Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 2,49 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : MOBI - EPUB

sans DRM

Voyage dans la Haute-Égypte, au-dessus des cataractes

De
40 pages

J’ARRIVAIS des contrées qu’arrosent l’Amazone et le Saint-Laurent, où j’ai passé seize ans, lorsque celui qui dirige actuellement les destinées de l’Europe organisait sa mémorable expédition d’Egypte. Il avait chargé le sénateur Berthollet de former une commission de savans et d’artistes pour l’accompagner. Ce savant m’invita à être de ce nombre. Cette proposition flatteuse me fut d’autant plus agréable, qu’elle pouvait me mettre à portée de rendre de nouveaux services à la science, et d’utiliser l’expérience que je venais d’acquérir.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


Voir plus Voir moins
Illustration

À propos de Collection XIX

Collection XIX est éditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bibliothèque nationale de France.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse…

Édités dans la meilleure qualité possible, eu égard au caractère patrimonial de ces fonds publiés au XIXe, les ebooks de Collection XIX sont proposés dans le format ePub3 pour rendre ces ouvrages accessibles au plus grand nombre, sur tous les supports de lecture.

Illustration

Hippolyte Nectoux

Voyage dans la Haute-Égypte, au-dessus des cataractes

Avec des observations sur les diverses espèces de séné qui sont répandues dans le commerce

A

 

MONSIEUR HALLÉ,

 

MEMBRE DE LA LÉGION D’HONNEUR,

 

DE L’INSTITUT NATIONAL ET DE PLUSIEURS SOCIÉTÉS SAVANTES,

 

PROFESSEUR A L’ÉCOLE DE MÉDECINE,

 

ET MÉDECIN DE SA MAJESTÉ L’EMPEREUR ET ROI.

MONSIEUR,

VOUS offrir l’hommage d’un opuscule qu’une juste défiance m’empêcha long-temps de publier, c’est mettre une faible production sous l’abri d’un nom célèbre, et lui donner un titre à l’attention des Savans. Je craindrais de mésuser de la bienveillance que vous voulez bien me prodiguer, si j’exposais ici vos droits à la considération publique ; votre modestie, qui égale vos talens, m’avertit de supprimer des louanges méritées, et de borner l’expression de mes sentimens à celle de la vive reconnaissance et du profond respect avec lequel j’ai l’honneur d’étre

 

 

Votre sincère admirateur

 

 

HYPOLITE NECTOUX.

AVERTISSEMENT

*
**

J’AI d’abord hésité à publier ce petit écrit qui me semblait devoir faire partie des magnifiques ouvrages ordonnés par le Gouvernement, pour mettre au jour les découvertes que la Commission d’Egypte a faites dans cette célèbre contrée pendant que l’armée d’Orient l’illustrait par ses expéditions ; mais le desir d’être utile à tous les hommes, et principalement à cette classe estimable de Médecins et de Pharmaciens qui consacrent leurs veilles et leurs soins au soulagement de l’humanité, me détermine à le faire.

Les botanistes trouveront la description et la synonymie la plus complète des casses médicales, et une nouvelle espèce de cynanque qui ne peut pas en être séparée. Je les ai fait dessiner sur les lieux, par M. Redouté jeune, peintre du Muséum d’Histoire naturelle, si connu par ses ouvrages dans ce genre aimable de peinture ; en sorte que je puis espérer que mon travail pourra prendre son rang dans le vaste domaine de la science.

Ce résultat de la tâche que je m’étais imposée pendant cette mémorable expédition ; a reçu l’approbation de l’Institut National, dans la séance du 30 thermidor an X, et c’est ce témoignage honorable qui m’a engagé à le publier.

INSTITUT NATIONAL DES SCIENCES ET ARTS

*
**

EXTRAIT DES REGISTRES DE LA CLASSE

 

DES SCIENCES PHYSIQUES ET MATHÉMATIQUES.

 

Séance du 30 thermidor an X de la République française.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

UN Membre, au nom d’une Commission, lit le rapport suivant sur un Mémoire du citoyen NECTOUX, ayant pour titre : Voyagé dans la haute Egypte, au-dessus des cataractes de Sienne, avec des Observations sur les diverses espèces de Séné qui sont répandues dans le commerce.

 

LE citoyen Nectoux est un des savans que le Gouvernement avait choisis pour faire partie de la Commission des Sciences et Arts qui a accompagné le général Bonaparte en Egypte. Chargé d’observer le systême agraire du pays, en étudiant les plantes qui y croissent, ainsi que plusieurs autres objets d’histoire naturelle, il a cru pouvoir étendre et fixer d’une manière plus certaine la connaissance du séné, dont le commerce d’Alexandrie fournit toute l’Europe, et spécialement la France ; il s’y est livré avec un zèle et une constance dignes d’éloges.

Les magasins d’Alexandrie et du Caire ont été les premières sources qu’il a visitées dans le plus grand détail ; tous les ballots de séné lui ont été ouverts, et il y a reconnu non-seulement les deux espèces déjà connues, mais une troisième plante qu’on y avait ajoutée et dont les feuilles ont une grande ressemblance avec celle du vrai séné. Il s’est muni d’échantillons de chaque espèce, pour être les guides de ses recherches.

Mais, craignant avec raison de n’avoir que des notions incomplètes et aussi imparfaites que celles publiées avant cette mémorable expédition, il a voulu voir les différentes espèces sur pied, vivantes et dans les différens étals de leur vie ; afin de ne rien laisser à desirer dans la description qu’il se proposait d’en faire.

Vainement il a parcouru et visité avec soin les environs d’Alexandrie, de Rosette, de Damiette et du Caire ; il n’a pas trouvé un seul pied de séné dans tout l’espace que renferme le Delta. Le séné ne porte donc le nom de séné d’Alexandrie, que parce que cette ville est l’entrepôt général d’où il est transporté en Europe ; et celui de séné de la Palthe, parce que ces entrepôts s’appellent Palthe, qui signifie Ferme, et les régisseurs se nomment Palthiers.

Les renseigne mens qu’il s’était procurés auprès des différens Palthiers, parmi lesquels il nomme avec reconnaissance le citoyen Rosetty, et près des habitans du pays, lui annonçaient des plantes de séné dans les vallées de Sienne. Il s’y rendit, et il eut la satisfaction dy en rencontrer, et d’en cueillir chargées de leurs fleurs et de leurs fruits.

Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin