.com contact@manuscrit.com ISBN : 978-2-304-01288-0 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304012880 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-01289-7 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304012897 (livre numérique)
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S O U V E N I R S DU N DM E D E C I N E N F A N T S A LO S E
Présentation de la collection « Témoignages de la Shoah » de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah En lançant sa collection « Témoignages de la Shoah » avec les éditions Le Manuscrit, et grâce aux nouvelles technolo-gies de communication, la Fondation souhaite conserver et transmettre vers un large public la mémoire des victi-mes et des témoins des années noires des persécutions an-tisémites, de 1933 à 1945. Aux nombreux ouvrages déjà parus, la Fondation es-père ainsi ajouter les récits de celles et ceux dont les voix sont restées jusqu’ici sans écho : souvenirs souvent en-fouis au plus profond des mémoires individuelles ou fami-liales, récits parfois écrits mais jamais diffusés, témoigna-ges publiés au sortir de l’enfer des camps, mais disparus depuis trop longtemps des rayons des bibliothèques. Si quelqu’un seul ne peut décrire l’indicible, la multi-plicité des récits peut s’en approcher. En tout cas, c’est l’objectif que s’assigne cette collec-tion à laquelle la Fondation, grâce à son Comité de lec-ture composé d’historiens et de témoins, apporte sa caution morale et historique. Face à une actualité où l’instrumentalisation des conflits divers tend à obscurcir, confondre et banaliser ce que fut la Shoah, cette collection permettra aux lec-teurs, chercheurs et étudiants de mesurer la spécificité d’une persécution extrême dont les uns furent acteurs, les autres complices, et face à laquelle certains restèrent indifférents et les autres héroïques. Puissent ces ouvrages inspirer à leurs lecteurs le rejet de l’antisémitisme et de toute autre forme d’exclusion, et l’esprit de fraternité. Consultez le site Internet de la FMS : www.fondationshoah.org
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L E S E P I D E M I E S
Comité de lecture de la collection Président : Serge Klarsfeld Membres : Isabelle Choko, Olivier Coquard, Gérard Gobitz,  Katy Hazan (OSE), Dominique Missika,  Denis Peschanski, Paul Schaffer Responsable de la collection : Philippe Weyl Dans la même collection Murmures d’enfants dans la nuit, de Rachel Chetrit-Benaudis. Auschwitz, le 16 mars 1945, d’Alex Mayer. Dernière Portesuivi de50 ans après, une journée à Auschwitz, de Claude Zlotzisty. À la vie ! Les enfants de Buchenwald, du shtetl à l’OSE, de Katy Hazan et Éric Ghozlan. J’ai eu douze ans à Bergen-Belsen, d’Albert Bigielman. Matricule A-16689. Souvenirs de déportation d’un enfant de treize ans  (mai 1944 - mai 1945), de Claude Hirsch. Jamais je n’aurai quatorze ans, de François Lecomte. Sali, de Salomon Malmed. Journal d’un interné. Compiègne, Drancy, Pithiviers.12 décembre 1941-23 septembre 1942, de Benjamin Schatzman. Volume I :Journal; volume II :Souvenirs et lettres. Trois mois dura notre bonheur. Mémoires 1943-1944, de Jacques Salon. Vies interdites, de Mireille Boccara. Retour d’Auschwitz. Souvenirs du déporté 174949, de Guy Kohen. Le Camp de la mort lente, Compiègne 1941-1942, de Jean-Jacques Bernard. Mille jours de la vie d’un déporté qui a eu de la chance, de Théodore Woda. Évadée du Vél’ d’Hiv’, d’Anna Traube. Journal de route, 14 mars-9 mai 1945, de Jean Oppenheimer. Mes vingt ans à l’OSE, 1941-1961, de Jenny Masour-Ratner. J’avais promis à ma mère de revenir, de Moniek Baumzecer. Aux frontières de l’espoir, de Georges Loinger, avec le concours de Katy Hazan. De Drancy à Bergen-Belsen 1944-1945. Souvenirs rassemblés d’un enfant déporté, de Jacques Saurel. Entre les mots, de Thérèse Malachy-Krol. Le Sang et l’Or. Souvenirs de camps allemands, de Julien Unger. C’est leur histoire, 1939-1943, d’André-Lilian Mossé et Réjane Mossé. Discours 2002-2007, de Simone Veil. Sans droit à la vie, de Simon Grunwald. Combats de vies, d’Éliezer Lewinsohn. Étoile jaune et croix gammée. Les Juifs de Tunisie face aux nazis, de Robert Borgel.Le Camp juif de Royallieu-Compiègne 1941-1943, collectif. La Mémoire dans la chair, d’Adèle Grossman. Face à la mort. Auschwitz-Buchenwald-Oranienburg, d’Erich Altmann. Souvenirs d’une période trouble, Pierre Auer Bacher.
