Vivre aux côtés des autres en harmonie

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L'indispensable ciment sociétal, cette faculté à vivre aux côtés des autres en harmonie, est un concept vital à l'avenir de nos sociétés et se synthétise sous les termes de convivance. Cette dernière se révèle être un concept préhensible, vivable et diffusable au sein des différentes structures sociétales où elle acquiert sa texture, sa densité et son identité. L'intérêt du présent ouvrage est de rendre accessible les mécanismes conscients, inconscients, innés et acquis mis en synergie au coeur du vivre ensemble intégré dans la convivance.
Publié le : vendredi 1 mai 2015
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EAN13 : 9782336379340
Nombre de pages : 242
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Vivre aux côtés des autres en harmonie Yannick Brun-Picard
L’indispensable ciment sociétal, cette faculté à vivre aux
côtés des autres en harmonie, est un concept vital à l’avenir
de nos sociétés. Il se synthétise sous le terme de convivance.
La convivance se révèle être un concept préhensile, vivable Vivre aux côtés des et diffusable au sein des différentes structures sociétales où
elle acquiert sa texture, sa densité et son identité. Sa mise en
œuvre initiale à l’école, dans les sports, dans les interfaces autres en harmonievirtuelles, ou celle que l’on peut trouver dans la violence,
permettent de mettre en évidence des enseignements quant
L’indispensable ciment sociétalà sa nature d’indispensable ciment sociétal.
L’intérêt de cet ouvrage est, au-delà de la mise en évidence
de la diversité de la convivance, de rendre accessible à tout
observateur, à tout analyste ainsi qu’à tout acteur sociétal
les mécanismes conscients, inconscients, innés et acquis
mis en synergie au cœur du vivre ensemble intégré dans la
convivance.
Yannick Brun-Picard est l’auteur de plusieurs
ouvrages au sujet de faits sociétaux, éducatifs et
des méthodologies pouvant être incluses dans la
production de solutions e cientes pour y répondre.
Il porte un intérêt soutenu aux agrégations
sociétales qui participent à l’intégration de
l’interface humanité/espaces terrestres dans ces
pratiques. Il propose de mettre en perspective les liens entre les
individus, les territoires construits, les agrégations sociétales et les
dynamiques qui animent les interfaces constituées.
Collection « Logiques Sociales »
dirigée par Bruno Péquignot
Illustration de couverture :
Yannick Brun-Picard, Trans-en-Provence : le carnaval.

ISBN : 978-2-343-05960-0
23,50 € L O G I Q U E S S O CI AL E S
Yannick Brun-Picard
Vivre aux côtés des autres en harmonie








Vivre aux côtés des autres
en harmonie




Logiques sociales
Collection dirigée par Bruno Péquignot

En réunissant des chercheurs, des praticiens et des essayistes,
même si la dominante reste universitaire, la collection « Logiques
Sociales » entend favoriser les liens entre la recherche non finalisée et
l'action sociale.
En laissant toute liberté théorique aux auteurs, elle cherche à
promouvoir les recherches qui partent d'un terrain, d'une enquête ou
d'une expérience qui augmentent la connaissance empirique des
phénomènes sociaux ou qui proposent une innovation méthodologique
ou théorique, voire une réévaluation de méthodes ou de systèmes
conceptuels classiques.


Dernières parutions

François GUIYOBA (éd.), La littérature médiagénique, Ecriture,
musique et arts visuels, 2015.
Jacques COENEN-HUTHER, Quel avenir pour la théorie
sociologique ?, 2015.
Sous la direction de Christiana Constantopoulou, Médias et pouvoir,
aspects du politique contemporain, 2015.
Sous la direction de Fred DERVIN, Analyser l’identité, les apports
des focus groups, 2015.
Jean-Louis PARISIS, Sociologue à Marseille, 2015.
Yannick BRUN-PICARD, La praxéologie. Au cœur de la
structuration des interfaces sociétales, 2015.
Alain CHENEVEZ et Nanta NOVELLO PAGLIANTI, L’invention de
la Valeur Universelle Exceptionnelle de l’UNESCO. Une utopie
contemporaine, 2014.
Simon DULMAGE, Mutations et déterminisme chez Bourdieu,
Epistémologie de la sociologie de l’art de Bourdieu, 2014.
Thomas MICHAUD, L’imaginaire et l’organisation. La stimulation
des innovations technoscientifiques par la science-fiction, 2014.
Béatrice JEANNOT-FOURCAUD, Antoine DELCROIX, Marie-Paule
POGGI (dir.), Contextes, effets de contextes et didactique des langues,
2014.
Yannick BRUN-PICARD, Plus loin que le développement durable :
la durabilité, 2014.
Jean-Michel LE BOT, Eléments d’écologie humaine, 2014.
Claude GIRAUD, Qu’est-ce qui fait société ?, 2014.
Yannick Brun-Picard











