Violence politique et traumatisme

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Cet ouvrage met en son centre les processus de survie et d'élaboration psychique chez des personnes et groupes traumatisés par des violences politiques. Cette problématique se décline en divers thèmes centrés sur le terrorisme, la torture, le génocide, les dispositifs créés en accueil à ces situations et, aux fins de déjouer une répétition à l'identique de telles violences, l'appel à la Justice, à la vérité, à la reconnaissance, à la réconciliation voire aux activités culturelles de création.
Publié le : samedi 1 juin 2013
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EAN13 : 9782296538900
Nombre de pages : 511
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Violence politique et traumatisme
Ja-Luc Bracklair, Marcla Crj  Ja Kiabl (dir.)
Processus d’élaboration et de création
adaciaemno-siditwwe.w
VIOLENCE POLITIQUE ET TRAUMATISME
PROCESSUS D’ÉLABORATION ET DE CRÉATION
Sous a t on : J an-Lu  a a ,Ma a o n o,  J anK na
                         1. P  o a t, L a u u u n ant t a n m ia ,  2005. 2. Mo a Na  tMatt u Nant u ,  u m mi . P u un n u ati u m ati u ,200 . 3. L v nVan ov , L tat ua . S i n n m t -ti u ,200 . 4. Ma oMa t n o, n aR a t  ass tto( s.), Immi a- ti n t int ati n n i u an n . tat a i ,2007. 5. an sRouss au , Classer ou collectionner ? Réconcilier scientifiques t ti nn u ,2007. . Pau  s, L t i u an a au     i . a i i a ia i u ,2007. 7. V an n tLau n T o s n( .), L ia u a u i ,200 . . P  o a t( .), R n nt a i n . nt ,  i n t u tu ,2009. 9. J an-Lou s u a s,M L ss  t stop M u , T i a itt atu . Un int u ti n ,2009. 10. a o n S ss  tJ an-P pp S , Le financement public  i i n t a a it n i u , 2010. 11. M n z( .), P u . n t t m t u ana t m n i n ia ,2010. 12. o n u  p ns, Pa i u in titu , pa a t . 13. Lu  a o, Société réflexive et pratiques de recherche ,2010. 14.Pau S va s( .), L a uati n a n i n uma in t  ia . R a u ,2011. 15. J an-Lu  a a , nn - st n  an a , stop Janss n, Sop To to ano( .), O t t an iti nn t t- i n. R a  i ,2011. 1 . an o sMo van, P u un n u i i u au t ta ita i m ,2012. 17. nn M -H n (sous a . ), Ma a i im . uti n  i iti , uti n m ti , u iti u u i u , 2012. 1 .Pau  s, L an a t-i i u a ai n uni a i it u tu ,2012. 19.V on u  M u ot, Un i t i n t i t m , 2012. 20.J an-Lou s u a s tPau S va s( .), Pu i n i n umain , 2013.
_ _ _ INTELLECTION21
VIOLENCE POLITIQUE ET TRAUMATISME
PROCESSUS D’ÉLABORATION ET DE CRÉATION
Sous a t on : J an-Lu  a a ,Ma a o n o,  J anK na
D/2013/4910/23 ISBN : 978-2-8061-0106-8
© Academia-L’Harmattan s.a. Grand’Place 29 B-1348 Louvain-la-Neuve
Tous o ts  p o u t onou a aptat onpa  u u p o  u   so t, s v spou touspa ssans auto sat on  t u ou s s a ants o t.
