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Toponymie du pays d'Arles

De
110 pages
Cette étude comprend plus de deux-cents noms de lieux du pays d'Arles dans une approche géographique et thématique : Arles, ses quartiers, ses hameaux, les noms des autres communes, des cours d'eau, des personnes ; les toponymes exprimant le relief, la nature des sols, la végétation, les activités agricoles, le statut juridique des terres, les constructions... L'ouvrage s'intéresse à l'étymologie et l'évolution de ces noms, et les replace dans leur contexte linguistique.
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Gilles Fossat
TOPONYMIE DU PAYS D’ARLES

Toponymie
Cette étude comprend plus de deux cents noms de lieux du
pays d’Arles au sens large, c’est-à-dire l’ouest du département du pays d’Arles
des Bouches-du-Rhône, dans une approche géographique et
thématique : Arles, ses quartiers et ses hameaux ; les noms des
autres communes ; les toponymes exprimant le relief ; les noms
de cours d’eau et les termes en relation avec l’eau ; les toponymes
concernant la nature des sols, la végétation, les activités Origine, évolution et signification
agricoles, le statut juridique des terres, les constructions ; des noms de lieux
les noms de personnes.
Ce travail prend en compte l’étymologie et l’évolution de ces
noms depuis leurs formes anciennes, en les plaçant dans leur
contexte linguistique.

Gilles Fossat est professeur documentaliste. Il s’intéresse depuis
de nombreuses années à l’étude de la toponymie, comme moyen de
compréhension du milieu naturel et humain. Il a publié en 2012,
dans la même collection, Les Noms de l’eau en Vaucluse : toponymie
et hydronymie.
Illustration de couverture : extrait de la carte de Cassini,
efi n du XVIII siècle (archives IGN). L’échelle réelle est d’une
ligne pour cent toises, soit 1/86 400 (1 cm pour 864 m).
ISBN : 978-2-343-05051-5
12,50 €
Toponymie du pays d’Arles
Gilles Fossat






Toponymie
du pays d’Arles

Nomino ergo sum
« Je nomme donc je suis »
Dirigée par Alain Coïaniz et Marcienne Martin

La collection « Nomino ergo sum » est dédiée aux études
lexico-sémantiques et onomastiques, sans exclure, de manière
plus large, celles qui prennent comme objet le fonctionnement
et la construction de la signification, aux plans discursif,
interactionnel et cognitif.
Tous les champs de l’humain sont concernés : histoire,
géographie, droit, économie, arts, psychologie,
sociolinguistique, mathématiques… pour autant que
l’articulation épistémologique se fasse autour des lignes de force
de l’intelligibilisation linguistique du monde.

Comité scientifique

Victor Allouche (Université de Montpellier) ; Gérard Bodé (Institut français
de l'éducation — École normale supérieure de Lyon) ; Georges Botet
(Président honoraire de l’Institut Psychanalyse et Management — Membre
de l’Association européenne de psychanalyse Nicolas Abraham et Maria
Torok) ; Kurt Brenner (Université de Heidelberg , Allemagne) ; Vlad
Cojocaru (Institut de Filologie Română, Iaşi, Roumanie) ; José Do
Nascimento (IUT Orsay — Université Paris Sud) ; Claude Féral (Université
de la Réunion) ; Laurent Gautier (Université de Bourgogne) ; Sergey Gorajev
( Université Gorky – Ekaterinburg, Russie) ; Julia Kuhn (Université de
Vienne, Autriche) ; Judith Patouma (Université Sainte Anne, Canada) ;
Jean-Marie Prieur (Université de Montpellier) ; Dominique Tiana
Razafindratsimba (Université d'Antananarivo, Madagascar) ; Michel Tamine
(Université de Reims-Champagne-Ardenne) ; Diane Vincent (Université
Laval, Canada).


Gilles Fossat



Toponymie
du pays d’Arles
Origine, évolution
et signification des noms de lieux

























Du même auteur


Les Noms de l'eau en Vaucluse : toponymie et hydronymie,
L'Harmattan, 2012 (coll. « Nomino ergo sum »)