Vivre aux côtés des autres
en harmonie
L’indispensable ciment sociétal






























































































Du même auteur

La praxéologie dans le contexte éducatif, construction d’une
interface évolutive d’enseignement, L’Harmattan, 2015.
Praxéologie, au cœur des structurations des interfaces
sociétales, L’Harmattan, 2015.
Plus loin que le développement durable : la durabilité,
L’Harmattan, 2014.
Géographicité, interface de notre rapport au monde,
L’Harmattan, 2014.
Une école de violence, La cour de récréation, une interface
éducative de référence, L’Harmattan, 2014.
L’interface en géographie, jeux et enjeux, L’Harmattan, 2014.
Décrochages en classe, EUE, 2014.
Géographie d’interfaces, formes de l’interface
humanité/espaces terrestres, L’Harmattan, 2013.











































































© L’Harmattan, 2015
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-343-05960-0
EAN : 9782343059600





Que la force me soit donnée de supporter
ce qui ne peut être changé
et le courage de changer ce qui peut l’être,
mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre.

MARC-AURÈLE, Pensées pour moi-même, 1992.


Chaque jour nous construisons nos territoires,
nos références, nos modes d’expression
et nos leviers d’affirmation […]
Prendre conscience de notre dépendance à autrui,
à l’écorce terrestre ainsi qu’aux dynamiques sociétales
s’avère indispensable pour l’œuvre de l’Humanité.

Yannick BRUN-PICARD, MONTRÉAL, 2012.


Géraldine et Yoan,
vous m’avez permis de parvenir à une certaine sagesse.
Aujourd’hui,
Firmin, Lyne, Lilly et Jules
m’invitent, nous invitent à aller un peu plus loin dans la sagesse
partagée avec Brigitte.








Introduction



Le carnaval, un défilé dans un petit village de PROVENCE est
exposé, pour fixer une représentation fugace d’une forme d’un
partage collectif, dans une communion enjouée de la diversité
sociétale. Il propose un reflet de ce qui est, de ce que peut être,
à notre sens, la convivance.
La convivance est la capacité à vivre au contact d’autrui, en
limitant les tensions, en recherchant l’harmonie, en participant
ouvertement aux regroupements sociétaux, par l’écoute et la
considération de l’autre, en allant vers lui pour créer et
entretenir des liens qui peuvent se transformer en relations
sociétales concrètes. Elle trouve son origine en partie dans le
terme de convivant (LITTRÉ, tome 2, 1186) qui se dit de ceux
qui vivent en commun dans certains couvents d’ITALIE. La
convivance dans ces perspectives devient, s’expose, se pratique
et s’affirme comme un indispensable ciment sociétal.
Proposer un terme pour regrouper tous ces aspects des relations
humaines, pour contextualiser « le vivre ensemble », pour
dépasser les ententes et autres expressions conviviales que l’on
peut trouver dans les organisations se révèle périlleux. Le terme
convivance est très peu employé. Il apparaît dans de rares
publications et n’est pas encore conscientisé par les normes et
moins encore pas les institutions sociétales. De plus, les
mouvances, les réseaux, voire les clientèles ne veulent pas
concevoir, ne veulent pas accepter qu’il puisse émerger une
représentation, un concept à même de servir le devenir d’une
7
harmonie sociétale en dehors de leur normalité, de leur emprise
et de leur dogme.
Nous ne sommes pas un utopiste iconoclaste. Nous aspirons à
éveiller notre humanité pour que l’humanité prenne conscience
des réalités de l’Humanité en reconnaissant que la convivance
est un constituant de nos zones proximales relationnelles et de
nos univers sociétaux.
Afin de satisfaire à ces aspirations, nous prétendons et nous
démontrerons que la convivance est un indispensable ciment
sociétal qui existe dans nos sociétés et que nous le vivons. Il est
recherché. Il est souvent pratiqué par tout un chacun, sans pour
cela en avoir conscience, tout en sachant que parfois nous
devons forcer notre nature pour parvenir à des relations
