Vies interdites

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L’auteur découvre l’antisémitisme très tôt quand à l’école une bande de filles commence une ronde autour d’elle en chantant : "Ah la juive! Ah la juive!" Qu’est-ce que j'ai fait? Pourquoi elles me rejettent ? se demande-t-elle. Six ans plus tard, c’est la défaite, l’Occupation et bientôt la chasse aux juifs. Le père de Mireille fait confiance à Pétain et aux lois. En dépit des signaux d’alarme, il ne peut pas croire que la vie des siens est menacée. Préfacé par Lucie Aubrac qui fut le professeur de Mireille, "Vies interdites" restitue le climat et les divers comportements des Français sous l’Occupation. La famille de Mireille n'est pas sortie indemne du grand massacre perpétré par les nazis et leurs nombreux complices.
Publié le : jeudi 16 juin 2011
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EAN13 : 9782748163261
Nombre de pages : 259
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Vies interdites
Mireille Boccara
Vies interdites
COLLECTIONTÉMOIGNAGES DE LASHOAH
Le Manuscrit www.manuscrit.com
© Éditions Le Manuscrit, 2006 20, rue des Petits-Champs 75002 Paris Téléphone : 08 90 71 10 18 Télécopie : 01 48 07 50 10 www.manuscrit.com contact@manuscrit.comISBN : 2-7481-6327-3 (pour le fichier numérique) ISBN : 2-7481-6326-5 (pour le livre imprimé)
Présentation de la collection « Témoignages de la Shoah » de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah En lançant sa collection « Témoignages de la Shoah » avec les éditions Le Manuscrit, et grâce aux nouvelles technologies de communication, la Fondation souhaite conserver et transmettre vers un large public la mémoire des victimes et des témoins des années noires des persécutions antisémites, de 1933 à 1945. Aux nombreux ouvrages déjà parus, la Fondation espère ainsi ajouter les récits de celles et ceux dont les voix sont restées jusqu’ici sans écho : souvenirs souvent enfouis au plus profond des mémoires individuelles ou familiales, récits parfois écrits mais jamais diffusés, témoignages publiés au sortir de l’enfer des camps, mais disparus depuis trop longtemps des rayons des bibliothèques. Si quelqu’un seul ne peut décrire l’indicible, la multiplicité des récits peut s’en approcher. En tout cas, c’est l’objectif que s’assigne cette collection à laquelle la Fondation, grâce à son Comité de lecture composé d’historiens et de témoins, apporte sa caution morale et historique. Face à une actualité où l’instrumentalisation des conflits divers tend à obscurcir, confondre et banaliser ce que fut la Shoah, cette collection permettra aux lecteurs, chercheurs et étudiants de mesurer la spécificité d’une persécution extrême dont les uns furent acteurs, les autres complices, et face à laquelle certains restèrent indifférents et les autres héroïques. Puissent ces ouvrages inspirer à leurs lecteurs le rejet de l’antisémitisme et de toute autre forme d’exclusion, et l’esprit de fraternité. Pour plus de renseignements, consultez le site Internet de la FMS : www.fondationshoah.org
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Comité de lecture de la collection Président : Serge Klarsfeld Membres : Isabelle Choko, Olivier Coquard, Gérard Gobitz,  Katy Hazan (OSE), Dominique Missika,  Denis Peschanski, Paul Schaffer Responsable de la collection : Philippe Weyl Dans la même collection Murmures denfants dans la nuit,de Rachel Chetrit-Benaudis. Auschwitz, le 16 mars 1945, d’Alex Mayer. Dernière Portesuivi de50 ans après, une journée à Auschwitz, de Claude Zlotzisty. À la vie ! Les enfants de Buchenwald, dushtetlà lOSE, de Katy Hazan et Éric Ghozlan. Jai eu douze ans à Bergen-Belsen, d’Albert Bigielman. Matricule A-16689. Souvenirs de déportation dun enfant de treize ans (mai 1944 - mai 1945), de Claude Hirsch. Jamais je naurai quatorze ans, de François Lecomte. Sali, de Salomon Malmed. Journal dun interné. Compiègne, Drancy, Pithiviers. 