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Structures complexes du français moderne

De
196 pages
À la différence de la perspective globale que se fixe ordinairement une grammaire, cet ouvrage opère une focalisation quelque peu innovante, en ce sens qu'elle tente d'échapper aux lieux communs, sur ce qui semble n'avoir jamais cessé d'alimenter le débat grammatical: une description substantielle et raisonnée des structures phrastiques complexes propres au français moderne. À ce titre, l'ouvrage pourrait être utile à tout amateur de la langue française.
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Structures complexes
du français moderne
Structures complexes
À la différence de la perspective globale que se fxe ordinairement
une grammaire, cet ouvrage opère une focalisation quelque peu du français moderne
innovante, en ce sens qu’elle tente d’échapper aux lieux communs
de la vulgate traditionnelle, sur ce qui semble n’avoir jamais cessé
d’alimenter le débat grammatical : une description substantielle
et raisonnée des structures phrastiques complexes propres au
français moderne.
À ce titre, l’ouvrage pourrait être utile à tout amateur de
la grammaire ou, plus généralement, de la langue française,
et notamment aux lecteurs qui entreprennent des études de
lettres ou sciences du langage et se trouvent de la sorte être en
quête d’une consolidation ou d’une réactualisation des acquis
grammaticaux, assortie d’un dispositif d’entraînement.

Kyriakos FORAKIS
Docteur de l’université Paris IV en linguistique française, Kyriakos
Forakis est enseignant-chercheur au département de français de
l’université d’Athènes. Son activité de recherche est orientée vers
l’étude du français moderne dans sa diversité.
LANGUE & PAROLE
ISBN : 978-2-343-04671-6
19 €
ASSOCIATION FAMILIALE
Kyriakos FORAKIS
Structures complexes du français moderne
DES PLACEMENTS NATIONAUX











Structures complexes
du français moderne

Langue et Parole.
Recherches en Sciences du langage
Collection dirigée par Henri Boyer (Université de Montpellier 3)

Conseil scientifique :
C. Alén Garabato (Univ. de Montpellier 3, France), M. Billières (Univ. de
Toulouse-Le Mirail, France), P. Charaudeau (Univ. de Paris 13, France), N.
Dittmar (Univ. de Berlin, Allemagne), V. Dospinescu (Univ. "Stefan cel Mare"
de Suceava, Roumanie), F. Fernández Rei (Univ. de Santiago de Compostela,
Espagne), A. Lodge (St Andrews University, Royaume Uni), I.-L. Machado
(Univ. Federal de Minas Gerais, Brésil), M.-A. Paveau (Univ. de Paris 13,
France), P. Sauzet (Univ. de Toulouse-Le-Mirail), G. Siouffi (Univ. de
Montpellier 3, France).

La collection Langue et Parole. Recherches en Sciences du langage se donne
pour objectif la publication de travaux, individuels ou collectifs, réalisés au sein d'un
champ qui n'a cessé d'évoluer et de s'affirmer au cours des dernières décennies, dans sa
diversification (théorique et méthodologique), dans ses débats et polémiques également. Le
titre retenu, qui associe deux concepts clés (et controversés) du Cours de Linguistique
Générale de Ferdinand de Saussure, veut signifier que la collection diffusera des études
concernant l'ensemble des domaines de la linguistique contemporaine : descriptions de telle
ou telle langue, parlure ou variété dialectale, dans telle ou telle de ses/ leurs composantes;
recherches en linguistique générale mais aussi en linguistique appliquée et en linguistique
historique; approches des pratiques langagières selon les perspectives ouvertes par la
pragmatique ou l'analyse conversationnelle, sans oublier les diverses tendances de l'analyse
de discours. Elle est également ouverte aux travaux concernant la didactologie des
languescultures.
La collection Langue et Parole souhaite ainsi contribuer à faire connaître les
développements les plus actuels d'un champ disciplinaire qui cherche à éclairer l'activité de
langage sous tous ses angles. Rappelons que par ailleurs la Collection Sociolinguistique
de L'Harmattan intéresse les recherches orientées spécifiquement vers les rapports entre
langue/langage et société.