© L’Harmattan, 2015
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-343-05051-5
EAN : 9782343050515
Présentation
Cette étude concerne les principaux noms de lieux du pays
d'Arles au sens large, c'est-à-dire l'ouest du département des
Bouches-du-Rhône. Elle est composée de plusieurs parties :
- Arles, ses quartiers et ses hameaux ;
- les noms des autres communes ;
- ensuite, selon un classement thématique, on trouvera les
toponymes concernant :
- le relief ;
- les noms de cours d'eau et les termes relatifs à l'eau ;
- la nature des sols ;
- la végétation ;
- les activités agricoles, le statut juridique des terres ;
- certaines constructions ;
- les noms de personnes.
La signification des toponymes est souvent peu évidente au
premier abord, et peut recéler de nombreux pièges ou « faux
amis ». En effet, lorsque le sens originel n'est plus compris, les
noms de lieux tombent très fréquemment dans l'attraction d'un
nom de forme voisine. La recherche de l’étymologie de ces
noms constitue bien entendu un aspect important, mais il est
intéressant aussi de les considérer dans leur évolution
(phonétique et morphologique), de les situer dans leur contexte
linguistique, pour tenter de retracer leur histoire.
Pour cela, il convient d'observer quelques principes, et
notamment la prise en compte des formes anciennes des
toponymes. Cela concerne le plus souvent les formes latines
(bien qu'il existe de fausses latinisations, surtout à partir du
5XIe siècle) et celles appartenant à la langue locale, ici l'occitan
provençal dans sa variété rhodanienne. Seules ces formes
anciennes, en donnant la forme d’origine - ou en s’en
rapprochant - permettent l’étude de noms que l’évolution
phonétique ou une altération accidentelle ont parfois rendus
méconnaissables. Pour les noms les plus anciens, les
documents antiques et médiévaux fournissent par conséquent
des données indispensables. Cela est particulièrement
nécessaire lorsque les noms sont issus de langues antérieures
au latin :
- quelques-uns appartiennent à la langue gauloise, qui a été
parlée jusqu’aux environs du Ve siècle après J.-C. ; elle est
connue de façon fragmentaire, par des mentions d’auteurs
latins ou par des inscriptions antiques. Toutefois, la
comparaison avec les autres langues celtiques, anciennes ou
encore en usage, permet généralement de cerner le sens de ces
noms ;
- d'autres noms proviennent de langues antérieures à
l’arrivée des Celtes. Seule la toponymie a conservé des traces
de cette couche linguistique. Il est souvent hasardeux d’en
déterminer l’origine. Le sens précis que ces noms ont pu
posséder à une époque et en un lieu donnés reste également
difficile à établir, même si l’étude des racines (ou bases)
communes à ces langues peut fournir quelques indications. Il
est parfois possible de les rattacher à des noms similaires,
lorsque ceux-ci sont suffisamment nombreux pour former une
série.
Il est essentiel de ne pas confondre l’ancienneté du
toponyme avec celle du mot sur lequel il est formé, et plus
encore celle de l’étymon dont il est issu. Par exemple, Crau,
provenant d'une racine préceltique *kr- désignant la pierre, le
rocher, est un mot apparu au Moyen Age. Crau est donc un
toponyme de formation romane, bien que d’étymologie
prélatine.
Lorsque les toponymes semblent motivés par une
particularité physique du lieu, il est nécessaire de confronter le
6nom à la topographie pour vérifier si la motivation est fondée.
Il n'est pas toujours possible de parvenir à une explication
satisfaisante lorsque l'on ne dispose pas de données suffisantes
et fiables ; cette difficulté peut concerner aussi des noms
d'origine relativement récente.
Le choix des toponymes a été effectué principalement à
partir de documents cartographiques (plans cadastraux, cartes
de l’Institut géographique national), d’inventaires établis pour
la plupart à la fin du XIXe siècle et d'études locales (voir la
bibliographie).
*
Nous tenons à remercier Philippe Rigaud, historien, pour
les documents d'archives qu'il nous a signalés ou
communiqués.
7Signes conventionnels :
- l’astérisque * précédant un nom ou un mot signifie qu’il
s’agit d’une forme non attestée, mais qui a vraisemblablement
existé compte tenu des lois de la phonétique.
- les barres obliques / / encadrant un nom indiquent une forme
transcrite de l'alphabet grec.
- concernant l'étymologie ou la phonétique, le signe < signifie
« issu de », et > « aboutit à ».
- la prononciation est notée entre crochets [ ] au moyen des
signes de l’alphabet phonétique international (API). La syllabe
accentuée est précédée du signe '.
[e] : fr. thé [ε] : fr. mettre [o] : fr. beau
[ɔ] : fr o de fort [u] : fr. tout [y] : fr u de une
[w] : fr. ou de ouate [j] : i de lien [Ʒ] : fr j de je
[ʃ] : fr. ch de chat [z] : fr z de zèle
Les formes de l’occitan provençal dans sa variété
rhodanienne sont données dans la graphie classique. La
prononciation pour le pays d'Arles est la suivante :
ò : [o] - o : [u] - ó : [u] tonique - a final : [ɔ] - à : [a]
tonique.
*
Abréviations :
Arch. comm. : archives communales
Arch. départ. : archives départementales
fr. : français
oc. : occitan
8Composition des notices :
- Forme actuelle française (en gras) ; c’est en général celle des
cartes de l’IGN qui a été utilisée.
- Pour certains noms, forme en occitan provençal (en italique),
parfois suivie de la transcription phonétique (entre crochets)
- Formes anciennes, dans l'ordre chronologique : dates et
références. Pour certaines attestations médiévales tirées de
documents locaux, seule la source secondaire est indiquée afin
de ne pas surcharger la notice : par exemple la mention « cité
par Revel » renvoie au dictionnaire topographique de cet
auteur (voir la bibliographie).
*
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