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UN CHRETIEN EN TERRE D'ISLAM

132 pages
Georges Dumont, curé d'Aqaba de 1955 à 1987, incarne une forme particulière d'adaptation missionnaire à la culture locale. Au service d'une Église orientale – l'Église melkite – mais également en contact proche avec les populations musulmanes de Jordanie, il envisage à la fois l'œucuménisme, la réunion des différentes Églises dans une Église universelle, et l'ouverture aux autres religions, singulièrement l'islam. Condamnant le sionisme et défenseur de la cause palestinienne, il verra s'effondrer son rêve d'une cohabitation sereine entre Juifs et Arabes.
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Un chrétien en terre d’islam
Le Père Georges Dumont
(1916-1998)

Déjà parus dans cette collection :

1 – Le monde catholique et la question sociale (1891-1950), s. dir. Françoise ROSART et Guy ZELIS,
Bruxelles, EVO, 1992, 184 p.

2 – Vatican II et la Belgique, s. dir. Claude SOETENS, Ottignies, Quorum, 1996, 336 p.

e3 – Anne-Dolorès MARCELIS, Sous le voile, le monde des religieuses cloîtrées au XX siècle, Ottignies,
Quorum, 1997, 245 p.

4 – Entre la peste et le choléra. Vie et attitudes des catholiques belges sous l’occupation, s. dir. Fabrice
MAERTEN, Franz SELLESLAGH et Mark VAN DEN WIJNGAERT, Gerpinnes, Quorum, 1999,
288 p.

5 – Orval, 1926-1948. Entre restauration et résurrection, s. dir. Claude SOETENS, Louvain-la-
Neuve, Academia-Bruylant, 2001, 138 p.

6 – Entre jeux et enjeux. Mouvements de jeunesse catholiques en Belgique, 1910-1940, s. dir. Françoise
ROSART et Thierry SCAILLET, Louvain-la-Neuve, Academia-Bruylant, 2002, 325 p.

e7 – Pour une histoire du monde catholique au 20 siècle. Wallonie-Bruxelles. Guide du chercheur, s. dir.
Jean PIROTTE et Guy ZELIS, en collab. avec Baudouin GROESSENS et Thierry SCAILLET,
Louvain-la-Neuve, Église-Wallonie, 2003, 784 p.

8 – Scoutisme et guidisme en Belgique et en France. Regards croisés sur l’histoire d’un mouvement de
jeunesse, s. dir. Thierry SCAILLET et Françoise ROSART, Louvain-la-Neuve, Academia-
Bruylant, 2004, 279 p.

e e9 – Écrire l’histoire du catholicisme des 19 et 20 siècles. Bilan, tendances récentes et perspectives (1975-
2004), s. dir. Luc COURTOIS, Jean-Pierre DELVILLE, Eddy LOUCHEZ, Jean PIROTTE, Fran-
çoise ROSART et Guy ZELIS, Louvain-la-Neuve, Arca, 2005, 197 p.

10 – Guidisme, scoutisme et coéducation, s. dir. Thierry SCAILLET, Sophie WITTEMANS et Fran-
çoise ROSART, Louvain-la-Neuve, ARCA, Academia-Bruylant, 2007, 304 p.




Photo de couverture : Georges Dumont, Aqaba, 1986 (coll. privée)



Anne VINCENT
Avec la collaboration de Françoise ROSART




Un chrétien en terre d’islam
Le Père Georges Dumont
(1916-1998)




Louvain-la-Neuve, 2008
Collection Sillages






Note liminaire
Ce livre est issu du mémoire présenté par Anne Vincent pour l’obtention du grade
de licenciée en histoire. Le texte original a fait l’objet de modifications dans le style
et la forme, ceci dans un souci de le dépouiller de son caractère « académique » et
d’en rendre la lecture agréable.
Sa publication a été rendue possible grâce au soutien de la Fondation Chimay.
Françoise Rosart




D/2008/4910/04 ISBN : 978-2-87209-882-8
© Bruylant-Academia s.a.
Grand-Place, 29
B-1348 Louvain-La-Neuve
www.academia-bruylant.be

