Une nouvelle méthode de vulgarisation au Bénin

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Publié le : dimanche 1 janvier 1995
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EAN13 : 9782296306936
Nombre de pages : 96
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UNE NOUVELLE DE VULGARISATION

MÉTHODE AU BÉNIN

Pourquoi

des

CAHIERS

DI INGÉNIERIE

SOCIALE?

Il est devenu banal aujourd'hui de disserter sur la disparition des idéologies voire même sur la "fin de l'Histoire". A ceux qui disséquaient avec volupté la faillite des "socialismes réels" les observateurs les plus lucides des économies de marché n'ont eu aucune peine à démontrer que les Pays du "capitalisme réel" sont eux aussi fort loin d'incarner les valeurs généralement attribuées au libéralisme dont ils se réclament. En bref, on se trouve aujourd'hui - au Sud comme au Nord sans "modèle global de société" mais pas nécessairement sans expériences sociales qui sur la longue durée ont fait la preuve que sans avoir l'ambition de changer la société, elles sont toutefois parvenues à changer des sociétés. En d'autres termes, si "le développement du sous-développement" est à l'échelle mondiale un phénomène incontestable, cela ne signifie pas qu'il n'existe pas - et ceci dans tous les Pays - des expériences réussies d'enrayage du sous-développement qui peuvent servir de sources d'inspiration à tous ceux qui proches ou lointains - se heurtent à des problèmes similaires. D'où l'idée d'une revue qui aurait pour ambition à la fois de "réhabiliter" les expériences qui paraissent les plus significatives et de faire une place à celles qui semblent aujourd'hui les plus prometteuses quel que soit le secteur où elles se développent (développement rural, aménagements hydro-agricoles, gestion des terroirs, technologies appropriées, organisations des producteurs, santé et maîtrise de la fécondité, développement des quartiers urbains, etc.). Ainsi peut-on espérer, en comparant systématiquement les expériences de transformation sociale de longue durée, ayant clairement explicité leurs hypothèses de départ et enregistrer régulièrement le déroulement de l'action découvrir des régularités qui permettront de dégager les fondements de véritables ingénieries sociales.

CAHIERS

" D'INGENIERIE N° 4

SOCIALE

UNE DE

NOUVELLE

MÉTHODE
~

VULGARISATION

AU

BENIN

Centre de Recherche sur les Dynamiques interculturelles Unité de recherche Anthropologie appliquée Université de Tours Collège Coopératif (Paris)

Éditions L'Harmattan 5-7, rue de l'Éco1e-Polytechrùque 75005 Paris

Comité Roger Yves

de

Lecture

BRANDT CHEVALIER

Christian Rémy

HERMELIN RIAND

Directeur Guy BELLONCLE de rédaction LAZARE

Secrétaire Lydie

Fabrication Irène Diffusion Michèle BENS

/ Abonnements VERNILLET

Adresse: COLLEGECOOPERA TIF/Paris l, rue du Onze Novembre 92120/Montrouge (France)

@ L'Harmattan, 1995 ISBN: 2-7384-3510-6

CAHIERS D'INGÉNIERIE SOCIALE N° 4
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SOMMAIRE

INTRODUCTION

.. p. l

Anne-MarieHOCHET LES PROJETS DE DÉVELOPPEMENT: CHOSE DU BAILLEUR DE FONDS OU CRÉA nON DES
ACTEURS CONCERNÉS?

............................

p. 1

Guy BELLONCLE
JOURNAL D'UNE INGÉNIERIE SOCIALE: LA MISE EN PLACE DE VILLAGES-LABORATOIRES AU BÉNIN p. 21

.
. .

1ère MISSIOND'APPUI: 4-16 octobre 1993 2ème MISSIOND'APPUI: 29 juillet

- 12 août

1994

RECHERCHE AGRONOMIQUE ET INGÉNIERIE SOCIALE: À propos de la recherche CIRAD-ORSTOM sur l'épuisement des sols du Sud-Togo.