harmonieuses avec les autres.
Ce cheminement complexe aux marges de nos territoires
relationnels, de nos expressions sociétales et de nos capacités à
accepter l’autre débute par une recherche de ce que peut être la
convivance. La construction d’une articulation complexe est
mise en exergue et ancre nos développements. Elle prend en
considération le territoire sur lequel elle s’exerce. Les
dynamiques spécifiques à la maturation de ce phénomène
facilitent la détermination de cet indispensable ciment sociétal.
L’image du carnaval mise en couverture témoigne que l’école
est vectrice de convivance dans ses participations aux
manifestations festives. Il faut dire que l’école est le premier
lieu d’apprentissage dans un cadre particulier. Elle permet
d’intégrer l’autre en prenant conscience hors du cercle familial.
L’école participe ainsi à la construction de notre Être pour
produire une convivance plus ou moins autonome.
Le cadre plus général des activités sportives et du sport sous ses
différentes pratiques met en évidence des territoires
d’expression de la convivance. Elle s’acquiert et se vit dans les
pratiques individuelles. Elle se retrouve dans les grandes messes
sportives et les médiatisations qui inondent les ondes afin que la
8
mondialisation des évènements sportifs devienne une forme de
partage universel.
Le champ d’exercice de la convivance est élargi par l’approche
proposée des interfaces sociétales propices à son expression et à
son expansion. Le bénévolat et les engagements sociaux
attestent d’une volonté de partage collectif. Un retour en
direction des réalités et des exigences de nos sociétés expose
que le travail peut engendrer de la convivance. Cette possibilité
se retrouve dans les déplacements indispensables à nos modes
de vie et dans les loisirs qui tendent à devenir des références
incontournables.
Nos pérégrinations en convivance nous invitent à une lecture
parfois cinglante de ses expressions dans les univers virtuels qui
ne cessent d’envahir les références relationnelles. La
structuration de la convivance virtuelle permet de mettre en
évidence les réseaux sources de cette réalité. Les emprises
relationnelles de la téléréalité et de la médiatisation s’inscrivent,
hélas, dans une perspective de convivance comme l’illusion du
partage produite par le virtuel.
Ces facettes de la convivance où l’on décèle des traits négatifs
laissent entendre que des faits plus détestables peuvent être la
source d’une convivance. Ainsi, la violence peut être un vecteur
de convivance dans ses aspects sociétaux, dans les actes des
supporters ou dans les pratiques sportives, sans omettre les
exutoires collectifs.
Au regard de la diversité de la convivance brièvement
présentée, des enseignements au sujet de sa pratique sont
présentés. Des freins à ses expressions dans ses pratiques
mettent en exergue de nombreuses pierres d’achoppement.
L’incontournable géographicité (BRUN-PICARD, 2014) tient une
place conséquente puisqu’elle rattache les individus à
l’indissoluble lien territorial. Ces réalités permettent de
démontrer que la convivance est un levier sociétal projectif qui
engendre un indispensable ciment sociétal pour notre Humanité.
9
La convivance se révèle être un concept préhensile, vivable et
diffusable au sein des différentes structures sociétales où elle
acquiert sa texture, sa densité et son identité. Sa mise en œuvre
initiale à l’école, dans les sports, dans les interfaces virtuelles
ou celle que l’on peut trouver dans la violence permet de mettre
en évidence des enseignements quant à son statut
d’indispensable ciment sociétal.
L’intérêt de notre lecture et de notre présentation de ce qu’est la
convivance est, au-delà de la mise en évidence de la diversité de
cette réalité sociétale, de rendre accessible à tout observateur, à
tout analyste ainsi qu’à tout acteur et actant sociétaux les
mécanismes conscients, inconscients, innés et acquis mis en
synergie au cœur du « vivre ensemble » intégré dans la
convivance.