Tous droits de reproduction, d’adaptation ou de traduction, par quelque procédé que ce soit,
réservés pour tous pays sans l’autorisation de l’éditeur ou de ses ayants droit.
Imprimé en Belgique






















Georges Dumont et sa mère, Aqaba, s.d.
Introduction
« Avant que de prétendre éclairer les autres, il faut être devenu soi-même un homme
de lumière, et c’est pourquoi le seul vrai révolutionnaire est le saint. Dès que je me
suis trouvé en présence du père Georges Dumont, curé d’Aqaba, j’ai su que je me
trouvais devant un de ces hommes de lumière, et les heures que je vécus avec lui sont
1jusqu’à ce jour les plus précieuses de mon voyage. »
2Ces quelques lignes de l’écrivain Gabriel Matzneff évoquant Georges Dumont
parlent d’elles-mêmes et invitent à se pencher sur le parcours d’un homme peu
ordinaire.
Envoyé au Proche-Orient en 1944 par la Société des Auxiliaires des Missions (SAM),
Georges Dumont, alors laïc, parcourt le monde arabe et découvre une Église orien-
tale déchirée et faible. Incardiné au diocèse de Liège et ordonné prêtre en 1950, il
devient le curé grec-catholique d’Adr puis d’Aqaba. Il restera en Jordanie jusqu’à sa
mort, se consacrant sans relâche à sa paroisse tout en s’intéressant aux problèmes
qui touchaient les chrétiens d’Orient et leurs rapports avec l’islam, au cœur d’une
actualité bouleversée en permanence par la question israélo-palestinienne.
Si sa personnalité est peu connue, son action discrète apparaît comme significative.
Ses traces mènent à la croisée de problèmes complexes, présentant un intérêt tant
pour l’histoire religieuse et l’histoire des mentalités que pour l’histoire politique et
sociale. Au cœur du monde arabe, il a assisté à de grands bouleversements et son

1 G. MATZNEFF, Le Carnet arabe, Paris, La Table Ronde, 1971, pp. 51-52.
2 Gabriel Matzneff, né en 1936, dans une famille issue de l’émigration russe de 1917, chroniqueur à la
revue Combat, fait de fréquents déplacements en Afrique du Nord, notamment en Algérie ; il est connu
pour sa vie sulfureuse, ses nombreux voyages, ses talents d’écrivain et son engagement dans l’Église
orthodoxe. Avant Le Carnet arabe (journal de voyage dans le Proche-Orient en 1971), il avait publié Le
Défi (essai en 1965), L’Archimandrite (roman en 1966), La Caracole (pamphlet en 1969), Comme le feu mêlé
d’aromates (récit en 1969). 8 Un chrétien en terre d’islam
rôle et sa pensée peuvent apporter un éclairage nouveau sur diverses problémati-
ques.
L’exemple vécu d’un prêtre belge envoyé dans l’Église grecque-catholique de Trans-
jordanie est précieux pour comprendre le monde missionnaire et son évolution. En
effet, lorsque Georges Dumont part en mission au lendemain de la Deuxième
Guerre mondiale, le monde missionnaire entre dans une période nouvelle dont il
s’agira de décrypter les grandes tendances. Dans un contexte d’œcuménisme, d’aide
humanitaire, de respect des cultures et d’une présence laïque affirmée, quel sens peut
avoir le concept de mission ? Élément vecteur d’évangélisation, la mission n’est-elle
pas en contradiction avec l’esprit d’ouverture de plus en plus revendiqué par
l’Église ? De 1940 à 1998, par sa pensée et sa vie de missionnaire engagé dans
l’Église orientale, Georges Dumont développera une nouvelle conception de la
mission.
L’Église orientale dans laquelle il s’intègrera constitue un autre volet intéressant de
l’analyse. Les chrétiens arabes sont présents en Orient depuis les origines du chris-
tianisme et ont résisté à l’apparition de l’islam. Ils appartiennent au lointain héritage
du christianisme antique. Ils ont été et sont encore des acteurs dynamiques d’un
3monde dont ils partagent la langue et la culture . Appartenant à diverses communau-
tés et à divers rites, ils représentent une facette du christianisme souvent ignorée en
Occident. Beaucoup croient qu’« Arabe » est l’équivalent de « musulman », d’autres
ignorent jusqu’à l’existence de ces chrétiens. Dès 1950, Georges Dumont liera son
sort à celui de cette Église et ses prises de position permettront de percevoir plus
clairement le rôle des chrétiens au Proche-Orient, leur place dans la mouvance
œcuménique de l’Église et leur avenir en pays musulmans.
Cette présence chrétienne en terre d’islam touche inévitablement à la question des
rapports entre les chrétiens orientaux et les musulmans. Cette idée en appelle aussi-
tôt une autre, celle de l’éventualité d’un dialogue inter-religieux et de sa définition.
Mis en avant au concile Vatican II, le concept de dialogue inter-religieux recèle
nombre de côtés obscurs qu’il s’agira d’approfondir. Ainsi par exemple, l’ouverture à
l’islam est-elle compatible avec une activité missionnaire ? À travers le regard d’un
prêtre belge vivant dans un milieu musulman, proche d’une personnalité comme
4Louis Massignon , il est possible d’envisager l’islam sous un angle nouveau, différent

