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Vies antérieures, histoires d’aujourd’hui

De
116 pages
Explorez la réincarnation et guérissez votre âme
Voyez comme le passé ressurgit sous la forme de signes et de synchronicités, d’impressions
enfantines, de rêves et de souvenirs, et même de glissements spontanés dans l’expérience de
la conscience et du temps. Riche d’exercices éprouvés, Vies antérieures, histoires d’aujourd’hui vous invite à explorer vos existences passées et à exploiter ces apprentissages pour atteindre l’épanouissement dans votre incarnation actuelle.
Suivez l’auteure Judith Marshall, qui vous aidera à remonter le temps en vous offrant un éventail de techniques pour explorer vos vies antérieures et comprendre les éléments qui se manifestent à vous. À l’aide d’exemples tirés de ses propres révélations, Judith nous montre combien la découverte de nos existences passées est porteuse de lumière et de guérison.
Détentrice d’un baccalauréat en histoire et d’une maîtrise en linguistique, Judith Marshall voue une passion éternelle pour le paranormal. Depuis plus de 25 ans, ses propres incursions dans le monde des esprits nourrissent ses recherches en métaphysique spirituelle. Elle vit à Salem, dans le Massachusetts.
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Copyright©2014JudithMarshall Titre original anglais : Past Lives Present Stories opyright © 2017 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec Llewellyn Publications, Woodbury, MN, www.llewellyn.com Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Marianne Champagne Révision linguistique : Daniel Picard rrection d’épreuves : Nancy Coulombe, Féminin pluriel Conception de la couverture : Amélie Bourbonnais Sureault Photo de la couverture : © Thinkstock Mise en pages : Sébastien Michaud papier 978-2-89767-784-8 PDF numérique 978-2-89767-785-5 ISBNePub 978-2-89767-786-2 Première impression : 2017 Dépô légal : 2017 nationales du Québec Bibliothèque et ArchivesCanada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes (Québec) J3X 1P7, Canada phone : 450 929-0296 Télécopieur : 450 929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Imprimé auCanada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres— Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Marshall, Judith, 1968-[Past lives, present stories. Français] Vies antérieures, histoires d’aujourd’hui : guérison et sagesse par les existences passées Traduction de : Past lives, present stories. ISBN 978-2-89767-784-8 1. Réincarnation. 2. Marshall, Judith, 1968- - Anecdotes. I. Titre. II. Titre : Past lives, present stories. Français. BL515.M3714 2017133.901’35 C2017-940027-4 Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99
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INTRODUCTION
urant l’été 1993, j’ai passé quelques heures à Plymouth, en Angleterre. Tandis que je D flânais dans les rues pavées du quartier médiéval, une impression de déjà-vu m’a soudain envahie. Une rue en particulier m’a fait une forte impression : c’était comme si j’en connaissais les moindres recoins avant qu’ils ne se profilent devant moi. Peu après, je me suis retrouvée aux portes d’un jardin élisabéthain, et une irrépressible envie de le visiter est montée en moi. Un panneau en bloquait l’entrée : « Fermé pour entretien ». Terriblement déçue, j’ai fait demi-tour pour m’en aller. — Puis-je vous aider, mademoiselle ? m’a demandé une voix grave. J’ai fait volte-face. Un ouvrier vêtu de blanc se tenait sur le seuil du passage voûté. Tout indiquait dans son apparence qu’il était peintre ; pourtant, je ne pouvais pas m’expliquer le mystère de son apparition si subite et silencieuse. — Je… Je ne suis ici que pour quelques heures, ai-je bégayé, et j’espérais visiter