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À la recherche de la convivance



La convivance est bien plus que la seule capacité de vivre
ensemble ou de s’accommoder de la présence d’autrui. La
convivance conçue comme étant un invisible ciment sociétal
réclame un ancrage, un point de départ pour parvenir à
démontrer sa présence et son impérieuse nécessité dans nos
sociétés devenues individualistes. Une définition évolutive,
perfectible, falsifiable, mais surtout contextualisée pose ce socle
sur lequel nous entamons cette approche de la convivance.

LA CONVIVANCE

Elle est une faculté à vivre à proximité, au contact, en relation,
voire en symbiose avec autrui, en considérant les individus,
leurs spécificités, leurs particularités, leur unicité sans renier
notre identité pour développer et exposer des zones proximales
relationnelles où les acteurs partagent des dynamiques
sociétales. Dans ce contexte de vivre ensemble territorialisé par
des types d’activité vecteurs d’une catalyse entre les
participants, ceux-ci dialoguent dans un esprit de convivialité,
d’empathie et d’altruisme. Cette action reflet de notre de notre
Être et de son humanité exige de la permanence, de
l’exemplarité et une ouverture volontaire vers l’autre. Elle est
un indispensable ciment sociétal. L’univers relationnel ainsi
constitué est harmonieux et en résonnance avec chaque
individu tout en participant à l’évolution de notre Humanité.