3 L’ouvrage de B. HEYBERGER, Chrétiens du monde arabe. Un archipel en terre d’Islam, Paris, Éditions
Autrement, 2003 (Collection Mémoires) démontre que les chrétiens arabes ne sont plus absents des
discours scientifiques des historiens, des sociologues ou des politologues spécialistes de l’aire culturelle
arabe.
4 Sur Louis Massignon, voir p. 23 et sv. Introduction 9
des images traditionnelles occidentales, et d’évaluer dans quelle mesure Georges
Dumont a participé au dialogue islamo-chrétien. Cette perspective est particulière-
ment intéressante aujourd’hui où, globalement, deux attitudes existent face à l’islam :
d’une part, une ouverture et une tolérance, dans un monde où les mélanges de
population mènent inévitablement à une coexistence de religions et de cultures ;
d’autre part, un sentiment de peur envers cette religion souvent décrite comme
intolérante et totalitaire et perçue en Occident sous les vocables d’ « intégrisme » ou
5de « fanatisme », tous deux associés à la violence . Les vues d’Orient apportent une
ouverture précieuse, à une époque où l’on parle de « choc des civilisations », en
désignant l’opposition entre la culture occidentale et la culture arabe, le christianisme
et l’islam. Une constante traverse l’ensemble de ces différentes perspectives : il s’agit
d’une réflexion sur deux mondes, deux types de pensée qui apparaissent souvent
opposés, l’Orient et l’Occident, associés généralement à l’islam et au christianisme.
La dualité a-t-elle lieu d’être ? Est-elle illusion ou réalité ? Il est plus que jamais
conseillé d’y prêter attention.
Enfin, toujours d’actualité, la question palestinienne a occupé les pensées de Geor-
ges Dumont pendant près de cinquante ans. Sa présence en Jordanie le plonge au
cœur du problème. Sa vision des choses, qu’elle soit partisane ou non, est enrichis-
sante car les témoignages de terrain font souvent défaut. L’attention du prêtre au
problème remonte à la création de l’État d’Israël en 1948 et l’observation de
l’évolution de sa pensée présente un intérêt certain.
Le parcours de Georges Dumont se révèle riche, passionnant et insaisissable et
suscite de nombreuses questions. Quelle place a-t-il occupée dans le monde mis-
sionnaire, dans l’Église orientale, dans le dialogue inter-religieux et dans la réflexion
sur la question palestinienne ? L’ensemble de sa pensée suit-elle une ligne unique,
répond-elle à une cohérence interne ? Occidental engagé dans l’Église melkite, le
e curé d’Aqaba représente-t-il le missionnaire de la fin de 20 siècle ? Sa pensée
s’insère-t-elle dans une tendance particulière ? Quels furent les effets de son action ?
Du côté des sources
De quelles sources dispose-t-on pour cerner le parcours de Georges Dumont ?
Deux plaquettes inédites, écrites par ses frères Jacques et Jean-Pierre donnent une
vision d’ensemble de sa vie : J. DUMONT, Le Père Georges Dumont, 31 juillet 1916-