le jardin. Mais je vois qu’il est fermé. — Vous êtes Américaine, a dit l’employé. Ce n’était pas une question. — Oui. — Et vous êtes seule ? — Aussi seule qu’on puisse l’être. L’homme a regardé à droite et à gauche, puis il a déplacé le panneau. — Alors entrez, juste un moment. Tout en foulant le sol du passage, je me suis demandé si je n’allais pas lui attirer des ennuis et, spontanément, je me suis tournée vers lui pour le remercier. Mais il avait disparu. — Qu’est-ce que…, ai-je commencé à dire en posant les mains sur mes hanches. Vas-y, m’a lancé une voix intérieure.Regarde autour de toi. Tu es censée être ici. J’ai haussé les épaules et je suis entrée dans le jardin. Arrivée au centre, je me suis arrêtée. Une étrange sensation, entre la prémonition et l’émerveillement, s’est emparée de moi. Étourdie, j’ai cherché des yeux un banc sur lequel m’asseoir. Puis, en un éclair, je me suis retrouvée en pleine nuit. L’odeur marquée du fumier et le parfum des roses s’entremêlaient dans l’air. Au-delà du refuge que me procurait un mur d’herbes et de haies, j’entendais les sabots des chevaux résonner sur la pierre. J’entendais des rires entrecoupés de cris. Et boum ! J’étais subitement de retour en plein jour dans le moment présent. J’ai pris une grande inspiration, j’ai retrouvé mes esprits et j’ai balayé les lieux du regard, pleinement consciente de ce qui « devait être là » et de ce qui ne devait pas y être. La pierre élisabéthaine et les voûtes taillées à la main appartenaient au lieu, alors que les bâtiments modernes contrastaient dans l’ensemble. ~ Avez-vous, vous-même ou quelqu’un que vous connaissez, déjà vécu une expérience semblable ? Vous est-il arrivé de visiter un endroit pour la première fois et d’éprouver le sentiment diffus d’y être déjà venu ? Avez-vous ressenti un lien immédiat avec un parfait inconnu, que ce lien soit positif ou négatif ? Avez-vous fait des rêves qui paraissaient trop réels pour n’être qu’un
kaléidoscope imaginaire ? Ou encore, avez-vous des souvenirs bien précis qui, vous le savez, remontent à une autre époque et à d’autres lieux ? La croyance en la réincarnation est fondamentale dans nombre de traditions philosophiques et spirituelles, comme dans l’hindouisme, le bouddhisme, le jaïnisme, le sikhisme et le taoïsme. Elle avait sa place parmi les Grecs de l’antiquité comme parmi les Celtes, figurant aussi dans la mythologie scandinave et les traditions inuites. La réincarnation est aussi évoquée dans les textes cabalistiques et les premiers écrits chrétiens, perdurant par ailleurs dans le judaïsme orthodoxe et le gnosticisme moderne. Dans la nature, il suffit d’observer le rythme des saisons et le fait scientifique que l’énergie n’est ni créée ni détruite : elle change simplement de forme, pas seulement une fois, mais un nombre incalculable de fois, à l’infini. La liste de personnages célèbres qui ont cru en la réincarnation est longue et diversifiée : Pythagore, Socrate, saint Grégoire, Benjamin Franklin, Léon Tolstoï, Mark Twain, Walt Whitman, Ralph Waldo Emerson, Henry Ford et le général Patton, pour n’en citer que quelques-uns. Si ces personnalités m’inspirent le respect, ce n’est pas à elles que je dois mes convictions sur le sujet, mais à ma propre expérience. Qu’elle se manifeste à moi parfois par des images et des sons ou invariablement par des sensations, une intuition et un clairsavoir (une certitude intérieure), je suis depuis toujours sensible à l’expression de la réincarnation. Presque tous les médiums professionnels que j’ai rencontrés m’ont dit que j’avais été écrivaine dans plusieurs vies antérieures. C’est peut-être pour cela que j’ai rédigé ma première histoire à l’âge de trois ans. Les histoires courtes sont devenues des chapitres et, bien