Traduction et Communication orientée

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La communication orientée désigne une forme de communication caractérisée par une direction particulière de la signification qui s’y trouve manifestée. Elle dépend du mode de combinaison des conceptions et des perceptions, ainsi que de l’intention du locuteur.Face à ce type de communication, le traducteur dispose de plusieurs options ayant chacune des avantages et des inconvénients auxquels il doit être attentif.Les articles de cet ouvrage explorent, de façon méthodique, ces différents choix de traduction à partir d’études de cas qui illustrent l’importance d’une veille informationnelle critique concernant les messages diffusés quotidiennement dans plusieurs langues.
Publié le : lundi 9 mars 2009
Lecture(s) : 273
EAN13 : 9782304030228
Nombre de pages : 255
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Traduction et Communication orientée
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Sous la direction de Mathieu Guidère
Traduction et Communication orientée Recherche – Université
Editions Le Manuscrit Paris
© Éditions Le Manuscrit, 2009 www.manuscrit.com Paris, France ISBN : 978-2-304-03022-8 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304030228 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-03023-5 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304030235 (livre numérique)
CONTRIBUTEURS: Mathieu GUIDÈRE, Lynne FRANJIÉ, Giuliana GARZONE, Chiara DEGANO, James ARCHIBALD, Hoda MOUCANNAS, Mathilde FONTANET, Rita MAZENN.B. Les points de vue exprimés dans chaque article n’engagent que leurs auteurs.
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AVANT-PROPOS
« Signifier, pour un énoncé, c’est orienter » (Anscombre et Ducrot, 1983)Cet ouvrage collectif trouve son origine dans une série de rencontres internationales organisées entre 2006 et 2009, en France et au Canada, autour de la problématique centrale de la « communication orientée ». Ce fut d’abord la journée d’études organisée er à l’Université Stendhal-Grenoble 3, le 1 décembre 2006, sur le thème : « Aspects de la communication orientée : le cas de la guerre du Liban ». Ce fut ensuite la journée d’études organisée à l’Université McGill à Montréal (Québec), le 6 décembre 2006, sur le thème : « Traduire à l’âge de la terreur ». Ce fut enfin la journée d’études organisée à l’Université Stendhal-Grenoble 3, le 30 mai 2008, sur le thème : « Terminologie de la guerre contre la terreur ». À chacune de ces journées, une équipe internationale d’universitaires et de chercheurs a abordé, dans une perspective résolument multilingue et interdisciplinaire, des aspects essentiels de la communication en temps de crise et de conflit. Les études de cas ont porté sur plusieurs événements marquants de la dernière décennie, qui ont connu une large couverture médiatique et un traitement journalistique particulier : la
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Traduction et communication orientée
« guerre contre la terreur », la « guerre d’Irak », la « guerre du Liban de 2006 ». Très tôt a émergé de la comparaison des différentes sources et de la confrontation des points de vue dans plusieurs langues, un champ spécifique d’études que nous avons choisi d’appeler « communication orientée » pour indiquer son rattachement disciplinaire aux sciences du langage et de l’information, mais qui renvoyait en réalité aux problématiques plus connues de la propagande politique et de la manipulation discursive, véhiculées sur les mêmes thématiques dans différentes langues. Face aux phénomènes de communication orientée, le traducteur dispose de plusieurs options : soit il procède à la transposition pure et simple de l’orientation du message initial, prolongeant ainsi les conceptions, les perceptions et les intentions de la source ; soit il procède à la neutralisation de cette orientation communicationnelle afin d’éviter une perception faussée du message ; soit il modifie l’orientation du message afin que le contenu expressif et idéel corresponde mieux aux cadres et aux attentes du public cible. Les contributions réunies dans cet ouvrage visent à développer une « analytique » (Berman 1984) permettant de repérer les systèmes de déformation mis en œuvre dans différentes langues. Car ceux-ci opèrent de façon consciente ou inconsciente au niveau du discours et menacent les pratiques de traduction et d’information. Nous espérons ainsi démontrer la nécessité impérieuse d’une réflexion critique et éthique sur ces pratiques langagières qui ne cessent de gagner du terrain avec la mondialisation et la société de l’information.
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