5 B. KHADER, L’Europe et le monde arabe : cousins, voisins, Paris - Louvain-la-Neuve, Quorum-Publisud,
1992, pp. 13-32. 10 Un chrétien en terre d’islam
30 septembre 1998, Tongre-Notre-Dame, 2000 (inédit) et J.-P. DUMONT, Le Père
6Georges Dumont, jour après jour, 1916-1998, Bruxelles, 2000 (inédit) . Ces plaquettes ont
été rédigées peu après le décès de Georges Dumont et se basent sur les souvenirs de
Jacques et de Jean-Pierre Dumont ainsi que sur la correspondance qu’ils possédaient.
Il s’agit de deux regards différents sur le parcours de Georges Dumont. Jean-Pierre
Dumont utilise des lettres de Georges Dumont à sa mère accompagnées de com-
mentaires. Celles-ci témoignent du lien très fort entre le fils et sa mère. Quant au
texte de Jacques Dumont, il s’agit d’un récit biographique accompagné de quelques
extraits épistolaires et de textes écrits par Georges Dumont.
– Bruxelles, Archives privées Jean-Pierre Dumont
On y trouve une correspondance entretenue entre Georges Dumont et sa mère
(environ 400 lettres), des textes, des articles et des conférences de Georges Dumont.
7Depuis le décès de Jacques Dumont , les archives de ce dernier sont conservées par
son frère Jean-Pierre. En voici le détail :
Archives privées Jacques Dumont
Elles se composent d’environ 70 lettres concernant la Société des Auxiliaires des
Missions (SAM) de 1947 à 1954. On y trouve aussi des écrits de Georges Dumont,
des articles ou des conférences, touchant principalement à l’Église orientale, à la
question palestinienne et à l’islam. Les archives contiennent aussi un dossier intitulé
« AFI » qui renferme de la correspondance de Georges Dumont avec les Auxiliaires
féminines internationales (AFI) et un dossier intitulé « Massignon et Dar El-Salam »
comprenant notamment la correspondance de Georges Dumont avec Louis Massi-
gnon.
– Bruxelles, Archives de la SAM (chaussée de Waterloo, 244, 1060 Bruxelles)
Elles contiennent une centaine de lettres de Georges Dumont aux supérieurs (les
abbés Boland et Gilson) de la Société des Auxiliaires des Missions (SAM) entre 1947
et 1954, la période durant laquelle Georges Dumont décide de son type d’enga-
gement au Proche-Orient. Cette correspondance dévoile une facette plus institu-
tionnelle de la vie du missionnaire, jusqu’à son départ de la SAM en 1950 et révèle un
grand attachement à une institution qui pourtant ne répondra pas à ses attentes. Au

6 Nous référerons dorénavant à ces biographies par le nom de leur auteur suivi de op. cit.
7 Jacques Dumont est décédé le 8 septembre 2005. Il résidait à Tongre-Notre-Dame. Introduction 11
travers de cette correspondance, on découvre également des personnalités de l’Église
orientale et d’autres du diocèse de Liège. Les archives contiennent aussi des textes
d’articles ou de conférences de Georges Dumont.
– Bruxelles, Archives privées Betty Delfosse, épouse de Jean Delfosse
8On y trouve une centaine de lettres à Jean Delfosse , ami d’université de Georges
Dumont rencontré aux Facultés St-Louis.
– Liège, Archives du Comité d’aide aux prêtres liégeois en mission (APLM) (rue des
Anglais, 3, 4000 Liège)
Ces archives contiennent de la correspondance de Georges Dumont avec son ami
9Paul Tollet , rencontré au Grand Séminaire de Liège en 1950.
Le recours à des correspondances privées pose quelques problèmes de critique. Style
littéraire particulier, le genre épistolaire requiert certaines précautions en vue d’une
utilisation pertinente et adéquate. En premier lieu, celle de toujours prêter attention
au destinataire. Les sujets abordés, la manière d’en parler et le style utilisé varient en
fonction des personnes. Ensuite, hors de son contexte, une lettre perd généralement
une partie de son sens et de son intérêt. Il n’est malheureusement pas toujours
possible de resituer une lettre ; le cas échéant, la prudence est de mise. Toutes ces
précautions prises, la correspondance utilisée se révèle une mine de renseignements
tant sur son auteur que sur les idées qu’il y développe.
Malgré la richesse de la correspondance et des articles de Georges Dumont, un
obstacle non négligeable subsiste au niveau de la critique, à savoir le fait de ne pas
posséder les réponses à ses lettres ou les réactions éventuelles à ses écrits. D’où,
pour mieux cerner la personnalité de Georges Dumont, l’utilité d’adjoindre à ce type
de source, des témoignages. Une collecte de témoignages a donc été effectuée auprès
de membres de la famille et de connaissances de Georges Dumont. Ces sources ne