vite, j’écrivais des scénarios détaillés pour mes poupées promues au rang d’actrices. J’étais amoureuse de la langue, et il n’y avait qu’une seule chose que je voulais être quand je serais grande : une artisane des mots. Ce désir a toujours été fort, même lorsque je me préparais pour ma première communion au sein de l’Église catholique. — Comment peux-tu transmettre aux autres l’amour de Dieu ? m’ont demandé les religieuses. Ma réponse a été immédiate. — En écrivant des histoires, ai-je dit spontanément. e Plus de 30 ans plus tard, lorsque j’ai appris que j’étais au XVIII siècle une religieuse qui écrivait dans ce but-là précisément, j’ai compris que ma réponse instinctive avait en fait tout son sens. Et il semblerait que je sois revenue au monde dans ma vie actuelle motivée par un objectif similaire. Ce lien intuitif avec les mots est là depuis toujours, et c’est entre autres par les mots que je reçois et décode la guidance spirituelle, en particulier pour ce qui est des détails sur mes vies passées. Un flot d’information me parvient par l’entremise des mots, de leur sonorité ou de leur apparence sur la page blanche. Les réactions viscérales et la connaissance infuse me révèlent des associations que je n’aurais pas forcément faites autrement. Les rêves marquants et détaillés, qui ont souvent toutes les caractéristiques d’un voyage astral, sont pour moi une autre source d’information spirituelle. J’ai appris beaucoup de choses sur mes vies antérieures dans mes rêves. Même si je n’ai pas retracé toutes ces existences, je suis sûre qu’elles se révéleront à moi en temps voulu, comme des bribes d’information. Mais je dois me poser la question : étais-je vraiment ces autres personnes ou est-ce que je ne faisais que puiser dans l’énergie ou la conscience qui les habitaient autrefois ? Chaque souvenir et chaque événement m’ont semblé incroyablement personnels, mais je n’écarte pas d’autres possibilités. Parmi ces vies antérieures qui se sont révélées à moi, il y a des gens qui ont fait l’histoire. Mon ego peine à accepter l’idée que j’aie pu être l’une ou l’autre de ces personnalités. Pourtant,
j’entends dans mon for intérieur une voix calme qui murmure :N’aie pas peur. Lorsque Dieu et toi avez conçu le plan de servir l’humanité par l’écriture, c’était dans l’intention de diffuser un message spirituel et de révéler l’amour divin dans toute sa splendeur infinie. Tu étais appelée à glaner les preuves de tes autres vies et, pour cela, tu devais incarner quelques personnages célèbres dans les traces desquelles tu allais trouver ton chemin. Je ne suis pas une médium professionnelle ; toutefois, j’ai fait des recherches sur la réincarnation et j’ai acquis suffisamment d’expérience — confirmée par des médiums, des spécialistes de la canalisation et d’autres experts doués d’une conscience psychique — pour dire que j’en sais quelque chose. Si bien qu’à l’âge de 46 ans, je peux transmettre ce que j’ai appris et encourager d’autres personnes à explorer dans leurs propres vies l’évidence du cosmos, de l’immortalité et du lien commun que nous avons le privilège de partager. L’information, les exemples et les exercices présentés dans les pages suivantes vous aideront dans cette exploration. Soyez prêt : vous allez en apprendre davantage sur vous-même, élargir votre conscience et faire grandir votre âme plus encore que vous ne pouviez l’imaginer. Les indices de vos vies passées vous mèneront bel et bien quelque part. Il n’y a pas de fumée sans feu. Les signes, les synchronicités, les rêves, les souvenirs et les réactions instinctives que suscitent en nous certaines personnes ou certains lieux sont comme une carte routière qui nous ramène à la maison… à tout ce que nous avons été et à tout ce que nous sommes appelés à être.
