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Les Progrès de l'aviation depuis 1891 par le vol plané

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63 pages

Sans que le grand public s’en soit déjà rendu compte, il est certain qu’il y a aujourd’hui quelque chose de changé en fait d’aviation. Tout d’abord les aviateurs, autrefois traités de rêveurs et d’utopistes, ne sont plus menacés de finir leurs jours dans le repos salutaire des hospices spéciaux. Ils doivent ce résultat à l’éclosion de cet admirable moteur à pétrole, si puissant par rapport à son poids, si ramassé par la suppression de la chaudière, si pratique par son approvisionnement (), si peu dangereux par l’absence de foyer.

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Ferdinand Ferber

Les Progrès de l'aviation depuis 1891 par le vol plané

LES PROGRÈS DE L’AVIATION DEPUIS 1891 PAR LE VOL PLANÉ

« Concevoir une machine volante n’est rien ;
La construire est peu ;
L’essayer est tout. »

(LILIENTHAL.)

 

Sans que le grand public s’en soit déjà rendu compte, il est certain qu’il y a aujourd’hui quelque chose de changé en fait d’aviation. Tout d’abord les aviateurs, autrefois traités de rêveurs et d’utopistes, ne sont plus menacés de finir leurs jours dans le repos salutaire des hospices spéciaux. Ils doivent ce résultat à l’éclosion de cet admirable moteur à pétrole, si puissant par rapport à son poids, si ramassé par la suppression de la chaudière, si pratique par son approvisionnement (1), si peu dangereux par l’absence de foyer. C’est lui qui fait peu à peu entrer dans les idées l’espérance d’une solution prochaine et disparaître le mot « utopie ».

Non seulement il est possible aujourd’hui de travailler dans un milieu presque sympathique — et cette influence morale est énorme — mais en outre, depuis 1891, époque à laquelle l’Allemand Lilienthal a parcouru dans l’air ses quinze premiers mètres, les aviateurs sont en possession d’une méthode de travail.

EXPÉRIENCES DE LILIENTHAL

En 1891, en effet, cet ingénieur, après vingt années de calculs et d’expériences minutieuses (2), après avoir observé patiemment les oiseaux qui volent sans donner un coup d’ailes, arrive à la conviction que l’air porte beaucoup plus qu’on ne croit et il se décide à faire un essai, non pas avec un modèle réduit, mais avec des ailes assez grandes pour le porter lui-même.

Cette décision a été un des facteurs importants de sa réussite, car, les lois de la similitude mécanique n’étant généralement pas observées, les modèles vont toujours très bien, les appareils définitifs, jamais.

L’originalité de Lilienthal a été ensuite de supprimer toute espèce de moteur comme inutile au début, et de chercher à imiter d’abord les oiseaux planeurs qui, ne battant pas des ailes, n’utilisent d’autre force que le vent et la pesanteur (3). De là une complication de moins et une facilité de plus, l’appareil devenant portatif par la diminution du poids total.

Enfin, il utilisait, pour amortir les chutes, une colline sablonneuse dont les pentes, exposées aux vents régnants, favorisaient son essor en rendant ceux-ci ascendants.

C’est là le grand point de la méthode, car dans le vol le difficile n’était pas d’atterrir, comme chacun le croyait, mais bien de partir, l’aéroplane ne pouvant pas flotter sans être animé instantanément d’une grande vitesse. La pente de la colline permettait à Lilienthal de prendre une certaine vitesse propre en courant avec l’appareil sur son dos. En marchant contre le vent, il obtenait par rapport aux molécules d’air une vitesse relative qui était la somme de celle de sa course et de celle du vent.

Illustration

Fig. I. — Lilienthal en 1893. (D’après la Revue de l’aéronautique.)

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