11
Cette définition construite en réponse aux expériences, aux
enseignements et aux validations effectuées depuis quelques
décennies dans des contextes relationnels tels que ceux de
l’enseignement et de la formation met en avant une certaine
incertitude exposée par STENGERS (1993, 163): « L’incertitude
irréductible est la marque des sciences de terrain. Elle ne tient
pas à une infériorité, mais à une modification des rapports
entre « sujet » et « objet », entre celui qui pose les questions et
celui qui y répond. » Cela nous invite et surtout, pour notre
part, nous renforce dans la recherche d’un certain risque, bien
que pour l’écriture cela est relatif afin de faire se mouvoir un
système engoncé dans ses dogmes et ses normalités. DOSSE
nous indique que le risque est nécessaire (1997, 402) « C’est
cette notion de risque qui doit inciter les sciences humaines à
ne plus s’enfermer dans des objets préétablis ou des cadres
théoriques clos sur eux-mêmes, mais à s’ouvrir à l’irruption de
la nouveauté, de l’irréversibilité. »
Gardons à l’esprit que notre volonté ne suffit pas à produire de
la scientificité. Il faut un peu plus que le seul fait de soumettre à
la critique. Le producteur doit concevoir son objet pour qu’il
puisse être employé universellement. Cela nous ramène à
BACHELARD (1938, 18), pour lequel, il est impératif de se saisir
des concepts scientifiques dans leurs contextes de mise en
œuvre pour en extraire des synthèses psychologiques à partir
desquelles les agrégations entre les différents leviers pourront
s’effectuer. « Alors, y il aura quelque chance de mesurer une
efficacité épistémologique. Aussitôt, la pensée scientifique
apparaîtra comme une difficulté vaincue, comme un obstacle
surmonté. » Sans avoir l’outrecuidance de prendre la place de
cet auteur, nous nous inspirons de ses directives pour asseoir
nos propositions. Ce positionnement nous incite à reconnaître et
à intégrer les maturations historiques selon les directives de
FOUCAULT (1969, 255) : « C’est en interrogeant les sciences,
leur histoire, leur étrange unité, leur dispersion et leurs
ruptures, que le domaine des positivités a pu apparaître ; c’est
dans l’interstice des discours scientifiques qu’on a pu saisir le
jeu des formations discursives. » Sur ses indications nous
pouvons aller plus loin dans les stratifications, dans les
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structurations et dans les articulations afin de rendre la réalité
accessible en toute conscience.
La convivance en tant qu’indispensable ciment sociétal fait
partie de cette réalité. Nous accédons à ce qu’elle est en
construisant une méthodologie fonctionnelle, en territorialisant
notre domaine d’intervention, en décelant les dynamiques
spécifiques et en exposant la constitution du ciment sociétal.

Construire une articulation complexe
La recherche et la démonstration de ce qu’est la convivance
dans sa diversité, nous entraîne dans le complexe : « Le
complexe, c’est le non réductible, le non totalement unifiable, le
non totalement diversifiable. Le complexe, c’est ce qui est tissé
ensemble y compris ordre/désordre, un/multiple, tout/parties,
objet/sujet, objet/environnement, clair/obscur. Le complexe,
c’est l’indécidabilité logique et l’association complémentaire
de deux vérités contradictoires.» (MORIN, 1999, 163). Aux
dires de cet auteur, tout apparaît comme complexe que ce soit
les différentes réalités auxquelles nous sommes confrontés en
jouant sur toutes les dimensions des interactions potentielles.
Cependant, reconnaître qu’un objet d’étude est complexe ne
suffit pas à démontrer sa pertinence.
Pour y parvenir, au moins partiellement, nous présentons les
liens avec la sémiotique, la contextualisation, les méthodes
collaboratives et la place importante tenue par la praxéologie.
Ces agrégations méthodologiques, identiques à nos productions
antérieures (BRUN-PICARD, 2014, 2015), nous donnent accès
aux mécanismes internes des réalités sociétales que nous
partageons chaque jour sans pour cela en avoir conscience.
Nous avons fait le choix de représenter les articulations internes
des constructions cognitives que nous voulons rendre
accessibles et explicites au plus grand nombre de destinataires
par l’intermédiaire de carrés sémiotiques desquels un vecteur
sémiotique émerge. Ce choix discutable pour les puristes de la
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sémiotique est une adaptation fonctionnelle et pragmatique d’un
outil conceptuel à même de nous rendre le monde des faits plus
facilement saisissable. La sémiotique (KLINKENBERG, 1999) est
un outil de représentation d’un décorticage d’une réalité
conceptualisée par des figures synthétiques reliées entre elles
par les vecteurs sémiotiques. Il est vrai que ce type de démarche
n’est pas institutionnalisé, qu’il n’est pas encore validé par nos
pairs, mais il a été exposé, débattu, défendu et accepté lors de
multiples conférences effectuées depuis quelques années
notamment à MONTRÉAL, QUÉBEC ou SHERBROOKE. Cet
emploi de la sémiotique est construit pour simplifier
l’agrégation des interactions sociétales, les interdépendances
entre les acteurs, l’action de l’actant et les liens au support
physique sur/dans lequel se déroule le phénomène étudié. Pour
mettre en évidence un vecteur sémiotique, l’articulation interne
du carré s’effectue autour d’un référent, d’un stimulant, d’une
signification et d’une destination. Il est vrai que ces termes sont
parfois, voire fréquemment tronqués pour que la figure colle au
plus près de la phase décrite ou de la réalité interne à une
action. Cependant, ces intitulés sont les domaines principaux
des représentations présentées. Ainsi, chaque carré est une
image de la dissection effectuée pour rendre explicite la phase
mise en évidence. En quelque sorte s’il était possible de faire
une représentation en deux dimensions de ces agrégations
tridimensionnelles nous aurions à disposition une structure
neuronale. Le référent est l’espace territorialisé, le territoire, le
sanctuaire, le point, le lieu, voire la structure où se déroule
l’action sociétale étudiée par l’actant. La diversité de sa nature,
de sa constitution et de sa délimitation fait de cet élément un
ancrage évolutif tout en posant concrètement les phénomènes
dans un contexte défini par un territoire d’exercice. Ce qui est
observé, analysé, disséqué, exposé et explicité doit être porteur
de signification et doit avoir sa propre signification. Cela
implique que l’actant doit rendre visible et lisible ce qui est
exprimé et ce qui peut être perçu. Le stimulant à la réalité en
cours d’analyse intervient sur la signification et le référent
puisqu’il agit dans un contexte référencé et que ce qui est
entrepris est effectué en fonction de la signification induite et
attendue. Le stimulant peut être une présence, une activité, une
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relation ou tout autre phénomène à même de modifier un état
initial. C’est alors que la destination de ce qui se déroule dans
l’espace circonscrit avec des acteurs définis et des actions
reconnues prend sa place. Elle est à la fois ce qui initialise une
démarche et simultanément ce vers quoi tendent les acteurs de
la réalité en cours de construction par un mécanisme de réentrée
(BRUN-PICARD, 2005). La sémiotique conçue et pratiquée dans
ces perspectives fonctionnelles avec pour finalité de rendre
explicite et compréhensible un phénomène donné facilite, à
notre sens, la lecture des faits, leur intégration et leur exposition
en allant au plus profond de leur structuration en évitant tout
dogme, idéal, croyance ou dépendance à un système ou une
école de pensée qui aurait pour objectif de limiter l’accès à la
réalité afin de répondre aux maux de nos sociétés.
Figure 1 : Une influence conséquente de la sémiotique