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LA RÉINCARNATION : LE SPORT EXTRÊME DE L’ÂME
’Au-delà, ce que certains appelleraient le « paradis », est l’utopie à laquelle nous aspirons L dans notre vie terrestre et quotidienne. Notre euphorie est sans limites. Notre esprit libre comme l’air est un cœur à prendre. L’amour et la lumière de Dieu animent chacun d’entre nous. (Bien que j’aie recours au mot « Dieu » pour désigner l’Intelligence universelle, n’hésitez pas à le remplacer par le terme que vous préférez.) Pourtant, nous choisissons de ne pas rester dans cet état de félicité et d’abaisser nos vibrations pour habiter un monde tridimensionnel chaotique où les manifestations sont reportées à plus tard, confinés que nous sommes dans un corps restrictif qui connaît la douleur et la limitation. Sans aucun doute, le plan physique est le sport extrême par excellence des humains, et il n’est pas pour les cœurs sensibles ! On ne peut que s’interroger sans comprendre : pourquoi faisons-nous ce choix ? Non pas seulement une fois, mais un nombre incalculable de fois. Qu’est-ce que notre âme, au nom de Dieu, et de son image, cherche donc ainsi à accomplir ?
UNE DÉFINITION DE L’ÂME
Avant tout, tentons de définir ce qu’est l’âme. C’est l’énergie et le savoir de Dieu en miniature. C’est la conscience pure, immortelle et divine. Elle n’est pas contenue dans le corps humain : c’est l’âme qui contient ce dernier. Votre âme est à la fois en vous et hors de vous, en tout temps, tout comme l’âme de Dieu — ce que Ralph Waldo Emerson appelait « la Surâme » et ce qui s’appelle « la Force » dans la saga deStar Wars — contient l’univers, qui coule dans et autour de tout ce qui existe.
POURQUOI LA RÉINCARNATION ?
L’âme n’a pas plus grand désir que de se connaître dans l’expérience. Elle génère nombre de personnalités ou existences « imparfaites » dans le monde physique afin d’apprendre à se connaître dans la perfection et de vivre l’unicité avec les autres comme avec Dieu. Dans l’espace d’une existence donnée, la personnalité fait ses apprentissages ; la moindre expérience s’imprime dans la mémoire de l’âme et se trouve entreposée dans les archives akashiques, qui rassemblent toute l’information de l’univers, l’histoire et l’expérience universelle. Nos âmes se créent, se cocréent et se recréent dans chacune de toutes nos incarnations.
LE TEMPS
Les scientifiques commencent à comprendre que la perception humaine du temps, selon laquelle il s’écoule du passé au présent vers l’avenir, est une illusion, un mirage formidable et convaincant qui n’en est pas moins trompeur. Le temps et tous les temps existent dans « le présent éternel », c’est-à-dire que tous les événements passés, présents et à venir surviennent en ce moment même. Votre âme est en fait simultanément dans et autour de toutes vos incarnations, et vos existences prétendument passées et à venir sont en fait simultanées. S’il vous est déjà arrivé de sentir les émotions et les souvenirs d’une autre vie s’infiltrer dans votre présent, vous connaissez par expérience cette vérité. Dans cette seule existence actuelle,
vous vivez à la fois votre passé, votre présent et votre avenir. Mes enfants eux-mêmes se sont arrêtés plusieurs fois dans leurs activités pour m’annoncer qu’ils avaient vu des événements « passés » de ma vie actuelle (des faits qu’ils n’avaient pas vus « la première fois » et qu’ils n’avaient aucun moyen de connaître) se « rejouer » à l’endroit même où ils s’étaient produits originellement. Nous avons tendance à voir dans ces moments des échos énergétiques, comme des apparitions résiduelles dans le champ de l’investigation paranormale. Mais lorsque tous les temps se fondent ensemble, un nouveau tableau apparaît. Même nos prémonitions révèlent la perception de quelque chose qui est en train de se produire en ce moment même, notre être futur nous aidant dans le présent. Dans le cas d’une prémonition personnelle, qui ne concerne que vous ou quelqu’un que vous connaissez, vous pouvez altérer l’issue des événements en modifiant vos actions « présentes » pour créer une nouvelle version de l’avenir. Les prémonitions à plus grande échelle, celles qui concernent de nombreuses personnes, peuvent aussi inspirer une issue différente ; toutefois, plus il y aura de gens impliqués, plus le défi de changer le cours des choses sera grand. Puisque le présent est le seul temps qui existe, vous n’avez pas à faire quoi que ce soit ou à croire quoi que ce soit pour atteindre l’immortalité. Vous êtes déjà immortel, du simple fait que vous existiez. Il ne peut en être autrement, puisque vous êtes ici maintenant et que le présent renferme l’éternité tout entière. Bien sûr, dans notre réalité physique et relative, le temps existe, et nous pensons l’existence en fonction du passé, du présent et de l’avenir. C’est là que le karma entre en scène.