www.editions-academia.be
Introduction générale
Marcela C ornejo et Germán M orales
Histoire de l’ouvrage L’histoire de cet ouvrage en dit long sur la manière de travailler en cas de violence traumatique, tout en cherchant à réfléchir et à confronter des expériences qui émergent de divers contextes. Voici l’histoire de cet ouvrage. Dans le cadre d’échanges académiques et d’une coopération internationale entre l’Europe, l’Afrique et l’Amérique latine, des chercheurs universitaires ont voulu créer une plate-forme de dialogue qui réunirait un ensemble d’expériences et de personnes dont la synergie pourrait s’avérer bénéfique. Cet espace permettrait de conjuguer expériences et leçons puisées à plusieurs sources : projets de recherche relevant de milieux acadé -miques ; missions de consultation sur le terrain dans des régions en conflit ; réflexions nourries tant de thèses doctorales que d’expé -riences d’intervention dans des processus de pacification, de récon -ciliation et de réparation, suite à des violations des droits de l’homme et à des violences politiques, comme la torture et le génocide per -pétrés dans divers contextes. Ce dialogue (qui se voulait ouvert, en face-à-face) ne consistait pas uniquement à poser des questions, mais aussi à créer un espace d’analyse de l’impact de la violence sur ceux qui travaillent autour de cette dernière. Cet espace a pris la forme du Colloque International Violence politique, traumatisme, processus d’élaboration et de création , dont cet ouvrage est le fruit. Organisé en mai 2009, à Louvain-la-Neuve, en Belgique, ce colloque a réuni plus de cent cinquante personnes qui ont échangé au sujet de ces problématiques. À caractère interdisciplinaire et interculturel, cette plate-forme a réuni des académiques, des chercheurs et des professionnels tra -vaillant dans plusieurs pays sous le leitmotiv d’une confrontation d’approches compréhensives et théoriques ainsi que de stratégies
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réparatrices – au niveau clinique comme social – traitant de la vio -lence politique, malheureusement répandue sur divers continents. Les problématiques débattues visaient notamment le rôle de la psy -chothérapie, des interventions artistiques ainsi que la place de la symbolisation et du langage dans les processus d’élaboration. Le débat n’a pas été exempt de tensions et de points de vue divergents, notamment lorsque les discussions, de prime abord cliniques ou anthropologiques, prenaient une tournure politique et requéraient des prises de position des intervenants comme du public. Les orateurs et participants réunis provenaient d’une mosaïque de pays : France, Angleterre, Rwanda, Kosovo, Algérie, Irlande, Pérou, Burundi, République Démocratique du Congo, Afrique du Sud, Belgique, Arménie, Chili, Russie, Turquie… Les intervenants ont apporté leurs témoignages et montré la vocation éthique et sociale qui caractérise leur travail, articulant recherche et action, que ce soit au sein d’organisations non gouvernementales (ONG) en lien avec les droits de l’homme, d’organisations humanitaires ou de travail communautaire sur le terrain ou encore d’institutions aca -démiques. Le pluralisme des intervenants s’exprimait aussi dans la large palette de travaux proposés : stratégies d’élaboration fondées sur le théâtre et la création artistique, théorisations sur le rôle du discours dans l’induction du trauma aussi que dans sa perlaboration ultérieure ; réflexions sur les psychothérapies de groupe pour des victimes de tortures ; dilemmes que pose la construction du processus d’identité chez les adolescents exilés ; études recueillant les récits de détenus provenant de divers continents ou portant sur l’écoute de l’horreur de la violence ; regard critique sur les législations européennes d’accueil des réfugiés ; application du concept de justice transition -nelle et rôle de la justice traditionnelle dans différents contextes ; processus de deuil associés au traumatisme ; sens de la vie des personnes impliquées dans une lutte armée et des activités terroristes, ou encore processus sous-jacents au fanatisme et aux actions des -tructrices de la vie. Reprendre la parole après cette expérience si intense s’avérant dif -ficile, plusieurs années se sont écoulées depuis ce colloque, tenu en 2009. Il s’imposait néanmoins de partager ces réflexions en publiant cet ouvrage. Fruit du colloque, celui-ci n’est ni un point de départ, ni l’aboutissement d’un parcours achevé : il vise plutôt à s’inscrire dans un processus toujours en cours, lequel, loin de se
cantonner à des théories, expériences ou constats isolés, ose les dépasser et aller plus loin dans la réflexion, sans cesser d’avoir à la poursuivre encore toujours à nouveau. Il est essentiel de comprendre et expliquer l’horreur qu’incarne la violence politique pour agir et demander de l’aide, en essayant aussi de créer des contextes et des dispositifs réparateurs chez les personnes, les groupes et la société dans son ensemble.
Contenu de l’ouvrage Pour réfléchir sur ces problématiques, les comprendre et les expli -quer, ce livre s’articule autour de six grandes sections, lesquelles regroupent des articles aussi bien de chercheurs que de praticiens travaillant sur ces thématiques. En guise d’ouverture, nous décrirons dans leurs grandes lignes ces parties et les différents textes qui les composent, invitant ainsi le lecteur à partir à la découverte des problématiques ainsi traitées. La première section « Les terroristes, leurs désirs, représentations sociales et victimes », fournit des éléments permettant de com -prendre et d’analyser les mécanismes psychiques en jeu chez les sujets qui exercent la violence politique, en tenant compte de dif -férents contextes et expériences professionnelles. Parmi les thèmes proposés, on peut souligner la place du fanatisme et de l’idéologie dans l’origine de la violence. Dans son texte, Jacques Roisin inter -prète, selon un regard psychanalytique, les processus psychiques sous-jacents au fanatisme suscité par l’exécution et la contagion de la violence politique. L’auteur se concentre sur l’histoire récente du Rwanda, du Kosovo et de l’Algérie, formulant l’hypothèse que la haine et la violence surgissent d’un processus de régression de l’ins -tance de l’idéal du moi vers le moi idéal. Maritza Felices-Luna examine, elle aussi, l’expérience de l’auteur d’actes de violence politique, s’intéressant à la manière dont les femmes terroristes donnent un sens à leur trajectoire au sein d’orga -nisations politiques et militaires tant au Pérou qu’en Irlande du Nord. Elle présente et analyse les principaux résultats d’une étude sur les témoignages de femmes impliquées dans la lutte armée. Ce projet visait à comprendre ce qui motivait ces femmes à s’engager dans la lutte armée et cherchait à reconstituer leurs trajectoires et expé -riences au sein des organisations.