Sémiotique


Stimulant Référent

Destination Signification


Une fois la sémiotique présentée dans son emploi et ses
orientations particulières mises en pratique dans nos
développements, nous pouvons nous pencher sur la
contextualisation. Pour ce domaine abordé et intégré dans nos
travaux antérieurs (BRUN-PICARD, 2013, 2014, 2015), nous
reprenons ce que nous avons déjà exposé. Il est peu aisé de
reformuler en permanence nos axes de pratique, c’est pour cela
que nous demeurons fermement attachés aux textes déjà
produits. C’est-à-dire que nous réaffirmons fortement notre
positionnement par rapport aux phénomènes que nous
souhaitons étudier en fonction d’une approche méthodique
articulée sur ces aspects. Ce positionnement méthodologique est
la mise en œuvre d’une pensée de MARC-AURÈLE (1992, 180) :
« Regarde toujours en elle-même la chose qui te donne une idée
15
et analyse-la en la décomposant en cause, finalité et durée au
terme de laquelle elle devra cesser d’être. »
Sa mise en pratique implique que nous accordons une place
particulière à la lecture des phénomènes, à leur structuration
ainsi qu’à leur accessibilité (MUCCHIELLI, 1983 ; 60), nous
invite à nous saisir des données phénoménales, à organiser, à
structurer pour rendre compte de manière cohérente de la/des
réalité/s étudiées.
Ce lien appuyé aux travaux de MUCCHIELLI est un reflet de la
méthodologie générale employée pour parvenir à notre finalité
de démontrer que la convivance est un ciment sociétal
indispensable. Ce prérequis atteste d’un lien conceptuel
relativement dense avec les théories de cet auteur. En effet,
nous mettons les acteurs, l’être-en-situation (1983, 19) en
corrélation avec le sens perceptible des situations observées en
fonction de la compréhension à laquelle nous pouvons accéder,
en pratiquant une forme de réduction de la réalité que l’on
souhaite expliciter, tout en saisissant les variations et les
significations particulières. Quelque part, cela légitime et valide
notre choix d’une démonstration par des cheminements non
usités jusqu’à maintenant. Nous demeurons ainsi dans une
structure d’analyse ouverte, où les éléments sont agrégés en
fonction des évènements tout en étant en mesure de saisir les
invariants qui contribuent à mettre en exergue les similitudes,
pour produire des comparaisons, sachant que comparaison n’est
pas raison. Elles sont fondées sur des systèmes cohérents
d’exposition, en mesure de rendre explicite une partie de la
réalité exposée. Cela signifie qu’il existe une certaine
perméabilité entre les constituants, les articulations et les
finalités et que des significations proximales peuvent être
observées, sans dénaturer l’objet en direction duquel tend le
travail d’investigation. En outre, à ces aspects sont associées les
structurations sémiotiques indissociables des agrégations
conscientes et inconscientes à même de faciliter la
compréhension des réalités auxquelles nous aspirons à
répondre.
16
Une structure pré-sémiotique prend forme à la lecture des
directives de MUCCHIELLI. Ces propositions théoriques et
méthodologiques contextualisées pour les spécificités de notre
étude mettent en évidence des articulations visibles tout au long
de nos développements sous multiples formes. L’appropriation
des phénomènes par le prisme d’une structuration
constructiviste et génétique, ce qui est notre démarche, qui va
bien au-delà des théorisations de MUCCHIELLI (1983, 2005) et
qu’il nous faudra plus largement théoriser à notre tour permet
d’accéder à ce qui dynamise un phénomène, à ce qui freine les
relations qui l’alimentent, aux axes d’actions qui lui donnent
forme ainsi qu’aux structures spécifiques vectrices de son
identité. Cela permet d’accéder aux significations des faits
observés en fonction de la culture des acteurs, de la société
d’appartenance, du support terrestre d’exercice ainsi que des
phases temporelles et de localisation. La situation en
ellemême, le contexte particulier, qui nous fait faire un bond en
direction de la contextualisation (MUCCHIELLI, 2005), les
acteurs dans leur diversité et les contraintes produites par les
interrelations dessinent une facette de cette structuration
analytique. Il en est de même pour la place donnée et prise par
le phénomène, le prisme de lecture de l’observateur avec ce
qu’il est et sa subjectivité, les orientations données aux travaux
et l’intérêt immédiat ou différé de l’étude entreprise. Ces
aspects permettent de percevoir le maximum de facettes des
acteurs, la conduite mise en œuvre de manière consciente ou
inconsciente, la situation initiale et son évolution en corrélation
avec la destination souhaitée, affirmée et visible pour les
extérieurs. Enfin, par cette fenêtre méthodologique de nature
structurelle que nous agrémentons d’un constructivisme
génétique, pour ne pas dire d’un certain matérialisme génétique,
nous accédons aux types de relations, par le décorticage
institutionnalisé aux différents niveaux d’interrelation et
d’interconnexion. Il est alors possible de dresser une typologie,
comme pour les expressions des acteurs et des réalisations
induites en fonction du rythme, du déroulement, du phénomène,
de ses intensités et de ses densités évolutives. Une trame
complexe et phénoménologique est mise en place pour laquelle
les influences de MERLEAU-PONTY (2002), de HEGEL (2002),
17
de HEIDEGGER (1959), de HABERMAS (1987) sont prégnantes et
peuvent se percevoir au cœur de nos développements. La
structuration fonctionnelle, articulée sur les microstructures de
quatre constituants, est déjà un emploi non dissimulé de la
sémiotique développée avec des transformations et à laquelle
nous avons prêté attention. La contextualisation devient un outil
incontournable dans la pratique de l’étude des faits sociétaux.
Elle met en situation l’actant au contact des acteurs, des
dynamiques de la réalité événementielle, des mouvances et des
rythmes particuliers qui animent les faits, d’une certaine
perméabilité existante entre les différents éléments en
interaction et au final, elle facilite l’extraction de typologie
pragmatique en corrélation avec le vécu partagé par l’actant.
Figure 2 : La contextualisation un outil incontournable