8 Jean Delfosse (1915-2002), docteur en droit de l’Université catholique de Louvain, fut membre du
Comité de rédaction de La Cité chrétienne de 1938 à 1940, avant le lancement de La Revue nouvelle en
1945. Il y sera successivement membre du Comité de rédaction, rédacteur en chef puis directeur de
1970 à 1981. C’est grâce à lui que, de 1946 à 1960, des articles de Georges Dumont paraissent dans la
revue. Il fut également secrétaire de l’Œuvre d’Orient et s’engagea en faveur de la cause palestinienne
en Belgique.
9 Paul Tollet (1925-2004), ordonné à Liège en 1950, professeur au collège de Seraing et à l’Athénée
Royal de Verviers, curé de la paroisse Sainte-Julienne à Verviers, curé-doyen de Spa. Il a fait la connais-
sance de Georges Dumont au séminaire de Liège en 1950. Les deux hommes ont échangé une corres-
pondance régulière et se rencontraient lors des retours du prêtre en Belgique. 12 Un chrétien en terre d’islam
sont pas exemptes de subjectivité et nécessitent une approche critique des plus
rigoureuses. Cependant, le recueil d’impressions, de souvenirs et d’anecdotes a
permis de cerner au plus près la personnalité de Georges Dumont. Un séjour de huit
jours, du 13 au 20 septembre 2001, sur les lieux même où il vécut au Proche-Orient,
a permis d’appréhender l’ambiance et de saisir une atmosphère, de voir son église,
son école, ses amis et ses connaissances. La rencontre de témoins à Aqaba, ayant
connu Georges Dumont dans son milieu jordanien, a peaufiné la compréhension du
personnage.
Personnes rencontrées
– en 2000, 2001 et 2002, Jean-Pierre et Florence Dumont, le frère cadet et la belle-sœur
de Georges Dumont et Jacques Dumont, le frère aîné de Georges Dumont ;
– septembre 2001, le Père Mounir Risqallah, à Aqaba, curé de la paroisse grecque-
catholique d’Aqaba ;
10– septembre 2001, Semira Azar, à Aqaba, sœur du curé orthodoxe d’Aqaba ;
– septembre 2001, Domenica Calciatti, à Aqaba, auxiliaire féminine internationale à
11Amman ;
– septembre 2001, le Père Samih Basilious Al-Marji, à Aqaba, curé orthodoxe d’Aqaba ;
– février 2002, Paul Tollet, ancien doyen de Spa ;
– avril 2002, Jean Delfosse, à Bruxelles ;
– mai 2002, Charles Dumont, cousin de Georges Dumont, moine cistercien à l’abbaye
12de Scourmont (Forges-lez-Chimay) ;
13– juillet 2002, Liliane Lethé, à Bruxelles, amie de Georges Dumont .
Dès les premiers témoignages recueillis, Georges Dumont est apparu comme une
personnalité qui tout au long de sa vie a marqué, par sa pensée et sa manière de
vivre, les personnes qu’il a côtoyées. La prudence s’est imposée dans l’analyse des
différents témoignages pour éviter de verser dans le style hagiographique.

10 Elle fut institutrice à l’école grecque-catholique d’Aqaba.
11 Elle fut l’infirmière de Georges Dumont.
12 Il a passé une grande partie de sa jeunesse avec Georges Dumont et est resté proche de lui toute sa
vie.
13 Son mari avait connu Georges Dumont à l’université.