LE KARMA
Karmaest un mot sanscrit qui signifie « acte » ou « action », et ces actions mettent en branle la loi universelle de cause à effet (action et réaction). Autrement dit, on récolte ce que l’on sème. En définitive, nos pensées, nos paroles et nos actes sont motivés soit par l’amour, soit par la peur. Lorsque c’est l’amour qui guide nos choix, nous cultivons le bon karma. Nous émettons une énergie positive, et l’univers nous envoie de l’énergie positive. Lorsque nos actions sont gouvernées par la peur, les problèmes apparaissent. Si nous nous agrippons à cette peur, nous risquons de rester coincés dans un cercle vicieux de souffrance et de désespoir. Mais la loi de cause à effet n’est pas l’outil de la revanche ou de la punition : c’est une loi insufflée d’amour qui nous encourage à nous libérer de nos peurs et à faire un meilleur choix la fois d’après… dans cette vie comme dans nos vies futures. Par exemple, un agresseur d’enfants dans une vie pourra choisir de venir en aide aux enfants dans une autre. Si vous souhaitez faire de meilleurs choix, fiez-vous à votre instinct. L’intelligence innée de votre corps est liée à votre intuition, laquelle est en communication directe avec votre âme. Parce que celle-ci a la connaissance de votre passé, de votre présent et de votre avenir potentiel, elle vous guidera dans la bonne direction. Si vos tripes, ou votre instinct, ne peuvent pas digérer une pensée en particulier, laissez-la aller et remplacez-la par une pensée nouvelle, plus positive. Si vous avez l’estomac à l’envers ou le cœur lourd en repensant à quelque chose que vous avez dit ou fait, admettez-le, pardonnez à vous-même et prenez la décision de faire mieux la prochaine fois. Ainsi, vous créerez de meilleurs « effets » pour votre être présent et futur. Avant de naître, nous établissons un contrat spirituel avec d’autres êtres que nous avons connus dans des vies antérieures. Souvent, de tels contrats engendrent en quelque sorte un « paiement en nature ». Par exemple, j’ai guéri dans une vie passée un chiropraticien qui m’a aidée à guérir dans ma vie actuelle. Le paiement karmique peut aussi prendre la forme d’un bienfait exceptionnel. Dans ce cas, une énergie positive et pleine d’amour — qui s’accumule durant des jours, des semaines et même des siècles entiers — cible un seul point de convergence et crée un miracle.
