//img.uscri.be/pth/fc2937050441676d199d9ccfc3a1bcba2e7e5170
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 1,99 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : PDF - EPUB - MOBI

sans DRM

Toujours rebondir - Tome 2

De
94 pages

Le rêve de Jany va-t-il se réaliser ? Qui pourrait s’y opposer ? Et pourquoi ? Ce choix d’une école publique et laïque qu’elle revendique avec force sera-t-il retenu par son père ? Obstacles... Compromis. Quelle autre possibilité ? Comment Jany pourra-t-elle convaincre, bousculer cette culture si ancrée dans sa famille ? Il y a peu d’ouverture pour un nouveau projet. Où va-t-elle trouver de nouvelles ressources ? Elle doit « rebondir ». N’est-ce pas cette devise qu’elle a adoptée ?


Voir plus Voir moins

Couverture

Image couverture

Copyright

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet ouvrage a été composér Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-94403-0

 

© Edilivre, 2015

Citation

 

 

« Ce que l’on croit peut devenir réalité »

Laurent Gounelle – Ecrivain-Philosophe

L’enfance bouleversée de Jany

Jany a moins de deux ans lorsque sa maman, Elise, s’endort brutalement pour toujours, trois semaines après la naissance d’un petit frère, Gérard. D’autres proches disparaissent les uns après les autres : dès l’âge de quatre ans, Jany perd sa tante Martie qui l’avait accueillie après la mort de sa mère ; puis Louis, le mari de celle-ci ; ensuite son grand-père paternel qui l’aidait beaucoup à faire ses devoirs et à apprendre à lire ; puis à neuf ans c’est Rose-Marie, la nouvelle compagne de son père Claude que Jany avait adoptée comme une nouvelle maman…

La famille, ses amis et les voisins l’ont beaucoup accompagnée au quotidien, cette solidarité naturelle que l’on retrouve à la campagne. La devise de la famille de Jany est de « toujours rebondir » quoiqu’il arrive… On se réconforte en partageant les fêtes villageoises, la tendresse des proches… et les bons souvenirs.

La réussite à l’entrée en 6ème

A onze ans Jany, douée pour l’école, réussit brillamment l’examen d’entrée en sixième. Elle annonce cette réussite à son père. Claude est content. Jany va pouvoir continuer ses études, son rêve va se réaliser mais aussi celui de son père, il semblerait.

Il lui explique qu’elle va aller en internat chez les sœurs. C’est à Cusset, une ville qui se trouve près de Vichy, à 30 kilomètres de sa maison. Cette nouvelle la bouleverse. Elle ne comprend pas pourquoi son père ne lui permet pas d’aller au collège au Mayet situé seulement à cinq kilomètres, accessible en vélo ou grâce à un car scolaire quotidien, ce qui lui permettrait de rentrer chez elle tous les jours.

Jany insiste, persuadée de le convaincre. Elle lui explique l’importance pour elle d’aller dans une école publique qui représente l’école pour tous. Jany pense qu’elle n’y serait plus considérée comme une pauvre petite orpheline avec qui on prend beaucoup de précautions de manière un peu maladroite.

Plusieurs jours s’écoulent. En fait, pour Claude, il n’est pas question que sa fille aille à l’école publique ; dans l’enseignement privé, elle sera protégée et en sécurité, il en est persuadé. Cependant, Jany ose espérer qu’avec le temps son père changera d’avis, hélas, au bout de quinze jours, son refus est indiscutable.

Devant la détermination de son père, elle a une idée. Si elle lui disait qu’elle veut rester à la ferme avec lui ? La surprise passée, Claude essaie de la dissuader un peu mais elle use de son charme et elle finit par le convaincre. Il y met cependant des conditions : « Tu devras passer ton Certificat d’Etudes Primaire, le réussir et ensuite tu iras à l’école ménagère » affirme-t-il.

L’école ménagère se situe au Mayet de Montagne, Jany peut rentrer tous les soirs à la maison. Elle vient cependant de sceller son destin. En refusant d’aller en pension, plus rien ne sera pareil : adieu aux études secondaires et au métier de professeur de français. Elle ne peut plus envisager de réaliser son rêve, la réalité est tout autre…

Trop tard… la décision est prise et son père ne reviendra pas là-dessus. Finalement Jany n’a pas trop envie d’aller en internat même s’il y a une autre fille de sa classe, Aimée, qui s’y rend. Il se trouve qu’il y a peu d’affinités entre Jany et Aimée. Et puis, elle est tellement attirée par cette inconnue : l’école publique, l’école pour tous. Ce n’est pas l’avis de son père qui lui répète à nouveau que l’école privée est plus sécurisante et qu’elle y obtiendra de meilleurs résultats. Il a sans doute raison. Jany est encore bien jeune pour prétendre à une véritable autonomie.