Dernières parutions

Tayeb BOUGUERRA, Pour une écodidactique du français langue étrangère et seconde,
2014.
Jean-Adolphe RONDAL, Une théorie du fonctionnement et du développement
morphosyntaxique, 2014.
Virginia GARIN, Guillaume ROUX et Maude VADOT, Enjeux
méthodologiques en sciences du langage. Orientations, matériaux, contraintes, 2013.
Kyriakos Forakis



Structures complexes
du français moderne





















































© L’Harmattan, 2014
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-343-04671-6
EAN : 9782343046716
SOMMAIRE



Avant-propos …………………………………… 9

PREMIÈRE PARTIE
Prolégomènes : de la juxtaposition à la
subordination …………………………………… 17

DEUXIÈME PARTIE
Subordonnées pourvues d’outil introducteur ….. 31
CHAPITRE PREMIER
Subordonnées pourvues d’outil introducteur de
type subordonnant ……………………………...... 35
CHAPITRE II
Subordonnées pourvues d’outil introducteur de
type non subordonnant …………………………... 97

TROISIÈME PARTIE
Subordonnées dépourvues d’outil
introducteur …………………………………….. 101
CHAPITRE III
Dépendance de type paratactique ……………….. 105
CHAPITRE IV
Noyau verbal à mode non personnel ……………. 111

QUATRIÈME PARTIE
Entraînement ……………………………………. 119

Bibliographie …………………………………… 151

Annexe …………………………………………... 159

7

Index …………………………………………….. 169

Table des matières ……………………………... 185



8












Avant-propos



















es questions relatives à la description de la phrase
ont toujours été au cœur du débat linguistique Ld’expression française. Depuis les problèmes non
négligeables que pose la définition même du concept
jusqu’aux différentes tentatives classificatoires qu’en a
connues la variante complexe, ce débat a souvent animé
les passions dans les milieux linguistiques. Jamais épuisé
en réalité, il continue à interpeller le linguiste francisant,
que celui-ci se réclame ou non d’une école précise.
C’est justement au sein d’un tel débat que le présent
ouvrage revendique une certaine place. Le vocable de
structures, noyau du groupe nominal lui servant de titre, a
délibérément été préféré, en tant que moins neutre, à celui,
épistémologiquement trop chargé à notre sens, de phrases.
L’expansion adjectivale complexes, quant à elle, est à
prendre, non pas dans une acception restreinte réduisant le
concept de phrase complexe à celui d’une structure à
enchâssement propositionnel, tel que l’adopte par exemple
le travail de Garagnon et Calas (2002) ; mais dans celle,
plus large, qui reconnaît le statut de complexes aux
structures à parataxe propositionnelle aussi. Cela dit,
l’accent sera inéluctablement mis sur les faits
d’enchâssement propositionnel, en raison de leur abondante
diversité comme des innombrables subtilités inhérentes à
leur comportement dans le système de la langue.
Le cadre de référence est fourni par le français moderne,
ce qui n’exclut pas pour autant que soit éventuellement
mobilisée la diachronie pour élucider ou justifier l’analyse.
Quoique majoritairement tourné vers la variété normée de
la langue, telle que la reproduit le francophone confirmé
dans ses pratiques langagières généralement surveillées,
l’exposé ne manquera pas d’être autant que faire se peut
attentif à la variation. Qui plus est, il se gardera de prendre
appui exclusif sur une production littéraire érigée en
modèle pour en faire l’unique fournisseur d’échantillons
11











STRUCTURES COMPLEXES DU FRANÇAIS MODERNE

prétendument représentatifs de l’usage, ainsi que cela a
trop souvent été le cas par le passé. À noter d’ailleurs que,
dans la perspective qui est la nôtre, l’orientation ne sera
pas perméable à la stylistique, à l’instar de travaux qui
1raisonnent sur la base de corpus strictement littéraires .
Elle sera purement morphosyntaxique. L’exemple fabriqué
pour les besoins de la démonstration l’emportera
nettement sur l’authentique, auquel il sera fait appel chaque
fois qu’il s’agira de mettre en lumière un point particulier
de l’analyse.
À la différence d’illustres prédécesseurs comme Delaveau
(2001) ou Leeman (2002), d’une évidente obédience
générativiste, notre entreprise opte pour l’éclectisme :
affranchie de parti pris théorique, elle n’hésitera pas à
intégrer des modalités d’approche et d’analyse empruntées
à différentes écoles. Et ce, en évoquant au besoin la
tradition, qu’il ne serait pas prudent de passer sous silence,
d’autant plus que son appareil terminologique, tout
inconséquent qu’il peut parfois paraître, est pratiquement
seul à ne pas déconcerter le lecteur encore peu ou pas
averti.
De fait, le propos que forme le présent ouvrage, tout au
moins prioritairement, est de venir en aide aux étudiants et
étudiantes qui s’engagent dans un cursus de sciences du
langage ou, plus généralement, de lettres, et se trouvent
ainsi confrontés à la nécessité d’une initiation au
raisonnement grammatical de niveau avancé. Cultiver, chez ces
publics, la compétence métalinguistique par une réflexion
méthodique sur des faits grammaticaux précis, tout en
affinant à l’occasion un potentiel linguistique encore