J’ai vécu un tel bienfait à l’âge de 28 ans. Six mois auparavant, on m’avait diagnostiqué des contusions pleurales sur la paroi thoracique, et le simple fait de respirer était pour moi un supplice. Même guérie, je n’avais pas retrouvé toute ma forme : un simple rhume se transformait en bronchite du jour au lendemain. Mes parents et moi sommes partis en voyage au Pays de Galles, et j’ai attrapé un rhume durant le vol. Deux jours après notre arrivée, j’avais perdu presque une octave de voix, et le moindre accès de toux me brûlait la poitrine. Mon père s’était quant à lui blessé au genou juste avant de partir, si bien qu’au bout de deux jours à monter et descendre les escaliers des châteaux que nous visitions, il avait mal. De toute évidence, nous commencions nos vacances du mauvais pied. Séjournant un soir dans un gîte touristique du Pembrokeshire, mon père et moi avons dormi d’un sommeil profond. Ma mère, par contre, a passé une nuit agitée, s’inquiétant pour ma santé et craignant que je ne guérisse jamais complètement de mes douleurs pulmonaires. Toute la nuit, allongée sur le lit, elle a prié pour ma guérison et, en fin de compte, pour ma vie. Ignorant tout de sa longue veille, je me suis réveillée le lendemain matin avec une vision fugace de ma mère dans une autre vie : c’était une religieuse, agenouillée sur un sol en pierre froid, les mains unies dans un geste de prière. Perplexe, j’ai balayé cette image de mon esprit et je suis allée à la salle de bain, sans cesser de tousser. Alors que nous nous apprêtions à visiter la cathédrale Saint-David, mon père et moi ne savions toujours rien des ferventes prières de ma mère. Toutefois, j’avais pleinement conscience que nous approchions d’un lieu de pèlerinage et de guérison miraculeuse, pour les païens autant que pour les chrétiens, un carrefour important à l’intersection de plusieurs lignes de Ley, c’est-à-dire des alignements de sites sacrés. Une fois à l’intérieur de la cathédrale, mon père est parti de son côté explorer l’édifice. Ma mère et moi sommes restées dans la nef ; je me suis éloignée quelque peu afin d’admirer au-dessus de moi ce qui m’apparaissait comme une énorme machine à remonter le temps jusqu’au haut Moyen Âge. Avec sa pierre ciselée, ses grandes arches arrondies et son plafond de bois richement travaillé, la cathédrale était un chef-d’œuvre de l’architecture romane. Tout à coup, j’ai senti une vague de chaleur m’envahir et j’ai eu la chair de poule. L’instant d’après, j’ai senti quelque chose me tirer vers le bas, littéralement, comme pour m’enraciner à l’endroit même où je me trouvais. Je suis restée debout sans bouger, comme paralysée par cette étrange succion. — Jude, est-ce que tout va bien ? a demandé ma mère accourue près de moi. Tu es blême. Sans être sûre d’y parvenir, j’ai soudain pu remuer les pieds. Je me suis laissée tomber sur le premier banc venu. Peu à peu, j’ai retrouvé mon état normal. Mais le sentiment que quelque chose de puissant s’était produit ne m’a pas quittée. Lorsque nous avons rejoint mon père, il a dit avoir éprouvé une étrange sensation de chaleur dans son genou droit. Alors, j’ai su : lui et moi avions été guéris. Le soir venu, nous nous sentions remarquablement mieux, et le lendemain matin, j’étais en pleine forme. Depuis ce jour, je n’ai plus jamais eu le moindre problème pulmonaire. Je crois que ce « miracle » a été le fruit des prières de ma mère, mais aussi qu’il constituait un paiement karmique dû depuis longtemps, depuis que dans une vie passée vécue au Pays de Galles, mes parents et moi avions aidé d’autres personnes et cru pleinement aux pouvoirs du site de Saint-David.
LES RETOMBÉES DE L’EXPLORATION
Les raisons qui vous pousseront à explorer d’autres existences seront personnelles et sans doute confidentielles. Même si la curiosité seule vous motive, vous avez tout à gagner. La guérison et la compréhension sont deux des bénéfices les plus tangibles de cette exploration. Voyons cela de plus près.