Pour quelle raison Claude n’a-t-il pas insisté davantage pour que Jany fasse des études ? Et puisse réaliser son rêve : « Etre Professeur de Français » ? A-t-il été sensible au fait qu’elle veuille rester avec lui, a-t-il vu l’avenir dans ce sens là, pour assurer la continuité de la ferme ?

Par ailleurs, a-t-il songé au jeune âge de sa fille ? Onze ans, voire quatorze ans après le diplôme, n’est-ce pas un peu juste, pour assurer le rôle de maîtresse de maison ?

Ou alors, devant la détermination de sa fille à vouloir rentrer au collège, son obstination à refuser l’internat et l’école privée, cette solution lui a-t-elle parue sans doute plus sage ce qui, en vérité, est très plausible.

Les soirées solitaires

Jany se retrouve dans une grande période de solitude après ses journées de classe. En rentrant chez elle, elle participe aux travaux de la ferme, donne à manger aux poules, aux lapins. Elle allume le feu dans la cuisinière à bois pour faire chauffer la soupe dans l’attente du retour de son père et de son ouvrier Momo qui eux, vont s’occuper de la traite des vaches et de nourrir les cochons. Accueillie très souvent par ses voisines pour éviter d’être seule chez elle, elle y apprend à coudre, à tricoter. Ces activités, enseignées par Cécile notamment, ont pour objectif de la distraire ; elle ne peut pas faire ses devoirs tout le temps.

La semaine scolaire s’achève, trop vite passée au goût de Jany mais ce vendredi n’est pas comme les autres. En fin de matinée, les sirènes des pompiers se font entendre au beau milieu de la récréation. Le passage de plusieurs camions de pompiers inquiète toutes les élèves quand soudain, des flammes immenses s’élèvent dans le village de Jany, « Compagnat », le lieu-dit se trouvant à un kilomètre et les passants annonçant que le feu a pris chez Claude. C’est chez elle, Jany est inquiète. Elle croit que c’est sa maison qui brûle, elle a peur que son père meure. Jany est vraiment très impatiente de rentrer chez elle. Elle veut savoir. Les maîtresses lui promettent de se renseigner. L’une d’elle va au centre pour en savoir plus. Il faudra attendre le retour des pompiers pour avoir des informations. C’est la grange qui a brûlé. Claude a sauvé toutes les bêtes, vaches et cochons. Il n’a pas été brûlé, il n’est pas blessé. Jany est rassurée. Elle a eu si peur. Sur le chemin du retour de l’école, Jany se pose beaucoup de questions, elle a hâte d’arriver. Où va-t-on mettre le bétail ?

L’entraide, la solidarité

Les voisins ont prêté leurs granges pour accueillir tous les animaux de la ferme… ils ont aussi mis à disposition un hangar pour abriter le reste du fourrage épargné par les flammes. Une solidarité incroyable s’est déployée au sein du village. Chacun y est allé de son aide mais aussi de son encouragement, il est important de reconstruire, voire essentiel.

Claude avait une bonne assurance, un conseiller très efficace et dynamique a pris les choses en main tout de suite. Une enquête a été mise en place, ce qui a permis à Claude de pouvoir élaborer des projets de reconstruction, de prendre contact avec le maçon et le charpentier pour établir des devis et envisager de commencer les travaux très rapidement.

Quelques jours plus tard, Claude apprend la mort accidentelle de son beau-frère Jean-Christophe habitant un village voisin et avec lequel il s’entendait bien. Claude propose d’accueillir sa veuve avec une de ses filles qui pourrait aller à l’école avec Jany.

Claude pense qu’après le choc de l’incendie, ce serait bien pour Jany qu’une femme vienne à la maison et puisse aider un peu. Seulement, très vite, Claude doit se rendre à l’évidence. Marcelle, sa belle-sœur, n’est pas d’un grand secours. Elle est toujours très fatiguée et reste au lit des journées entières. Est-ce le chagrin provoqué par le décès de son mari ? Le père de Jany veut croire que cela ira mieux après quelques jours. Sa cousine Claudine a été acceptée chez les sœurs, dans la même école qu’elle.

Malheureusement, cette expérience n’a pas été une réussite. Marcelle, l’épouse de Jean-Christophe s’ennuie et émet le vœu de se rapprocher de sa famille avec sa fille. Finalement, on est assez contents de cette décision car cela devenait davantage...