//img.uscri.be/pth/90f2f73de360b8078de88381dcc0950289ae095b
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 2,49 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : MOBI - EPUB

sans DRM

Technique de la métallographie microscopique

De
36 pages

PAR
M.H. LE CHATELIER
Professeur au Collège de France, Paris

Depuis la publication de la note que j’ai donnée sur la Technique de la Métallographie Microscopique dans le Bulletin de la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale, une série d’études ont été poursuivies dans mon laboratoire pour perfectionner certains détails. Sans apporter aucune donnée scientifique bien nouvelle, elles ont permis de simplifier et d’accélérer considérablement la partie matérielle du travail et peuvent à ce point de vue comtribuer indirectement au progrès des études de métallographie microscopique.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


Voir plus Voir moins
À propos deCollection XIX
Collection XIXest éditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bibliothèque nationale de France.
Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF,Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes class iques et moins classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse… Édités dans la meilleure qualité possible, eu égard au caractère patrimonial de ces e fonds publiés au XIX , les ebooks deCollection XIX sont proposés dans le format ePub3 pour rendre ces ouvrages accessibles au plus grand nombre, sur tous les supports de lecture.
Henry Le Chatelier
Technique de la métallographie microscopique
Et examen métallographique des fers, aciers et fontes
Sur la Technique de la Métallographie Microscopique
PAR M.H. LE CHATELIER Professeur au Collège de France, Paris Depuis la publication de la note que j’ai donnée sur la Technique de la Métallographie Microscopique dans letrieBulletin de la Société d’Encouragement pour l’Indus 1 Nationale, une série d’études ont été poursuivies dans mon l aboratoire pour perfectionner certains détails. Sans apporter aucune donnée scientifique bien nouvelle, elles ont permis de simplifier et d’accélérer consi dérablement la partie matérielle du travail et peuvent à ce point de vue comtribuer ind irectement au progrès des études de métallographie microscopique. L’efficacité des méth odes finalement adoptées a été établie par ce fait que, mises en service dans le l aboratoire d’enseignement de l’Ecole des Mines, elles permettent aux élèves d’arriver du premier coup et presque sans apprentissage à obtenir d’excellentes préparations microscopiques. Je passerai successivement en revue les différentes opérations depuis le dégrossissage jusqu’à la photographie.
DÉGROSSISSAGE
La meule d’émeri paraît donner les meilleurs résultats comme rapidité de travail pour obtenir, en partant d’échantillons coupés à la scie ou brisés au marteau, une surface initiale suffisamment plane. Son seul inconvénient est d’amener, lorsqu’elle est mal employée, un écrouissage un peu profond du métal. P our réduire cet inconvénient au minimum, il est bon d’employer une meule tournant a ssez rapidement et de ne presser contre elle l’échantillon que très faiblement. Dans le cas des aciers trempés, que l’échauffement superficiel pourrait recuire, il est indispensable d’employer une faible vitesse de rotation et de maintenir toujours la meule largement mouillée, ce qui ralentit notablement le travail. Faute de cette précaution, il serait à peu près impossible d’observer par exemple l’austénite qu’un recuit de 150° fait disparaître. On se figure parfois que, aussi longtemps qu’on peut tenir l’échantillon avec les doigts, la température n’est pas trop élevée pa rce qu’elle ne dépasse pas une cinquantaine de degrés. C’est là une erreur complète, car on observe seulement par ce procédé sommaire la température moyenne de l’échant illon et non la température passagère de la couche superficielle où se dégage t oute la chaleur sous l’action du travail mécanique. Dès que l’on sent à la main un échauffement perceptible quelconque, on peut être assuré que la couche superficielle a été échauffée bien au-dessus de 100°.
1Bulletin de la Société d’Encouragement,septembre 1890. Contribution à l’étude des alliages, p. 421-440.