12 décembre 1941 -23 septembre 1942.Journal(volume I).Souvenirs et lettres(volume II), de Benjamin Schatzman. Trois mois dura notre bonheur. Mémoires 1943-1944, de Jacques Salon. Retour dAuschwitz. Souvenirs du déporté 174949, de Guy Kohen. Le Camp de la mort lente, Compiègne 1941-1942, de Jean-Jacques Bernard. Mille jours de la vie dun déporté qui a eu de la chance, de Théodore Woda. Évadée du VéldHiv’, d’Anna Traube. Journal de route, 14 mars-9 mai 1945, de Jean Oppenheimer. Mes vingt ans à l’OSE, 1941-1961, de Jenny Masour-Ratner. J’avais promis à ma mère que je reviendrai, de Moniek Baumzecer. Aux frontières de l’espoir, de Georges Loinger et Katy Hazan. De Drancy à Bergen-Belsen 1944-1945. Souvenirs rassemblés d’un enfant déporté,  de Jacques Saurel. Entre les mots, de Thérèse Malachy-Krol. Le Sang et l’Or.Souvenirs de camps allemands, de Julien Unger. C’est leur histoire 1939-1943, d’André-Lilian Mossé et Réjane Mossé. Discours 2002-2007, de Simone Veil.
1928
1930 1933
1940
1942
M IR E I L LE B O C C A R A
BiographiedeMireille Boccara
28 avril : naissance de Mireille Boccara à Lyon. Ses parents, Elie Lalou et Inès Guetta, nés à Tunis, sont issus de familles livournaises dont les ancêtres vivaient en Espagne et au Portugal. Elie Lalou est négociant en tapis d’Orient.
Naissance de son frère Robert.
Naissance de son second frère Dario.
Mireille connaît une enfance voyageuse au rythme des affaires de son père. Le point fixe de la famille reste Lyon où elle suit ses études au lycée Edgar Quinet.
Défaite de la France, Occupation allemande, lois anti-juives de l’État français établi à Vichy. Lyon est en zone dite libre.
11 novembre : invasion de la zone libre. En dépit de la chasse aux juifs, Elie ne peut pas croire à la menace de la déportation.
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1943
1945
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1949 1952 1953
1958
1963
V IE S IN T E R D I T SB IO G R A P H IE D E M IR E I L LE B O C C A R A
20 novembre : il est arrêté avec son beau-frère, Armand Cohen. Membre du réseauBrutus, Armand est fusillé. Elie est interné à la prison du Fort de Montluc, transféré au camp de transit de Drancy puis déporté à Auschwitz-Birkenau (Haute-Silésie, Pologne) par le convoi n° 63 (17 décembre 1943). Après avoir fait la marche de la mort, il se trouve dans un état d’épuisement total le 3 avril 1945 à l’hôpital d’Opole (Pologne). Femmes et enfants échappent au filet nazi grâce à deux couples d’amis. Ils trouvent refuge à Lachapelle-sous-Chanéac (Ardèche). Mireille suit des cours par correspondance. À la Libération, retour à Lyon. Mireille reprend ses études en classe de seconde.
14 octobre : Mireille épouse Olivier Clément Cacoub et le suit à Paris.
Naissance de leur fils Alain.
Naissance de leur fille Dominique.
Juin : Olivier Clément Cacoub remporte le Premier Grand Prix de Rome d’Architecture. Pendant leur séjour à la Villa Médicis, ils voyagent en Italie, Tunisie, Grèce, Turquie, Hollande.
Mireille publieCroquis de Turquiedans « La Revue des deux mondes ». Suivent poèmes et nouvelles.
Ténébres un texte sur une Casterède pour la Brontë.
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musique de Jacques
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