Contextualisation

Réalité événementielle Perméabilité

Mouvance rythme Extraction typologie


Pour accéder à la convivance, nous passons par l’intermédiaire
de la praxéologie. Elle se construit progressivement par la mise
en synergie orientée d’une initialisation, d’une territorialisation
et d’une harmonisation auxquelles se greffe le stimulant que
sont les méthodes collaboratives (CHEVALIER, 2009). Le terme
collaboratif nous pose quelques difficultés de contextualisation.
Nous lui préférons celui de méthodes coopératives. L’emploi
des deux terminologies s’effectue indistinctement, cela pouvant
créer des confusions. Cependant, l’attachement aux méthodes
collaboratives est indéniable. Il ancre notre démarche et il
participe à la catalyse des différents intervenants dans une
démarche praxéologique. Il est vrai que la coopération vitale à
la praxéologie se trouve dans la transdisciplinarité (NICOLESCU,
1996). Néanmoins, bien que celle-ci induise une coopération
étendue entre les différents domaines de la production des
sciences, elle n’impose pas aux acteurs de cette diversité d’agir
18
de concert pour la finalisation du projet sur lequel ils œuvrent.
La transdisciplinarité met des intervenants côte à côte pour
mener à bien une étude. Elle est considérée comme une étape
fondamentale à l’exercice coopératif. Cette courte présentation
par l’intermédiaire d’un carré sémiotique n’a pas pour objectif
d’exposer ce que sont les différentes possibilités de méthodes
collaboratives. Elle a pour finalité de mettre en exergue les
vecteurs internes de ces démarches. Ceux-ci lui donnent sa
texture, sa densité et sa destination. Ils s’articulent autour des
interactions, des expressions, des outils et des fonctionnalités.
Ainsi, dans l’action praxéologique seuls les leviers pertinents au
sein d’un contexte sont employés pour répondre à une réalité.
Cette science de l’action se sert des méthodes collaboratives,
des vecteurs coopératifs pour tendre vers l’efficience. Les
interactions sont les premiers aspects mis en exergue. Elles
participent à la détermination des forces antagonistes présentes
dans un phénomène. Les dynamiques fonctionnelles existantes,
en maturation ou simplement émergentes deviennent lisibles
pour les analystes. Au sein des temporalités diachroniques et
synchroniques dues à la diversité, des éléments en contact des
périodes peuvent être mis en évidence pour concevoir les durées
d’intervention. Les interactions extraites des faits contribuent à
la définition des rôles de dominants ou de dominés, des
aspirations des acteurs, des organisations en présence, de la
société au sein de laquelle un support est pris pour base à la
construction d’un phénomène. À partir de ce point, les
expressions projetées, induites ou suggérées par les intervenants
sont discernables. Les disparités, les intégrations, les
engagements ou les hiérarchies sont contextualisés. Leurs
implications locales, initiales, de zone, d’élaboration ou de
finalisations peuvent être reconnues. Et par la suite, les
expressions des idéaux, des orientations et des formes de
validations d’actions des personnes étudiées sont prises en
compte dans toutes leurs diversités pertinentes pour l’étude
entreprise. Cela signifie que des outils propres aux méthodes
collaboratives (CHEVALIER, 2009) sont employés à bon escient
pour mener à bien l’étude praxéologique. Que ce soit un arbre
des problèmes, une dynamique causale, ordre et chaos, ou tout
autre outil méthodologique approprié dans le cadre
19
praxéologique, l’actant s’appuie le plus souvent au moins sur
deux démarches. Ce qui lui permet de déterminer les options et
les buts, les identifications ou les forces d’un phénomène.
Enfin, les fonctionnalités spécifiques à ces méthodes catalysent
l’ensemble des phases de l’étude. En se donnant accès aux
réalités par le contact avec les participants, le suivi des faits, en
reconnaissant le rôle des parties, l’actant s’imprègne du
phénomène. Il se trouve en capacité de faire preuve
d’adaptabilité et de malléabilité. Il peut comparer et extraire des
enseignements de ce qu’il a étudié en étant totalement immergé
dans les faits sur lesquels il est intervenu.
Figure 3 : Mise en synergie avec les méthodes collaborative

