Vers une société responsable

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En termes provocants, cet essai pose la question de la place de l'Afrique et de la culture africaine dans le monde globalisé du XXIè siècle qui commence et propose aux africains d'instaurer, ici et maintenant, une société dans laquelle chaque individu répondrait de ses actes.

Publié le : dimanche 1 février 2009
Lecture(s) : 208
EAN13 : 9782296223387
Nombre de pages : 95
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Vers une société responsable
Le cas de l' 1frjque

@ L'Harmattan,

2009

5-7, rue de l'Ecole polytechnique; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan 1@wanadoo.fr ISBN: 978-2-296-08155-0 EAN: 9782296081550

Daniel Etounga-Manguelle

Vers une société

responsable

Le cas de r Aftique

L' Harmattan

SOMMAIRE
Remerciements 7 Avant-propos 9 Chapitre I Etre responsable, c'est quoi ? 17 Chapitre II De quoi les Africains se sentent-ils responsables aujourd'hui? 27 (i) De la traite négrière 28 (ii) De la colonisation et des indépendances formelles32 (iii) De la détérioration des termes de l'échange 39 ivy De la dette, de la corruption et de la faillite économique des Etats .4 v) Du Titanic sénégalais et du micro-Tchernobyl ivoirien 50 (vi) De l'échec des politiques africaines d'intégrationS7 Chapitre III Pourquoi, dans une société organisée, faut-il être responsable? 67 Chapitre IV Pourquoi l'Europe reste un paradis? Pourquoi l'Afrique désespère ses enfants? 75 Chapitre V Que faire? 81 Epilogue Manifeste de l'homme africain 87 Bibliographie 89

Remerciements Je me dois de remercier tout particulièrement mon épouse, Josiane, pour la précieuse collaboration qu'elle a apportée à la publication de ce document dont elle a saisi et

corrigé le texte manuscrit - Sans son perfectionnisme et sa
constante disponibilité, ce travail n'aurait pas pu aboutir. « We cannot afford to forget that public order, personal security, economic and social progress, and prosperity are not the natural order of things, that they depend on ceaseless effort and attention Jrom an honest and effective government that the people must elect ». Lee KUAN YEW Former Prime Minister oj Singapore (From Third World tofirst) «Notre peuple n'a pas confiance en lui-même. Il ne croit pas à sa capacité créatrice. Il ne croit pas à ses dirigeants parce que les lois votées et promulguées ne sont jamais respectées. Ceux qui les votent et ceux qui les promulguent sont les premiers à les violer ostensiblement >J.
Christian Cardinal TUMI

Avant-propos Qui a tué Davy Moore? Qui est responsable et pourquoi est-il mort? C'est au cours de l'été de l'an de grâce 1966 - il y a très exactement quarante et un ans - que j'ai entendu fredonner cet air pour la première fois. Le refrain est encore aujourd'hui gravé dans ma mémoire et, j'en suis sûr, dans celle de nombreux jeunes gens de cette lointaine époque. Sur des paroles fortes de Bob Dylan, égérie de ces années d'avant « mai 68 », le guitariste Graeme Allwright venait d'adapter, dans son troisième album, «Jour de clarté », cette chanson dont le premier couplet sonne encore comme le signe de ralliement d'une jeunesse éprise d'humanisme. Un humanisme fait de révolte contre l'injustice sociale et de lutte contre la domination des impérialismes de tous bords. Le compositeur, débarqué de sa Nouvelle Zélande natale en 1948, débute dans la chanson après la quarantaine, un peu comme on entre en religion et ne la quittera plus. Le refrain lancinant de cette chanson «engagée », comme on disait en ce temps-là, aurait pu être le titre de cet essai, tant il est, à mes yeux, emblématique de la quête permanente de responsabilité qui rythme, depuis des siècles, la vie des sociétés occidentales développées. Mais, afin peutêtre de mieux enraciner mon propos, il m'a semblé préférable de recourir à une formule interrogative typiquement africaine, qui sous-tend la même quête de responsabilité. «Le mort doit-il quelque chose à quelqu'un? » est, en effet, la question rituelle que l'on pose dans certaines régions d'Afrique, notamment sur les hauts plateaux de l'Ouest camerounais, en pays Bamiléké, où se pratiquent l'exhumation et le culte des

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