1. Cela ne revient pas à écarter du cadre que l’on se fixe la littérature,
il s’en faut de beaucoup. Si cette dernière ne sera évoquée dans
l’exposé que pour l’indication du registre qui lui est fréquemment
propre, elle n’en étaiera pas moins la mise en application à laquelle se
consacre la partie « Entraînement » (voir infra).
12











Avant-propos
hésitant, constitue la principale ambition de l’ouvrage. Ce
qui n’empêche pas, bien entendu, que celui-ci puisse
attirer l’attention d’un public plus vaste, sensible au
fonctionnement de la langue, dont, en particulier, le
lectorat plus avisé des enseignants de français (langue
maternelle, seconde ou étrangère) en quête de
réactualisation d’un savoir grammatical n’ayant souvent pas été
rafraîchi depuis un certain temps.
Dans un double souci de précision et de concision, la
partie introductive (« Prolégomènes ») se propose de faire
revoir l’appareil terminologique du domaine et les
indispensables outils d’analyse, pendant qu’elle passe en revue
les modes de liaison propositionnelle pour en venir à
l’épineuse question du principe d’articulation qui devrait
présider à l’approche des nombreuses – et combien
diversifiées – structures à enchâssement propositionnel. Le
corps du texte, tout aussi soucieux d’entrer droit dans le
vif du sujet, ne s’en prolonge pas moins par :
- des tableaux (parfois schémas) explicatifs,
synthétiques ou récapitulatifs de points subtils de l’analyse ;
- des notes infrapaginales destinées en principe à
accueillir ce qui, sans être insignifiant, risquerait de
l’alourdir ;
- des références bibliographiques susceptibles, non
seulement de consolider telle position, mais encore –
et notamment – de suggérer l’approfondissement ou,
tout simplement, de stimuler la curiosité du lecteur
pour de plus amples informations sur le thème du
débat.
La perspective initiatique tenant lieu d’objectif prioritaire
du travail, la documentation bibliographique y occupe, en
effet, une place de prédilection. Que ce soit en plein texte,
en note ou en fin d’ouvrage sous forme de liste
récapi13











STRUCTURES COMPLEXES DU FRANÇAIS MODERNE

tulative à entrée typologique, les références
bibliographiques visent à confronter l’apprenti linguiste à
quelquesuns des meilleurs échantillons de la réflexion linguistique
de notre temps, tout en lui entrouvrant une fenêtre sur la
recherche de pointe.
L’entreprise n’est enfin pas dénuée de souci pédagogique
explicite. Outre les divers tableaux susmentionnés et la
typologie commentée du morphème extrêmement
polyvalent que en annexe, une partie intitulée « Entraînement »
rassemble une batterie d’exercices de synthèse invitant
l’utilisateur à mettre en application ses acquis. Au nombre
de vingt-cinq, ces exercices sont inventoriés par ordre
croissant de difficulté suivant l’opération qu’ils
impliquent : « Repérage et analyse » pour les uns ; «
Reformulation » pour les autres. Seuls trois d’entre eux se font
suivre d’un corrigé ayant vocation instructive et
informative quant aux choix méthodologiques et notionnels à
opérer comme aux concepts à mobiliser à l’intérieur de
tâches identiques qui sont immédiatement proposées.
Fruit d’une expérience non négligeable d’enseignement
grammatical auprès de publics étudiants désireux
d’accomplir un premier cycle universitaire en lettres
françaises, notre version d’examen des structures
complexes propres à l’état moderne du français se veut tout
aussi pratique que substantielle. Reste qu’elle ne prétend
nullement à une exhaustivité quelconque, pas plus qu’elle
ne cherche à se substituer à une grammaire. Bien au
contraire, la consultation d’un ouvrage dont la ligne de
mire ne se circonscrit pas autour d’une thématique précise
s’impose toutes les fois qu’il s’agit de replacer les
phénomènes étudiés à l’intérieur du système pour mieux saisir
le rôle qu’ils sont appelés à y jouer. Que le lecteur ne nous
tienne donc pas rigueur s’il ne trouve toutes les réponses à
ses questions. La fréquentation des grammairiens et
linguistes, à laquelle il est constamment invité dans ce
14











Avant-propos
travail, s’avérera – nous en sommes certain –
particulièrement fructueuse.
Suit une table recensant les abréviations auxquelles
l’analyse a fréquemment recours :

Adj adjectif
adverbe Adv
COD complément d’objet direct
COI complément d’objet indirect
complément d’objet second COS
D déterminant
GAdj groupe adjectival
GAdv groupe adverbial
groupe nominal GN
GP groupe prépositionnel
GV groupe verbal
nom N
P phrase
Prép préposition
pronom Pron
Sub subordonnant
V verbe

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PREMIÈRE PARTIE

Prolégomènes :
de la juxtaposition à la
subordination