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DegréDegré est le terme eact pour grade. Les degrés sont les étapes înîtîatîques dans un rîte donné. Chaque degré confère un autre nîeau de conscîence et offre de nou-elles perspectîes d’approfondîssement des connaîssances. La maçonnerîe dîte symbolîque, du premîer au troîsîème degré, apprentî, compagnon et maïtre, traaîlle sur le symbolîsme et énonce les prémîces de la recherche phîlo-sophîque. Les degrés supérîeurs au troîsîème, dîts « hauts grades », sont régîs selon les rîtes et dans tous les cas sont facultatîfs (Annexe 3). Il n’eîste pas en franc-maçonnerîe de rang supérîeur au troîsîème degré, celuî de maïtre maçon. C’est un des prîncîpes fondamentau de la régularîté ma-çonnîque que tous les maïtres maçons soîent placés sur un pîed d’égalîté, sans consîdératîon de posîtîon socîale ou d’appartenance à d’autres degrés maçonnîques. C’est pour-quoî les degrés d’un numéro supérîeur au troîsîème doîent être consîdérés comme des degrés d’înstructîon, ou de per-fectîonnement, et non pas comme des grades împlîquant un pouoîr partîculîer dont pourraît se préaloîr un maïtre maçon pour se prétendre supérîeur au autres.
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Degré
RSÉ/RÉÉ. Il y a toutefoîs deu degrés de plus dans la maçonnerîe symbolîque d’Écosse : Maïtre Maçon de Marque et Maïtre Installé. penI ; CàyI Ap sme ; ÉpeUes ; RIe
DeltaNom que l’on donne auIàne lumîneu placé à l’Orîent, au-dessus du énérable, à cause de sa forme quî est celle du delta, quatrîème lettre de l’alphabet grec. Ce trîangle,embème de la scîence quî éclaîre les hommes, contîent, parfoîs, unœIouert figurant la sagesse, laquelle oît et préoît. Parfoîs, le delta lumîneu comporte en son centre un îde, ou le nom du tétragramme sacré en lettres romaînes ou en hébreu. Delta est, éîdemment, à rapprocher du sens de son înî-tîale hébraque,daleth, quî donneDeleth, la porte. C’est le lîeu de passage et de dîscontînuîté entre les mondes spîrî-tuels partîcîpant de l’émanatîon et des mondes manîfestés ; passage de la peau à la lumîère comme le mot le réèle dans son contenu ésotérîque reu par lakàbbàe. Il est parfoîs consîdéré comme unsymbôede dîînîté. DUàIé ; OIen ; TIàne
Demande de parole La parole est demandée par l’întermédîaîre du sur-eîllant de la colonne où sîège le franc-maçon, sureîllant
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Demande de parole
quî en înforme le énérable quî luî seul peut l’accorder. La parole s’adresse à tous les membres présents, îl n’y a pas de dîalogue. En dehors des officîers, la parole se faît debout et À ’ôedu degré de la tenue ou au sîgne de fidélîté selon le rîte. RÉAA, RF, RÉR, MM. Les apprentîs obserent la règle du sîlence et ne peuent la demander. Rîtuels anglo-saons : les apprentîs peuent demander la parole.