Guy BELLONCLE IN MEMORIAM: Henri DESROCHE

................

p. l

INTRODUCTION

L'essentiel de ce numéro IV est consacré à un gros dossier sur une expérience actuellement en cours au Bénin sous l'égide de l'association internationale SASAKAWA GLOBAL2000. Cette association a non seulement prévu le financement de la formation des cadres du Projet mais - habitude peu commune - la possibilité pour les directeurs de thèse d'effectuer des missions d'appui régulières auprès des étudiants qu'ils ont en charge. C'est ainsi que j'ai déjà pu par deux fois me rendre en mission d'appui auprès de Bernardin GLEHOUENOU chargé au sein du Projet de tout ce qui concerne la participation et l'organisation des 'paysans. C'est le journal que j'ai tenu à cette double occasion et les rapports de synthèse finaux que j'ai regroupés ici, avec l'intention de montrer ce qu'est le travail au quotidien d'un ingénieur social. J'ai également pensé utile d'y joindre un bref article rédigé sur place dans les conditions qui sont décrites ciaprès. Ai-je besoin d'ajouter que je souhaite vivement recevoir le plus grand nombre de réactions possibles des lecteurs de la revue... y compris ceux que ce type de littérature a le don d'agacer. Je crois en effet que c'est à travers la confrontation de nos pratiques personnelles - et non pas seulement à travers des débats théoriques - que l'anthropologie appliquée et l'ingénierie sociale ont des chances de progresser. Quant à l'article qui ouvre ce numéro nous le devons à Anne-Marie HOCHET, consultante (particulièrement !) indépendante, à laquelle on devait déjà "Les paysans d'Afrique de l'Ouest: ces "ignorants" efficaces" (L'Harmattan, 1985) et qui vient de publier chez le même auteur "Développement rural et méthodes participatives en Afrique. La Recherche-Action-Développement: une
I

écoute,

un engagement,

une pratique"

1.

Disons qu'il s'agit là pour nous d'une contribution intéressante à l'ingénierie sociale appliquée au développement... même si l'auteur n'aime guère ce label. G.B.

1 L'Harmattan, collection Alternatives paysannes. Paris, 1995, 208 p. n

LES PROJETS DE DÉVELOPPEMENT: CHOSE DU BAILLEUR DE FONDS OU CRÉATION DES ACTEURS

CONCERNÉS? Nous limiterons notre étude ici aux phases d'identification et de programmation d'un projet. Pour ce qui est de la conduite du projet lui-même, nous renvoyons le lecteur à notre ouvrage intitulé "Développement rural et méthodes participatives en Afrique. La Recherche-ActionDéveloppement: une écoute, un engagement, une pratique" .
Les portes d'entrée des bailleurs de fonds.

Il Y a la politique étrangère des Pays receveurs mettant ces pays en contact avec les pays "donneurs". Les pays dits" avancés" doivent asseoir leurs bases à l'étranger, les consolider, jouer à la fois sur l'histoire passée, la dette morale, et sur les relations économiques en cours - toujours susceptibles d'amélioration -. Leur politique étrangère est marquée par le souci d'être les interlocuteurs privilégiés d'un pays sur le plan des échanges économiques - toujours inégaux - et le souci de se ménager des bases stratégiques. En dernier ressort aussi, celui de se "dédouaner" vis-à-vis de l'opinion internationale et de manifester son influence. Les pays "donateurs" (ou multiplicateurs de dettes !) se réunissent, se regroupent... et en même temps font bloc devant les pays du Tiers-Monde qui sont tenus aux mêmes contraintes de politique générale. Les organismes bailleurs de fonds dépendent ainsi directement de structures politiques aussi déterminantes que changeantes. Lors des tables rondes, les pays aidés demeurent les pays minoritaires en poids dans la mesure où, s'ils y font entendre leurs voix, les décisions financières leur échappent. Les organismes de coopération et les bailleurs de fonds sont donc tenus de respecter les consignes politiques de leur pays ou des pays qui les ont mandatés. 1

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