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Violences des hommes

De
336 pages
Après Violences de la Nature Violences des Hommes constitue le second volet d'une tétralogie dédiée à la philosophie de la violence. Ces violences, basées sur l'orgueil capital (le trop-amour de soi et le trop-mépris des autres), commencent par des exercices de familles déchirées, d'amitiés faussées et de fausses amours trahies, pour s'épanouir dans les apothéoses que sont les guerres, dans ce métier qui est celui de tuer et d'être tué, où Dionysos démembré danse sur les champs de piétaille dans la gestuelle nietzschéenne d'un avenir prétendument innocent.

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double compétence scientiIque (plus de 500 publications dans des journaux spécialisés et des actes de conférences internationales) et philosophique (voir par exemple ses derniers
chez L’Harmattan, collection « Ouverture philosophique »).
Gérard GOUESBET
VIOLENCES DES HOMMES
OUVERTUREPHILOSOPHIQUE
Violences des Hommes
Ouverture philosophique Collection dirigée par Aline Caillet, Dominique Chateau, Jean-Marc Lachaud et Bruno Péquignot Une collection d’ouvrages qui se propose d’accueillir des travaux originaux sans exclusive d’écoles ou de thématiques. Il s’agit de favoriser la confrontation de recherches et des réflexions, qu’elles soient le fait de philosophes « professionnels » ou non. On n’y confondra donc pas la philosophie avec une discipline académique ; elle est réputée être le fait de tous ceux qu’habite la passion de penser, qu’ils soient professeurs de philosophie, spécialistes des sciences humaines, sociales ou naturelles, ou… polisseurs de verres de lunettes astronomiques. Dernières parutions Dominique CHATEAU,Ontologie et représentation, 2016 Philippe FLEURY,Walter Benjamin, Un itinéraire philosophique, 2016. Paul DUBOUCHET,Le « scandale Joseph de Maistre », 2016. Pierre LAMBLE,Le temps des monstres, Conscience humaine et violence de l’état, tome 4, 2016. Pierre LAMBLE,Esprit et déraison, Conscience humaine et violence de l’état, tome 3, 2016. Pierre LAMBLE,L’ombre de César, Conscience humaine et violence de l’état, tome 2, 2016. Pierre LAMBLE,L’enfance terrible des États, Conscience humaine et violence de l’état, tome 1, 2016. Rafik HIAHEMZIZOU,L’Expérience scientifique. Exposé philosophique de son développement, 2016. Joël BALAZUT,La structure métaphysique du monde moderne. Heidegger et la question de la technique, 2016. Gilles GUIGUES,La vertu en acte chez Aristote, Une sagesse propre à la vie heureuse, 2016. Yvon QUINIOU,Misère de la philosophie contemporaine, au regard du matérialisme, Heidegger, Husserl, Foucault, Deleuze, 2016. Chloé DELAPORTE, Léonor GRASER, Julien PEQUIGNOT (dir.),Penser les catégories de pensée. Arts, cultures et médiations, 2016. Pierre DREYFUSS,La Photographie « de » Wittgenstein, 2016. Robert FOREST,L’homme connaissant, Quatre essais de philosophie critique, 2016. Fatma MOUMNI,Auguste Comte et la pensée de David Hume, 2016. Germain-Djéry NDONG-ESSONO,De l’éthique environnementale à la dialectique réflexive. Confrontation entre Hans Jonas et André Stanguennec, 2016. Arash JOUDAKI,La politique selon l’égalité. Essai sur Rancière, Gauchet, Clastres et Lefort, 2016. Olivier VERDUN,L’énigme de la domination, 2016
Gérard Gouesbet Violences des Hommes
Du même auteur G. Gouesbet,Morphôses, Editions Saint-Germain-des-Prés, 1980.