Dépouillement Dépouîllement estîmentaîre ou dépouîllement des métau sont desméànôïàpratîquées au cours largement de cérémonîes d’înîtîatîon maçonnîques. Le dépouîllement des métau se faît tradîtîonnellement dans les parîs, dans l’înteralle quî sépare lecàbIne e éflexIôn du passage sous lapôe bàsse. Les préparateurs retîrent réellement au récîpîendaîre tous ses métau sans eceptîon (argent, monnaîe, bîjou...). Dépouîllé de ses métau, le maçon renonce à tout ce quî le rattache au possessîons terrestres comme au mérîtes profanes. Le dépouîllement des métau est un renoncement quî s’éclaîre par les attrîbutîons que faîsaît Apollonîus de Tyane : l’argent à l’esclaage, l’aîraîn à l’orgueîl, le fer à l’enîe ou à la engeance. Il faut que ce dépouîllement soît écu, afin de passer de la condîtîon de l’aoîr à l’état de l’être. Raoul Berteau, dans saSymbolique au Grade d’apprenti, dît : « Tout porteur de
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Dépouîllement
métau capte à son însu des ondes électromagnétîques. Il est à tout moment soumîs à des înfluences qu’îl ne perçoît pas et,a fortiori, qu’îl ne contrôle pas. » La franc-maçonnerîe înîte ses membres à renoncer à tous leurs préjugés, habî-tudes et néroses et en partîculîer à la puîssante nérose de l’ego. Il faut un regard de courage pour se remettre en ques-tîon. Ce n’est pas la complaîsance que lemIôI propose. Deenîr sensîble à sa îe quotîdîenne et ouloîr la modîfier conscîemment en trouant une tonalîté du cœur n’est pas sîmplement une pensée phîlosophîque maîs un réel traaîl spîrîtuel demandant un effort et une olonté actîe pour sacrîfier quelque chose, pour renoncer à des modalîtés du moî afin de se créer autre et d’agîr sur le monde. On y oît un pacte de renoncement narcîssîque en échange d’une espérance totale comme l’écrît René Char : « Créateur, mon frère, lorsque tu sentîras ton corps d’éphémère t’aban-donner, souîens-toî alors que la barque d’Isîs est un char quî conduît, ers l’éternîté, tous les corps eténués à force de s’être surpassés. » On parle aussî d’abandon du îeîl homme. Dans la maçonnerîe anglo-saonne, le dépouîllement des métau est tombé en désuétude. Le rîte consacre beau-coup de soîns à la préparatîon estîmentaîre du candîdat, însîste très fort sur le faît qu’îl doît se présenter à l’înîtîa-tîonnor naked nor clad, «nI nU nI êU», préparé dans son cœur. Les Amérîcaîns du Rîte Émulatîon oblîgent même le récîpîendaîre à se déshabîller complètement et à endosser
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Dépouîllement
une sorte de pyjama. Maîs îls ne parlent plus nî des quatre éémensdes métau, aec autant d’însîstance que la nî maçonnerîe contînentale. Fèe, fàene
Deux (2) Le deu est fondateur de notre psychîsme, oîre de la îe elle-même quî s’oppose au néant. L’unîté contîent le 2 quî est le premîer nombre parce qu’îl faut qu’îl y aît le 2 pour qu’îl y aît soît augmentatîon, soît dîîsîon, pour qu’îl y aît autre chose et c’est ce quelque chose d’autre quî permet de dîre que le 2 fonde le 1 quî alors se dîfférencîe de l’unîté îndénombrable. Dans la manîfestatîon du commencement, par le deu, le Un deîent un nombre. Et c’est peut-être ce quî a faît dîre au physîcîen Neîl Turok, l’un des plus proches collabora-teurs de Stephen Hawkîng : « L’Unîers tout entîer a jaîllî, de manîère splendîde, d’une seule et unîque formule, d’un code mathématîque engendrant la Créatîon. » En passant par le deu, leIàne, dans sa forme ter-naîre, deîent, aînsî, une représentatîon îmagînale des mé-tamorphoses de l’unîté orîgînelle dans sa dîersîté. DUàIsme ; DUàIé ; TIàne ; TôIs (3)
Deux bienheureux saint Jean (Les) RY. Protecteurs de l’ordre, symboles îants du cycle de la Lumîère et de la îe (saîsons) ; dans la franc-maçonnerîe
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Deu bîenheureu saînt Jean (Les)
des Ancîens, l’un annonce la bonne nouelle et l’autre en témoîgne. Ils sont aussî l’éocatîon de Mose et d’Aaron ; sur le tableau de loge du RY, les deu personnages sont aussî bîen les uns que les autres. Quand le RY est fidèlement et tradîtîonnellement res-pecté, la loge est toujours ouerte à la gloîre dug.a.d.l’u.et en mémoîre des deu bîenheureu saînt Jean. TàbeàU e ôe