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Pour conclure cette section, le travail de Chérifa Bouatta propose une réflexion sur l’origine de l’acte barbare que signifie tuer un être humain, analysant la situation de violence vécue en Algérie, notam -ment dans les groupes terroristes qui tuent des membres de leur propre communauté. Bouatta étudie le phénomène dans une pers -pective structurelle qui va au-delà des cultures et fait appel à ce qui est inhérent à l’être humain. Cherchant inlassablement à percer les motivations humaines de la violence et à comprendre ce phéno -mène, elle analyse de façon critique diverses explications, depuis le regard de la psychanalyse et de l’anthropologie jusqu’à celui de la psychologie sociale. La deuxième section, « En appeler à la justice pour déjouer les mécanismes d’une répétition à l’identique ? », aborde deux formes de symbolisation et d’élaboration du trauma provoqué par la vio -lence politique. D’un côté, on propose l’art comme instrument permettant de resignifier des expériences traumatiques et, de l’autre, on examine le rôle de la justice comme outil pour restaurer le lien social qui participe à l’élaboration personnelle et sociale du trauma. Art et justice sont deux formes différentes, mais non exclusives, de symbolisation et d’élaboration fondamentales, individuelles et grou -pales, dans tout processus de réconciliation ou de pacification. En premier lieu, Jean Kinable introduit ce thème par des réflexions autour de la place de la justice et de la créativité dans l’élaboration de faits traumatiques. Il souligne l’importance de faire appel à la société dans son ensemble afin que les horreurs produites par la violence politique ne se reproduisent plus jamais. Dans son propos, il met en relief la place de la justice comme outil régulateur des conflits humains. Tant les travaux de Frédérique Lecomte que de ceux de Béatrice Pouligny s’intéressent à la manière dont l’art, grâce à sa capacité expressive, émotive et provocatrice, promeut la resignification et la réconciliation de peuples victimes de traumas produits par la guerre et la violence politique. Frédérique Lecomte présente l’expérience Théâtre et Réconciliation conduite au Burundi en 2008 auprès de victimes de la torture autant que de bourreaux. Cette technique consiste à travailler avec des populations vulnérables et des groupes antagonistes, l’objectif principal étant de mettre sur pied une pièce de théâtre. Quelque réconciliation en résulterait, tel un produit de cette activité de théâtralisation. L’atelier met en et sur scène ce qui est passé sous silence, caché et étouffé. Le théâtre est le médiateur,
la base, l’espace où les choses peuvent être dites dans un langage commun. Dans son article, Béatrice Pouligny examine l’utilisation actuelle de l’art dans des situations de violence et de post-violence. L’article analyse des projets réalisés en 2007 au Burundi, en République démocratique du Congo (RDC), en Afrique du Sud et au Pérou. Son étude rend compte de quatre dimensions ou fonctions de l’art et de la créativité impliquées dans les expériences étudiées : la capacité de dépasser les histoires racontées et les silences qui se produisent autour de ces dernières, en créant des espaces de dialogue ; la participation à un processus thérapeutique et cathartique ; la contri -bution à un processus de resymbolisation et de réintégration des individus à une histoire collective ; pour finir, l’amélioration de la capacité créative des individus et des groupes de la société, ce qui leur a permis de voir la violence et la guerre dans leurs dimensions destructives. Fiorella Febo propose une analyse des processus psychiques per -mettant l’élaboration du trauma chez les victimes, tenant compte d’une temporalité obligée et des spécificités du rapport à la parole et à la pensée induites par la traversée d’un trauma. Elle étudie les effets psychiques et les mécanismes de défense face à un trauma, en insistant sur les différentes phases, aux temporalités spécifiques, qu’adopterait l’élaboration. Pour chaque temps, elle décrit les moda -lités selon lesquelles la victime se rapporte au fait traumatique et ses manières de l’exprimer qui, à leur tour, impliquent chez le thé -rapeute divers modes de contention et d’écoute favorisant l’élabo -ration psychique du trauma. Les derniers essais de cette section portent sur la justice comme outil pour réparer des liens sociaux détruits par des expériences de génocides, de guerres ou autres formes de violence politique. Martien Schotsmans examine l’utilisation de la justice traditionnelle, propre aux peuples concernés, en tant que justice transitionnelle. Elle décrit l’application de ce type de justice dans plusieurs pays d’Afrique, tels la Sierra Leone, l’Ouganda et le Rwanda. L’auteur définit et décrit les mécanismes en jeu dans la justice transitionnelle censée permettre le passage d’une situation de violence politique à un État de droit, en examinant les avantages et les inconvénients de cette justice, vue comme un mécanisme de jugement des crimes de violence politique. Compte tenu des inconvénients que pose ce
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