Méthodes collaboratives


Interactions Expressions

Fonctionnalités Outils


Effectuer un rappel de ce qu’est la praxéologie dans ses traits
principaux nous semble indispensable afin de positionner dans
les meilleures conditions cette approche de la convivance. Cette
synthèse reprend l’essentiel précédemment démontré
(BRUNPICARD, 2015) pour un emploi généralisé de la praxéologie.
Nous demeurerons extrêmement synthétiques et ne reprendrons
que ce qui nous apparaît satisfaisant à une contextualisation
pertinente avec notre objet.
Cependant, la définition de la praxéologie est présentée. Elle
ancre fermement notre démarche dans cette science de l’action
(SKIRBEKK, 1999 ; PETRUSZEWYCZ, 1965) pour mettre en place
l’initialisation de l’action praxéologique, territorialiser l’action,
pour l’harmonie attendue et les liens avec les méthodes
collaboratives. La définition de ce qu’est, à notre sens, la
praxéologie doit être mise en avant afin que tout un chacun
puisse la mettre en œuvre dans tous les contextes sociétaux où
cela est envisageable.
20 PRAXÉOLOGIE
La praxéologie est une démarche méthodique, au cœur de
l’action, articulée selon des modèles complémentaires et
parfois en tension. Elle agrège les aspects pertinents, selon le
principe de moindre contrainte, des modèles, structurels,
systémiques, socioconstructivistes, cognitivistes, génétiques,
pragmatiques et dialogiques de conscientisation récursive et
autorégulée sur : l’agir, le perçu, le produit et la destination.
L’analyse, structurée et construite, implique l’ensemble des
dimensions, mises en synergie, afin d’atteindre la réalisation
d’une production professionnelle en fonction de ses
temporalités, ses dynamiques de rupture/continuité de la
structuration de l’interface de contact pour l’ensemble des
agissants. Ainsi s’atteignent, pour l’actant, des ajustements
fonctionnels de savoirs évolutifs sur le domaine d’étude et
s’acquièrent des capacités innovantes de prévisibilités,
d’anticipations et de projections. Sa finalité s’exprime dans la
production d’une théorie à même de nous éclairer sur une
réalité et par extension sur notre Humanité.
Cette définition est dense, pour ne pas dire trop dense. Elle
permet à tout actant d’aller plus loin que la seule science de
l’action. Elle permet de démontrer que cette méthodologie aussi
ancienne que la stratification des savoirs se révèle pertinente
pour rendre explicites les réalités que l’on veut percevoir. Nous
avons conscience qu’elle demeure évolutive et qu’elle n’est que
le reflet de capacités à un instant donné au cœur des sciences
humaines et de leurs potentialités. Une définition fixe une
période. Elle jette les bases au dialogue indispensable dans la
production des sciences et plus particulièrement des sciences
humaines.
L’initialisation de l’action praxéologique contextualisée au
cadre éducatif s’attache aux réalités de cet univers particulier.
Elle est cet instant d’éveil, d’émergence, d’émulation où
l’étincelle de la curiosité et celle de la volonté de répondre à des
maux prennent leur essor. L’initialisation émane de la
contextualisation assimilée par l’actant, de sa mise en relation
21
avec les influences proches et des agrégations avec des supports
pertinents pour la tâche à entreprendre. Cette initialisation prend
forme sur la construction, la réalité, l’apprentissage et
l’adaptation. La praxéologie est une méthode d’étude de la
réalité qui impose à l’actant de stratifier les savoirs accessibles.
Elle ne peut pas être jetée sur un phénomène et tenter de le
rendre explicite. Elle exige une longue construction interne et
externe en corrélation avec ce qui est vécu par l’actant. Elle
s’effectue en réponse aux faits qui animent le phénomène, tout
en participant à la construction personnelle de l’individu et en
étant un constituant de la réalité, elle-même en construction.
Cette construction est multidimensionnelle. Elle intervient entre
les différents acteurs tout au long des différentes phases
d’action, de test, de vérification et de validation. Elle donne sa
texture à l’activité de l’actant qui est en mesure de rendre la
réalité plus accessible. Décrire la réalité est une gageure. Qui
que nous soyons dans le domaine des sciences humaines, nous
ne pouvons rendre explicite et perceptible à autrui qu’une
facette de la réalité. C’est celle, qui en tant qu’individu nous a
été donné de percevoir, d’étudier et d’expliciter en fonction de
ce que nous sommes. La réalité n’est donc pas la vérité. Elle est
une représentation de ce qui a été vécu, conceptualisé et
formalisé par l’actant pour ses destinataires. La réalité initialise
l’action puisqu’elle fixe son point de départ dans un contexte
partagé par des intervenants qui participent à celle-ci.
Cependant, pour parvenir à l’initialisation de l’action
praxéologique, il est nécessaire de mettre en œuvre des
apprentissages perfectibles tout au long de l’action entreprise.
Les apprentissages au cours de l’avancée des travaux acquièrent
divers statuts, pour au final devenir des compétences après
avoir été des capacités reconnues et validées lors des phases de
la méthode. Néanmoins, des adaptations sont impératives pour
répondre aux exigences, pour se fondre dans les mouvances,
pour discerner des particularités ou encore pour mettre en
œuvre des options complexes et évolutives. L’inertie n’a pas de
mise dans un tel positionnement. Ce type d’action acquiert
toutes ses dimensions, ses potentialités et perspectives que dans
une telle émulation.
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Figure 4 : Initialisation de l’action praxéologique

Initialisation


Construction Réalité

Adaptation Apprentissage


L’intégration de la praxéologie et sa pratique permanente dans
nos lectures du monde des faits, la contextualisation, les
méthodes collaboratives et une sémiotique transformée pour
servir notre finalité à démontrer que la convivance est un
indispensable ciment sociétal fondent nos propositions.
Cependant, à l’image de tout phénomène sociétal, nous devons
mettre en évidence le territoire au sein duquel ces réalités
prennent forme.

Mettre en exergue le territoire
Un territoire, une emprise territoriale, un point de localisation
ou de référencement, ou encore une parcelle d’espace terrestre
sont des ancrages territorialisés indispensables à toute étude
sociétale et plus particulièrement à un décorticage d’une partie
des réalités de l’expression de la convivance conçue comme
étant un ciment sociétal invisible.
La mise en œuvre de la praxéologie impose que nous nous
trouvions dans un territoire défini, que nous soyons capables de
territorialiser nos investigations et par extension que nous
pratiquions une géographie adaptative aux influences très
anciennes. Intégrer ainsi le territoire peut surprendre, nous le
concevons. Cependant, en exprimant une territorialisation le
socle de réflexion se matérialise, ce qui simplifie sa
visualisation et sa reproduction. Dans cette perspective nous
présentons succinctement des fondements, l’articulation des
réalités sociétales, l’outil conceptuel qu’est l’interface et la
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