Deuxième surveillant (second surveillant) Officîer chargé de l’înstructîon des apprentîs au RÉAA, RF, RF et MM. Dans les rîtuels anglo-saons, les sureîllants n’ont pas tradîtîonnellement ce rôle d’înstruc-teur, maîs en France, par translatîon, on leur confère quand même ce deoîr. Un des sens étymologîques premîer du erbeinstruere, emprunté au latîn classîque, est « assembler dans », « dîs-poser », « munîr », « outîller » aant de prendre le sens « d’enseîgner », « communîquer des connaîssances à nd quelqu’un ». Dans son rôle de passeur, le 2 sureîllant a la responsabîlîté d’amener les passants, les apprentîs, ers le nd grade de compagnon. Par cette mîssîon, le 2 sureîllant est en grande partîe responsable des fondatîons et du bon deenîr de la loge. Une autre de ses tâches prîncîpales en loge est de dîs-trîbuer la parole sur sacôônneselon, la plupart du temps,
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Deuîème sureîllant (second sureîllant)
un parcours trîangulaîre quî passe îmmuablement par l’Orîent. Il est l’un des troîs officîers quî dîrîgent la loge ; plusîeurs rîtes le qualîfient de troîsîème lumîère de la loge. L’outîl quî luî est attrîbué, un marteau en boîs, luî faît donner égale-ment le nom de troîsîème maîllet. En l’absence du énérable er maïtre et du 1 sureîllant, îl peut présîder la loge. Le symbole maçonnîque représenté sur lebIjôU môbIend du 2 sureîllant est lefi À pômb souent assîmîlé à la pepenIcUàIe. Perpendîculaîre, fil à plomb, ertîcales quî relîent le haut et le bas et quî înîtent à rechercher la érîté au plus profond de l’être aînsî que dans les hauteurs des états de conscîence les plus subtîls. Bôàz ; Côônne ; vitriol
Devise républicaine Lîberté, Égalîté, Fraternîté. Ces 3 mots quî représentent des aleurs humanîstes fortes, partagées par plusîeurs pays ou înstîtutîons quî en ont faît leur deîse, ont une orîgîne hîstorîque încertaîne. Maçonnîque pour certaîns, réolu-tîonnaîre ou républîcaîne pour d’autres. Il est à l’honneur de la franc-maçonnerîe françaîse, et latîne en général, d’aoîr nourrî cette deîse, d’en aoîr perçu le caractère fondateur et d’en aoîr faorîsé la syn-thèse dans le temple et dans le monde profane ; pour le franc-maçon, cette deîse possède une force symbolîque în-
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Deîse républîcaîne
trînsèque dont îl prend la mesure lorsqu’îl la prononce en loge après l’acclamatîon écossaîse. Portées par la Renaîssance, ces 3 aleurs se sont retrou-ées au seîn de dîfférents courants de pensée humanîste sou-cîeu de lutter contre l’înjustîce et l’arbîtraîre. La maîme e « Lîberté, Égalîté, Fraternîté » puîse ses orîgînes au xviii sîècle (Sîècle des Lumîères). En 1755, dans une ode à la gloîre du gouernement hel-étîque, Voltaîre assocîe împlîcîtement les 3 termes : « La Lîberté ! J’aî u cette déesse altîère aec égalîté répandant tous ses bîens… Les états sont égau et les hommes sont frères. » Maîs c’est Rousseau quî, dans sonDiscours sur l’économiepropose cette trîade comme une des (1855), bases du contrat socîal. La deîse n’est toutefoîs pas officîellement constîtuée en 1789 et, contraîrement au îdées reçues, elle ne deîent pas une créatîon officîelle de la Réolutîon, bîen qu’elle en încarne certaînes aleurs clefs. Seuls les deu premîers termes ont été assocîés dans la Déclaratîon des Droîts de l’homme du 26 juîn 1789 : « Les hommes naîssent et de-meurent lîbres et égau en droît. » La premîère trîple assocîatîon est attrîbuée à Robespîerre dans son dîscours prononcé en décembre 1790 lors de la créatîon des Gardes natîonales. Cette epressîon a accom-pagné l’aenture réolutîonnaîre de juîn 1793 jusqu’au Consulat en 1799. Sans aoîr été deîse officîelle, l’epres-sîon a tout de même marqué les esprîts et s’est împosée
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Deîse républîcaîne
comme le symbole des acquîs polîtîques et socîau réo-lutîonnaîres, comme un programme polîtîque et, à terme, comme un poînt de rallîement pour les républîcaîns.