G. Gouesbet,Manifêtes, Editions Saint-Germain-des-Prés, 1984.
G. Gouesbet, G. Gréhan,Generalized Lorenz-Mie theories, Springer Verlag, 2011. Second Edition in preparation.
G. Gouesbet,Hidden worlds in quantum physics, Dover Publications, 2013.
G. Gouesbet,Violences de la Nature, L’Harmattan, 2016.
© L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-09489-2 EAN : 9782343094892
Note concernant les citations
*
Un mot, un syntagme, une proposition, une phrase, un texte... italiqué dénote une citation fidèle, pas ou peu altérée (c’est-à-dire altérée éventuellement de manière mineure, comme par le retrait ou l’adjonction d’une virgule, l’omission de points de suspension censés représenter des lacunes modestes, la modernisation d’une orthographe ou d’une syntaxe... ). J’utilise aussi des guillemets, par paires identiques, une paire ouvrant l’encadrement, et une paire le fermant, sans blanc entre les guillemets et le texte encadré. Les guillemets possèdent la même fonction que les italiques à la différence près que les premiers cherchent à dissimuler davantage le texte cité, à le fondre en quelque sorte dans le texte principal, à lui refuser, pour diverses raisons, l’emphase visuelle provoquée par des lettres inclinées. Il peut aussi arriver que les textes cités soient altérés ou très altérés, par exemple par la concaténation de portions de textes épars dans un même ouvrage, ou même dans plusieurs ouvrages, ou modifiant profondément les syntaxes ou les styles, tout en permettant cependant la reconnaissance de textes originaux, de même que l’on peut reconnaître une source vive et bondissante, en aval, dans des eaux calmes et plates, par l’analyse détaillée d’organismes microscopiques ayant survécu le long du cours. De telles citations sont dénotées par un double jeu de guillemets, deux paires ouvrant l’encadrement, et deux paires le fermant, ou par un triple jeu, le double jeu dénotant une altération plus légère que le triple jeu.
TRANSITION Pause et dépose
Virgile et le rêveur, dans leur descente du Puits de l’Enfer, s’étaient reposés, déposant les larmes, sur un plateau rocheux de chair, dans un espace variqueux, profitant d’une hernie gonflant l’intestin de Gaïa qui leur offrait comme un lieu de pause, une saillie apaisante dans le cloaque insane. Marche après marche, marches après marches, le cœur de plus en plus lourd les entraînant vers le bas, chahutés comme dans une chute entre les charniers du monde, ils ont vu les violences impitoyables de la nature [1], l’univers d’abord, face à l’homme, l’écrasant avec mépris et indifférence de sa masse et de son poids, puis l’homme face aux choses, oppressé par la palette pressante de mauvaises causes absurdement déterministes qui s’amassent et s’imposent, pesant par l’amas de leurs masses. On a vu la finitude de l’homme versus l’infinitude de l’espace-temps, son temps limité versus l’éternité, et la petitesse de ses mouvements versus les grandes épopées astronomiques affichées sur tous les murs de tous les néants. Mais l’homme est une partie de la nature dont les violences débordent donc, comme un rut qui sortirait de son nid. Les violences dela nature deviennent ainsi les violences desanature : les violences de l’homme contre lui-même, contre les hommes, et contre l’univers qui se venge en retour en retournant contre l’homme les boomerangs qu’il lui avait destinés. Allons !, dit Virgile, il faut reprendre la déroute, plus bas, encore plus bas, vers le pire du pire. Nous avons encore du chemin à parcourir dans le Puits, avant que d’atteindre les Souterrains, sous la tutelle des Dieux quand le ciel est trop plein, ou des Idoles quand le ciel est trop vide. Devant mon regard étonné et interrogateur, il ajouta : oui, je sais. Ceci est encore mystérieux pour toi. Mais il faut me faire confiance ainsi qu’à la gnose qui te guide, avant que d’être pris en main par Sophia que tu désires tant. Un jour, tout te sera révélé. Alors, tu seras condamné à révéler ce tout à tous, dans leur silence et leur incrédulité, leur haine et leur hargne. Car ils ne peuvent comprendre que ce qu’ils croient, et ne peuvent croire que ce qu’ils comprennent. Il leur faut encore penser à se pencher davantage sur leur misère, leur calamiteux face-à-corps pour découvrir leurs passions, dans un face-à-l’âme lucide.