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B I O G R A P H I E D E G A S T O N L E V Y
Présentation de l’Œuvre de secours aux enfants(OSE) La mémoire ne nous guérit pas de la mémoire 1 et l’oubli nous tue. Michaël Glück L’OSE les a accueillis, abrités, élevés. La vocation de cette association fondée à Saint-Pétersbourg en 1912 a longtemps été de sauver la vie. Aujourd’hui, elle souhaite également préserver la mémoire. Le consensus de silence de l’immédiat après-guerre est arrivé à sa fin. Avec ces ouvrages, c’est une mission nouvelle que se donne le service « Archives et Histoire » de l’OSE : permettre à tous ceux qui le désirent de pu-blier leurs écrits. L’OSE demeure, pour les survi-vants et ceux que l’on nomme encore les « enfants cachés », un havre, un lieu d’écoute. Dans ses ar-chives reposent leurs dossiers d’enfant, seules preu-ves tangibles de leur passé. Bien d’autres, qui n’ont pas été accueillis à l’OSE, viennent avec confiance déposer leurs manuscrits, parfois juste une ébauche ou un désir d’écrire. Ces hommes et ces femmes souhaitent renouer par l’écriture avec l’enfant qu’ils furent jadis. Sachant d’instinct que le chemin qui y mène est difficile. Écrire le passé exige que celui-ci soit parcouru en sens 1 Partition blanche, Verdier, 1984.
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P R E S E N T A T I O N D E LE N F A N T SD E ΠU V R E A U X S E C O U R S
inverse. Que l’on se remémore le visage et les gestes de ceux qui ne sont jamais revenus. Que l’on revive la séparation, l’arrachement, le cauchemar de l’abandon et de la perte. Pour écrire, il faut écouter la voix en soi qui raconte. À la fois inaudible et assourdissante. Tel est le souhait du service « Archives et His-toire »… Aider tous ceux pour qui laisser une trace de leur itinéraire est une démarche vitale. Faire connaître ces témoignages nés de la souffrance, pour leurs enfants, les générations à venir, pour tous ceux qui voudront partager le récit de leur destinée. L’Histoire de tous est la même, l’histoire de cha-cun est unique. Dans son vécu, sa musique inté-rieure, son style. Certains ont mis des années pour y parvenir, arrachant chaque parole, dans une indici-ble angoisse, auno man’s land de leur mémoire. D’autres ont vu les mots surgir, limpides, du plus profond de l’oubli. Ces textes ne cherchent pas à restituer les faits objectifs de l’Histoire, mais à faire entendre le vécu de chacun. Avec cette première mission, l’OSE se devait de faire une place spécifique aux acteurs du sauvetage des enfants pendant la guerre qui ont écrit leurs sou-venirs qui dorment dans les archives de l’association : directeur de maisons d’enfants ou dirigeant, assistante sociale ou médecin, ils ont tous, à un moment ou à un autre, à une place ou à une autre, contribué à cette part méconnue de la résistance juive. Enfin, rassembler et mettre en perspective des témoignages de la guerre ou de l’après-guerre, allier l’histoire et la mémoire dans le même « devoir de connaissance » pour les générations futures reste le fil rouge de ces livres.
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