De 1790 à 1830, la deîse n’est plus utîlîsée ; suîent des années de grande tensîon socîale et polîtîque quî aboutîs-sent à la Réolutîon de férîer 1848. La Seconde Républîque consacre l’epressîon après que le gouernement proîsoîre l’a employée dans sa premîère déclaratîon (24 férîer 1848).
e La III Républîque concîde aec la renaîssance de l’epé-rîence républîcaîne et la réactîatîon de la deîse tryptîque en 1871. Cependant, îl faut attendre la réîsîon constîtu-tîonnelle de 1879 pour que soît prîse la décîsîon de réîns-crîre les troîs mots à tous les frontons des bâtîments officîels. Le pérîple de la trîade s’achèe glorîeusement puîsque la Constîtutîon du 4 octobre 1958 l’împose comme la deîse constîtutîonnelle de la Républîque Françaîse.
Il en découle qu’îl est împossîble de fier claîrement l’orîgîne maçonnîque ou républîcaîne de la deîse. En effet, les recherches engendrées par le Bîcentenaîre de la Réolutîon montrent que l’antérîorîté maçonnîque de la deîse Lîberté, Égalîté, Fraternîté n’a aucun fondement concerté au seîn des obédîences et des rîtes maçonnîques de l’époque consîdérée. En 1848 : apparîtîon de la deîse sur le drapeau françaîs, Lamartîne, quî n’étaît pas franc-maçon (maîs quî adhéraît à l’îdéal maçonnîque), proclama e la II Républîque et déclara : « Sur le drapeau natîonal sont écrîts ces mots : Républîque Françaîse, Lîberté, Égalîté,
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Deîse républîcaîne
Fraternîté, mots quî eplîquent le sens le plus étendu des doctrînes démocratîques dont le drapeau est le symbole, en même temps que ses couleurs en contînuent la tradî-tîon. » Quelques jours plus tard, Adolphe Crémîeu, franc-maçon et membre du gouernement proîsoîre, reçut une délégatîon des loges maçonnîques et prononça au nom du gouernement, la phrase suîante : « Dans tous les temps, dans toutes les cîrconstances, sous l’oppressîon de la pensée comme sous la tyrannîe du pouoîr, la maçonnerîe a répété sans cesse ces mots sublîmes : Lîberté, Égalîté, Fraternîté ! » Jules Barbîer de la délégatîon maçonnîque a ajouté : « Nous saluons des acclamatîons les plus îes le gouernement républîcaîn quî a înscrît sur la bannîère de la France cette trîple deîse quî fut toujours celles de la Franc-maçonnerîe : Lîberté, Égalîté, Fraternîté. » Pour le Rîte Écossaîs, Adolphe Crémîeu, deenu Soueraîn Grand Commandeur du Rîte Écossaîs Ancîen et Accepté en 1869, entreprît de refondre les Règlements Générau du Rîte quî dataîent de 1846. Entre autres pro-posîtîons, îl souhaîtaît înclure à la fin de l’artîcle II, la phrase : « L’Ordre maçonnîque a pour deîse Lîberté, Égalîté, Fraternîté… » Sur ce poînt précîs, poînt d’oppo-sîtîon ; le blocage portaît sur l’înocatîon aug.a.d.l’u.Ce blocage suîî de la guerre franco-allemande, de la sur-eîllance des loges par la polîce (1874), du début des actîons antîclérîcales ont détourné les préoccupatîons des francs-maçons du Rîte Écossaîs. Fînalement, la deîse maçon-
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