La guérison
Vous avez peut-être des signes physiques de traumas subis dans une autre vie, ou peut-être pas ; toutefois, il existe de nombreux cas prouvés de la chose. Une douleur inexplicable, des troubles chroniques, des difformités et même des marques de naissance peuvent avoir pour cause des événements extrêmement pénibles — de la torture à la blessure mortelle — vécus dans une vie antérieure. r Le D Ian Stevenson (1918-2007), psychiatre et directeur des études sur la perception à la Faculté de médecine de l’Université de Virginie, s’est fait connaître dans le monde entier par ses recherches sur la réincarnation. Ses travaux avec les enfants qui se souvenaient de vies passées nous ont valu des confirmations remarquables sur le phénomène. Certains enfants qui disaient avoir connu une mort violente dans une vie antérieure avaient des marques de naissance à l’endroit même où ils avaient subi une blessure mortelle. L’un d’entre eux qui se rappelait avoir succombé à un coup de feu à la tête avait des marques de naissance correspondant au point d’entrée et de sortie du projectile. Des difformités et des appendices manquants renvoyaient aussi chez d’autres à certaines blessures du passé. Le fait de mettre au jour certains événements spécifiques de nos vies antérieures favorise souvent la guérison. Le célèbre guérisseur et médium Edgar Cayce (18 mars 1877 – 3 janvier 1945) a procédé à plus de 14 000 lectures, dont 1 920 étaient des « lectures de vie » qui retraçaient des problèmes issus de vies antérieures et affectant l’état de santé physique, mental e rs et émotionnel de ses clients dans leur vie du XX siècle. Aujourd’hui, les D Brian Weiss et Bruce Goldberg sont à l’avant-garde de la recherche sur les vies antérieures et la thérapie régressive. J’entretiens depuis 16 ans une relation amour-haine avec ma région lombaire, et je suis persuadée que l’origine de mes soucis remonte à une vie antérieure. Le problème, dans ma vie d’aujourd’hui, a commencé par un après-midi alors que je venais tout juste de fêter mes 30 ans. J’étais assise en tailleur par terre dans ma chambre, penchée sur mon ordinateur portable, plongée dans mon travail d’écriture. Je ne me doutais pas que huit heures s’étaient écoulées sans que j’aie tenté de me relever. J’ai senti la douleur fuser dans le bas de mon dos avec une intensité que je n’aurais jamais crue possible. Rester aussi longtemps courbé sur soi était l’une des pires choses à faire pour le dos, allai-je apprendre plus tard. Ma besogne de huit heures — ou mon tour de force, me direz-vous — m’a valu le renflement de deux disques intervertébraux et une poche de tissu cicatriciel. Le temps est assurément relatif, parce que les deux mois qui ont suivi se sont écoulés on ne peut plus lentement. Mon mal de dos empirait et, dans la mesure où il y avait des disques atteints, m’asseoir était une vraie torture. Si le problème s’est partiellement résorbé, il m’a valu quelques années plus tard une douleur pelvienne qui a longtemps perduré. Dans les pires moments, j’avais l’impression de sentir un couteau s’enfoncer et se tordre dans mon ovaire gauche, dans mon utérus, dans ma vessie et mon urètre ; le reste du temps, je ressentais comme des piqûres d’épingle constantes et sans merci dans cette même zone. Bien que j’aie rencontré de nombreux spécialistes, passé une batterie de tests et subi une exploration chirurgicale, je suis restée un mystère médical durant 10 mois marqués par d’atroces douleurs. Avec le recul, je me rends compte que ces deux événements étaient les indices d’une vie e antérieure dans l’Angleterre du XVII siècle, durant laquelle je m’étais trouvée accusée de sorcellerie et torturée par celui qui s’autoproclamait « chasseur de sorcières en chef », Matthew Hopkins. À défaut de trouver sur le corps des accusées la « marque du démon », il les forçait souvent à s’asseoir jambes croisées sur une table ou sur un tabouret avant de les ligoter et de les laisser ainsi souffrir parfois pendant 24 heures. En outre, lorsque ses petits camarades et lui examinaient ces femmes à la recherche d’une signature diabolique sur leur corps, ils les